vendredi 18 juillet 2014

Au Sénégal, l’hypocondrie pour éviter le ramadan


Au Sénégal, l’hypocondrie pour éviter le ramadan

Jeudi 3 juillet 2014 | 18:27 UTC

DAKAR (© 2014 Afriquinfos) - Alors que le ramadan a débuté au Sénégal, de nombreuses personnes trouvent des stratagèmes pour éviter de réaliser le jeûne obligatoire révélait le journal Sud Quotidien. La méthode la plus efficace, s’inventer une maladie incompatible avec le jeûne




Si certains ne peuvent réaliser l’un des piliers de l’Islam du fait de maladies comme le diabète, d’autres profitent de cette excuse pour éviter cette période d’abstinence.  Effectivement, le Coran dit que les personnes malades peuvent y déroger si la pratique du ramadan peu nuire à leur état de santé. Certains s’inventent donc des maux comme des ulcères ou du diabète pour trouver une excuse à la non pratique du jeûne. D’autres déclarent tout simplement qu’ils ne peuvent le supporter et ne sont donc pas contraints de le faire.

Combiner diabète et ramadan

Pour aider les diabétiques au cours de cette période,  le Sénégal a lancé un service de SMS qui permettront d’informer et de conseiller les diabétiques tout au long du mois de jeûne. Le programme se nomme m-diabète et découle du programme mondial « Be Healthy, Be mobile » qui avait été lancé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Union internationale des télécommunications (UIT) et Alcatel. Le but est d’aider les personnes atteintes du diabète à mieux gérer leur maladie.

http://www.afriquinfos.com/articles/2014/7/3/senegal-lhypocondrie-pour-eviter-ramadan-258274.asp

S.M. le Roi inaugure la Maison du jeune diabétique à Rabat

Publié le : 2 juillet 2014 - LE MATIN

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, mercredi au quartier Yaâcoub Al Mansour à Rabat, à l'inauguration de la Maison du jeune diabétique, réalisée par la Fondation Mohammed V pour la solidarité pour un investissement global de 5 millions de dirhams. 


S.MROI-MAISON.jpg

Par ce geste royal à fort impact social, les infrastructures de prise en charge des patients atteints de diabète se trouvent renforcées, ce qui constitue une marque de sollicitude renouvelée à l'égard des jeunes et une illustration de la volonté du Souverain d'assurer un accès égal aux soins de santé à toutes les franges de la société. Destinée également à assurer une meilleure intégration scolaire et sociale des jeunes bénéficiaires, la Maison du jeune diabétique permettra l'accueil, la prise en charge médicale, la formation et l'information des enfants diabétiques de la région, le dépistage précoce des complications dégénératives du diabète chez les enfants et les jeunes, ainsi que l'encadrement et la formation des intervenants régionaux dans le domaine du diabète. Grâce à une approche intégrée associant une prise en charge médicale, un suivi psychologique et une aide matérielle aux démunis, la Maison du jeune diabétique garantira au mieux une vie normale à ses jeunes bénéficiaires. Édifié sur un terrain de 800 m², le nouvel établissement est doté notamment d'un laboratoire d'analyses, d'une salle d'hôpital du jour, d'espaces de consultation, d'ophtalmologie, de diète, de formation, de réunion, d'une bibliothèque et de bureaux associatifs. La gestion de la maison du jeune diabétique est assurée par le ministère de la Santé en partenariat avec l'association Badil d'aide aux enfants diabétiques. 

http://www.lematin.ma/journal/2014/sm-le-roi-inaugure-la-maison-du-jeune-diabetique-a-rabat/205220.html

En bref : l'apnée du sommeil favorise le diabète

Le 28/06/2014 à 11:29 - Par Destination Santé

L’apnée du sommeil serait à l’origine de troubles métaboliques. © Phovoir
L’apnée du sommeil serait à l’origine de troubles métaboliques. © Phovoir
Le syndromes d’apnée du sommeil (SAS) concernerait en France, entre 1 et 3 millions de patients. Cette pathologie p très fréquente, altère gravement la qualité de vie des malades. Le SAS se caractérise par des épisodes de fermeture partielle, voire complète, des voies aériennes supérieures au cours du sommeil. Le patient cesse alors de respirer pendant plusieurs secondes. Cette maladie entraîne une somnolence diurne d et une fatigue persistante.
Plusieurs travaux ont également mis en avant les liens entre le SAS, les maladies cardiovasculaireset le diabète de type 2. L’équipe du professeur Tetyana Kendzerska, de l’université de Toronto s’est plus particulièrement intéressée aux risques de troubles métaboliques. Et ce sur une large cohorte de 8.678 patients souffrant de SAS. Ces derniers ont été suivis de 1994 à 2010. Aucun ne présentait de diabète de type 2 au début de l’étude, dont les résultats ont été publiés dans la revueAmerican Journal of Respiratory and Critical Care Medicine.
Au cours du suivi, 11,7 % ont pourtant développé la maladie. Et selon les auteurs, les patients présentant le degré de sévérité de SAS le plus important ont vu leur niveau de risque de diabète de type 2 augmenter de 30 %. « Le syndrome d’apnée du sommeil constitue un puissant facteur de risque, explique le professeur Kendzerska. Notre travail montre clairement qu’il serait utile de mettre en place des solutions de prévention dès le diagnostic de SAS », notamment chez les patients les plus sévèrement atteints.


http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-bref-apnee-sommeil-favorise-diabete-54258/



En bref : vaccinera-t-on bientôt les foetus ?

Et aussi : La surfusion, un espoir pour faciliter les greffes d'organes ; Un traitement inattendu contre la pelade universelle ; S’aider du sommeil pour mieux apprendre une langue étrangère.

En bref : vaccinera-t-on bientôt les foetus ? ; L'apnée du sommeil favorise le diabète
Le fœtus disposerait déjà d'un système immunitaire actif.Les cellules spécifiques de la mémoire immunitaire sont les seules que la mère ne transmet pas à son enfant. Celui-ci, en revanche, a ses propres lymphocytes T qui pourraient aprendre à connaître des pathogènes avant la naissance. © Institut Pasteur

Dans le ventre de sa mère, le fœtus est protégé. Pour mieux le préparer à affronter le monde extérieur, des chercheurs espèrent mettre au point un vaccin v in utero. Pour ce faire, ils envisagent d’utiliser le propre réservoir de lymphocytes T du fœtus. Or, « jusqu’ici, on était persuadé que les lymphocytes T du fœtus restaient en veille si aucune pathologie infectieuse ne survenait pendant la grossesse », expliquent les auteurs d’une étude française (Inserm, institut Pasteur et AP-HP) publiée dans la revue Science Translational Medicine. Lesquels viennent de prouver… le contraire.
Dans le ventre de sa mère, « le fœtus serait en fait capable de développer sa propre immunité, de type inflammatoire ». Signe que « malgré l’absence de pathogène dans l’environnement stérile, le fœtus développe sa propre mémoire immunitaire ». L’idée serait donc de profiter du potentiel des lymphocytes T pour vacciner in utero.
À l’avenir, les chercheurs espèrent pouvoir administrer des vaccins à la femme enceinte pour stimuler les défenses de l’enfant à naître. « Mettre en place une mémoire vaccinale anténatale propre au nourrisson permettrait d’augmenter son immunité au cours des premiers mois de vie », concluent-ils. Et donc d’anticiper les vaccins prévus dans les premiers mois de vie de l’enfant pour renforcer sa résistance contre les maladies infectieuses du nourrisson.

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-bref-vaccinera-t-on-bientot-foetus-54280/


Ramadan et diabète : la vigilance s’impose

Vendredi 5 juillet 2014. Le ramadan a débuté en France il y a quelques jours, le dimanche 29 juin, et se terminera dans un mois. Pendant cette période, les pratiquants doivent s’abstenir de boire, de manger, de fumer, et d’avoir des relations sexuelles du lever jusqu’au coucher du soleil. Ce mois sacré peut être compliqué à gérer pour certains patients, en particulier les diabétiques ayant un traitement à risque d’hypoglycémies (certains antidiabétiques oraux, insuline). Il est ainsi indispensable que les patients diabétiques souhaitant faire le ramadan consultent au préalable leur diabétologue afin d’en discuter avec lui et d’adapter leur traitement (modification ou réduction de certains médicaments, changement des horaires de prise). Le ramadan est contre-indiqué chez les enfants, les sujets trop âgés, les femmes enceintes, le diabète mal équilibré (épisodes hypoglycémiques fréquents ou passant inaperçus notamment) et/ou avec des complications neurologiques, cardiovasculaires ou ophtalmologiques, et chez les personnes ayant subi une chirurgie de l’obésité.

Renforcer l’autosurveillance

Les risques liés au jeûne quand on est diabétique sont l’hypoglycémie pendant la journée, l’hyperglycémie pendant la nuit et la déshydratation. Il est recommandé de surveiller la glycémie au moins deux fois par jour durant le jeûne et une fois avant le premier repas qui le suit. Pendant le jeûne, si la glycémie est inférieure à 0,70 g/l, ou si elle est trop élevée, il faut consulter son médecin. En cas d’hypoglycémie, le resucrage doit être  immédiat. L’activité physique sera limitée pendant la journée, surtout en cas de forte chaleur (ce qui sera le cas cette année), pour diminuer le risque de déshydratation.

Bien boire et au moins deux repas équilibré

Concernant l’alimentation, il faut conserver au moins deux repas équilibrés. Pour le premier avant le lever du soleil, il est conseillé de privilégier les sucres lents et les fibres et de boire beaucoup (eau, boisson chaude sans sucre). Pour le repas après le coucher du soleil, pas d’excès. Les sucres rapides seront privilégiés en premier lieu (fruits par exemple) pour faire remonter la glycémie, puis les sucres lents. Il est également important de boire suffisamment.

Fiche Docvadis : « J’ai du diabète : comment gérer le jeûne du Ramadan ? »http://bo.docvadis.fr/dashboard/dashboard.html et http://www.afd.asso.fr/j-ai-le-diabete/diabete-et-ramadan
  
Isabelle Birden
Copyright © http://www.jim.fr
http://www.jim.fr/medecin/actualites/pro_societe/e-docs/ramadan_et_diabete_la_vigilance_simpose_146324/document_actu_pro.phtml

La pompe à insuline testée avec succès chez les patients diabétiques de type 2

07/07/2014
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L’équipe du serviced’endocrinologie-diabétologiedu CHU de Caen, dirigée par le Pr Yves Reznik, vient de montrer que l’utilisation de la pompe à insuline chez des diabétiques de type 2 assure un meilleur contrôle du diabète que les multi-injections. Les résultats de cet essai multicentriqueinternational viennent d’être publiés dans the « The Lancet ».
Si la pompe à insuline est un traitement de référence dans l’arsenal thérapeutique à disposition pour la prise en charge du diabète de type 1, les connaissances concernant son usage dans la prise en charge du diabète de type 2 étaient jusqu’à présent moins précises. C’est pour répondre aux questions non résolues que l’essai multi-centriqueinternational OPT2MISE a été initié.

Baisse moyenne du taux d’HbA1c

Trois cent trente-et-un patients issus de 36 centres de diabétologie en Europe, au Canada, en Israël, en Afrique du Sud et aux États-Unis ont été inclus dans cette étude et randomisés en 2 groupes : 168 patients sous pompe à insuline et 163 patients sous multi-injections. Les principaux résultats de l’étude incluent une baisse moyenne du tauxd’HbA1c de -1,1 % chez les patients sous pompe qui correspond à une différence de - 0,7 % par rapport aux patients restés sous multi-injections et l’obtention d’un taux d’HbA1c en dessous de 8 % chez 55 % des patients sous pompe contre seulement 28 % des patients sous multi-injections.
En revanche, la fréquence des hypoglycémies reste faible et identique dans les 2 groupes thérapeutiques. Enfin, la dose totale d’insuline est réduite de 20% sous pompe en comparaison aux multi-injections.
OPT2MISE a démontré qu’une utilisation ciblée de la pompe permettait d’améliorer le contrôle glycémique du diabète de type 2 chez les patients en échec de traitement par multi-injections.
Dr A.T.
Insulin pump treatment compared with multiple daily injections fortreatment of type 2 diabetes (OpT2mise) : a randomised open-labelcontrolled trial.Yves ReznikOhad CohenRonnie AronsonIgnacioCongetSarah RunzisJavier CastanedaScott W Lee, for theOpT2mise Study GroupThe Lancet publié en ligne le 3 juillet.
http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/diabetologie-endocrinologie-nutrition/la-pompe-insuline-testee-avec-succes-chez-les-pati

Plus de Sécu, pas assez l'insuline... J'avais un fils. Pour lui, la carte était vitale



LE PLUS. Mathias est décédé en février à l'âge de 27 ans. Diabétique insulinodépendant, il n'a pas pu bénéficier d'un suivi nécessaire suite à de nombreux dysfonctionnements administratifs. C'est ce que dénonce sa mère, Véronique Picard, qui a lancé un appel à témoignages pour les étudiants en fin de droits de sécurité sociale.


Mathias Picard, diabétique insulinodépendant, est décédé à 27 ans (DR)
 Temoignage :

Mon fils Mathias a intégré la fac sur le tard, il avait un don pour l’écriture mais il se cherchait encore. C’est après un long séjour au Danemark pour perfectionner son anglais qu’à son retour, il s’est inscrit à l’université de Rennes. Il ne voulait pas entendre parler de Paris où j’habite, préférant vivre dans une ville à taille plus humaine.

Il avait gardé du Danemark le souvenir d’un pays où tout coule de source, où les démarches administratives sont simplifiées, bref où les gens ne cherchent pas midi à quatorze heures et cela lui convenait, il privilégiait les relations humaines fiables et sincères, sa parole donnée faisait office de signature et sa confiance accordée était indéfectible. Il me disait souvent qu’éventuellement, il ne lui déplairait pas de retourner au Danemark pour y vivre.

À l'été 2012, il a choisi d’arrêter ses études, Mathias avait l’âme d’un autodidacte et il voulait devenir journaliste. Il s’est alors installé en Normandie où réside notre famille. Mais avant de trouver un emploi dans la presse, il voulait travailler, financièrement il en avait besoin... Il s’est donc inscrit à Pôle Emploi.

N'étant plus à la fac, sa Sécurité sociale étudiante s'est arrêtée en janvier 2013. Et c'est là que tout a basculé...


Mon fils était complètement sorti du système

Depuis l’âge de 4 ans et demi, Mathias était diabétique insulinodépendant. En France, quand on a une maladie dont la vie dépend, on est pris en charge à 100%. C'était le cas pour lui depuis toujours, nous n’avions jamais eu à nous soucier de quoi que ce soit pour ses soins quotidiens et pour le suivi de sa maladie qui n'est pas handicapante quand elle est traitée et bien surveillée.

Mathias a donc immédiatement déposé un dossier à la Sécurité sociale, il a attendu deux mois, pas de réponse. Je les ai moi-même appelés, la situation devenant inquiétante pour son suivi médical. Après quoi, mon fils a demandé à voir un conseiller qui lui a dit qu’il était sorti de leur fichier et donc qu’il n’était plus considéré comme diabétique !

Un nouveau formulaire à remplir lui a été remis. Il était complètement sorti du système... Pas de couverture sociale, donc pas de possibilité de trouver un travail. 

Pour compliquer encore plus la situation, pendant ses études il avait fait des petits jobs ponctuels pour la mairie de Paris et ça les embrouillait encore plus... La mairie de Paris a un statut à part qui ne dépend pas de la CPAM. Même les petites indemnités chômage auxquelles il avait droit pour ce job d'étudiant, Pôle Emploi ne pouvait pas les prendre en charge, c'était à la mairie de Paris de le faire. Il les a obtenues, mais après quoi, il n’a pas pu récupérer le RSA, solution qui aurait pu être provisoire puisqu’il souhaitait avant tout travailler.

Mais tout fait boule de neige quand vous êtes pris dans les méandres de l'administration qui vous adresse des fins de non-recevoir : vous ne rentrez pas dans les cases, c'est pas moi c'est l'autre… Cependant nous restions confiants, on est en France et il demandait juste la carte verte, celle que l'on dit vitale...!

Et pour un diabétique elle l’est vraiment, sa vie en dépendait…

Il ne pouvait pas bénéficier du suivi nécessaire

Les mois passaient, il re-déposait des dossiers à la CPAM, mais toujours pas de réponse. Mon fils était complètement sorti des circuits. Il s’occupait en écrivant durant des journées entières ou en aidant mes parents dans l’entretien de leur jardin mais il tournait en rond, se sentait usé, le stress le gagnait chaque jour, et le stress ce n'est pas bon du tout pour le diabète.

Pendant ce temps, nous payions nous-même le médecin et l’insuline. Mais faute de Sécu, il n'avait plus le suivi nécessaire que tout diabétique doit avoir au moins une fois par an en hospitalisation de jour durant une semaine pour surveiller ses yeux, ses artères, son cœur... tout ce que le diabète peut abîmer.

Sa dernière hospitalisation datait de février 2012 au CHU de Rennes et nous étions déjà en août 2013.

Nous étions ensemble lorsque les JT ont parlé d’un homme qui s’était immolé devant sa CAF faute d’obtention du RSA pour des raisons administratives. Nous nous sommes regardés, c’est à ce moment-là que nous avons perdu confiance face au broyeur des dysfonctionnements de l’administration, avec l’impression d’essayer d’obtenir le laissez-passer A-38 dans la maison qui rend fou des "12 travaux d’Astérix"…

Plus de Sécu étudiante, pas de carte vitale...

Mon fils s’est donc rendu dans un centre d'action sociale, pour faire avancer ses démarches, mais là encore, son "cas" était trop complexe, plus de Sécu étudiante, pas de carte vitale, le statut de la mairie de Paris... Il leur demandait la lune !

Pour toute solution, ils lui ont remis un pass santé pour qu’il soit reçu gratuitement à l'hôpital. Nous pensions qu’il avait enfin une garantie de secours en attendant mieux, mais il n’a pas été reçu par un diabétologue, juste un médecin qui lui a prescrit de l'insuline, le minimum... Et toujours pas d'hospitalisation de jour.

En janvier 2014, ce médecin s'est enfin décidé à lui donner un rendez-vous pour le 26 février avec un diabétologue du CHU. Entre temps, début décembre, nous avions fait le point ensemble sur cette année terrible. Je lui ai proposé de garder son studio en Normandie pour son indépendance le week-end et de revenir sur Paris durant la semaine, où je lui avais trouvé des pistes de travail.

Mais avant de me rejoindre, Mathias voulais régler cette histoire de Sécu, il ne voulait pas rater un job faute d'une réouverture de ses droits à la santé...

Heureusement, pour une fois, il est tombé sur quelqu'un qui a tout compris : l'assistante sociale du CHU. Elle a réussi à débloquer l'imbroglio administratif de son dossier et à lui avoir un rendez-vous avec un responsable de la Sécurité sociale.

Mon fils s'y est rendu le vendredi 14 février, tous ses droits allaient être rouverts après plus d'un an de galère, il fallait juste attendre trois semaines pour que la carte soit validée, la vie s'ouvrait à nouveau devant lui et il avait immédiatement pris un rendez-vous en diabétologie dans un hôpital parisien pour le mois de mars. 

"Pour avoir enfin une bonne reprise en main !", m’a t-il dit tout heureux.

Ce même jour, il s’est rendu au CHU via le pass santé pour que le médecin lui fournisse son insuline, mais celui-ci était en vacances... Aucune autre solution ne lui a été proposée avant une semaine.

L'absence d'examens a fait insidieusement son œuvre

En contrôlant son alimentation et en faisant de l'exercice pour économiser l'insuline qui lui restait, il a pensé qu’il pouvait tenir le week-end et se rendre aux urgences si jamais ça n'allait pas.

Le dimanche 16 en fin d’après-midi, il était en pleine forme, il était chez mes parents comme chaque dimanche et s’apprêtait à rentrer chez lui avec un steak salade pour tout repas, il plaisantait au téléphone, me rassurant en me disant qu’il irait aux urgences au cas où, et que mes parents lui avaient donné de l’argent si besoin. Je ne me suis pas inquiétée, mon fils avait toujours su gérer son diabète et c’était un jeune adulte responsable.

Une fois seul chez lui, il a vomi, c'était la semaine des gastros, il a annulé une soirée prévue avec son cousin, s’est allongé le temps que ça passe et s’est endormi. Mais ce n’était pas une gastro, le temps écoulé depuis les derniers examens approfondis effectués à l’hôpital de Rennes en 2012 avait fait insidieusement leur œuvre, sans que rien ne le laisse présager…

Ses papiers de Sécurité sociale sont arrivés... trop tard

J’avais un fils, il s’appelait Mathias.

Le 28 mars 2014, il aurait eu 28 ans, il avait la tête sur les épaules, des rêves plein la tête et la vie devant lui. Il était un garçon merveilleux, c’était quelqu’un de bien. Mais il ne s’est pas réveillé ce soir-là, il est mort faute d’avoir eu assez d’insuline sur le long terme, faute d’avoir eu un suivi approprié à son diabète depuis plus d'un an… faute de carte vitale, vitale…

Tous ses papiers de Sécurité sociale sont arrivés deux semaines plus tard...

En mars, j’ai saisi le pôle santé du Défenseur des droits afin qu’ils enquêtent et que je connaisse la vérité, cette enquête devrait aboutir fin juillet. Nous avons aussi décidé de créer un blog dédié à Mathias pour raconter le parcours du combattant qu’il a mené afin de récupérer ses droits fondamentaux à la santé.

Nous sommes aujourd’hui dans la douleur et je suis inconsolable. Nous souhaitons monter un dossier pour pointer les dysfonctionnements administratifs récurrents car nous nous sommes aperçus, avec les témoignages spontanés reçus après son décès, que les difficultés à obtenir la réouverture des droits à la Sécurité sociale après un changement de statut étaient fréquentes (étudiants, indépendants, etc…).

Pour mon fils et moi il est trop tard, mais vos témoignages peuvent nous aider à faire bouger les choses dans le bon sens puisque ce dossier sera remis au Défenseur des droits. Ce combat que nous menons est bien entendu aussi destiné à faire vivre la mémoire de Mathias dans l’esprit de tous.

Si vous aussi, ou vos enfants n'ont pas récupéré immédiatement leur carte vitale après leur statut d'étudiant, ou après tout autre changement de statut, merci de m'en faire part soit directement sur notre blog soit à l’adresse mail : pourmathias.appelatemoinvital@outlook.fr. Tous les témoignages sont publiés anonymement.

Afin de respecter notre douleur, nous demandons qu’aucune récupération politique ne soit faite autour de ce drame.

Édité et parrainé par Rozenn Le Carboulec

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1220013-plus-de-secu-pas-assez-l-insuline-j-avais-un-fils-pour-lui-la-carte-etait-vitale.html

APPEL À CANDIDATURE : PARTICIPEZ AU PROGRAMME DE COACHING NUTRITION EN LIGNE (ÉTUDE A.N.O.D.E)

07/07/2014

Le 7 janvier dernier, nous avons publié un appel à candidature pour l'étude A.N.O.D.E. Le recrutement n'est pas encore terminé. Alors n'hésitez pas à déposer votre candidature auprès de l'Hôpital Bichat-Claude Bernard. Vous trouverez ci-dessous un rappel des conditions pour pouvoir participer à cette étude.
L'AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris) recherche des personnes diabétiques volontaires pour le programme A.N.O.D.E : Accompagnement Nutritionnel de l’Obésité et du Diabète par E-coaching.

Le but de l'étude A.N.O.D.E

« Les recommandations le disent : manger équilibré et pratiquer régulièrement des activités physiques adaptées sont à la base du traitement du diabète de type 2.
Mais ces recommandations sont, pour de nombreux diabétiques, difficiles à appliquer sur le long terme car trop générales pour que l'on sache où vraiment faire porter ses efforts.
Se faire aider n'est pas simple : peu de professionnels (des "coachs") sont formés, ont une compétence claire et sont disponibles; sans compter que ce n'est pas pris en charge.

Pour y remédier, plusieurs offres de coaching nutrition (assistance personnalisée) sont apparues sur internet ces dernières années, notamment en France. Mais pour le moment aucun de ces programmes n’a été scientifiquement étudié. Leur efficacité pour favoriser la perte de poids et améliorer l’équilibre du diabète n’est donc pas démontrée. 
 
En 2014, l’hôpital Bichat et l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière démarrent une grande étude, intitulée A.N.O.D.E.* pour évaluer l’efficacité du programme MXS-santé (dont une version à laquelle ils ont collaboré existe déjà pour l'obésité) chez des patients diabétiques de type 2ayant un excès de poids. »

Les conditions pour participer à l'étude A.NO.D.E

Être diabétique ET avoir un excès de poids

Le déroulement de l’étude

  • 3 visites
  • Répondre à des questionnaires via internet
  • 2 tests d’effort avec mesure de vos capacités physiques*
  • Suivi avec un(e) diététicien(ne)
  • Durée de participation : 4 à 6 mois

Il s’agit d’un essai randomisé : deux groupes seront constitués au hasard.

  • 1er groupe : e-coaching (assistance individualisée par internet)
  • 2ème groupe : accompagnement usuel par des soignants à l’hôpital
 
A l'issue de l'étude, tous les participants pourront bénéficier :
  • d'un an de suivi par e-coaching à la fin du protocole
  • d'une participation au programme É.T.A.P.E.S. (suivi multidisciplinaire en nutrition et en activité physique)
 
Contact : 
Responsable du protocole A.N.O.D.E.
Dr Boris HANSEL
Hôpital Bichat-Claude Bernard
 
Pour s'inscrire : protocole.anode@bch.aphp.fr

En savoir plus 


A.N.O.D.E.* : Accompagnement Nutritionnel de l’Obésité et du Diabète par E-coaching
Projet retenu lors d'un concours et financé par l’Assistante Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP)

Crédit photo : © Miriam Dörr - Fotolia.com

http://www.afd.asso.fr/actualites/appel-candidature-participez-au-programme-coaching-nutrition-en-ligne-etude-anode-005521