jeudi 30 août 2012

EXERCICE D'ENDURANCE ET MUSCULATION : UN DUO QUI PROTÈGERAIT DU DIABÈTE

 Selon une étude américaine* publiée dans les Archives Of Internal Medecine, la pratique de la musculation, notamment des petits haltères serait efficace pour se protéger du diabète. Deux heures et demie d’exercices pratiqués chaque semaine réduirait d’un tiers le risque de développer un diabète de type 2.
On connaissait l’utilité des efforts d’endurance dans la prévention du diabète mais c’est la première fois que l’on démontre un tel bénéfice avec de simples efforts de résistance. Ces exercices de musculation peuvent plus facilement s’inscrire dans la durée que des activités d’endurance tels que la marche à pied, le jogging ou la natation ou peuvent venir en complément. De plus les bienfaits de ces exercices augmenteraient selon la durée. 

Les chercheurs ont observés 32 000 américains âgés de 40 à 75 ans,dont 2278 sont devenus diabétiques au cours de l’étude (1990-2008).

Les bienfaits de l’activité physique de nouveau confirmés

L'étude européenne European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition (Epic) révèle que les diabétiques ayant une activité physique modérée réduisent de 38% leur risque de décès par rapport aux personnes sédentaires (même numéro de Archives Of Internal Medecine). Le bénéfice de l’activité physique pour les diabétiques est mis en évidence dans cette étude et vient confirmer la méta-analyse d’une série de grandes études.

Par ailleurs, la revue The Lancet datée du 18 juillet 2012, soulève le problème de l’inactivité physique qui serait responsable, selon des scientifiques américains, de 10 % des décès dans le monde. La sédentarité aurait entraîné 5,3 millions de décès, soit autant que le tabac. Un message d’alerte supplémentaire pour inciter le plus grand nombre à pratiquer un exercice physique régulier modéré de 30 minutes, comme le préconise l’OMS.

Après analyse d’un grand nombre d’études, le Dr I-min Lee a calculé que 6 % des maladies cardio-vasculaires, 7 % des malades atteints de diabète de type 2 (dit de la maturité) et 10 % des cancers du sein et du côlon pouvaient être attribuées à l'inactivité physique. Pour les seules maladies cardio-vasculaires, 400.000 décès (dont 121.000 en Europe) auraient ainsi pu être évités dans le monde en 2008.

En généralisant l'activité physique, l'espérance de vie dans le monde pourrait augmenter de 0,68 année, soit à peu près autant que si tous les obèses américains revenaient à un poids normal.

L’inactivité physique n’est pas encore considérée comme un véritable problème de santé publique. Il est nécessaire aujourd’hui de renforcer les messages de promotion de l’exercice mais surtout de mettre en oeuvre des moyens pour encourager le passage à l’action.

*A Prospective Study of Weight Training and Risk of Type 2 Diabetes Mellitus in Men, Arch Intern Med. Published online August 06, 2012

Sources
Le Figaro.fr, Les haltères réduisent le risque de diabète, 15/08/2012
The Lancet, Physical Activity, July 18, 2012
Le Figaro.fr, Un décès sur 10 est dû au manque d'exercice physique, 20/07/2012

Crédit photo : © edge888 - Fotolia.com

samedi 25 août 2012

Diabète typiquement féminin : le stress au travail en cause


Des chercheurs canadiens ont prouvé que le stress au travail est associé chez les femmes, et uniquement chez les femmes, à une incidence plus élevée de diabète.

Des chercheurs canadiens ont prouvé que le stress au travail est associé chez les femmes, et uniquement chez les femmes, à une incidence plus élevée de diabète. 
Les chercheurs de l'Institute for Clinical Evaluative Sciences, de l'Hôpital St. Michael et de l'Université de Toronto ont examiné les relations, à partir des données de l'Assurance maladie de l'Ontario, entre l'environnement psychosocial de travail et l'incidence du diabète chez 7.443 hommes et femmes, âgés de 35 à 60 ans, sur une période de suivi de 9 ans.

19% des cas de diabète, chez les femmes sont associés au stress : Après ajustement avec des facteurs tels que le niveau d'activité, le tabagisme, la consommation d'alcool, le régime alimentaire...les auteurs constatent que l'absence de contrôle des tâches et d'autonomie au travail sont associées à un risque accru de diabète chez les femmes, mais pas chez les hommes. 

Ainsi, 19% des cas de diabète, chez les femmes sont associés au stress. Aucune relation n'est constatée entre facteur psychosocial au travail et risque de diabète chez les hommes, qui semblent donc réagir différemment austress

Enfin, un niveau élevé de soutien au travail est également associé, toujours chez les femmes à un risque accru de diabète.

L'étude ne précise pas pourquoi les femmes sont plus à risque de diabète en cas de stress au travail mais les auteurs évoquent des réponses physiologiques et comportementales différentes au stress et les types d'emplois occupés. Des explications «hormonales » sont également évoquées, l'adrénaline et le cortisol pouvant avoir une incidence sur le métabolisme des sucres et des graisses, et donc sur le risque d'obésité et de diabète de type 2.
Le Dr Richard Glazier, auteur principal de l'étude conclut que le niveau de contrôle et l'autonomie donnés aux employés sur leur emploi qui participent à une plus grande satisfaction professionnelle et à une réduction du stress pourraient permettre de diminuer l'incidence du diabète, liée à ces facteurs de santé au travail, chez les femmes. 
http://www.rtl.be/pourelle/article/diabete-typiquement-feminin-le-stress-au-travail-en-cause-137668.htm

mardi 21 août 2012

LA GLYCÉMIE, C’EST QUOI ?


Le sucre est le carburant de notre organisme. Sous forme de glucose, il est véhiculé par le sang jusqu'aux différents organes. Son rôle: donner à nos cellules l’énergie nécessaire à leur fonctionnement.

Pourquoi est-il important de surveiller le taux de sucre présent dans le sang ?
La glycémie, c’est quoi ?









Glycémie trop basse ou trop élevée

La glycémie correspond au taux de glucose (sucre) présent dans notre sang.
A jeun, la valeur normale de la glycémie est de 0,8 à 1 gramme par litre de sang.
On parle d'hypoglycémie lorsque le taux de sucre dans le sang est trop faible, et d'hyperglycémie lorsqu'il est trop élevé.
Le diabète se définit par une glycémie supérieure à 1,26 g/l.





Hypo ou hyperglycémie: comment réagir ?

Un taux de glycémie trop élevé ou trop faible peut entraîner des complications.

Dans les deux cas, une réaction rapide est indispensable.
  • Votre taux de glycémie est trop bas ?

    Les symptômes de l'hypoglycémie sont nombreux :
     transpiration abondante, fatigue soudaine, vertige, pâleur, palpitations, troubles de la concentration et de la vue, jusqu’à la perte de connaissance.
    Ces symptômes disparaissent rapidement après l’absorbation de sucre : un demi verre d'une boisson sucrée (non light) ou deux morceaux de sucre.
    Une nouvelle mesure de la glycémie quinze minutes après la prise de sucre permet de vérifier que votre taux de sucre est redevenu normal.
    Chez les diabétiques, une hypoglycémie peut par exemple se déclarer après injection d'une dose inappropriée d'insuline, en cas de trop longue période sans prendre un repas ou une collation ou après un effort physique plus intense que d'habitude. En cas d'hypoglycémie sévère chez un diabétique, entraînant une perte de connaissance, avaler du sucre peut ne plus être possible. Son entourage devra alors lui injecter du glucagon, une hormone hyperglycémiante.
  • Votre taux de glycémie est trop haut ?

    Prudence ! 
    L’hyperglycémie chronique signale l'existence d'un diabète. 

    Cette maladie chronique apparaît lorsque le pancréas ne sécrète plus d’insuline (diabète de type 1), ou plus assez d'insuline (diabète de type 2), mais aussi parce que, en cas de diabète de type 2, l'organisme n'y répond plus correctement, il devient résistant à l'insuline.

    L’insuline est une hormone qui permet en effet l’assimilation du glucose par le foie et les muscles, et donc, son élimination du sang

Diabète et régulation de la glycémie

S’il peut être traité par des médicaments hypoglycémiants ou par des injections d’insuline, le diabète impose un contrôle régulier et fréquent de la glycémie.
Il ne doit pas être pris à la légère. Sans traitement ni surveillance médicale, les risques de problèmes cardiovasculaires, de cécité et de complications neurologiques ou rénales sont réels à long terme.
L'hyperglycémie modérée ne provoque pas de symptômes. C'est pourquoi la moitié des diabètiques s'ignorent. Glycémies élevées, soif permanente, besoin d'uriner continuel et perte de poids sont les symptômes les plus fréquents. Dans les cas les plus graves, une augmentation importante de sucre peut provoquer un coma.
Si vous souffrez de diabète, il est également important d'adapter votre style de vie :
  • Optez pour une alimentation saine et équilibrée: privilégiez les fibres et limitez les sucres et les graisses.
  • Faites de l’exercice. Vous n’êtes pas un grand sportif? Une marche quotidienne de 30 minutes suffit!
  • Modérez votre consommation d’alcool.



mardi 14 août 2012

Baye Oumar Guèye à la tête de la : Fédération internationle du diabète pour l’Afrique de l’Ouest

MONDAY, 13 AUGUST 2012 15:00






























Le journaliste sénégalais Baye Oumar Guèye a été élu représentant en Afrique de l’Ouest de la Fédération internationale du diabète (FID) Région Afrique, à l’issue de son premier congrès qui s’est tenu récemment à Arusha, en Tanzanie, annonce un communiqué.
Cette élection au Board de la FIS « a été brillante du fait du record de voix » obtenues par Baye Oumar Guèye, secrétaire général de l’Association sénégalaise de soutien aux diabétiques (ASSAD), selon la même source.

L’ASSAD exprime ainsi « toute sa fierté et son soutien à son secrétaire général qui, sans aucun doute, œuvrera pour le mieux-être de tous les diabétiques de la sous-région ».

Le congrès de la FID région Afrique s’est tenu du 25 au 28 juillet dernier à Arusha, en Tanzanie, et a enregistré la participation du groupe panafricain du diabète étude (PADSG), Pan-Africain éducateurs en diabète Groupe (PADEG), de l’Association panafricaine pour soins des pieds (PAAFC) et tous ceux qui travaillent dans le domaine du diabète et d'autres maladies non transmissibles (MNT), mentionne le communiqué.

Il précise que ce congrès s'était tenu sur le thème "La prestation des soins de santé sur le diabète et autres maladies non transmissibles : accès sur la prévention des complications".

Source: APS
















samedi 11 août 2012

Les statines anti-cholestérol, un bénéfice pour le coeur très supérieur au risque de diabète


PARIS (AFP) - 10.08.2012 05:28


Les statines, des médicaments anti-cholestérol, réduisent efficacement les risques d'accidents cardio-vasculaires, malgré un léger risque de développer un diabète chez les personnes prédisposées, selon une étude américaine.

Les statines, des médicaments anti-cholestérol, réduisent efficacement les risques d'accidents cardio-vasculaires, malgré un léger risque de développer un diabète chez les personnes prédisposées, selon une étude américaine.
Publiée vendredi par la revue médicale britannique Lancet, l'étude relève que le rapport bénéfice-risque reste largement favorable aux statines, couramment prescrites à travers le monde pour réduire chez les personnes souffrant de cholestérol le nombre d'attaques cardiaques et cérébrales ou d'autres maladies cardio-vasculaires.
En mars dernier, l'agence américaine du médicament, la FDA, avait révisé les mentions légales des statines aux Etats-Unis pour inclure le risque diabétique, A LA suite des résultats de plusieurs études dont l'étude JUPITER sur la justification de l'usage des statines.
Cette étude américaine, réalisée auprès de 17.603 personnes, avait fait état d'une augmentation des cas de diabète de type 2 (le plus courant) chez les sujets traités par rosuvastatine (Crestor) par rapport aux sujets sous placebo.
Revenant sur l'étude JUPITER, Paul Ridker, du centre de prévention des maladies cardio-vasculaires de Boston, note que le risque de développer un diabète n'est pas le même chez tous les patients sous statines.
Les patients ayant au moins un facteur de risque de diabète ont ainsi eu 28% de risques supplémentaires de développer cette maladie que le groupe témoin, alors qu'il n'y pas de différence chez ceux n'ayant aucun facteur de risque.
Chez ces derniers, les statines ont eu pour effet de réduire le risque de maladies cardiovasculaires de 52%, contre 39% de réduction chez les personnes à risque de développer un diabète.
"Nos résultats montrent que chez des personnes, ayant ou non un risque de diabète, les bénéfices absolus du traitement par les statines sont plus importants que le risque de développer un diabète", relève Paul Ridker.
Dans un commentaire, le professeur australien Gerald Watts demande aux médecins d'être particulièrement vigilants avec les patients sous statine présentant des risques importants de diabète. "Ils doivent être informés du risque, surveillés régulièrement pour éviter une hyperglycémie, invités à faire de l'exercice physique afin de prévenir l'apparition du diabète" ajoute-t-il.
L'étude JUPITER, conduite par M. Ridker, avait été financée par le laboratoire AstraZeneca, qui commercialise la rosuvastatine.
© 2012 AFP

L'inactivité tue autant que le tabac

Mis en ligne le 18 juillet 2012 à 13h08, mis à jour le 23 juillet 2012 à 11h56
Le manque d'activité physique est responsable d'un décès sur dix dans le monde... soit à peu près autant que le tabac ou l'obésité, selon l'étude d'une revue médicale britannique.
Pour la seule année 2008, l'inactivité physique serait responsable de 5,3 millions des 57 millions de décès répertoriés à travers le monde. Un chiffre quasi équivalent au nombre de décès dus au tabac ou à l'obésité
A la veille des Jeux Olympiques, la revue médicale Lancet souligne l'importance d'un problème  non reconnu. "Le rôle de l'inactivité physique continue à être sous-évalué en dépit de preuves solides existant depuis plus de 60 ans quant à son impact sur la santé", relève Harold W. Kohl (Université du Texas) qui ajoute que "beaucoup reste à faire pour traiter l'absence d'exercice comme un vrai problème de santé publique".
Selon le Dr I-Min Lee (Harvard Medical School de Boston), 6 à 10% des quatre grandes maladies non transmissibles (maladies cardio-vasculaires, diabète de type 2, cancers du sein et du côlon) seraient liées au fait de pratiquer moins de 150 minutes d'activité modérée par semaine, comme recommandé par l'OMS. Cette recommandation correspond à 30 minutes de marche rapide cinq jours par semaine. En analysant un grand nombre d'études, le Dr I-min Lee a établi que 6% des maladies cardio-vasculaires, 7% des diabètes de type 2 (le plus courant) et 10% des cancers du sein et du côlon, pouvaient globalement être attribuées à l'inactivité physique. Pour les seules maladies cardio-vasculaires, 400.000 décès (dont 121.000 en Europe) auraient ainsi pu être évités sur les 7,25 millions de décès provoqués par ces maladies dans le monde en 2008. 
Le Royaume-Uni mauvais élève
En généralisant l'activité physique, l'espérance de vie de la population mondiale pourrait augmenter de 0,68 année, soit à peu près autant que si tous les obèses américains revenaient à un poids normal, ajoute l'étude. On estime également que le tabac tue 5 millions de personnes par an.
Selon une autre étude réalisée sur 122 pays et dirigée par le Dr Pedro C. Hallal (Université de Pelotas au Brésil), un tiers des adultes et 4 adolescents sur 5 dans le monde ne font pas suffisamment d'exercice physique, ce qui accroît de 20 à 30% leur risques d'avoir des maladies cardio-vasculaires, du diabète et certains cancers.
Les adultes les plus inactifs se trouvent à Malte (71%), en Serbie (68%), au Royaume Uni (63%), tandis que la Grèce et l'Estonie figurent aussi dans le peloton de tête avec seulement 16 et 17% respectivement d'inactifs."Dans la plupart des pays, l'inactivité augmente avec l'âge et est plus importante chez les femmes que chez les hommes (34% contre 28%). L'inactivité augmente également dans les pays à hauts revenus", ajoute le Dr Hallal.
Pas de recette miracle
Quant à la question de savoir comment convaincre les gens de se bouger, aucune étude ne propose de recette miracle. Selon Gregory Heath (Université du Tennessee), qui a étudié les opérations tentées entre 2001 et 2011, les plus efficaces sont les campagnes de presse ou les petits messages chocs comme "monter à pied plutôt qu'en ascenseur". Il cite également les clubs de randonnée, la création de pistes cyclables ou l'interdiction ponctuelle des centre-villes aux voitures.  Des efforts sont particulièrement nécessaires dans les pays à faibles et moyens revenus où les changements économiques et sociaux risquent de réduire rapidement l'activité physique jusque là liée au travail et aux transports, ajoute M. Heath.

Une étude fait un lien entre le diabète, le contrôle de la glycémie et la fonction cognitive chez les adultes âgés


Patricia Nicholson
femmesensante.ca
mar., 10 juil. 2012 15:05 CDT
Une nouvelle étude laisse croire que le diabète est non seulement un facteur de risque possible de déclin cognitif, mais la gravité du diabète pourrait jouer un rôle aussi. 
Des chercheurs à l'University of California à San Francisco et au San Francisco VA Medical Center ont mené une étude auprès de 3 069 adultes âgés (moyenne d'âge de 74 ans). Au début de l'étude, 717 personnes avaient le diabète et 150 autres ont développé la maladie au cours des neuf années de l'étude. Aucun des participants ne souffrait de démence, et tous ont subi des tests cognitifs au début de l'étude et de nouveau à intervalles réguliers durant la période de suivi.

Les participants qui avaient le diabète dès le début de l'étude ont obtenu des scores plus faibles aux tests cognitifs, comparativement au reste du groupe. Leurs scores ont également baissé de façon plus marquée que ceux des personnes ne souffrant pas de diabète au cours de l'étude. Il n'y avait toutefois aucune différence significative entre les scores des personnes présentant un nouveau cas de diabète et les personnes n'ayant pas le diabète.

Les chercheurs ont également constaté que les personnes dont les tests de la glycémie indiquaient que le diabète n'était pas bien maîtrisé avaient des scores cognitifs moyens plus faibles.

Ces résultats laissent croire que le diabète pourrait être lié à l'affaiblissement des compétences cognitives et au déclin cognitif chez les adultes âgés. Ils semblent aussi indiquer que la durée du diabète et le contrôle de la glycémie pourraient être des facteurs en ce qui concerne le déclin cognitif.

Cette étude a été publiée le 18 juin 2012 dans les Archives of Neurology
http://fr.sott.net/articles/show/8697-Une-etude-fait-un-lien-entre-le-diabete-le-controle-de-la-glycemie-et-la-fonction-cognitive-chez-les-adultes-ages

Manger vite pourrait augmenter le risque de diabète


Manger vite pourrait augmenter le risque de diabète
Une petite étude menée par des chercheurs Lituaniens a observé le lien entre le temps nécessaire pour avaler les repas et le risque de diabète de type 2.
234 personnes récemment diagnostiquées d'un diabète de type 2 ont été conviées à manger en compagnie de 468 adultes non diabétiques. Chaque personne a estimé sa vitesse d'ingestion comparativement aux autres et a communiqué l'information aux chercheurs. Ces derniers ont également recueilli des données sur le poids, le niveau d'éducation, le tour de taille, l'activité physique ou le tabagisme des participants.
L'analyse des données révèle que le risque de diabète de type 2 est multiplié par 2,52 chez les mangeurs rapides comparativement aux mangeurs lents, une différence significative. Comment expliquer ces résultats ? Il est possible que manger trop vite entraîne des modifications de la digestion similaires à celles observées lors de la consommation d'aliments à index glycémiques élevés, une raison de plus d'apprendre à bien manger.

Référence : Lina Radzevičienė, Rytas Ostrauskas. Fast eating and the risk of type 2 diabetes mellitus: A case-control study. Clinical nutrition (Edinburgh, Scotland) 5 July 2012.

Un antidiabétique stimule la formation des neurones

Par figaro iconMarie-Noëlle Delaby - le 11/07/2012
La metformine, un médicament utilisé depuis longtemps dans le traitement du diabète, favoriserait la maturation de nouveaux neurones. Un espoir dans la lutte contre les maladies neurodégénératives.

Si la metformine était jusqu'à présent le médicament le plus utilisé dans le diabète de type 2, les propriétés de cette molécule très répandue n'ont pas fini de surprendre les chercheurs. Une étude publiée en ligne dans le journalCell Stem Cell vient en effet de révéler que l'administration répétée du traitement à des souris améliorait leurs fonctions d'apprentissage et de mémoire en stimulant formation des neurones.
L'idée des chercheurs de l'hôpital des enfants malades de Toronto de tester les propriétés sur le cerveau d'un médicament connu pour agir sur le foie aurait de quoi surprendre, si elle n'était pas le fruit d'une découverte précédente, faite en 2009. Cette année-là, une équipe américaine met à jour la capacité de la metformine à activer dans le foie la production d'un signal chimique. Or ce signal existe aussi dans une partie du cerveau nommée hippocampe, où il induit la formation des neurones. Le médicament pourrait donc avoir une action sur les cellules du cerveau, estime l'équipe de Toronto.

Réparer des lésions cérébrales

Partant de cette hypothèse, les chercheurs ont administré durant 38 jours l'antidiabétique à des souris, avant de tester leurs capacités d'apprentissage et de mémoire spatiale par rapport à des souris contrôles. Placées dans une piscine avec une plate-forme immergée, les souris ayant reçu le médicament avaient une meilleure aptitude à apprendre où se trouvait la plateforme et à s'en souvenir.
En outre, après analyse, les souris ayant reçu des doses quotidiennes de metformine avaient une masse neuronale dans la région de l'hippocampe plus importante que celle des souris témoin. «Cette découverte chez l'animal nous fait espérer que si nous pouvions faire la même chose chez l'homme, il serait possible d'activer la réparation de lésions cérébrales au moins dans certaines situations», explique le Dr Freda Miller, l'un des auteurs de l'étude, sur le site du journal.

Une découverte intéressante contre Alzheimer?

Dès lors, la metformine pourrait-elle soigner les lésions cérébrales provoquées par des maladies dégénératives telles que la maladie d'Alzheimer? «Arriver à stimuler la formation des neurones par voie orale, là où la thérapie génique peine jusqu'alors à le faire, serait une chose formidable, mais nous n'en sommes pas là», estime Marie-Claude Potier, chercheur au laboratoire de neurobiologie du CNRS à Paris. «Cette découverte, faite sur modèle animal, doit être confirmée sur l'homme. Il faudra notamment vérifier la capacité de la metformine à passer la barrière hémato-encéphalique, qui empêche certaines substances de pénétrer dans le cerveau. Cependant, la metformine étant un médicament très répandu, faire une étude chez les patients diabétiques sous metformine depuis des années afin de regarder leur taux de développement de maladie neurodégénératives semble tout à fait pertinent», estime la chercheuse.
De son côté, l'équipe canadienne envisage d'observer l'effet de la metformine chez des enfants souffrant de lésions cérébrales grâce à l'observation par IRM des zones du cerveau stimulées par des tests d'apprentissage.





Le diabete touche de plus en plus de jeune


Ces dix dernières années, l'hôpital universitaire de Bâle a enregistré une hausse de 200% du nombre de patients de moins 25 ans qui souffrent du diabète.

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Le manque de sport ainsi qu'une alimentation trop grasse et trop sucrée contribuent au développement du diabète de type 2. (photo: keystone)
Les spécialistes de l'hôpital universitaire de Bâle tirent la sonnette d'alarme. A Bâle, ainsi que partout ailleurs en Suisse, le nombre de nouveaux cas de diabète ne cesse d'augmenter. «L'augmentation est très alarmante», s'inquiète Marc Donath, professeur et médecin-chef en endocrinologie et diabétologie à l'hôpital universitaire de Bâle.
Durant les dix dernières années, l'établissement a enregistré 40% de patients en plus. Pour les jeunes de moins de 25 ans, ce taux s'élève même à 200%. De manière générale, l'âge auquel cette maladie est découverte diminue continuellement.
Obésité et diabète
«Le surpoids reste la cause principale du diabète. Si l'on considère l'ensemble des facteurs, on constate que le nombre d'heures passées devant la télé ou devant l'ordinateur sont étroitement liées à l'obésité», constate Marc Donath. Une alimentation peu équilibrée ainsi qu'un manque d'activité physique favorisent le développement du diabète de type 2.
Souvent, un changement de style de vie suffit pour améliorer l'état de santé des patients et faire baisser leur taux d'insuline. «Nous conseillons de faire du sport au moins trois fois par semaine, de bouger le plus possible dans notre quotidien et de favoriser une alimentation saine», a expliqué l'expert à la«BaslerZeitung».
En ce qui concerne le type 1, également en augmentation en Suisse, il peut uniquement se faire soigner par des piqures quotidiennes d'insuline. Ce diabète ne dépend en revanche pas du style de vie des patients. Même une personne en très bonne santé peut le contracter.

UNE CURE D’ANTICORPS POUR TRAITER LE DIABÈTE DE TYPE 1

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, c’est-à-dire que les cellules productrices d’insuline, les cellules bêta du pancréas, sont détruites par les propres lymphocytes T du patient, ces cellules étant responsables de la défense de l’organisme contre les agents étrangers comme les bactéries et les virus. Ils sont impliqués aussi dans le rejet des greffes.

L’idée d’utiliser des anticorps contre ces lymphocytes T n’est pas nouvelle, mais leur emploi entraînait une diminution conséquente de l’efficacité du système immunitaire contre les véritables cibles, les corps étrangers, et la protection pour les cellules bêta n’était que de courte durée.

Depuis la fin des années 1990, on sait que l’utilisation d’anticorps dirigés contre des antigènes de ces lymphocytes T entraîne une réaction de tolérance contre les attaques autoimmunes sans diminuer l’efficacité des lymphocytes T. Encore faut-il trouver les bons anticorps.

Des chercheurs (Université de Caroline du Nord, USA) semblent avoir résolu le problème : ils ont utilisé des anticorps dirigés contre des antigènes appelés domaines CD4 et d’autres contre des domaines CD8 des lymphocytes T, des zones liés à la reconnaissance des agents infectieux.

En faisant des injections de ces deux anticorps à des souris qui commençaient à développer un diabète de type 1, ils ont pu constater que leur système immunitaire cessait d’attaquer les cellules bêta. Encore plus surprenant : cette tolérance apparaît chez 80% des animaux après seulement cinq jours d’injection et continue 400 jours après le traitement.

C’est donc une piste potentiellement prometteuse. Il faut maintenant fabriquer et tester des anticorps anti CD4 et CD8 spécifiques pour l’Homme. Notons toutefois que cette tolérance ne peut être utilisée qu’au début de la survenue d’un diabète de type 1, car il faut qu’il reste des cellules bêta fonctionnelles. Mieux encore, ces traitements pourraient se révéler vraiment efficaces si l’on traitait dans la phase de prédiabète, resterait à détecter les personnes à ce stade préclinique de la maladie, ce qui n’est pas simple.

Source : Diabetes 29 Juin 2012 
Long-Term Remission of Diabetes in NOD Mice Is Induced by Nondepleting Anti-CD4 and Anti-CD8 Antibodies.
Yi Z, Diz R, Martin AJ, Morillon YM, Kline DE, Li L, Wang B, Tisch R.

Auteur : Loïc Leroux
Crédit photo : © WavebreakmediaMicro - Fotolia.com

vendredi 10 août 2012

Stratégie : Le diabète chinois fait saliver les français

Par  - Publié le  | L'Usine Nouvelle n°3294

  Avec 25 % de croissance annuelle, le diabète en Chine est un marché où les Français ont une carte à jouer. Enquête sur les tribulations de ces industriels qui tentent d'y implanter leurs technologies
Dans les rues de Shanghai et de Pékin, les fast-foods criards se fondent désormais dans le paysage. Changements alimentaires, allongement de l'espérance de vie, sédentarisation... Les Chinois se sont brutalement rapprochés du mode de vie occidental. Et de nos maux. Car dans ce pays au taux d'urbanisation en hausse, où près de 10% de la population est âgée de plus de 65 ans, où 100 millions de personnes sont obèses ou en surpoids, le diabète explose. Avec une croissance annuelle de 25% depuis cinq ans, il touche désormais près d'un Chinois sur dix. Un taux quasi identique à celui des États-Unis... Traditionnellement portés aux nues, les bienfaits des plantes ne suffisent pas à enrayer une telle épidémie. Dans son programme national contre le diabète lancé en 2004, le gouvernement chinois a donc dû se résoudre à recourir à des médicaments occidentaux brevetés, comme les insulines récentes ou les analogues du GLP-1. Du pain bénit pour les big pharmas, qui se partagent à trois - Novo Nordisk, Sanofi et Lilly - 90 % du marché chinois de l'insuline et y multiplient investissements et partenariats public-privé. « Cette intervention thérapeutique est aujourd'hui trop centrée sur l'insuline. On gère encore l'urgence », regrette pourtant Jean-François Mouney, le patron de la biotech française Genfit. Selon lui, et selon de nombreux acteurs de l'Hexagone intervenant dans le secteur du diabète, il y a de la place en Chine pour des technologies complémentaires : imagerie médicale, biotechnologie, dispositifs médicaux, services d'ingénierie... Et même si investir le marché chinois est une véritable aventure, ceux qui se lancent ne le regrettent pas. Portrait de ces Français engagés à faire reculer le diabète en Chine.   CRÉER SA PROPRE INFRASTRUCTURE SUR PLACE La Chine, il s'y rendait jusqu'alors pour rencontrer les fabricants des composants électroniques de ses produits servant au transport des médicaments fragiles. Mais Uwe Diegel, le dynamique patron de la start-up française MedActiv, lui-même diabétique, compte désormais s'adresser aux patients de l'empire du Milieu. Même si cela signifie diminuer le prix de ses trousses EasyBag, qui maintiennent l'insuline au frais pendant une semaine, juste avec l'eau froide du robinet. « D'ici à deux ans, nous serons en Chine et en Inde, les deux grands marchés du diabète, [...]

http://www.usinenouvelle.com/article/strategie-le-diabete-chinois-fait-saliver-les-francais.N178594

Les phtalates contenus dans les cosmétiques favoriseraient le diabète

Les femmes présentant de fortes concentrations de phtalates dans leur corps ont beaucoup plus de chance de déclarer un diabète de type 2, le plus fréquent. Or, beaucoup de produits de beauté contiennent ces phtalates.
Les phtalates sont déjà décriés depuis plusieurs années. En effet, certains d'entre eux sont classés dans la catégorie des perturbateurs endocriniens et accusés de rendre stérile. Cela s'explique par leur activité, proche de celles des oestrogènes qui appauvrissent le sperme. Mais une étude menée par les chercheurs du département Santé de la femme au Brigham and Women's Hospital de Boston vient de montrer que les phtalates, présents dans les produits de beauté, provoqueraient également des diabètes de type 2.
D'anciens travaux avaient montré que nous étions tous exposés quotidiennement à ces nuisibles. Ils se retrouvent en effet dans de nombreux produits de la vie courante : les voitures neuves, les jouets, les emballages alimentaires, les adhésifs, certains dispositifs électroniques, etc. Bien que ces produits soient consommés par les hommes comme les femmes, les chercheurs ont constaté de plus fortes quantités de phtalates chez les femmes. Ils en ont alors conclu que cette différence est due au fait que les femmes sont bien plus nombreuses à utiliser des cosmétiques. Or, les phtalates se retrouvent en proportions importantes dans plusieurs produits de beauté : vernis à ongles, savons, parfums, crèmes hydratantes, laque, etc.
L'étude a été réalisée sur 2.350 femmes âgées de 20 à 80 ans et regroupées au sein de la National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES), représentative de la population américaine féminine. Concrètement, les molécules de phtalates ont été dosées dans les urines de ces volontaires avant que les données obtenues ne soient analysées. Les résultats, publiés le 13 juillet dans la revue Environmental Health Perspectives, montrent que les femmes présentant les concentrations en phtalates les plus élevées sont celles qui utilisent le plus de produits cosmétiques. Ce sont également celles qui ont le plus de risques de développer le diabète de type 2 (également appelé diabète insulinorésistant, il est plus fréquent que le diabète de type 1 ou insulino-dépendant).

Des molécules aussi présentes dans le matériel médical et les médicaments
La probabilité que la maladie se déclenche est même presque deux fois plus élevée chez les individus possédant les taux de monophtalate de benzyle et de phtalate mono-isobutyle les plus importants par rapport à ceux présentant les taux les plus faibles, d'après l'étude. Les taux de phtalates 3-carboxypropyl dépassant les taux médians sont associés à un risque de déclarer le diabète accru de 60%. Même les femmes présentant des concentrations modérées en phtalates mono-n-butyle et di-2-éthylhexyle auraient 70% de risque en plus de contracter le diabète par rapport aux femmes ayant les taux les plus bas.
Le plus inquiétant, d'après le principal auteur de l'étude, le professeur Tamarra James-Todd, serait que : "Nous savons qu'en plus d'être présents dans les produits de soins personnels, les phtalates sont également présents dans certains dispositifs médicaux et médicaments utilisés justement pour traiter le diabète, ce qui pourrait contribuer à expliquer le niveau plus élevé de phtalates chez les femmes diabétiques". Selon elle, il serait donc souhaitable d'effectuer rapidement des études supplémentaires sur le lien de cause à effet entre les phtalates et le diabète.

MIEUX CONNAÎTRE LE RÔLE DE LA TESTOSTÉRONE DANS LE DIABÈTE



On savait déjà que la baisse du taux de testostérone, l’hormone sexuelle mâle, était courante avec l’âge et augmentait le risque d’obésité. Une étude récente de la revue Diabetes montre que la mauvaise régulation du métabolisme de cette hormone joue par elle-même un rôle dans l’apparition du diabète.


L’effet de la testostérone est dû à son récepteur, en anglais « Androgen Receptor » (AR). Des souris ne possédant plus ce récepteur dans les cellules adipeuses montrent une réduction de la sécrétion d’insuline, une hyperglycémie, et une plus grande obésité viscérale, autant de signes d’un diabète de type 2.

Les chercheurs ont également constaté une augmentation du taux de la retinol binding protein 4 (RBP4), protéine qui donc joue un rôle clé dans l’effet du récepteur.

Ainsi, une baisse du taux de testostérone due à l’âge entraîne une augmentation de l’obésité viscérale, mais aussi une mauvaise régulation du glucose indépendamment de l’obésité. Cela met l’accent sur la survenue importante du diabète chez les hommes âgés.

Source : Diabetes, Mai 2012 61(5):1072-81. 
Deletion of the androgen receptor in adipose tissue in male mice elevates retinol binding protein 4 and reveals independent effects on visceral fat mass and on glucose homeostasis.
McInnes KJ, Smith LB, Hunger NI, Saunders PT, Andrew R, Walker BR

Auteur : Loïc Leroux
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