samedi 28 décembre 2013

DIABÈTE : COMMENT GÉRER LES FÊTES ?

Diabète : comment gérer les fêtes ?
Avec les fêtes de Noël et de fin d’année, surveiller son poids et son diabète n’est pas toujours très facile. Voici quelques conseils spécial diabétiques pour profiter pleinement des fêtes, sans conséquence sur la balance ni sur la glycémie.

Diabète et fêtes : souplesse contrôlée

On ne se réveille pas du jour au lendemain avec un diabète. Cette maladie s’installe progressivement durant des années et il existe des facteurs de risque connus pour favoriser le développement du diabète, à commencer par le surpoids, et surtout l’obésité abdominale (localisée au niveau du ventre), en passant par l’hypertension artérielle et le tabagisme.
De la même façon, la prise en charge du diabète se fait sur le long terme, tout comme la gestion du poids. Autrement dit, il est parfaitement possible de profiter des fêtes même si l’on a un diabète. L’objectif est de s’accorder des souplesses aux moments clés (réveillons et déjeuners de fêtes), tout en gardant le contrôle par ailleurs (entre les fêtes). Et avec quelques consignes en tête, c’est toujours plus facile.
  • Modérez l’alcool. Faites votre choix avant de commencer, soit le verre d’apéritif, soit le verre de vin. Le champagne, le vin blanc mousseux et les vins (non liquoreux) sont moins sucrés que les vins cuits, vins liquoreux, les cocktails de fruits, le kir. 
  • Ne buvez pas d’alcool à jeun.
  • En cas d’apéritif alcoolisé, choisissez 2-3 amuse-gueules à base de pain afin de compenser l’effet hypoglycémiant de l’alcool. Sinon, privilégiez ceux à base de crudités. En revanche, limitez les fruits oléagineux (cacahuètes, noix de pécan, de cajou, pistaches…) et les fruits secs très sucrés (abricots secs, dates, figues…).  
  • Profitez de tout, mais en petite quantité et ne vous resservez pas.
  • Limitez toutes les sauces, particulièrement fréquentes lors des fêtes : plats en sauce, sauces qui accompagnent les crustacés, etc.
  • Au repas de fêtes, les glucides sont surtout présents dans les toasts, de surcroît souvent beurrés, qui accompagnent le saumon, les œufs de poisson, le foie gras. Et aussi dans les desserts.
  • Attention, l’autre piège des repas de fêtes est leur longueur, sans parler de la danse qui est certes bénéfique mais à risque d’hypoglycémie. Tenez-en compte !
  • Enfin, si les chocolats sont à éviter en dehors des repas, vous pourrez peut-être vous accorder une bouchée avec le café !
  • Un contrôle de glycémie avant et pendant la fête, peut être bénéfique en permettant un ajustement rapide.

Profitez de cette inhabituelle diversité !


Certains mets préparés pour les fêtes sont riches, tandis que d’autres sont beaucoup moins caloriques. Profitez de cette diversité pour vous faire plaisir tout en tenant compte de votre diabète.

Calories contre glucides



Parmi les quelques aliments les plus souvent proposés lors des fêtes, la tranche de foie gras et la part de bûche glacée sont les plus caloriques, suivies par la douzaine d’huîtres. Viennent ensuite les marrons servis avec la dinde, le saumon fumé et la coupe de champagne. En revanche côté glucides, seuls la bûche glacée et les marrons en apportent de façon conséquente.


Et si vous préparez vous-même le réveillon…



Misez sur les légumes, crudités et les fruits frais. En variant ces aliments, en les mariant et en jouant sur les associations de couleurs, vous pouvez confectionner des amuse-gueules et des accompagnements originaux et très peu caloriques : endives garnies de fromage de chèvre aux herbes, bâtonnets de crudités sauce fromage blanc, brochettes fromage/melon/surimi/tomates cerise, salade de crevettes pamplemousse, mini rouleaux de jambon au fromage frais.
Et pour le dessert, utilisez des polyols !
On retiendra qu’il faut profiter mais avec modération. Idéalement, demandez conseil à votre médecin. Il pourra vous orienter sur les choix les plus judicieux de façon à modifier le moins possible votre traitement habituel.
Quelques idées recettes sur le site de l’Association française des diabétiques : www.afd.asso.fr.

Article publié par Isabelle Eustache le 16/12/2011
Sources : Association française des diabétiques, www.afd.asso.fr, décembre 2011.

    mardi 24 décembre 2013

    DIABÈTE: Quelques séances de Wii Fit pour le contrôler





     30 minutes par jour de pratique de Wii Fit aident les personnes atteintes de diabète de type 2 à mieux contrôler leur glycémie, conclut cette étude allemande. Les conclusions, publiées dans la revue BMC Endocrine Disorder, montrent que la pratique de Wii Fit améliore de manière significative la qualité de vie des patients diabétiques.

    L'objectif principal des chercheurs du West German Centre for Diabetes and Health du Düsseldorf Catholic Hospital était d’évaluer, par essai contrôlé randomisé l’évolution de la glycémie (HbA1c) après 12 semaines de pratique sur Nintendo Wit Fit Plus, un jeu d'exercice physique interactif. Leur étude a porté sur 220 personnes atteintes de diabète de type 2 depuis moins de 5 ans, âgées de 50 à 75 ans, et ayant un IMC >27 kg/m2. Les participants du groupe d'intervention (n=120) ont été équipés d’une console et invités à pratiquer au moins 30 minutes par jour pendant 12 semaines. Les 100 témoins ont poursuivi leur traitement habituel pendant 12 semaines (visites et suivi par un médecin).
    Les chercheurs ont effectué une série de mesures, dont le poids, la pression artérielle et des tests sanguins pour évaluer les taux d'HbA1c et de cholestérol. Les participants ont également renseigné par questionnaire leurs niveaux d'activité physique, de qualité de la vie et leurs éventuels symptômes de dépression.

    Après 12 semaines, les participants ayant utilisé Wii Fit Plus présentent des améliorationssignificatives de la glycémie et une qualité déclarée de vie significativement améliorée, par rapport aux personnes ayant reçu les soins standards :
    ·         Alors qu’il n’y avait pas, au départ de l’étude, de différence significative du taux d'HbA1c entre les différents participants, les patients du groupe Wii Fit Plus ont considérablement amélioré leur taux d'HbA1c après 12 semaines de pratique.
    ·         En revanche, les témoins qui ont reçu les soins standards ont peu amélioré leur glycémie.
    ·         Des améliorations de l'HbA1c ont également été observées chez des patients qui ont commencé par des soins standards puis pratiqué sur Wii Fit Plus.
    ·         Les deux groupes ont déclaré plus d’activité physique mais le groupe Wii Fit Plus, plus.
    ·         La qualité de vie apparaît également significativement améliorée dans le groupe Wii Fit Plus.
    ·         A 12 semaines, les symptômes dépressifs se trouvent réduits dans le groupe Wii Fit Plus et non dans le groupe témoin.
    ·         Les auteurs indiquent que la plupart des participants ont fait l'exercice en famille, ce qui peut être considéré comme un autre bénéfice de l'intervention.

    Des résultats prometteurs, d'autant plus que la console est facile d’utilisation, en particulier en regard des autres formes de traitement du diabète. De plus, le jeu Wii Fit Plus semble parvenir à motiver les patients à améliorer leur activité physique et ses effets se traduisent par une meilleure qualité de vie.
    NB : L’étude a été financée par Novartis Pharmaceuticals



    Une equipe de l'universite de Rouen fait un pas dans la comprehension du syndrome de Cushing

    Date de publication de l'article : 16/12/2013 

    Une équipe de chercheurs de l’Université de Rouen vient de publier un article sur le “syndrome de Cushing“ dans la prestigieuse revue médicale américaine “The New England Journal of Medicine“.
    Ce syndrome se traduit par des symptômes très handicapants : obésité du visage et du tronc, diabète, risque d’ostéoporose… Il résulte d’un excès dans l’organisme d’une hormone, le cortisol, impliqué dans la régulation de nombreux métabolismes.
    L’équipe du Pr Hervé Lefebvre travaille sur ce syndrome au CHU de Rouen (Service d’Endocrinologie, Diabète et Maladies Métaboliques) et dans l’Unité Inserm U982 au sein de l’Institut de Recherche et d’Innovation Biomédicale de l’Université de Rouen.
    L’équipe a identifié un nouveau système de régulation intra-surrénalien impliqué dans l’hypersécrétion de cortisol, rapporte la publication.
    Les retombées pratiques potentielles sont nombreuses pour les patients.
    Les données récentes pourraient notamment conduire à la mise au point d’un test génétique et de nouveaux traitements capables de freiner le système de régulation hormonale.
    Ces traitements pourraient ainsi constituer une alternative efficace à l’ablation chirurgicale des surrénales actuellement recommandée chez les patients atteints de cette maladie, indique-t-on à l’université de Rouen.

    Source : ANI

    MobiDiab, une application mobile gratuite pour suivre son diabète au quotidien

    Issue des activités de veille autour des technologies mobiles menées par l'agence nantaise de Hardis, l'application MobiDiab permet aux patients diabétiques de saisir et suivre quotidiennement leurs données médicales directement sur leur téléphone mobile, puis de les partager avec leur médecin.


    Grenoble, le 18 décembre 2013 – Hardis, société de services, d'édition logicielle métier et d'infogérance, publie MobiDiab, une application mobile gratuite sous Android pour les patients diabétiques. Grâce à cet assistant personnel, ces derniers peuvent saisir et suivre, aux différents moments de la journée, leur taux de glycémie, leurs apports en glucides et les prises de médicaments. Les données sont exportables au format tableur, pour être exploitables par leur médecin traitant.

    Le diabète est une maladie chronique nécessitant un suivi permanent. La plupart du temps, ce sont les patients eux-mêmes qui s’administrent leur traitement. Ils doivent également noter quotidiennement leur niveau de glycémie, au rythme des repas et de l'activité physique, ainsi que leur prise de médicaments, afin que leur médecin traitant soit en mesure d’adapter le traitement.

    Dans le cadre de ses activités de veille autour des technologies mobiles, l'agence nantaise de Hardis a décidé de lancer le projet MobiDiab. Son objectif : remplacer le carnet de suivi papier du diabète par une application mobile. Le projet a été mené avec une approche agile, inspirée des techniques du “lean startup” : plusieurs patients diabétiques ont aidé les équip es Hardis à définir ce qu’ils attendaient d’une telle application, puis ont participé aux tests fonctionnels et de navigation, tout au long du processus de développement.

    La première version de l’application permet une saisie simple et rapide des différentes données : taux de glycémie, apport en glucides, prise de médicaments glycémie. Le patient diabétique peut ainsi consulter l’historique de ses saisies dans le carnet de suivi mobile et accéder à une synthèse quotidienne des taux de glycémie / glucide sous forme de graphique. Les données sont exportables sous forme d’un fichier au format tableur, qui peut être mis à la disposition du médecin traitant par mail ou dans un espace de stockage hébergé dans un cloud privé.

    Hardis compte enrichir progressivement MobiDiab avec de nouveaux modules destinés à accompagner plus en avant le patient dans l’analyse statistique de ses données médicales.

    MobiDiab est téléchargeable gratuitement sur le store Google Play à l’adresse suivante :
    https://play.google.com/store/apps/details?id=fr.hardis.mobidiab
    L'application est compatible avec les smartphones Android, à partir de la version 3 (HoneyComb).

    A propos de Hardis

    Créé en 1984, le Groupe Hardis exerce le double métier d'éditeur de logiciels, et de société de conseil et de services IT qui accompagne ses clients dans la digitalisation de leurs services. Résolument différente, la société construit sa croissance, depuis sa création, sur une approche pragmatique et des valeurs de proximité et d'engagement fort tant auprès de ses clients que de ses collaborateurs : dirigeants fondateurs toujours à la tête de l'entreprise, 25 % des salariés actionnaires, 100 % des équipes en France.
    Hardis intervient dans sept grands domaines : infrastructure et infogérance Cloud, développement et tierce maintenance applicative (TMA), conseil et aide à la MOA, décisionnel, logistique et transport (suite Reflex), outils de développement (Adelia Studio), externalisation de la paie (logiciel Saphyr).
    Dans son rôle d'éditeur, Hardis intègre elle-même ses solutions ou s’appuie sur un réseau de partenaires. Ses consultants maîtrisent les principales méthodologies pour la réalisation de projets informatiques qualitatifs (ITIL, CMMi...).
    En 2012, Hardis a réalisé un chiffre d’affaires de54,7 M€. Le Groupe compte à ce jour plus de 2500 clients et 630 collaborateurs. Basé à Grenoble, Hardis dispose de quatre autres agences à Lyon, Paris, Lille et Nantes.
    www.hardis.fr
    Contact presse :
    Elodie Cassar
    Anjuna
    Tél. : +33 9 64 15 31 27
    elodie.cassar@anjuna.fr
    www.anjuna.fr

    Télécharger le communiqué au format pdf (MobiDiab, une application mobile gratuite pour suivre son diabète au quotidien - 200 Ko)

    dimanche 22 décembre 2013

    ASTRAZENECA : ASTRAZENECA traite son diabète mais ne résoud pas sa crise de croissance - Plus Europe

    Dow Jones Plus

    Helen Thomas,
    THE WALL STREET JOURNAL
    LONDRES (Dow Jones)--Le britannique AstraZeneca (AZN.LN) est manifestement un bec sucré, mais ses concurrents surveillent eux aussi les opportunités qui se présentent sur le marché du diabète.
    Le laboratoire pharmaceutique a annoncé jeudi qu'il allait racheter la participation de l'américain Bristol-Myers Squibb (BMY) dans leur coentreprise spécialisée dans les traitements du diabète, pour un montant pouvant aller jusqu'à 4,3 milliards de dollars en fonction de la réalisation de certains objectifs. L'opération est pertinente, mais Astra augmente ainsi son exposition à un segment férocement concurrentiel.
    Le groupe britannique n'avait pas vraiment le choix. Bristol souhaite réduire ses investissements dans le diabète pour se concentrer sur des domaines comme l'oncologie, le VIH et les maladies inflammatoires, alors qu'AstraZeneca a placé son activité antidiabétique au coeur de sa stratégie de retour à la croissance, toujours entravée par des expirations de brevets. De fait, les patients qui prennent les médicaments anticholestérol du groupe sont susceptibles d'avoir besoin de traitements contre le diabète.
    Dépréciation de 1,7 milliard de dollars
    Ce marché croît rapidement, mais il devient également plus concurrentiel. S'il n'existait en 2010 qu'une poignée de traitements contre le diabète de type 2, ils devraient être plus d'une vingtaine en 2014, indique Société Générale. Et les types de traitement disponibles avant que les patients aient besoin d'insuline se multiplient, avec une gamme allant des médicaments à prise orale, comme l'Onglyza d'AstraZeneca aux injections, comme son Bydureon.
    Le portefeuille d'AstraZeneca couvre l'ensemble de ces catégories, mais il est inquiétant de voir que le groupe a dû passer jeudi une charge de dépréciation de 1,7 milliard de dollars à cause des ventes décevantes du Bydureon, qui pourrait pâtir de la concurrence du Victoza, produit par le laboratoire danois Novo Nordisk (NOVO-B.KO). Les deux médicaments risquent à leur tour d'être pénalisés à compter de 2015 par la concurrence du traitement à prise hebdomadaire de l'américain Eli Lilly (LLY).
    Prix raisonnable
    Astra n'a pas fait beaucoup d'efforts pour justifier le prix payé. Le britannique a refusé de donner des précisions sur les éventuelles économies liées à l'opération; et celle-ci n'aura aucun effet relutif l'an prochain.
    Le montant de 2,7 milliards de dollars déboursé pour acquérir la participation de son partenaire dans la coentreprise semble néanmoins raisonnable, même si les actifs de la joint-venture ne sont pas rentables. En ajoutant 1,6 milliard de dollars de versements liés au franchissement d'étapes clés, le prix atteint environ cinq fois le chiffre d'affaires de cette année.
    Ce renforcement dans le segment du diabète ne peut qu'aider la croissance d'AstraZeneca, mais ses ventes devraient néanmoins continuer à reculer au cours des quatre prochaines années, estime Sanford C. Bernstein. Ce traitement renforcé ne suffira sans doute pas aux actionnaires d'AstraZeneca pour faire le plein d'énergie.
    -Helen Thomas, The Wall Street Journal
    (Version française Emilie Palvadeau)
    Dow Jones Newswires

    Dépister pour pouvoir soigner à Notre-Dame-de-Gravenchon

    Publié le 21/12/2013 à 08H00

    En partenariat avec La Fédération française des diabétiques et l’Assurance maladie, la Croix-Rouge 

    Trente personnes sont venues se faire dépister

    française a organisé lundi une demi-journée de dépistage du diabète, avec échanges et informations par un professionnel de santé et remise de documentations sur la maladie.
    Une trentaine de personnes ont participé à ce dépistage instauré par le projet Sophia de l’Assurance maladie. Projet qui consiste à mettre en place des réseaux pour accompagner les malades chroniques et en premier le diabète.
    En effet, il est important de se faire diagnostiquer surtout si l’on a des diabétiques dans sa famille, ou si on a tendance à prendre du ventre.
    Pendant la grossesse, certaines femmes ont du diabète de façon transitoire, un diabète qui prend fin après l’accouchement. Malgré tout elles doivent surveiller ce taux après la grossesse afin d’être sûre de ne pas rechuter.
    Si le diabète n’est pas soigné, il va abîmer les vaisseaux sanguins dans différents organes, comme les yeux, des dégâts qui peuvent conduire à la cécité, à une insuffisance rénale ou à une amputation. L’idéal est de faire un dépistage tous les ans, trop de personnes sont diabétiques sans le savoir...
    Une prochaine matinée de dépistage aura lieu lundi 23 décembre de 8 h à 12 h au centre de soins infirmiers, situé 1, rue Emile-Zola.

    http://www.paris-normandie.fr/article/notre-dame-de-gravenchon/depister-pour-pouvoir-soigner-a-notre-dame-de-gravenchon

    OBÉSITÉ: Amlexanox, le prochain médicament brûleur de graisses ?

    Actualité publiée hier
    eLife et Nature Medicine
                    
    Briser le cycle de l'obésité, de l'inflammation associée et de ses comorbidités, c’est l’un des champs prioritaires de la recherche, et celui de cette étude de l'Université du Michigan.
            
    Ces chercheurs, en décryptant le processus métabolique de l'obésité, apportent ici la preuve supplémentaire, sur la souris, que le candidat-médicament Amlexanox, sur lequel débutent bientôt des essais cliniques chez l'Homme, pourrait stopper le cercle vicieux de l'obésité, du diabète de type 2 et de la stéatose hépatique.

    Alan Saltiel explique ici sur la souris, comment, en situation d’obésité, les cellules graisseuses cessent de répondre aux hormones catécholamines qui déclenchent la dépense d'énergie mais comment, lorsque traitées par Amlexanox, ces cellules retrouvent leur sensibilité aux catécholamines et se mettent à brûler l'énergie excédentaire pour retrouver leur taille normale. L'obésité conduit à l'inflammation chronique dans le foie et le tissu adipeux et cette inflammation pourrait explique l’association entre l’obésité et le diabète via la voie de signalisation « NFkB » dont le rôle a déjà été suggéré dans m’obésité mais aussi dans la régulation de toute une série de processus cellulaires. L'activation de NFkB va augmenter l’expression de 2 gènes, IKKε et TBK1, ce qui réduit la capacité de certains récepteurs dans les cellules graisseuses répondre aux catécholamines. Des niveaux élevés de IKKε et TBK1 vont également diminuer ceux d’une protéine, AMPc, qui favorise la combustion des graisses.

    Amlexanox agit sur les niveaux de ces 2 enzymes et permet de restaurer la sensibilité aux catécholamines, ce qui permet aux cellules de graisse de brûler de l'énergie. Différentes formulations d’Amlexanox sont déjà autorisées pour traiter l'asthme et les aphtes. Un essai clinique contrôlé par placebo est déjà programmé, dès janvier 2014, pour évaluer l’efficacité d’Amlexanox comme traitement de l'obésité et du diabète chez l’Homme.

    Sources: eLife (à paraître) et via Eurekalert (AAAS) Breaking the cycle of obesity, inflammation and disease
    Lire aussi:




    Diabète de type 2, hypoglycémie et grand âge

     
    Une nouvelle étude parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) insiste sur la nécessité d'adapter le traitement des personnes âgées au regard du risque d'hypoglycémie.
    test glycémie diabète
    L'hypoglycémie est un sujet de préoccupation chez les sujets âgées porteurs d'un diabète de type 2
    Menée par Elbert Huang de l'université de Chicago (Illinois, Etats-Unis) et ses collègues, la Diabetes and Aging Study collecte les données d'une cohorte de 72 310 diabétiques de type 2 d'au moins 60 ans suivis de début 2004 à fin 2010. Les résultats indiquent que l'âge du patient et l'ancienneté du diabète sont des facteurs prédictifs indépendants des taux de morbidité et de mortalité. Leur interaction est significative pour le risque d'insuffisance rénale, de rétinopathie, d'amputation des membres inférieurs, d'accident vasculaire cérébral (AVC), d'infarctus du myocarde et de mortalité. En revanche, elle ne l'est pas pour le risque d'hypoglycémie aiguë (ayant entraîné une hospitalisation ou une prise en charge dans un service d'urgences).

    Plus le diabète est ancien, plus les complications sont fréquentes

    Pour un groupe d'âge donné, le taux de complications s'élève avec l'ancienneté du diabète, mais c'est plus particulièrement vrai pour le taux d'hypoglycémie aiguë et de complications microvasculaires. Chez les patients âgés de 70 à 79 ans mais atteints depuis moins de 10 ans d'un diabète de type 2, les complications liées au diabète de type 2 et à sa prise en charge sont, par ordre de fréquence décroissant: les maladies coronaires, l'hypoglycémie, l'insuffisance rénale, l'amputation des membres inférieurs et l'hyperglycémie aiguë (ayant entraîné une hospitalisation), dans cette étude. Les taux d'incidence, exprimés pour 1 000 patients-années, sont respectivement les suivants : 11,47, 5,03, 2,60, 1,28 et 0,82.
    Chez des patients de même âge mais dont le diabète est plus ancien (au moins 10 ans), l'ordre des complications est le même mais avec des taux d'incidence respectifs, toujours exprimés pour 1 000 patients-année, nettement plus élevés: 18,98, 15,88, 7,64, 4,26 et 1,76.

    Pour une ancienneté donnée de diabète, les taux d'hypoglycémie, de complications cardiovasculaires et la mortalité augmentent progressivement avec l'âge, le taux de complications microvasculaires restant quant à lui stable ou, même, diminuant.
    L'analyse de sous-groupes menée chez des patients ne présentant aucun antécédent de complications montre un taux de complications moins élevé que dans la population générale de l'étude mais avec les mêmes tendances au regard de l'âge et de l'ancienneté du diabète.
    Ces résultats corroborent ceux de GERODIAB (une étude prospective observationnelle française menée chez des diabétiques de type 2 d'au moins 70 ans), commente le Pr Jean Doucet, diabétologue au CHU de Rouen et investigateur principal de l'étude, interrogé par l'APM.
    La fréquence des antécédents d'hypoglycémies dans l'année précédente est globalement plus faible dans l'étude américaine (0,2% à 1,9% selon les tranches d'âge) que dans GERODIAB "mais c'est parce qu'ils ne considèrent que les hypoglycémies ayant nécessité une hospitalisation, ce qui est la partie émergée de l'iceberg". En outre, la moyenne d'âge dans l'étude française est plus élevée (77 ans contre 71 ans).
    Dans GERODIAB, 33% des patients avaient présenté une hypoglycémie dans les six mois précédents et 3,3% une hypoglycémie sévère (ayant nécessité l'intervention d'un tiers).
    L'hypoglycémie, un effet iatrogène qui pourrait devenir prépondérant.

    Dans l'ensemble de la cohorte, les complications non fatales les plus fréquentes étaient les maladies cardiovasculaires, suivies par les rétinopathies et les hypoglycémies aiguës.
    L'analyse par âge et durée du diabète a permis cependant de mieux mesurer l'importance de l'hypoglycémie aiguë dans cette population.
    Pour les patients diabétiques depuis au moins 10 ans, elle est la quatrième complication la plus fréquente après les maladies coronaires, l'insuffisance cardiaque et les maladies cérébrovasculaires chez les 60-69 ans et la troisième complication la plus fréquente après l'insuffisance cardiaque et les maladies coronaires chez les plus de 70 ans.
    Au vu des récents progrès obtenus sur la survie avec diabète, l'hypoglycémie pourrait ainsi émerger comme la complication non fatale dominante des patients les plus âgés, craignent les auteurs américains. S'agissant d'un effet indésirable du traitement, son émergence comme "complication dominante" interroge sérieusement sur les limites acceptables de la iatrogénie, commentent-ils.
    Pour le Pr Doucet, il faut effectivement savoir s'arrêter (dans l'intensification du traitement, NDLR) mais il ne faut pas non plus ne voir que les hypoglycémies, d'autant que, dans cette étude, elles étaient prévisibles. Le spécialiste souligne en effet l'important nombre de patients dont le taux d'hémoglobine glyquée était bas : 11,4% des personnes d'au moins 80 ans et diabétiques depuis au moins 10 ans présentaient un taux d'hémoglobine glyquée inférieur ou égal à 5,9%.
    Ces données viennent confirmer les recommandations de l'European Association for the Study of Diabetes (EASD), de la Haute autorité de santé (HAS) et de l'American Diabetes Association (ADA) selon lesquelles il ne faut pas sous-estimer les risques et les conséquences de l'hypoglycémie avec l'avancée en âge et la durée d'évolution du diabète, poursuit le spécialiste.
    En revanche, il faut de la pondération, insiste-t-il. L'hypoglycémie est un sujet de préoccupation, mais surtout chez les sujets les plus âgés de cette étude. Chez un homme de 65 ans ayant 10 ans d'évolution de diabète, il ne faut pas que cela soit un frein à l'intensification car il reste d'autres troubles graves à prévenir, estime le spécialiste.

    • JAMA, édition en ligne du 9 décembre 2013 « Rates of Complications and Mortality in Older Patients With Diabetes Mellitus », The Diabetes and Aging Study

    samedi 21 décembre 2013

    Diabète au Sénégal

    Sur les 400 000 diabétiques, seuls 60 000 cas officiellement diagnostiqués au centre Marc Sankalé de l’hôpital AbassNdao de Dakar


    Diabète au Sénégal : Sur les 400 000 diabétiques, seuls 60 000 cas officiellement diagnostiqués au centre Marc Sankalé de l’hôpital AbassNdao de Dakar

    La prise en charge effective des 400.000 diabétiques que compte le Sénégal est une préoccupation pour le ministère de la Santé et l’Association sénégalaise de soutien aux diabétiques (Assad). En effet, sur les 400 000 diabétiques, plus de 300.000, soit les 80 %, ne sont pas suivis médicalement. L’information a été donnée par le directeur du centre de diabétologie Marc Sankaléde l’hôpital AbassNdao de Dakar, le professeur Saïd NourouDiop, qui est lui-même un spécialistedu diabète. Conscient de cette situation grave de dangers pour les malades qui ne sont pas suivis, le président de l’Association sénégalaise de soutien aux diabétiques (Assad), notre confrère Baye Omar Guèye, invite les autorités sanitaires à protéger les populations contre les dangers inhérents à la consommation de certaines denrées alimentaires. En effet, soutient-il avec force, « la démocratie, ce n’est pas seulement la politique, elle doit aussi être sanitaire, économique et sociale pour permettre aux populations d’accéder aux soins ». 
    Le diabète est une maladie chronique qui apparaît lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline ou que l’organisme n’utilise pas correctement l’insuline qu’il produit. L’insuline est une hormone qui régule la concentration de sucre dans le sang. L’hyperglycémie, ou concentration sanguine élevée de sucre, est un effet fréquente dans le sang du diabète non contrôlé qui conduit avec le temps à des atteintes graves de nombreux systèmes organiques et plus particulièrement des nerfs et des vaisseaux sanguins. Près de 347 millions de personnes sont diabétiques à travers le monde. En 2004, on estimait à 3,4 millions le nombre de personnes décédées des conséquences d’une glycémie élevée à jeun. En 2010, le nombre de décès a été du même ordre et plus de 80% des décès par diabète se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. 

    En Afrique francophone, le Sénégal fait, certes, figure de pionnier dans la lutte contre cette pathologie. Mais les statistiques, d’après le professeur Saïd NourouDiop, directeur du célèbre centre Marc Sankalé créé en 1965, spécialisé dans le traitement du diabète à l’hôpital AbassNdao de Dakar, font état de 350.000 à 400.000 diabétiques diagnostiqués. La plupart d’entre eux ignorent qu’ils sont porteurs de la maladie. A l’heure actuelle, le centre Marc Sankalé, comme l’indique le directeur du centre, Professeur Saïd NourouDiop, a diagnostiqué officiellement 60 000 cas de diabète soit 10% seulement de la population diabétique. Une situation de la maladie qui corrobore les données de la Fédération internationale du diabète et celles de l’Organisation mondiale de la santé qui estiment que, dans les pays comme le Sénégal, 80% des diabétiques ne sont pas suivis dans les structures sanitaires du pays. Ce sont donc autant de malades qui souffrent en silence dans des conditions de laissés-pour-compte. 

    Selon le professeur Diop, une insuffisante sensibilisation serait à l’origine de cette situation, les populations n’étant pas au courant des méfaits de cette maladie et des conditions dans lesquelles elle peut apparaître. « Il est important de continuer à sensibiliser les populations pour qu’elles aillent se faire dépister en faisant attention aux termes du bon Sénégalais qui dit : ‘’Je préfère ne pas savoir, parce que quand tu vas voir un médecin, il te découvre toujours quelque chose’’. Pourtant, il vaut mieux découvrir le diabète tôt et le prendre en charge correctement avant que les complications ne surviennent », a-t-il expliqué. Et encore si une sensibilisation continue n’est pas mise en œuvre pour informer les populations des risques encourus, « il y aura encore beaucoup de cas » déjà estimés par l’Organisation mondiale de la santé (Oms) à 552 millions de diabétiques dans le monde d’ici 2030 dont 75% des cas vivront dans les pays à faible revenus comme le Sénégal. Il s’agit, pour le diabétologue, de non seulement mettre les moyens — « ce n’est pas beaucoup d’argent » —, mais aussi parler avec les populations pour qu’elles prennent les dispositions nécessaires pour éviter la maladie. L’Oms, justement, incite encore et encore les pays à organiser des activités de sensibilisation. 

    Le diabète, comme le définit cette organisation, est une maladie qui résulte de facteurs génétiques héréditaires et de choix de mode de vie, et qui survient lorsque le corps ne produit pas suffisamment d’insuline ou n’absorbe plus le sucre dans le sang. En général, cette maladie nécessite un traitement de longue durée. Elle peut avoir des complications graves pour la santé, comme un arrêt cardiaque, et s’avérer coûteuse. La maladie peut être source de complications liées aux pathologies du cœur, des reins ou des pieds. Parlant justement de complications, le pied diabétique occasionne, le plus souvent, une amputation contraignant ainsi le diabétique à vivre avec un handicap. Ce n’est plus un secret de polichinelle. Le diabétique est, en effet, susceptible de développer une lésion imputable à cette pathologie au niveau du pied qui transcende l’âge, le sexe, le type du diabète ainsi que les spécialités médicales et chirurgicales. Cette entité est constituée de trois composantes (vasculaire, neurologique, infectieuse). Ainsi une prise en charge efficace de cette pathologie est très coûteuse car elle impose un plateau technique permettant de réaliser rapidement des explorations vasculaires et neurologiques ainsi qu’une concertation multidisciplinaire impliquant plusieurs spécialités (diabétologues, cardiologues, chirurgiens vasculaires, orthopédistes, radiologues…). Les complications du diabète, comme le laisse entendre le chirurgien Mohamed Lamine Diao de l’hôpital de Saint Louis, engagent de manière générale le « pronostic vital ». Néanmoins, des facteurs de risque podologiques ont été identifiés. Ces facteurs concernent la présence de neuropathie, d’artériopathie, de déformation du pied et d’antécédents d’ulcération et/ou d’amputation. Devant l’apparition de ces éléments, le patient doit tout de suite bénéficier d’une action de prévention et d’une surveillance rapprochée car l’objectif est d’éviter la survenue d’une plaie qui constitue le « primummovens » ou « première impulsion » du pied diabétique. 

    Il s’agit ainsi de voir comment les cardiologues, néphrologues, dentistes et neurologues peuvent travailler en synergie pour prévenir de nouveaux cas. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, qui a fait de la maladie une priorité, vient de réceptionner un don de glucomètres et bandelettes offert par la société Carrefour Médical du Sénégal et son partenaire Nipro Europe. Des moyens de diagnostic rapide qui, selon le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Action sociale, M. Moussa Mbaye, constituent une belle façon de contribuer à la lutte contre le diabète, dans la mesure où une bonne partie de ce don de 15 millions de francs Cfa reviendra à l’Association sénégalaise de soutien et d’assistance aux diabétiques (Assad) dirigée par notre confrère de la radio Sud Fm, Baye Omar Guèye, et leur permettra de surveiller régulièrement leur taux de sucre. N’empêche, la prise en charge du pied diabétique est une préoccupation majeure pour les praticiens et pour les malades. 

    Pour cela, les chirurgiens mettent l’accent sur la prévention de ce pied diabétique qui passe par deux étapes, la première étant le dépistage des « pieds à risque » puis la prévention proprement dite. Cette dernière permet de réduire le coût onéreux d’un traitement curatif et, par la même, diminue de manière drastique le taux des amputations chez le diabétique. Elle est donc un atout majeur dans la lutte contre le pied diabétique. Pour cela, comme chaque année, le maître mot reste, selon le directeur du centre Marc Sankalé de l’hôpital AbassNdao de Dakar, la prévention, à travers la sensibilisation, surtout que le diabète est une maladie qui n’était pas très connue en Afrique il y a une cinquantaine d’années. Pour ce qui est des actions de prévention, le chirurgien de Saint Louis les résume ainsi. « Il y a d’abord une éducation du patient à travers l’auto-examen des pieds et une prise de conscience des facteurs de risque. Le personnel de santé aussi doit être ciblé par une formation médicale continue. Il y a ensuite les soins de pédicure –surtout ne pas couper les ongles à ras — et l’appareillage orthopédique voire chirurgical pour pallier aux déformations du pied, éviter ainsi les « faux appuis » et enfin la re-perméabilisation vasculaire pour l’obtention d’un flux circulatoire correct et l’équilibre de la glycémie ». 

    Le diabète constitue un véritable problème de santé publique, surtout dans la région de Saint-Louis où sa prévalence, d’après les estimations du chirurgien, le docteur Mohamed Diao de l’hôpital de Saint Louis, a atteint le taux record de 10,4%. Les changements alimentaires opérés ces dernières années semblent en grande partie responsables de ce fort taux de diabétiques enregistré dans cette région de Saint Louis. Aujourd’hui, en effet, les Sénégalais mangent gras, sucré et salé. Pour le secrétaire général de l’Association sénégalaise de soutien aux diabétiques (Assad), Baye Omar Guèye, il y a « un réel problème de contrôle et de surveillance des aliments consommés par les populations ». Par conséquent, il invite les autorités sanitaires à protéger les populations contre les dangers inhérents à la consommation de certaines denrées alimentaires, évoquant au passage la prise en charge des diabétiques dans des hôpitaux « confrontés à un problème de soins adéquats pour les complications diabétiques ». « La démocratie, ce n’est pas seulement la politique, elle doit être aussi sanitaire, économique et sociale pour permettre aux populations d’accéder aux soins », a-t-il plaidé. 

    En tout cas, si rien n’est fait pour changer les régimes alimentaires et enrayer l’épidémie mondiale de diabète, une personne sur dix, d’après les estimations de la Fédération internationale du diabète, pourrait souffrir de la maladie d’ici à 2030. 

    Maïmouna Faye 
    LE TEMOIN N°1147 - HEBDOMADAIRE SENEGALAIS / DECEMBRE 2013
     

    Diabète : marcher 2 000 pas de plus par jour contre les maladies cardiovasculaires

    Les personnes à risque de diabète de type 2 peuvent se protéger des maladies cardiovasculaire en marchant 2 000 pas de plus par jour, selon une étude publiée dans The Lancet.






    Diabète : marcher 2 000 pas de plus par jour contre les maladies cardiovasculaires

    La marche protège le cœur, encore plus qu’on a un risque accru de diabète. Les personnes qui souffrent d’intolérance au glucose, un signe précurseur du diabète de type 2, peuvent réduire de 8 % leur risque cardiovasculaire en marchant plus.
    Le Dr Thomas Yates de l’université de Leicester recommande de faire 2 000 pas en plus chaque jour, soit environ 20 minutes de marche à un rythme modéré afin d’éloigner le risque de développer des maladies cardiovasculaires.
    En France, les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité chez les femmes et chez les plus de 65 ans en France. Elles causent 400 décès par jour dans l’Hexagone.
    Si on ne peut pas maîtriser tous les facteurs associés à cette pathologie, certains gestes peuvent contribuer à prévenir les risques.
    Le Dr Yates est le premier à signer une étude qui quantifie l’activité physique à réaliser pour réduire les risques cardiovasculaires. Dans la revue médicale The Lancet il confirme : « Plusieurs études ont suggéré que l’activité physique est bénéfique pour la santé chez les personnes souffrant d’intolérance au glucose. Mais c’est la première étude à mesurer l’ampleur de l’effort à réaliser”.
    Le chercheur a compilé les données collectées auprès de 9 306 adultes issus de 40 pays et qui devaient modifier leur hygiène de vie de façon à augmenter l’activité physique et à perdre du poids. Les résultats ont souligné que les personnes qui faisaient 2000 pas de plus chaque jour abaissaient leur risque de maladies cardiovasculaires de 8%. Et pour 4 000 pas en plus chaque jour, le risque diminuait encore plus (de 16%).