mercredi 26 mars 2014

Sante : Du sommeil contre le diabete et le surpoids

Au lieu de médicaments, les médecins devraient plutôt prescrire une bonne dose de sommeil contre les troubles du métabolisme tels que le diabète et le surpoids.




C'est la recommandation formulée par des médecins suisses et allemands dans la revue britannique «Lancet Diabetes & Endocrinology». Les indices s'accumulent montrant que ces maladies sont en lien avec un sommeil insuffisant ou perturbé, écrivent les chercheurs, parmi lesquels Bernd Schultes, du eSwiss Medical & Surgical Center à St-Gall. Des études récentes ont montré que la perte de sommeil a une influence directe sur la capacité du corps à assimiler les sucres, à réguler la prise de nourriture et à maintenir l'équilibre énergétique.
Or le travail en équipe, la société de 24 heures et la généralisation des tablettes et jeux sur ordinateurs, notamment, ont conduit ces dernières années à une perte de la qualité du sommeil, avec à la clé une hausse de ce type de pathologies et des décès prématurés.
Des études sont en cours afin de vérifier si une amélioration et une augmentation du sommeil sont à même de prévenir le syndrome métabolique, voire à renverser la tendance. Selon les scientifiques toutefois, les données actuelles suffisent à recommander aux médecins de chercher suffisamment tôt à motiver les patients concernés à mieux dormir.
http://www.20min.ch/ro/news/science/story/Du-sommeil-contre-le-diabete-et-le-surpoids-17597525

Trop cuire les aliments accélère le vieillissement

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Selon les chercheurs, il est préférable de cuire à basse température (moins de 120 °C), à l'eau, à la vapeur ou au micro-onde.
Selon les chercheurs, il est préférable de cuire à basse température (moins de 120 °C), à l'eau, à la vapeur ou au micro-onde. (ALEX WILSON / PHOTODISC / AFP)
Frites, pain grillé, biscuits... L'Académie nationale de pharmacie (PDF) a mis en garde, jeudi 20 mars, contre une série d'aliments qui, lorsqu'ils sont cuits trop brutalement ou à trop forte température, pourraient accélérer le vieillissement. "Il s'agit surtout d'aliments issus de la friture de la pomme de terre comme des frites ou des chips et de céréales grillées ainsi que du café", explique le professeur Eric Boulanger, spécialiste de la biologie du vieillissement à l'université Lille 2.
Le scientifique travaille sur les produits de glycation avancée, appelés AGE. Ils peuvent se former spontanément dans les organismes vivants mais également lors de la préparation d'aliments à partir des sucres et des protéines, sous l'effet de la chaleur. Pour éviter leur formation, il suffit, selon le professeur, de cuire à basse température (moins de 120 °C) et de privilégier la cuisson à l'eau, à la vapeur ou au micro-onde par rapport aux grillades et autres rôtissages.

Des artères trop rigides

Selon l'Académie nationale de pharmacie, l'étude des AGE depuis une trentaine d'années "a démontré qu'ils avaient un effet délétère en s'accumulant dans l'organisme, notamment dans le diabète, l'insuffisance rénale et lors du vieillissement".Eric Boulanger pointe notamment du doigt le lien entre les produits de glycation avancée et vieillissement par une plus grande rigidité des artères, qui se traduit par de l'hypertension.
Le chercheur rappelle qu'une récente étude américaine effectuée tant chez l'homme que chez l'animal a montré que les AGE pouvaient également provoquer des troubles prématurés de la mémoire et des modifications cérébrales similaires à celles trouvées dans la maladie d'Alzheimer.

Ne pas laisser surchauffer

Ces effets restent encore largement méconnus du grand public, a reconnu le professeur Jean-Pierre Foucher, président de l'Académie, qui a décidé de publier des recommandations sur le sujet. Les particuliers sont ainsi invités à surveiller l'huile de friture ou de cuisson "pour ne pas la laisser surchauffer", éviter de "faire dorer à l'excès"les produits et ne pas consommer les zones les plus brunies lors de la cuisson.
L'Académie recommande aussi à l'industrie alimentaire de favoriser "les cuissons douces en évitant les surchauffes et la carbonisation". Les zones brunies contiennent en effet de l'acrylamide, un produit de glycation alimentaire découvert en 2002 par des chercheurs suédois, potentiellement cancérigène et neurotoxique, selon des études faites sur des cellules et sur des animaux.
http://www.francetvinfo.fr/sante/trop-cuire-les-aliments-accelere-le-vieillissement_557733.html

dimanche 23 mars 2014

Diabète : la natation plus efficace pour faire baisser la glycémie



Les diabétiques de type 2 devraient privilégier les sports aquatiques pour contrôler leur taux de sucre dans le sang.



Les diabétiques de type 2 le savent, le sport joue un rôle essentiel dans le traitement de leur pathologie. Mais certaines activités physiques seraient plus efficaces que d’autres pour réduire le taux de sucre dans le sang. Parmi elles : la natation. "En pratiquant 150 minutes d’activité physique dans l’eau toutes les semaines, les diabétiques voient leur glycémiediminuer significativement", déclarent les auteurs de l’étude menée par la Société Francophone du Diabète.
Les chercheurs ont demandé à près d’une centaine de patients de se soumettre à trois épreuves sportives : natation donc, mais également marche à pied et gymnastique. Tous étaient déjà des sportifs récurrents. Ils ont dû mesurer leur glycémie avant et après leur séance physique.
Résultats ? Si toutes les disciplines entrainaient une baisse du taux de sucre dans le sang, la natation obtenait les résultats les plus significatifs, avec une diminution de la glycémie de 0,59g/l. La marche à pied permettait de la réduire de 0,46g/l et la gymnastique de 0,31g/l. Pour les scientifiques, l’endurance que demande la nage ainsi que la résistance de l’eau expliqueraient ses résultats.
Ils alertent toutefois sur le caractère intense que demande l’activité aquatique : "Au total, sur les 1 379 séances de sport, 39 épisodes d’hypoglycémie ont été relevés, contre 7 pour la marche et 3 après des séances de gymnastique." Ils conseillent donc aux diabétiques de plus de 50 ans ou atteints depuis 20 ans de consulter un médecin avant de reprendre une activité physique.

Publié par Sarah Frise, rédactrice santé le Mercredi 19 Mars 2014 à 17h27
http://www.medisite.fr/a-la-une-diabete-la-natation-plus-efficace-pour-faire-baisser-la-glycemie.573843.2035.html




«L'insuffisance rénale devient un fléau national»

Cheikh Tidiane MBENGUE | 21/03/2014 | 07H59 GMT

LE PROFESSEUR ABDOU NIANG NEPHROLOGUE


La Journée mondiale de lutte contre l'insuffisance rénale a été l'occasion pour les néphrologues et autres spécialistes de l'hypertension et du diabète, de monter au créneau pour alerter les sénégalais sur  ce mal insidieux qui fait planer  une grande menace sur la santé de 25% de la population. Le plus inquiétant c'est que les victimes ne viennent vers les hôpitaux que lorsqu'elles atteignent la phase ultime. Et le manque de sensibilisation favorise l'expansion de cette pandémie qui n'a pas encore dévoilé sa véritable ampleur. Aussi, en plus du déficit d'appareillages pour la prise en charge en hémodialyse, le Sénégal tarde à autoriser l'unique alternative pour la guérison qu'est la transplantation d'organe. Le professeur  Abdou Niang, un des spécialistes de la pathologie en service au Chu de l'Hôpital A Le Dantec, a donné toutes les caractéristiques de cette maladie qui fait des ravages au sein de la population.  
 
2 millions  de sénégalais en sursis
 
Devenue un véritable problème de santé publique, l’insuffisance rénale chronique qui fait pourtant partie des maladies non transmissibles, représente de nos jours une véritable pandémie. La moyenne de prévalence mondiale  se situant entre 5 et 10 % de la population, on peut estimer que pour le Sénégal  1, 5 million de personnes en souffrent dont la majorité écrasante ignore son statut à cause de l’absence de symptômes irréfutables.  C’est en résumé ce que le Pr Abdou Niang néphrologue au Chu Le Dantec a renseigné pour alerter vivement les pouvoirs publics et les populations sur ce danger qui prend de plus en plus de l’ampleur.

Saisissant la Journée mondiale consacrée à cette maladie, il a averti que ce n’est qu’au moment où elle atteint un stade très avancé que le besoin en dialyse s’impose et que les spécialistes se rendent  compte de sa gravité. C’est d’ailleurs face à ce retard dans la prise en charge de cette maladie qu’il invite les autorités sanitaires à une meilleure sensibilisation des populations. Le Pr Abdou Niang de déplorer surtout le déficit en communication et le manque de sensibilisation de la part des professionnels et des autorités sanitaires. « Pourtant, fait –t-il observer, si ce travail était fait comme il le faut, dans quelques années la tendance sera inversée dans notre pays ».
 
Mais la situation actuelle reste inquiétante, selon ce spécialiste, qui regrette que les malades continuent d’être évacués généralement en phase terminale et que la dialyse ou la greffe rénale constituent les seuls recours. En conséquence, souligne-t-il, le pronostic des malades en phase terminale est très critique. Car le malade qui a atteint cette phase et qui n’est pas dialysé est condamné à mourir dans les  trois mois. Le spécialiste d’ajouter que le  Sénégal est confronté à un véritable déficit de structures de dialyse et peine à traiter 500 malades alors que la Tunisie, par exemple, avec ses 13 millions d’habitants, est à même de faire 10 OOO interventions. De quoi se faire une idée de l’avenir immédiat des malades condamnés à terme. 
 
Hypertendus et diabétiques
 
Parmi les candidats potentiels de ces maladies rénales, le néphrologue prévient les diabétiques tout comme les hypertendus qui sont les plus exposés au risque. Dès lors, explique le Professeur Niang,  les études ont démontré que la prévalence des hypertendus  sénégalais a atteint 25 % de la population. Cela peut vouloir dire que plus de 2 millions 500 citoyens souffrent de  la première cause de  l’insuffisance rénale. D’autres études ont également démontré, selon toujours le Professeur Niang, que les diabétiques qui représentent 10 % de la population comptent également parmi les personnes à risque. Pour une population estimée à 13 millions d’habitants, ce n’est donc pas moins de 2 millions de diabétiques qui sont exposés au fléau.
 
Prévention et  dépistage
 
Le Professeur Niang invite également les autorités à s’appesantir sur la prévention pour éviter aux malades d’attendre le dernier moment pour aller vers une machine. Ce qui  n’est, en définitive, que perdre le combat d’avance. « Il faudrait éduquer la population pour que tous les malades qui ne le savent pas et qui présentent une maladie rénale chronique soient dépistés ». Le professeur de préconiser que  tous ceux qui sont dépistés soient suivis dans le cadre d’un programme de prise en charge  pour qu’ils n’arrivent pas au stade ultime ».

Pour lui, tout  doit commencer par la surveillance de la pression artérielle et le taux de sucre tout en évitant de consommer trop de sel, de sucre et de graisses. Il s’agit aussi d’éviter la consommation de certains  produits traditionnels qui font des ravages dans ce pays. Sur cette question, le Professeur a bien sûr accusé l’inaccessibilité des soins de la médecine moderne et le recours massif à  la médecine traditionnelle qui fait souvent des dégâts contre le rein. Autre recommandation préventive du Professeur : bien manger et sainement, éviter de fumer et  faire de l’activité sportive. Aux  personnes âgées, il conseille  de boire  1 litre et demi à deux litres d’eau par jour surtout pour  les sujets  à risque notamment les hypertendus et les diabétiques.  Un bon suivi médical avec une prise régulière de médicaments peut faire  éviter l’insuffisance rénale.
 
La transplantation rénale
 
A propos  du traitement, le Professeur de préciser d’abord que la personne dotée de deux reins peut toutefois survivre  normalement avec un seul rein. En d’autres termes, fait-t-il noter, s’il y a une maladie rénale qui s’attaque à une personne, elle peut détruire à la longue tous les  deux reins.  Mais pour sauver le malade, son frère ou proche parent peut lui en donner un. Mais au delà des liens de parenté, il s’agit tout seulement d’un problème de compatibilité. Ainsi, la dialyse n’étant qu’un traitement symptomatique, alors  que la greffe  constitue une alternative qui peut rétablir le patient et lui faire reprendre son travail, de vivre comme tout le monde avec une bonne qualité  de vie. Cette solution est du reste moins chère pour l’Etat  qui paie actuellement la dialyse à des malades en sursis. Ainsi il faut en moyenne 9 millions par personne et par an pour prendre en charge le dialysé. Or pour la greffe l’Etat ne va dépenser qu’1 million pour chaque malade. Ce qui serait, selon lui, une économie à l’échelle nationale sans compter le rétablissement du malade.
 
Le vide législatif  
 
L’obstacle majeur à la greffe d’organe reste le législateur qui ne s’est pas prononcé sur la question. Selon toujours le néphrologue du Chu le Dantec, sans cette loi  pour faire de la greffe rénale, le  Sénégal ne peut bénéficier de l’appui des organisations au plan international. Une lacune donc à combler rapidement. Car à en croire le Professeur Niang,  les propositions de textes sont déjà élaborées et soumises aux autorités. On attend donc impatiemment que cette loi soit adoptée à l’assemblée nationale et promulguée par le Chef de l’Etat. Le néphrologue de faire savoir que 9 sénégalais ont pu bénéficier de cette pratique médicale.  Ils ont tous été transplantés à l’étranger dont  4 en Inde,  3 en France, 1 en Tunisie et 1 autre en Belgique. Ces malades, selon toujours le Pr Niang se portent à merveille et  continuent de travailler et de vivre en harmonie avec leurs familles. Il faut que d’autres Sénégalais puissent accéder à cette avancée chirurgicale sur le territoire sénégalais surtout lorsque que des ressources de qualité ont déjà été formées dans ce sens.
 
Dans la croisade contre cette pathologie, les autorités semblent avoir saisi l’ampleur de la gravité de ces maladies. La division de lutte contre les maladies non transmissibles a été créée et s’investit contre l’hypertension artérielle,  le diabète et la maladie rénale chronique, entre autres maladies ciblées. Toutefois les néphrologues préviennent que le chemin est long parce qu’il y a beaucoup de travail à faire, beaucoup de stratégie,  beaucoup de communication pour que nous puissions relever le défi actuellement.
 
L’insuffisance rénale ou panne des reins
 
Le rein est un organe vital. Il est un organe épurateur de l’organisme. Il anéantit tous les déchets qui sont dans l’organisme. Le rein est un organe qui régule la tension artérielle parce qu’il fabrique des globules rouges et de la vitamine D qui permet  d’absorber du calcium. Quand le rein ne fonctionne pas bien, il y a un dérèglement dans l’organisme qui fait que le rein ne joue plus son rôle de régulateur. Ainsi on parle d’insuffisance rénale qui peut  entrainer la mort.

Jadis rare, l’insuffisance rénale fait souffrir maintenant  de plus en plus de Sénégalais et les maladies rénales prennent de plus d’ampleur chaque année.
 
On estime à 1,5 million de personnes qui  souffrent de cette affection sans le savoir. Malgré la gratuité du traitement depuis quelques années, seuls 2 % des malades bénéficient actuellement d’une prise en charge. De quoi conduire les  spécialistes à tirer sur la sonnette d’alarme car dans notre pays, 25 % de la population sont menacés  d’hypertension artérielle pendant que les 10 % de la population sont atteints de diabète.  Deux maladies qui sont les principales causes des insuffisances rénales. Autrement dit, 2 millions de sénégalais en moyenne souffrent d’hypertension artérielle avec environ 2 millions de diabétiques menacés  d’insuffisance rénale.


http://www.sudonline.sn/linsuffisance-renale-devient-un-fleau-national_a_18064.html

DIABÈTE. Ados : les dangers du surpoids

                                        Publié le 21-03-2014 à 17h11


S'il reste plus rare chez les jeunes que celui de type 1, le diabète de type 2 progresse de façon inquiétante.


C’est aux Etats-Unis, dans les années 1990, que les premiers cas de diabète de type 2 ont été décrits chez des jeunes de 10 à 19 ans. ISIFA/SIPA
C'est aux Etats unis, dans les annees 1990, que les premierscas de diabete de type 2
ont ete decrits chez chez des jeunes de 10 a 19 ans.ISIFA/SIPA.


Classiquement appelé "diabète de l’âge adulte" en raison de l’apparition de la maladie surtout aux alentours de la quarantaine, le diabète de type 2 (DT2) porte de plus en plus mal ce nom.

De plus en plus d'ados concernés

C’est aux Etats-Unis, dans les années 1990, que les premiers cas de DT2 ont été décrits chez des jeunes de 10 à 19 ans. Mais alors que ces adolescents représentaient alors moins de 3 % de l’ensemble des diabétiques, ils constituaient 45 % des cas moins de deux décennies plus tard. Cette augmentation a, depuis, été observée dans d’autres pays (Nouvelle-Zélande, Japon) comme dans certaines minorités ethniques vulnérables (Indiens d’Amérique, aborigènes d’Australie). Aujourd’hui, l’émergence de cas de DT2 pédiatriques frappe également l’Europe, mais les données épidémiologiques y sont rares.
Une étude française menée dans un centre de diabétologie pédiatrique, l’hôpital Robert-Debré (Paris), a cependant montré, à dix ans d’intervalle, que la proportion de patients atteints de DT2 admis dans ce service avait plus que doublé, passant de 2,2 % des diabètes en 1993 à 5,2 % en 2003.

Beaucoup plus agressif que chez l’adulte

Le facteur majeur sous-tendant cette hausse est bien connu : l’obésité. En effet, les modes de consommation des pays développés favorisent un accès aisé à des aliments bon marché, riches en graisses et en sucres. Associé à une activité physique insuffisante, ce type d’alimentation crée un déséquilibre énergétique entre les calories consommées et celles dépensées. Ce qui conduit à un risque de surpoids plus important.
PLUS AGRESSIVE. L’épidémie mondiale d’obésité risque donc à terme de se traduire par une augmentation massive des cas. Plus inquiétant, et pour des causes encore inconnues, la maladie semble beaucoup plus agressive chez l’adolescent que chez l’adulte de plus de 40 ans. Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine en 2012, réalisée sur 699 jeunes, a montré que des traitements généralement très efficaces chez l’adulte n’avaient qu’un effet limité, voire nul, sur ces jeunes.
http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140321.OBS0816/diabete-ados-les-dangers-du-surpoids.htm

vendredi 7 mars 2014

Diabète : entre 5 et 10 % des malades présentent des lésions de pied et risquent une amputation (spécialiste)

Entre cinq et dix pour cent des diabétiques présentent des lésions de pied et 8 % parmi ces cas  subissent une amputation du membre inférieur, a déclaré jeudi à Oran le Dr. Talha Kheira, chef de service endocrinologie du CHU de Sidi Bel-Abbès 
Intervenant lors d’une rencontre régionale sur le traitement et prise en charge de l’ulcère du pied diabétique, cette spécialiste a mis en exergue le problème majeur que pose le diabète aussi bien pour la santé publique, l’économie du pays et la société toute entière.
"Notre pays compte actuellement 3,5 millions de diabétiques et entre 5 à 10 PC de ces malades présentent des lésions de pied conduisant, dans 8 PC des cas, à une amputation du membre inférieur", a-t-elle indiqué, ajoutant que l’Algérie n’échappe pas à cette propagation effrénée de cette maladie puisque "toutes les 10 secondes, on enregistre, à travers le monde, un décès dû au diabète et deux nouveaux cas de cette pathologie".
Pour cette praticienne, la lésion du pied du diabétique "rassemble toutes les complications de cette maladie". Elle a plaidé pour "une approche et une concertation  multidisciplinaires pour éviter au malade la pire des solutions, l’amputation".  
Cet avis est largement partagé par les autres intervenants, à l’exemple du Professeur Bouayad Mohamed Nadjib, chef du service chirurgie vasculaire de l’EHU "1er novembre" d’Oran, du Professeur Tabeti, chef du service orthopédie traumatologie du CHU de SBA ou encore du Dr. Meliani Benyekhlef, du service de chirurgie générale de l’hôpital militaire d’Oran.  
Ces spécialistes ont souligné la vulnérabilité du diabétique, chez qui, "une lésion aussi banale soit-elle, mal prise en charge et mal traitée, peut conduire à une véritable catastrophe".   Ils ont mis en exergue l’importance de la prévention antérieure et postérieure à l’acte chirurgical et la nécessité d’éduquer et de sensibiliser le malade sur les gestes élémentaires qu’il doit respecter pour éviter une complication voire une aggravation de son cas pouvant conduire à la solution tant crainte par le malade, l’amputation, qui signifie aussi pour le médecin, un échec de l’approche et du traitement préconisé.          
Cette rencontre régionale a été organisée par les laboratoires "Lad Pharma" à destination des spécialistes, praticiens et des associations de diabétiques de la région Ouest du pays.   Dans une déclaration à l’APS, le directeur exécutif de "Lad Pharma", M. Haider, a indiqué que cette rencontre a un but de communication. "Il s’agit de montrer, témoignages de praticiens à l’appui, l’efficacité du produit que nous avons mis sur le marché en 2008, qui est considéré comme la seule alternative actuelle pour éviter l’amputation du pied diabétique", a-t-il expliqué.   
Ce produit, fruit d'une collaboration algéro-cubaine entre Lad-Pharma et Heberbiotec, disponible uniquement au niveau des hôpitaux, stimule la granulation et accélère la ré-épithélialisation de l’ulcère diabétique, diminue le temps de cicatrisation et diminue le nombre de débridements chirurgicaux et des récurrences locales.   
M. Haïder a émis le vœu de voir ce produit, fabriqué à l’usine de cette entreprise à Blida, disponible dans les officines et être à la disposition des malades, en dépit de son coût excessif (29.900 dinars l’unité), sachant qu’une cure nécessite en moyenne 15 injections selon le même responsable.  "Nous sommes en contact avec les autorités concernées pour que ce médicament puisse être remboursé par la sécurité sociale", a-t-il ajouté.

http://www.letempsdz.com//content/view/117543/1/