Translate

mardi 30 octobre 2018

Ce que vous devriez savoir sur l'AVC : l'éclairage d'un neurologue de Limoges


Ce que vous devriez savoir sur l'AVC : l'éclairage d'un neurologue de Limoges
Détecter l'AVC. Photo d'illustration © NICOLAS Thierry
Le 29 octobre, c'est la journée mondiale de lutte contre l'accident vasculaire cérébral. Le docteur Francisco Macian, neurologue au CHU de Limoges, coordonne la filière AVC en Limousin. 
De 13 h 30 à 17 heures, ce lundi, le médecin sera présent dans le hall de l'hôtel de ville de Limoges, pour informer le grand public. Voici quelques données que vous ignorez peut-être et qui donnent à réfléchir...

120 millions de neurones détruits par heure

« L'AVC est la première cause de handicap et la troisième cause de mortalité en France. Quand on dit qu'il faut agir vite, c'est pour éviter le maximum de séquelles, précise le docteur Macian. Un chercheur américain a calculé que, par heure qui passe, ce sont 120 millions de neurones qui sont détruits, soit trois ans de vieillissement cérébral ! Et donc pour une meilleure efficacité du traitement, chaque minute compte.

Le 15, un réflexe qui compte

« Le médicament qui dissout le caillot sanguin a une utilité jusqu'à quatre heures et demie après le début des signes. Pour l'extraction, c'est plus au cas par cas : jusqu'à six heures, et parfois 24 heures. L'important est d'appeler le 15 pour que la prise en charge soit rapide, sans passer par le médecin traitant ou les urgences avec l'attente que cela pourrait engendrer. C'est un réflexe qui est de plus en plus acquis : en 2013, 60 % de nos patients étaient régulés via le centre 15Aujourd'hui, on est entre 80 et 85 %. » 
Le neurologue Francisco Macian coordonne la filière AVC en Limousin.

2.000 cas par an en Limousin

« Le chiffre reste stable depuis mon arrivée au CHU de Limoges en 2001. Il existe deux types d'AVC : soit ischémique, avec obstruction d'une artère (85 % des cas), soit hémorragique, avec rupture (15 %). Ce dernier est moins fréquent car l'une des origines est l'hypertension, or elle est de mieux en mieux contrôlée. En Limousin, chaque année, entre 10 à 20 % des patients atteints décèdent des suites d'un AVC. »

Des patients jeunes aussi

« C'est une pathologie qui touche principalement les personnes âgées, avec le vieillissement des artères mais aussi en lien avec le diabète, le cholestérol, l'hypertension, la consommation de tabac. Mais 20 % des cas concernent des personnes de moins de 50 ans. La cause ? Un problème cardiaque jamais dépisté, une dissection artérielle.
Avant la ménopause, les femmes sont plus protégées que les hommes. Ensuite, ça s'équilibre et après 80 ans, ce sont les femmes qui en sont le plus victimes. Il existe aussi des AVC chez l'enfant. »

L'effet cumulatif des risques

« Cela signifie que les facteurs de risques ne s'additionnent pas mais se multiplient et se renforcent les uns les autres. Exemple, en schématisant : si vous fumez, que vous avez des migraines et que vous prenez en plus la pilule, le risque est multiplié par 40 par rapport à quelqu'un qui ne présente aucun de ces trois facteurs. Mais si vous arrêtez le tabac, vous diminuez considérablement ce risque. La prévention permettra peut-être un jour de baisser le nombre de cas. D'après nos estimations, cela pourrait s'élever entre 600 et 700 AVC en moinschaque année en Limousin... »

Des signes transitoires à ne pas négliger

« Une paralysie  ou une faiblesse d'un côté du corps qui ne dure pas, une perte de vision passagère, une difficulté d'élocution qui disparaît au bout de  quelques minutes ou d'une heure ne sont pas à négliger. L'accident ischémique transitoire est un signe avant-coureur de l'AVC dans un tiers des cas : dans les jours qui viennent, l'accident surviendra. Il faut donc aller à l'hôpital. C'est une de nos batailles actuelles. »
Hélène Pommier
https://www.lepopulaire.fr/limoges/sante/medecine/2018/10/29/ce-que-vous-devriez-savoir-sur-l-avc-l-eclairage-d-un-neurologue-de-limoges_13031964.html

lundi 29 octobre 2018

« Ce qui compte, c’est d’en finir avec les changements », explique le Dr Patricia Beudin

Plantes et animaux ont en commun une horloge biologique interne qui permet d’adapter les organismes à leur environnement. Mais seuls, les humains ont l’habitude de la décaler artificiellement. Les scientifiques montrent que cette manipulation saisonnière n’est pas sans conséquences sur la durée et la qualité du sommeil. © Illustration Thierry Lindauer

Spécialiste au centre du sommeil du CHU de Clermont, le Dr Patricia Beudin est « contre le changement d’heure : peu importe que l’on reste à celle d’hiver ou d’été ». Pour s’en remettre, il faut entre deux et six jours. Avec des conséquences sur l’organisme, le sommeil et la santé. 

Les Européens s'apprêtent à vivre ce qui sera probablement l'un des tout derniers passages à l'heure d'hiver.
Au Centre du sommeil basé au CHU de Clermont-Ferrand, l'heure qu'il conviendra d'adopter n'est pas cruciale : « Ce qui compte, c'est d'en finir avec les changements », explique le Dr Patricia Beudin.
« Le changement que l'on subit au passage à l'heure d'hiver est moins catastrophique que le passage à l'heure d'été ! » Le recul de mars est le plus souvent vécu par les organismes comme la suppression pure et simple d'une heure de sommeil.

1 Nos horloges internes trinquent. Tout comme on ne peut pas dire l'organisme d'un gros dormeur de réduire sa nuit, on n'impose pas à l'organisme de se décaler brutalement d'une heure parce que ça nous arrange. Pour faire court : les changements d'heures saisonniers affectent le sommeil d'un individu, lequel affecte son fonctionnement.
2 Comment ça fonctionne. Notre organisme est fait de rythmes que l'on ne manipule pas sans conséquences !
On n'en finit pas de découvrir l'importance des rythmes circadiens : ils calent les organismes sur 24 heures et sur l'alternance jour\nuit. Ils sont tellement utiles que l'an dernier, le prix Nobel de médecine a été décerné à deux généticiens pour leurs travaux sur les mécanismes moléculaires de l'horloge biologique interne et ses conséquences sur l'organisme, le sommeil et la santé !
L'autre réglage que bousculent les décalages saisonniers, c'est l'homéostasie qui permet à chaque individu de maintenir son quilibre malgré les contraintes externes : on sait désormais qu'il faut un temps d'activité précis pour que la pression du sommeil s'exerce, et inversement.
3 Des conséquences parfois dramatiques. « Selon les individus, il faut entre deux et six jours pour s'en remettre », explique la spécialiste du sommeil.
Vous pensez donc que l'on ne meurt pas d'un décalage saisonnier ? Et bien si. « On voit une augmentation de 5 % des infarctus lors du passage à l'heure d'été, explique le Dr Beudin. Ce n'est pas anodin ! »
Le lien est plus évident à faire entre les pics d'accidentologie et le passage à l'heure d'été. Accidents sur les chantiers le matin, et, surtout, sur la route.
En mars, il faut soudain aller travailler encore plus près de l'heure où les rythmes chronobiologiques imposent la pression d'endormissement la plus forte sur l'organisme… On mesure le risque de s'endormir au volant. « Sur autoroute, la somnolence due à la dette de sommeil est la première cause d'accidentologie », rappelle le médecin.
Quant à la dette de sommeil engendrée ? Elle est logiquement moins pénalisante si l'on est plus apte à se resynchroniser : contrairement aux idées reçues, les personnes âgées s'adaptent souvent mieux, mais les enfants et les gros dormeurs sont plus affectés. Les conséquences ne sont pas négligeables : insuline moins efficace sur le diabète, incidence sur la prise de poids (perturbation de la sécrétion de ghréline et leptine, les hormones régulatrice de l'appétit), sur l'humeur, sans parler des fonctions de récupération physiques et intellectuelles…
Anne Bourges

https://www.leveil.fr/puy-en-velay/faits-divers/sante-medecine/2018/10/27/ce-qui-compte-cest-den-finir-avec-les-changements-explique-le-dr-patricia-beudin_13032905.html

Les bienfaits des aliments sur notre santé sont connus et confirmés par de nombreuses études. Parmi eux, plusieurs sont présentés comme "miracles" avec des effets anti-cancer, anti-fatigue ou bien anti-diabète. Prudence cependant. 

Les bienfaits des aliments sur notre santé sont connus et confirmés par de nombreuses études. Parmi eux, plusieurs sont présentés comme "miracles" avec des effets anti-cancer, anti-fatigue ou bien anti-diabète. 



L’anxiété, le stress, la fatigue ou la dépression peuvent être atténués grâce à certains aliments. Leurs apports en fibre, en magnésium, en oméga-3 ou encore en protéines sont excellents pour notre santé. Pourtant, il faut faire attention aux raccourcis parfois trop rapides. Oui, une bonne alimentation va de paire avec une bonne santé, mais choisir les bons aliments ne signifie pas automatiquement que l’on va aller mieux. Petit décryptage de quelques raccourcis.

Manger bio permet d’éviter certains cancers

En 2014, nous avons publié les résultats d’une étude faite sur 9 ans selon laquelle consommer des aliments bio pour éviter le cancer n’est pas efficace. Pourtant, cette corrélation est souvent faite, et parfois confirmée par des études faisant naître un certain fantasme.
Récemment, une étude française, réalisée auprès de 70 000 personnes, montre que les gros consommateurs d’aliments bio auraient un risque moindre de développer certains cancers. Si l’étude précise bien que cela doit être confirmé, elle laisse passer l’idée que le bio pourrait bien empêcher l’apparition de certains cancers.
Le nombre de facteurs qui interviennent dans le déclenchement d’un cancer sont tels qu’il est impossible de prouver un lien de causalité direct entre manger bio et être protégé du cancer. Les auteurs de l’étude expliquent ainsi que la population qui se nourrit de produits bio est également une population qui a les revenus les plus élevés, fume moins et qui a un indice de masse corporelle plus faible. L’attention globale portée à la santé chez les personnes qui consomment bio est donc élevée et pourrait davantage expliquer pourquoi elles sont moins touchées par l'apparition de cancers.

Manger des tomates permet d’éviter le cancer de la peau et de la prostate

Une étude de 2014 a conclu qu’un régime riche en tomates pourrait diminuer significativement le risque pour les hommes de développer le cancer de la prostate. Une autre étude, plus récente, a constaté que manger des tomates réduit le risque de cancer de la peau.
Ces deux études ont des limites qui rendent leurs conclusions impossibles à affirmer avec certitude, comme le précise les auteurs. La première étude n’est qu’une étude d’observation, insuffisante pour conclure à un lien de causalité. Quant à la deuxième étude, elle a été menée sur des souris génétiquement modifiées, plus à risque de développer un cancer de la peau. Si les conclusions apportent des éléments intéressants, tout reste à prouver pour conclure que cela peut se retrouver chez l’Homme.

Le brocolis protège du diabète

Plusieurs études ont montré que le brocolis contient un antioxydant pouvant lutter contre le diabète de type 2. Cet antioxydant, le sulforaphane, a alors prouvé une efficacité redoutable dans le traitement de cette maladie sans les effets secondaires gênant des traitements classiques à base de metformine.
L’intérêt présenté par cet antioxydant est évidemment une avancée certaine mais là encore, les auteurs mettent en garde contre un raccourci trop rapide. Oui, les brocolis pourraient aider contre cette maladie mais non, manger des brocolis ne permet par de protéger du diabète. Une myriade de facteurs doivent être pris en compte avant de pouvoir faire une telle affirmation.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/27251-Quelques-astuces-laisser-pieger-promesses-aliments-miracles

Trop de sucre dans le sang: risque accru de tuberculose, selon des chercheurs

Des millions de personnes dans le monde qui présentent un taux de sucre trop élevé dans le sang pourraient courir un plus grand risque de contracter la tuberculose, ont averti vendredi des spécialistes après la présentation de nouveaux travaux au cours d’un congrès de pneumologie à La Haye.
Sud, la Roumanie, l’Indonésie et le Pérou.
Ils ont ensuite procédé à des analyses de sang de personnes souffrant de tuberculose et présentant un taux de sucre élevé, mais n’atteignant pas le seuil du diabète. Ils ont découvert que les échantillons de sang de ces personnes non diabétiques contenaient les mêmes molécules que ceux des patients souffrant à la fois de tuberculose et de diabète.
«Cela indique qu’avant même qu’une personne développe un diabète, le risque de développer la tuberculose est plus élevé», a déclaré vendredi Ajay Kumar, directeur de recherches à l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies pulmonaires, qui n’a pas pris part à cette étude.
Dans certains pays comme l’Inde, où vivent un quart des personnes atteintes de tuberculose dans le monde, toute personne chez laquelle a été diagnostiquée cette maladie doit automatiquement être soumise à des examens pour le diabète, et vice et versa.
M. Kumar a estimé que les services de santé de ces pays devraient également faire des dépistages pour la tuberculose chez les patients présentant simplement un taux élevé de sucre dans le sang.
Selon lui, des «millions» de personnes dans le monde présentant un taux élevé de sucre courent des risques accrus.
Le lien entre l’infection par le bacille de Koch et le diabète est connu, bien que mal élucidé. Le diabète diminue des défenses immunitaires, augmentant le risque de contracter la tuberculose.
Alors que selon l’OMS plus de 450 millions de personnes dans le monde souffrent d’un diabète de type II, une personne sur quatre est porteuse de la bactérie causant la tuberculose, une situation explosive selon les chercheurs.
Paul Jensen, un responsable de l’Union internationale contre la tuberculose, a estimé que les pays les plus à risque étaient ceux où était présente la tuberculose à l’état latent et connaissant une forte augmentation des cas de diabète: l’Inde, le Pakistan, la Chine et plusieurs pays du sud-est de l’Asie.
Une situation que l’on peut qualifier de «tempête», a-t-il déclaré, caractérisée par «le développement économique, un énorme taux d’infection par la bactérie de la tuberculose (qui reste à l’état) latent, et aussi ce problème d’escalade du diabète».
«Si on a en même temps la tuberculose et le diabète, le traitement est encore plus compliqué», a souligné M. Jensen. «Vous risquez davantage d’avoir de nouveau la tuberculose plus tard et de mourir».
La lutte contre la tuberculose s’est davantage concentrée sur la prévention contre le SIDA, maladie affaiblissant le système immunitaire, et qui comme le diabète, augmente les risques de la contracter.
Or pour MM. Jensen et Kumar, de plus grands efforts doivent être déployés pour protéger les populations contre la tuberculose favorisée par le diabète.
https://www.sudinfo.be/id82462/article/2018-10-26/trop-de-sucre-dans-le-sang-risque-accru-de-tuberculose-selon-des-chercheurs

jeudi 25 octobre 2018

La sédentarité, pire que le tabagisme, le diabète ou les maladies cardiaques pour la santé ?

Si les effets néfastes d'un manque d'activité physique sont bien connus, le risque de mortalité associé à la sédentarité pourrait, selon une étude, être plus important que celui lié aux maladies cardiovasculaires, au diabète ou au tabagisme.

« Le fait d'être en mauvaise condition physique devrait être considéré comme un facteur de risque aussi important que l'hypertension, le diabète et le tabagisme - si ce n'est plus important que tous ». C'est ce qu'a déclaré le Dr Wael Jaber à CNN. Ce cardiologue du centre médical Cleveland Clinic (États-Unis) est aussi l'auteur d'une nouvelle étude, publiée ce 19 octobre dans revue médicale JAMA Network Open, qui constate qu'un mode de vie sédentaireserait en effet bien pire pour la santé que les maladies cardiovasculaires, le diabète ou le tabagisme.

UN RISQUE DE DÉCÈS 500 % PLUS IMPORTANT


Pour en venir à ces résultats, les chercheurs ont étudié les données de 122 007 patients qui ont subi un test d'effort sur un tapis roulant du Cleveland Clinic, entre janvier 1991 et décembre 2004. Ils ont ainsi mesuré rétrospectivement la mortalité des participants toutes causes confondues, afin de l'associer aux avantages de l'exercice physique. Pour les plus sédentaires, le risque de décès était 500 % plus important comparé aux plus performants sur les exercices - un risque par ailleurs trois fois plus élevé que s'ils fumaient. Ils avaient également deux fois plus de risque de développer une insuffisance rénale« Le fait d'être inapte sur un tapis roulant ou lors d'un test d'effort physique a un pire pronostic, en ce qui concerne la mort, que d'être hypertendu, diabétique ou fumeur , développe le Dr Jaber à la chaîne américaine. Nous n'avons jamais vu quelque chose d'aussi prononcé et d'objectif. »
Par ailleurs, quelqu'un qui ne fait pas beaucoup d'exercice comparé à une personne qui fait de l'exercice régulièrement présente toujours un risque de mortalité 390 % plus élevé. « En réalité, il n'y a pas de plafond au bénéfice de l'exercice », explique le cardiologue. Si les chercheurs craignaient des risques plus élevés chez les « trop » sportifs, l'étude a démontré que ce n'est pas le cas. « Il n'y a pas de niveau d'exercice ou de forme physique qui vous expose au risque », continue-t-il.

DU SPORT SOUS ORDONNANCE

Les chercheurs soulèvent donc la nécessité de traiter le problème comme une maladie, en prescrivant par exemple du sport sous ordonnance« Plutôt que de dépenser des sommes énormes pour le traitement de la maladie, nous devrions encourager nos patients et les communautés à être actifs et s'exercer quotidiennement », estime le Dr Jordan Metzl, médecin spécialiste en médecine sportive à l'Hôpital de chirurgie spéciale (HSS) de New-York interrogé par CNN.
Le Dr Satjit Bhusri, cardiologue à l'hôpital Lenox Hill, déclare quant à lui à la chaîne : « Les modes de vie sédentaires occidentaux ont conduit à une incidence plus élevée de maladies cardiaques et [cette étude] montre que c'est modifiable. Nous sommes censés marcher, courir, faire de l'exercice. Il s'agit avant tout de se lever et de bouger ». Les chercheurs concluent d'ailleurs dans le compte-rendu de leur étude : « La condition cardiorespiratoire est un indicateur modifiable de la mortalité à long terme et les professionnels de la santé devraient encourager les patients à atteindre et à maintenir un niveau élevé de condition physique ».
À lire aussi :
https://www.topsante.com/senior/retarder-le-vieillissement/la-sedentarite-pire-que-le-tabagisme-le-diabete-ou-les-maladies-cardiaques-pour-628774

mardi 23 octobre 2018

Aspermie ou éjaculation rétrograde, comment faire la différence 


L'aspermie et l'éjaculation rétrograde sont deux troubles de l'éjaculation assez rares, qu'il ne faut cependant pas confondre. On fait le point.
En dehors de l'éjaculation prématurée, les troubles de l'éjaculation sont assez rares : les experts de l'Association Française d'Urologie estiment ainsi que 4 % à 10 % des Français souffrent de retards à l'éjaculation tandis que 7 % à 10 % des hommes ont des difficultés à atteindre l'orgasme.
Aspermie, hypospermie, éjaculation rétrograde... S'ils ne sont pas forcément graves, les troubles de l'éjaculation peuvent (entre autres) être à l'origine d'une infertilité masculine. Il est donc important de consulter un médecin urologue en cas de doute !

L'aspermie, un « orgasme sec »

De quoi s'agit-il ? On parle d'aspermie (ou encore d'« orgasme sec ») lorsque l'homme connaît des orgasmes sans expulsion de sperme. L'hypospermie, quant à elle, correspond à un orgasme où le volume de sperme expulsé est inférieur à 1,5 mL.
Chez les patients qui souffrent d'aspermie ou d'hypospermie, le mécanisme de l'éjaculation est toutefois conservé : les muscles de la région périnéale se contractent au moment de l'orgasme, mais aucun liquide (ou presque) n'est expulsé.
D'où ça vient ? Si l'aspermie peut être liée à certains traitements médicamenteux (antidépresseurs, neuroleptiques, alphabloquants...), la cause la plus fréquente est congénitale : le patient souffre généralement d'une malformation des canaux déférents, responsables de l'éjaculation.
Certaines maladies peuvent aussi être en cause : ainsi, les experts estiment que, dans 30 % des cas, la sclérose en plaques, le diabète ou encore la maladie de Parkinsonentraînent une aspermie ou une hypospermie.

L'éjaculation rétrograde : du sperme dans la vessie

De quoi s'agit-il ? Souvent confondue avec l'aspermie, l'éjaculation rétrograde correspond, en réalité, à un reflux du sperme dans la vessie lors de l'éjaculation. L'orgasme reste cependant présent, tout comme le mécanisme d'expulsion du sperme (avec la contraction des muscles de la région périnéale). L'éjaculation rétrograde peut être totale ou partielle – auquel cas on la confond fréquemment avec une hypospermie.
Le diagnostic d'éjaculation rétrograde se fonde sur une observation des urines après une éjaculation (suite à un rapport sexuel ou à une masturbation) : concrètement, il s'agit de compter les spermatozoïdes présents dans l'urine.
D'où ça vient ? Certaines neuropathies (la sclérose en plaques, en particulier) peuvent entraîner des éjaculations rétrogrades.
Cependant, dans la majorité des cas, l'éjaculation rétrograde apparaît à la suite de lésions au niveau des nerfs et/ou des muscles de la région de la vessie. Deux opérations chirurgicales sont particulièrement risquées : le curage lombo-aortique et pelvien, et l'adénomectomie prostatique.
Si l'éjaculation rétrograde est un trouble postopératoire, les experts estiment que le délai de récupération est de 12 à 18 mois.
À lire :
https://www.femmeactuelle.fr/amour/sexo/aspermie-ou-ejaculation-retrograde-comment-faire-la-difference-2070834

Une bouche en bonne santé, la clé d'une pression artérielle saine

Selon une nouvelle étude américaine, les personnes souffrant d'hypertension artérielle et prenant des médicaments pour leur maladie bénéficieront probablement davantage des effets du traitement si elles ont une bonne santé bucco-dentaire. Des conclusions confirmant l'hypothèse que les maladies parodontales ont des inter-relations avec de nombreuses maladies générales, notamment cardiovasculaires.


 De mauvaises habitudes d’hygiène buccale peuvent avoir des conséquences beaucoup plus graves que la perte des dents puisqu'elles peuvent aussi avoir un effet sur la santé en général. De plus en plus d'études établissent en effet un lien direct entre les maladies parodontales, maladies d’origine infectieuse qui touchent les tissus de soutien des dents, et des maladies graves comme les maladies pulmonaires, les maladies du cœur, les accidents vasculaires cérébraux et le diabète. « Il n’est plus à prouver que la relation entre santé cardiaque et santé bucco-dentaire est étroitement liée », précise l'Union française de la santé bucco-dentaire (UFSBD) sur ce sujet, et une récente étude publiée dans le journal de l'American Heart Association confirme bien ce lien.
Des chercheurs de l'université de l'Aquila en Italie ont examiné de près les dossiers médicaux et dentaires de plus de 3 600 patients souffrant d’hypertension artérielle. Leurs résultats révèlent que les personnes qui ont des gencives en meilleure santé ont une pression artérielle plus saine et réagissent mieux aux médicaments antihypertenseurs, par rapport aux personnes atteintes de parodontite, qui correspond à une perte progressive de l’os alvéolaire autour des dents. Plus précisément, les personnes atteintes demaladies parodontales avaient 20% moins de chances d’atteindre des plages de pression artérielle saines par rapport à celles considérées comme en bonne santé bucco-dentaire.

Les patients hypertendus doivent faire surveiller leurs dents

Au vu des résultats, les chercheurs expliquent que les patients atteints de maladies parodontales devraient nécessiter une surveillance étroite de leur pression artérielle, tandis que ceux dont la pression artérielle est constamment élevée devraient consulter fréquemment un dentiste. « Les médecins doivent porter une attention particulière à la santé bucco-dentaire des patients, en particulier ceux recevant un traitement contre l'hypertension, et inciter ceux qui présentent des signes de maladies parodontales à demander des soins dentaires », explique le Pr Davide Pietropaoli. « Les professionnels de santé doivent être conscients que la santé bucco-dentaire est indispensable à la santé globale. »
L'étude révèle aussi que les patients atteints de parodontite sévère avaient une pression systolique supérieure de 3 mmHg en moyenne par rapport à celle des patients avec une bonne santé bucco-dentaire. Lapression systolique, le chiffre supérieur dans la lecture de la pression artérielle, indique la pression du sang sur les parois des artères. Bien qu’apparemment petite, cette différence de 3 mmHg est similaire à la réductionde la pression artérielle obtenue en réduisant la consommation de sel de 6 grammes par jour, estiment les chercheurs. Enfin, l'étude a révélé que la présence d'une maladie parodontale élargissait encore l'écart, jusqu'à 7 mmHg, chez les personnes souffrant d'hypertension non traitée.

Pourquoi il ne faut pas repousser sa visite chez le dentiste

« Les médicaments antihypertenseurs ont permis de réduire l'écart, jusqu'à 3 mmHg, sans toutefois l'éliminer complètement, ce qui suggère que les maladies parodontales peuvent nuire à l'efficacité de ce type de traitement », précisent les chercheurs. C'est pourquoi ces derniers recommandent en guise de conclusion que les patients hypertendus et les professionnels de santé qui les soignent soient davantage conscients qu'une bonne santé bucco-dentaire au quotidien peut être un réflexe tout aussi important pour contrôler la tension artérielle que plusieurs autres interventions connues comme un régime faible en sel, une activité physique régulière et le maintien d'un bon poids de santé.
Pour éviter les maladies parodontales, l'UFSBD précise qu'il est essentiel de respecter certaines règles au quotidien. A commencer par un brossage des dents à raison de deux fois par jour afin d’éliminer la plaque dentaire. Le passage du fil dentaire tous les soirs est également recommandé pour enlever la plaque qui reste entre les dents et qui ne peut pas être éliminée par le brossage, sans oublier de prévoir une visite annuelle chez le dentiste qui procédera à un détartrage et à une élimination de la plaque dentaire. Ce dernier conseil s'applique particulièrement aux femmes enceintes car les changements hormonaux augmentent le risque de maladies parodontales et aggravent une maladie parodontale

https://www.santemagazine.fr/actualites/une-bouche-en-bonne-sante-la-cle-dune-pression-arterielle-saine-33458

samedi 20 octobre 2018

Comprendre et prévenir le diabète

Comprendre et prévenir le diabète





QUAND, OÙ ?
  • le 16/11/2018 à 19h30
  • Salle des fêtes
2 rue de Rouffach
Issenheim
Voir le plan d'accès
ORGANISATEUR
  • MSA d'Alsace - Domaine Animation des territoires
    03.89.20.78.85
TARIFS
  • Gratuit

https://www.lalsace.fr/pour-sortir/loisirs/Rencontre-conference/Conferences/Alsace/Haut-rhin/Issenheim/2018/11/16/Comprendre-et-prevenir-le-diabete

Diabète : une avancée sur ses origines génétiques

Les différents types de diabète auraient des origines génétiques communes, qui pourraient aiguiller vers de nouveaux traitements. 

    Le diabète est une maladie chronique qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang, ou "hyperglycémie". Il existe deux principaux types de diabète, dus à des dysfonctionnements différents : le diabète de type 1 et le diabète de type 2.
    Informellement appelé "diabète de type 1,5", le diabète auto-immun chez l'adulte (LADA) est un trouble relativement courant qui partage les caractéristiques du diabète de type 1 et du diabète de type 2. Le LADA est souvent diagnostiqué à tort comme un diabète de type 2, car il se manifeste à l'âge adulte mais ne nécessite pas, au début, de traitement à l'insuline. De nouvelles recherches, publiées dans la revue Diabetes Care, révèlent que le diabète de type 1, de type 2 et le LADA partagent de nombreux traits génétiques communs.

    Déterminer le traitement approprié

    "Cette étude appuie l'idée que LADA est un hybride du diabète de type 1 et du diabète de type 2", a déclaré Diana L. Cousminer, co-directrice de l’étude et généticienne au Children's Hospital of Philadelphia. "Il est important de caractériser correctement le LADA, car cela peut déterminer un traitement mieux approprié pour les patients qui en souffrent."
    Une première étude a comparé 2 634 cas de LADA à 5 947 sujets témoins. Des analyses secondaires ont porté sur les mêmes cas de LADA, comparés à 968 cas de diabète de type 1 et 10 396 cas de diabète de type 2.
    Dans l'ensemble, l'équipe a constaté que les signaux génétiques les plus forts du LADA étaient principalement partagés avec des variantes liées au diabète de type 1. Cependant, les chercheurs ont aussi découvert chez les patients atteints de LADA un gène codant une protéine qui régule à la fois la signalisation de l'insuline et la glycolisisis, qui produit l'énergie du glucose. "Le produit du gène a non seulement un impact sur le métabolisme (une caractéristique clé du diabète de type 2), mais il régule également l'inflammation des maladies auto-immunes (une caractéristique clé du diabète de type 1),", explique Diana L. Cousminer. "Cette protéine semble donc être à l'intersection des deux types principaux de diabète", ajoute-t-elle. 

    4% de la population en France

    Le diabète de type 1 survient le plus souvent chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte jeune. Il est beaucoup moins fréquent que le diabète de type 2. Dans le diabète de type 1, le pancréas ne fabrique plus d’insuline de façon suffisante. En son absence, les cellules ne peuvent plus utiliser correctement le sucre qui circule dans le sang. L’hyperglycémie apparaît rapidement, dès que le niveau d’insuline devient insuffisant.
    Le diabète de type 2 survient généralement après l’âge de 20 ans, mais peut parfois apparaître dès l’adolescence. Il est le plus fréquent et concerne environ 90% des personnes ayant un diabète. Il touche 4% de la population en France, soit environ 2,5 millions de personnes. Ces chiffres augmentent chaque année.

    https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/27169-Diabete-avancee-origines-genetiques.

Quel est l’impact de l'alcool sur le diabète ?

Pour une personne diabétique, la surveillance de  l’alimentation  est un questionnement quotidien. Mais qu’en est-il de la consommation d’...