jeudi 24 novembre 2016

Le diabete en chiffre

  • Dans le monde
    • Le nombre des personnes atteintes de diabète est passé de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2014.
    • L'OMS  prévoit 622 millions de diabétiques dans le monde d'ici 2040.
    • La prévalence mondiale du diabète1 chez les adultes de plus de 18 ans est passée de 4,7% en 1980 à 8,5% en 2014.
    • La prévalence du diabète a augmenté plus rapidement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire2.
    • Le diabète est une cause majeure de cécité, d’insuffisance rénale, d’accidents cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux et d’amputation des membres inférieurs2.
    • 1 personne meurt du diabète toutes les 6 secondes dans le monde, soit plus que le sida, la tuberculose et la malaria.
    • En 2012, on a estimé que 1,5 million de décès étaient directement dus au diabète et que 2,2 millions de décès supplémentaires devaient être attribués à l’hyperglycémie3, 2.
    • Près de la moitié des décès dus à l’hyperglycémie surviennent avant l’âge de 70 ans1.
    • L’OMS prévoit qu’en 2030, le diabète sera la septième cause de décès dans le monde4.
  • En France
    • la France compte 4 millions de personnes atteintes de diabète5.
    • 500 000 et 800 000 diabétiques s’ignorent .
    • 9 000 amputations d’un membre inférieur par an
    • 17 148 patients diabétiques ont subi un accident vasculaire cérébral imposant une hospitalisation  
    • Un régime alimentaire sain, l’activité physique, les médicaments, le dépistage régulier et le traitement des complications permettent de traiter le diabète et d’éviter ou de retarder les conséquences qu’il peut avoir2
Notes
  1. Définition des diabètes utilisée pour les estimations: glycémie à jeun ≥ 7,0 mmol/L (126 mg/dl) ou patient sous traitement.
  2. Rapport mondial sur le diabète Organisation mondiale de la Santé, Genève, 2016.
  3. L’hyperglycémie se définit comme une distribution de la teneur plasmatique en glucose à jeun dans une population plus élevée que la valeur théorique qui réduirait au maximum les risques pour la santé (d’après les études épidémiologiques). C’est un concept statistique, pas une catégorie clinique ou diagnostique.
  4. Projections of global mortality and burden of disease from 2002 to 2030. Mathers CD, Loncar D. PLoS Med, 2006, 3(11):e442.
  5. Améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses 

Diabète: un dépistage rapide et indolore bientôt en pharmacie?

Dans certaines pharmacies, il est possible de se faire dépister contre le diabète.


La société française Impeto Medical a développé un appareil permettant de dépister les personnes ayant un risque de diabète sans passer par une prise de sang. Cette méthode alternative de dépistage appelée EZscan s'installe progressivement dans les pharmacies, qui deviennent membres du réseau "Espace Diabète".


Le diabète de type 2, qui touche généralement des personnes âgées de plus

 de 40 ans, progresse souvent de manière silencieuse, sans développer de symptômes. Ainsi, la Fédération française des diabétiques estime qu’il s’écoule en moyenne 5 à 10 ans entre l’apparition des premières hyperglycémies et le diagnostic.
Plus ce dernier est établi tôt grâce à un dosage de la glycémie pratiqué en laboratoire, plus le risque de complications (cécité, des atteintes des pieds, des infarctus et des accidents vasculaires cérébraux ou une insuffisance rénale) est limité. Mais cette technique de référence n'est pas optimale en raison de faux négatifs. Une entreprise française, Impeto Medical, a mis au point une technique de dépistage qui se veut plus fiable, plus rapide et moins invasive.
Son "EZscan" permet une détection précoce de complications nerveuses dans le but de dépister les personnes ayant un risque accru de diabète ou de pré-diabète. En deux minutes, la machine munie d'électrodes analyse les fonctions sudorales (glandes produisant la sueur des mains et pieds) et indique si certaines fibres nerveuses sont affectées, indice de présence de diabète.

Un appareil pour deux applications

Cet appareil est déjà utilisé en hôpital et Impeto Medical souhaite désormais le développer en officine où, selon le résultat, le pharmacien recommandera d'en parler au médecin qui pourra demander un examen complémentaire en laboratoire. Cet "Espace Diabète" permettra aux patients de bénéficier d'un test sans aucune contrainte (non invasif, pas besoin d’être à jeun) et de résultats immédiats, associés aux conseils adaptés du pharmacien.
Pour ce dernier, ce nouveau type de dépistage renforce son rôle de professionnel de santé et fidélise les personnes pré-diabétiques et diabétiques. Selon les chiffres de la société, plus de 50.000 patients ont été testés en études cliniques en France, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suède, en Finlande, en Inde, en Chine, à Hong-Kong, en Australie et en Colombie.
Environ 2.500 machines ont été vendues dans le monde, dont 100 pharmacies membres du réseau "Espace Diabète" en France en 2015. Impeto Medical a également développé une autre application, Sudoscan,destiné aux patients qui ont pris connaissance de leur diabète. Cette dernière sert au suivi des complications microvasculaires de la maladie pour ajuster si besoin le traitement et anticiper les complications telles que le pied diabétique.
22/11/2016 à 10h40.
http://www.bfmtv.com/sante/diabete-un-depistage-rapide-et-indolore-bientot-en-pharmacie-1062168.html





Diabète : cette découverte allemande pourrait tout changer !

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Les facteurs pouvant provoquer le diabète sont apparemment partout…

Des aliments trop sucrés dans les rayons de votre supermarché aux gènes présents dans votre propre corps ; il semble difficile d’échapper au diabète.
Donc si vous êtes comme moi, vous faites tout ce que vous pouvez pour rester en bonne santé … vous mangez sainement et faites de l’exercice régulièrement.
Mais il se trouve que même en vous privant de dessert et en fréquentant assidument votre salle de gym, vous pourriez quand même être en présence d’un facteur de risque pouvant provoquer un diabète.
Car vous voyez, cette nouvelle menace est littéralement partout… elle est dans l’air !
Puce Les dangers du diabète
Une récente étude du centre Helmholtz Zentrum München, un centre de recherche allemand sur la santé et l’environnement, a lié le risque de diabète à deux types de pollution de l’air — la pollution aux particules fines et à l’oxyde d’azote. Ce sont des polluants générés par les transports, la production d’énergie, l’industrie etc.
Et ces deux pollutions peuvent conduire… à des niveaux accrus de résistance à l’insuline.
La résistance à l’insuline se produit lorsque les cellules de votre corps ne répondent pas correctement à l’insuline. Votre corps est incapable d’absorber le sucre de votre circulation sanguine, ce qui augmente votre taux de sucre dans le sang. Si cette résistance n’est pas surveillée, elle peut conduire à un état pré-diabétique ou à l’apparition d’un diabète à part entière.
Pour l’étude, les chercheurs ont étudié les niveaux de glucose et d’autres marqueurs du diabète d’environ 3 000 personnes vivant dans et autour d’Augsburg, une petite ville allemande. En même temps, ils ont également surveillé les niveaux de particules et d’oxyde d’azote présent dans l’air.
Et ce qu’ils ont trouvé est absolument étonnant…
Pour une augmentation de 7,9 microgrammes par mètre cube de pollution aux particules, le risque de résistance à l’insuline a explosé de 15% !
Pour autant ce n’est même pas le plus choquant ! Sur les sujets déjà diagnostiqués pré-diabétiques, le risque augmentait de près de 50%, même après avoir pris en compte d’autres risques graves comme le tabagisme ou l’obésité.
Cela signifie que pour les gens qui sont déjà prédisposés, la pollution de l’air peut augmenter le risque de 50% de développer un diabète, peu importe leur poids ou leur hygiène de vie.
Bien qu’il ne soit pas clair pour les scientifiques pourquoi la pollution de l’air impacte à un tel niveau le taux de glycémie, ils émettent l’hypothèse que cela soit la cause d’une inflammation accrue et d’un stress oxydatif.
Puce Une meilleure façon de respirer
La pollution de l’air — et plus particulièrement la pollution aux particules — a déjà été mise en cause comme un facteur de risque dans d’autres problèmes de santé comme l’obésité, l’autisme, le déclin cognitif et même certaines maladies cardiaques.
Ces minuscules particules peuvent pénétrer profondément dans vos poumons, et même dans votre circulation sanguine, ils peuvent induire des symptômes dévastateurs comme de l’asthme aggravé, de l’arythmie cardiaque et attaquer le bon fonctionnement de vos poumons.
Bien que cette étude ait eu lieu dans un cadre relativement urbain, en raison de la configuration des vents, la pollution de l’air peut également affecter la santé des gens vivant dans des zones plus rurales. En somme peu importe l’endroit où vous vivez, vous avez un vrai risque d’être exposé à ce type de pollution.
Cela signifie que vous devez vous protéger contre les particules fines… même dans votre maison !
Une façon simple pour cela est d’investir dans un purificateur d’air de bonne qualité.
Certains purificateurs d’air utilisent des filtres HEPA (High Efficiency Particulate Air) pour réduire drastiquement les niveaux de particules fines dans votre maison — ces filtres peuvent filtrer des particules minuscules (jusqu’à 0,3 microns).
Une récente étude montre que les filtres HEPA peuvent réduire le niveau global de particules fines à l’intérieur de votre maison de 40%.
Si vous décidez d’acheter un purificateur d’air, vérifiez également que le modèle que vous envisagez possède un filtre à charbon actif.
Ces filtres peuvent éliminer jusqu’à 99,97% des impuretés et des contaminants présents dans l’air, lorsque qu’ils sont associés avec un système de filtration HEPA.
J’ai récemment investi dans un système de purification d’air pour ma maison, et j’ai constaté un vrai changement. Il est beaucoup plus facile de respirer. L’air dans ma maison est plus frais, et je peux déjà voir une amélioration de mon énergie et de mon bien-être en général. Et je diminue en plus mon risque de développer un diabète.
Mon conseil : si vous vous décidez à franchir le pas : optez pour un modèle possédant à la fois un filtre HEPA et un filtre à charbon actif.
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Ecrit par Natalie Moore


http://libredagir.fr/diabete-decouverte-allemande-pourrait-changer/

Diabète connaître les symptômes et facteurs de risque

Tout le monde a entendu parler du diabète. Pour cause, cette maladie, de plus en plus fréquente, est devenue en quelques années une véritable épidémie touchant plus, selon l’OMS, 422 millions de personnes dans le monde. Et l’OMS prévoit qu’en 2030, le diabète sera la septième cause de décès dans le monde. Cette maladie, avec laquelle on apprend à vivre tout au long de sa vie, fait peur. Pourtant, les symptômes susceptibles d’évoquer un diabète sont très peu connus. Ce, alors qu’un diabétique pris en charge correctement peut réussir à vivre sereinement avec sa maladie. A l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre le diabète célébrée demain, 14 novembre, voici un rappel des symptômes et facteurs de risque du diabète.



  De type 1  ou 2, le diabète traduit une élévation anormale du taux de glucose dans le sang. Cette anomalie est due à une insuffisance ou une mauvaise utilisation de l’insuline. En effet, c’est l’insuline qui permet normalement de réguler la glycémie (taux de sucre). En cas de diabète, on remarque une carence en insuline ou une résistance à l’action de cette hormone. Le corps devient incapable d’utiliser le glucose (sucre) comme source d’énergie. Ce dernier reste alors dans le sang en quantité excessive, au lieu d’être absorbé par les cellules, provoquant ainsi des hyperglycémies (brusques élévations du taux de sucre dans le sang).
Le diabète le plus fréquent est le diabète de type 2 ou diabète dit “gras” qui concerne 90 % des personnes diabétiques et survient généralement chez les plus de 50 ans. Il est en grande partie le résultat d’une surcharge pondérale et de la sédentarité.
Le diabète de type 1, représentant 5 à 10 % de tous les cas de diabète, apparaît lui, plutôt chez l’enfant et l’adolescent, chez lesquels il entraîne un amaigrissement. Il s’agit d’une maladie auto-immune qui aboutit à la destruction des cellules du pancréas qui sécrètent l’insuline.
Les symptômes
Au tout début, le diabète de type 1 ne provoque aucun symptôme, car le pancréas demeure partiellement fonctionnel. La maladie ne devient apparente qu’au moment où 80 à 90 % des cellules pancréatiques productrices d’insuline sont déjà détruites. En effet, le diabète de type 1 évolue souvent en silence puisqu’il peut s’écouler plus de dix ans entre les premières hyperglycémies et son diagnostic. Dans l’immense majorité des cas, le diabète de type 1 survient de façon soudaine avant l’âge de 30 ans, le plus souvent chez l’enfant ou l’adolescent. Il provoque des états de fatigue importante, une soif intense, une perte de poids massive ou encore un besoin fréquent d’uriner. Parfois aussi, les diabétiques de type 1 ont une haleine qui sent l’acétone. Il peut ainsi y avoir des signes d’hyperglycémie. Cependant, ils sont plus rares et, en l’absence de dépistage, le diabète de type 1 est généralement découvert du fait de ses complications ((infarctus, douleurs dans les jambes, baisse d’acuité visuelle, cholestérol, hypertension artérielle, surpoids, troubles de l’érection…) ou suite à un événement décompensant.”C’est à dire, lors d’une situation augmentant les besoins en insuline telle, une grossesse, la prise de certains médicaments, une infection... La génétique joue un rôle important chez les diabétiques de type 1. Si l’un des parents est diabétique de type 1, l’enfant le sera également dans 40 % des cas. Si les deux ont la maladie, le risque monte à 60 %. L’influence du mode de vie (sédentarité, alimentation déséquilibrée) n’est également pas négligeable.
Les symptômes du diabète de type 2 sont identiques quel que soit l’âge, et surviennent en général brutalement, en quelques jours ou semaines. Ce sont ceux de l’hyperglycémie. En cas de diabète de type 2, on observe généralement des envies importantes d’uriner et de boire, un manque d’énergie et de la fatigue, un amaigrissement, des troubles de la vue, des malaises, nausées et douleurs abdominales.
Diagnostic
Généralement, une analyse de sang à jeun ou après absorption d’une solution sucrée est nécessaire. Il est toutefois nécessaire de vérifier ce résultat plusieurs fois pour en être sûr. Une glycémie supérieure à 1,26g/l le matin à jeun ou supérieure à 2 g/l dans la journée indique une intolérance au glucose. Après 45 ans, dans une famille où il y a des diabétiques, il est conseillé de faire doser sa glycémie tous les ans.
Les complications
Le diabète est la première cause d’insuffisance rénale et de cécité. Il multiplie par trois le risque de maladie cardio-vasculaire (infarctus, artérite des membres inférieurs…). Les personnes diabétiques ont aussi un risque d’hypertension, de cataracte et d’impuissance. Le diabète fragilise aussi les gencives, les dents et les tissus cutanés.
Traitements
Dans tous les cas, le traitement du diabète impose d’avoir un régime alimentaire sain et de pratiquer une activité physique ainsi que de réduire la glycémie et les autres facteurs de risque de lésion des vaisseaux sanguins. L’arrêt du tabac est également important pour éviter les complications.
En cas de diabète de type 1, des injections d’insuline sont nécessaires. On contrôle sa glycémie 2 à 3 fois par jour pour évaluer la dose d’insuline à administrer. Certains patients peuvent être équipés d’une pompe à insuline qui délivre la bonne dose d’insuline. Cette mesure s’effectue avec précision en prélevant une goutte de sang à l’extrémité d’un doigt et en la déposant sur un appareil qui calcule le taux de sucre dans le sang. Cette auto-surveillance demande une certaine rigueur et beaucoup de vigilance pour savoir parer aux situations d’urgences.
En cas de diabète de type 2 : si la modification du régime alimentaire alliée à l’exercice physique ne suffisent pas à contrôler la glycémie, le médecin peut prescrire des antidiabétiques. Ces médicaments peuvent causer des effets secondaires : troubles digestifs (nausée, diarrhée, douleur abdominale…), troubles de la vision, prise de poids, maux de tête ou encore douleurs articulaires N’hésitez pas à les signaler à votre médecin traitant qui modifiera votre traitement en conséquence. Si les antidiabétiques ne suffisent pas, votre généraliste peut vous prescrire, en plus, un traitement par insuline.
Prévention
De bonnes habitudes de vie réduisent le risque ou au moins retardent l’apparition du diabète. Il est de ce fait conseillé : d’adopter une alimentation équilibrée. Une personne diabétique doit privilégier les sucres lents (riz, pâtes), les fibres (fruits, légumes, céréales) et les acides gras polyinsaturés (huile d’olive, de tournesol). Il faut éviter les sucres rapides (sodas, sucreries) et trop de viande rouge. Les repas doivent être pris de préférence à heure fixe (pas de grignotage). Il est recommandé de faire régulièrement du sport et d’arrêter le tabac et de consommer l’alcool avec modération. En cas de surtout, il faut perdre du poids.

Des aliments magiques anti-diabète
Certains aliments peuvent aussi aider à maîtriser la glycémie et à protéger le cœur. En voici quelques exemples.
L’ail
Dans une salade, sur votre steak, ou à votre purée de pomme de terre, l’ail est un parfait allié. Ses principaux actifs aident le foie à réguler l’excès de sucre dans le sang. Il est aussi bénéfique pour le coeur car,il fluidifie le sang. Si vous hésitez, sachez qu’à petites doses, l’ail n’aura que peu d’effets sur votre haleine (surtout si vous pensez à ôter le germe qui est à l’intérieur, difficile à digérer).
Les épinards
Riches en antioxydants et regorgeant également d’acide alpha-lipoïque, les épinards influent sur le rythme auquel le sucre sanguin est brûlé. En outre, les épinards stimulent la régénerescence des fibres nerveuses et protège yeux et cœur.
L’avocat
S’il a une réputation de fruit “trop calorique”, l’avocat possède déportant d’exceptionnels atouts nutritionnels. Extrêmement riche en fibres solubles, cela en fait un fruit anti-diabète, anti-cholestérol et coupe-faim. Riche en tanins antioxydants, il est également un bon protecteur de votre cœur.
L’avoine
Troquez vos tartines contre un bol de flocons d’avoine au lait et à la cannelle. L’avoine est en effet extra riche en fibres solubles (agissant ainsi comme coupe-faim. Renfermant e la trigonelline, un composant qui aide votre organisme à mieux réguler son taux de sucre, c’est également un anti-diabète et anti-cholestérol.
Le citron
Saviez-vous qu’en arrosant vos salades ou vos poissons d’un filet de citron, vous réduisez l’index glycémique de vos repas? En réduisant sensiblement le taux de sucre dans le sang, le citron vous permet d’éviter fringales et prise de poids.
http://www.lemauricien.com/article/diabete-connaitre-les-symptomes-et-facteurs-risque

mercredi 16 novembre 2016

LA RETINOPATHIE DIABETIQUE


  1. 1. Dr Marie Carmelle Lucien Guerrier Dr Guerline Roney Milot, 13 janvier 2011

PLAN I - RAPPEL ANATOMIQUE II – RETINOPATHIE DIABETIQUE- Epidémiologie de la Rétinopathie Diabetique (RD)- Physiopathologie- Facteurs de risque- Classification de la RD- Caractéristiques cliniques- Traitement de la RD- Dépistage de la RD III- COMPLICATIONS EXTRA -RETINIENNES DU DIABETE

  1. 3. RAPPEL ANATOMIQUE

  1. 4. Epidémiologie de la RD 40% des diabétiques sont porteurs d’une RD Elle est fréquente dans les types I et II- Type I: - la RD ne survient pas avant 7 ans d’évolution - après 20 ans, 90 à 95% des patients ont une RD-Type II: - 2.2% des patients ont une RD dès la découverte du diabète

 .5 GENERALITESLes complications ophtalmologiques du diabète: Apparaissent par le simple fait de l’ancienneté du diabète Aucun patient n’est certain d’échapper aux complications Le désequilibre glycémique entraîne des lésions irréversibles de la microcirculation Peut-être aggravée par des facteurs généraux: obésité, hypertension, grossesse Evolution par étapes pouvant aboutir à la cécité en l’absence de traitement



  1. 6. Physiopathogenie Hyperglycemie Hypermeabilite des parois Occlusion des capillaires capillaires Ischemie Oedeme retinien/maculaie Liberation de facteurs de croissance Hemorragies Formation de neo-vaissaux Hemorragie du vitre Decollement de retine / traction

  1. 7. Facteurs de risque de la RD Durée du diabète et le niveau de l’hyperglycémie chronique- Si diagnostiqué avant 30 ans, l’incidence est de 50% après 10 ans et de 90% après 30 ans Contrôle médiocre de la glycémie Grossesse : - mauvais contrôle avant grossesse - contrôle trop rapide au début - prééclampsie - déséquilibre hydrique Hypertension Artérielle Néphropathie Autres facteurs: obésité, hyperlipidémie, anémie

  1. 8. DIAGNOSTIC CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE- Baisse d’acuité visuelle- Examen ophtalmologique systématique- Surveillance ophtamologique annuelle

  1. 9. Examen clinique Interrogatoire : ancienneté du diabète, contrôle de la glycémie, la tension artérielle et d’éventuels signes fonctionnels oculaires Examen ophtalmologique standard: acuité visuelle, examen du segment antérieur, prise de la tension examen du fond d’oeil après dilatation

  1. 10. Examen du Fond d’oeilConsiste à vérifier l’état de la rétineen envoyant un rayon lumineux àl’intérieur de l’oeil

11. Fond d’oeil norma

  1. 12. CLASSIFICATION DE LA RD RETINOPATHIE DIABETIQUE DEBUTANTE RETINOPATHIE DIABETIQUE PRE PROLIFERANTE RETINOPATHIE DIABETIQUE PROLIFERANTE

  1. 13. RETINOPATHIE DIABETIQUE DEBUTANTE Aucun signe fonctionnel Découverte lors du fond d’oeil Acuité visuelle normale pendant longtemps Présence de microanévrysmes, micro hémorragies et de dilatations des troncs veineux

  1. 14. Microanévrysmes:dilatation de la paroi du vaisseau

  1. 15. Exsudats :dépots jaunes représentant l’accumulationde lipoproteines dans l’épaisseur de la rétine


  1. 16. Exsudats circinés

17. Nodules cotonneux :lésions blanches superficielles de petites taille,dépots d’acides gras, représententune occlusion des artérioles pré-rétiniennes


  1. 18. Hémorragies rétiniennes ponctiformes (dues á larupture des néo-vaisseaux

  1. 19. Hémorragies rétiniennes

  1. 20. Rétinopathie diabétique pré-proliférante En l’abesence de traitement, l’hyperglycémie va majorer l’ischémie et l’oedème Pour lutter contre l’ischémie, le diabétique fabrique des néovaisseaux pathologiquesC’est le stade pré-proliférant

  1. 21. Modifications veineuses (dilatation veineuseen chapelet ou bouclesHémorragies rétiniennes étendues

  1. 22. Pour remplacer les vaisseaux abîmés, la rétine en fabrique de nouveaux,qui sont néanmoins plus fragiles et peuvent saigner dans le vitré et larétine Dans ce cas, la vue est gravement détériorée

 23. RETINOPATHIE DIABETIQUEPROLIFERANTE Elle touche 5 á 10 % de la population diabétique Néovaisseaux pré-rétiniens Néovaisseuax pré-papillaire



  1. 24. Néovascularisation

  1. 25. Rétinopathie diabétique proliférante La prolifération vasculaire s’associe à un tissu de soutien: apparition d’adhérences entre le vitrée et la rétine

  1. 26. Hémorragies récidivantes dues des tractions

 27. S’il y a apparition de tissu cicatriciel en réponse aux saignements, larétine peut se détacher et c’est la cécité

  1. 28. Fibrose rétinienne

  1. 29. Examens complementaires Angiographie fluoresceinique: consiste, après injection de fluorescéine dans une veine du pli du coude, à observer et photographier grâce à des filtres appropriés le passage du colorant dans l’arbre vasculaire choroïdien et rétinien

  1. 31. Hémorragie vitréenne

  1. 32. Tomographie à cohérence optiqueOptical Coherence Tomography (OCT)

 33. COMPLICATIONSMACULOPATHIES - Oedème maculaire diffus cystoide ou non cystoide Région centrale de la rétine, la macula permet de distinguer les détails. En cas de dommages des vaisseaux, du fluide peut s’y accumuler et former des logettes dits cystoide - Oedème maculaire focal - Maculopathie ischémique Un oedème prolongé de la macula conduit à une perte définitive de la vision de prè

  1. 34. RETINOPATHIE DIABETIQUE PROLIFERANTE COMPLIQUEE Hémorragie du vitré Décollement rétinien par traction Glaucome néovasculaire

  1. 35. Facteurs aggravants de la RD Puberté et adoslescence Grossesse Normalisation rapide de la glycémie Traitement chirurgical de la cataracte Décompensation tensionnelle ou rénale

  1. 36. Evolution Habituellement lente, et se fait progressivement tout au long de la vie du diabétique. La baisse visuelle liée à l’oedème maculaire est progressive, a la longue peut entraîner une cécité. Une hémorragie intra-vitréenne par saignement des néovaisseaux,un décollement de rétine , un glaucome néovasculaire entraînent une perte brutale et quasi- complète de la vision

  1. 37. Traitement de la RD A- TRAITEMENT MEDICAL - Equilibre de la glycémie - Photocoagulation laser - Injections intravitréennes (anti-VEGF – stéroides) B -TRAITEMENT CHIRURGICAL - Vitrectomie - Endolaser C- AUTRES TECHNIQUES - cryothérapie

  1. 38. A-Traitement médical1 - Equilibre glycémique et tensionnelLe meilleur traitement est léquilibration du diabète avec une régulation glycémique aussi proche de la normale2- La photocoagulation panrétinienne (PPR) : (traitement spécifique de la RD proliférante)- consiste en une coagulation étendue de toute la rétine périphérique.- réalisée en ambulatoire sous anesthésie de contact

 39.  Destructiondes territoires ischémiques pour éviter la formation de néovaosseaux Réduction de 50% du risque de baisse d’acuité visuelle par rapport aux yeux photocoagulés tardivemen



 40. On fait des tirs sur la rétine créant ainsi des microbrûlures et unezone cicatricielle



  1. 41. La suppression des zones malades sauvegardes les secteurs primordiauxElle permet d’obtenir la régression de la néovascularisation prérétinienne et/ou prépapillaire dans près de 90% des cas

42. Complications de laphotocoagulation Scotome focal (amputation plus ou moins importante du champ visuel ) Reduction de la vision centrale Perte de la vision des couleurs Reduction du champ visue

  1. 43. 3-Injections intravitréennes a- anti-VEGF (vascular endothelial growth factor) - bévacizumab (Avastin®) - pégaptanib (Macugen®) - ranibizumab (Lucentis®)pouvant par leur pouvoir anti-angiogénique avoir un intérêt dans certaines indications de rétinopathie dibétique proliférante, notamment dans le traitement du glaucome néovasculaireInconvénients: Ils nécessitent des injections intra-oculaires répétés. Le prix de ces molécules limite également leur prescriptionb- stéroides

  1. 44. Complications de la procédure Hémorragies sous conjonctivale Infection (risque évalué à 1 pour 1000) Hypertonie modérée (20%, pouvant être contrôlée par des collyres ) Aggravation d’une cataracte pré-existante (50%) Blessure accidentelle du cristallin Décollement de rétineIl n’y a pas de complications spécifiques à l’Avastin ou aux stéroides en dehors du risque de l’injection

  1. 45. Injection d’Avastin

6.  B- TRAITEMENT CHIRURGICAL Vitrectomie: - permet le traitement des complications (hémorragie du vitré - décollement de rétine) - permet de supprimer le vitré hémorragique pour accéder à la rétine et éventuellement la traiter (endophotocoagulation per opératoire au laser) Chirurgie du décollement de rétine par traction avec pelage des voiles pré-rétiniens.


47. Traitement chirurgical de la rétinopathie diabétique (vitrectomie) Il est indiqué dans les cas de RDP compliquée d’hémorragie intra-vitréenne persistante et ou de décollement de rétine tractionne


  1. 48. VItrectomie  Lablation chirurgical du vitré a une bonne efficacité dans les formes prolifératives avec risque dhémorragie intra vitréenne

  1. 49.  C-Autres techniques - La cryothérapie Peut-être utilisée en cas dhémorragie du vitré ou dopacités du cristallin. But: détruire les zones ischémiques pour faire disparaître ou régresser les néo-vaisseaux.

  1. 50. SURVEILLANCE DE LA RÉTINOPATHIE DIABÉTIQUE ✦ En l’absence de RD, ou en cas de RD minime, un examen ophtalmologique annuel est suffisant. ✦ En cas de RD plus grave : tous les 4 à 6 mois ✦ Circonstances particulières pour une surveillance ophtalmologique rapprochée:- Puberté et adolescence- Grossesse- Normalisation rapide de la glycémie- Chirurgie de la cataracte- Décompensation tensionnelle et rénale

  1. 51. Complications extra rétiniennes Cataracte Glaucome Rubéose irienne Troubles de la réfraction Paralysie oculo motrice: paralysie du VI surtout, récidivants et transitoires Susceptibilité aux infections: orgelet, chalazion Névrite optique chronique

  1. 52. La Cataracte Opacité du cristallin pouvant perturber la vue et entraîner la cécité. Affecte généralement les personnes de plus de 50 ans Apparaît plus tôt et progresse plus rapidement chez les diabétiques Empêche la surveillance du FO ou masque une RD sous-jacente

  1. 53. Le geste chirurgical ne diffère pas de celui d’une caracteclassiqueSuites opératoires peuvent être plus inflammatoires

  1. 54. Le glaucome neovasculaire / a angle ouvert Plus fréquent chez le sujet diabétique que le sujet sain Nécessite d’un dépistage systématique de l’hypertonie occulaire

  1. 55. La néovascularisation intéresse parfois l’iris: rubéose irienne

  1. 56. Troubles de la réfractionLa modification en glucose de l’humeur aqueuse (hyperglycémie) entraîne une déshydratation du cristallin et change son pouvoir de réfraction (hypermétropie ou myopie)Reporter la prescription des lunettes en cas de glycémie élevéNevrite optique chronique-Dysfonctionnement visuel transitoire lié à un trouble de la microcirculation

  1. 57. Paralysie oculomotrice (VI)a : en position primaire, l’oeildroit paralysé est enconvergence.- b : abolition complète del’abduction de l’oeil droit dans leregard à droite.- c : conservation de l’adductionde l’oeil droit dans le regard àgauche

  1. 58. Paralysie oculomotrive (III)

  1. 59. Susceptibilte aux infections Orgelet Chalazion

  1. 60. Problématique en Haiti Stastiques non disponibles Absence d’un système de réference Patients vus tardivement Mauvais équilibre glycémique Traitement au laser ou chirurgical n’est pas toujours disponible et très coûteux

  1. 61. Recommendations Une surveillance étroite du diabétique, concertée entre médecin généraliste, diabétologue et ophtalmologiste pour un meilleur dépistage et un meilleur contrôle des lésions rétiniennes Contrôle strict de la glycémie Contrôle de tous les facteurs aggravants Système de collecte des données concernant la RD Formation de spécialistes dans le traitement de la RD Acquisition des équipements (laser, vitrecteur, camera retinienne)etc)




62. CONCLUSION Le diabète est l’une des premières causes de cécité dans les pays industrialisés Les progrès de la photo coagulation au laser et les chirurgies endo oculaires permettent de freiner la fréquence et l’importance des complications L’equilibre strict du diabète et une collaboration entre le généraliste ou l’interniste, l’ophtalmologue et le patient est le meilleur garant d’une conservation de la fonction visuelle