mardi 15 avril 2014

Diabète. Les bienfaits du grand bain


Photo Juanjo Martin
Essentiel à l'équilibre de tous, le sport joue un rôle important dans le traitement du diabète de type 2. Pratiquée régulièrement, l'activité physique en milieu aquatique serait la plus efficace pour réduire le taux de glycémie. « En pratiquant 2 heures 30 d'activité physique dans l'eau toutes les semaines, les diabétiques voient leur taux de glycémie diminuer significativement », affirment les auteurs d'une étude menée par la Société francophone du diabète. Pour le prouver, 98 patients se sont soumis à trois épreuves : natation, marche puis gymnastique. Pris en charge au sein de l'Unité mobile d'éducation thérapeutique diabète de la Haute Côte-d'Or (Bourgogne), tous pratiquaient déjà une activité physique régulière.

Le plongeon glycémique 

Avant et après chaque séance, les participants devaient mesurer leur glycémie capillaire (sur une goutte de sang). Toute discipline confondue, les résultats montrent une baisse moyenne de la glycémie de 0,50 g/l immédiatement après l'effort. Mais les résultats obtenus en piscine étaient plus significatifs. Et de loin ! Le taux de sucre dans le sang diminuait de 0,59 g/l après une séance de nage, contre 0,46 g/l pour la marche et 0,31 g/l pour la gymnastique en salle. Une différence que les chercheurs expliquent par l'efficacité des « exercices d'endurance et de contre-résistance dans l'eau ». Mais prudence ! Plus efficace, l'activité dans l'eau s'avère aussi plus intense. « Au total, sur les 1.379 séances de séances de sport, 39 épisodes d'hypoglycémie ont été relevés, contre sept pour la marche et trois après des séances de gymnastique ». Si vous êtes concernés par la maladie, il est conseillé de consulter votre médecin avant de reprendre une activité physique après l'âge de 50 ans, ou 20 ans diabete


http://www.letelegramme.fr/sante/diabete-les-bienfaits-du-grand-bain-07-04-2014-10111389.php

Des jeux vidéo pour soigner le diabète et Alzheimer

Super Mario pour lutter contre Alzheimer

Vos parents trouvent que vous jouez trop aux jeux vidéo, un loisir qui vous abrutit ?
On a un argument en or massif à utiliser la prochaine fois qu’ils menaceront de confisquer votre console.
Des chercheurs allemands de l’Institut Max Planck et de l’université de médecine St. Hedwig-Krankenhaus ont mené une étude afin de mesurer l’impact des jeux vidéo sur le développement cérébral :
  • 23 personnes devaient jouer 30 minutes par jour à Super Mario 64
  • Et 23 personnes ne devaient pas jouer au moindre jeu vidéo
Des jeux vidéo pour soigner le diabète et Alzheimer #Etude
Au bout de deux mois, les cerveaux des 46 personnes ont été comparés à l’IRM et les chercheurs ont constaté une augmentation significative de la matière grise des joueurs réguliers de jeux vidéo, en particulier dans l’hippocampe droit et dans le cortex préfrontaldorsolatéral.
Jouer à Super Mario 64 aurait un effet positif sur le développement des zones impliquées dans :
  • la formation de la mémoire
  • la réflexion stratégique
  • le déplacement dans l’espace
  • et la motricité des mains
Si les jeux de plateformes ne vous rendront pas plus intelligents, ils pourraient se révéler une aide précieuse pour traiter les malades atteints d’Alzheimer.

La Wii Fit pour traiter le diabète de type II

Des chercheurs allemands du West German Centre for Diabetes and Health ont mené une étude sur l’impact de l’utilisation de la Wii Fit sur le diabète de type II (j’aime de plus en plus en plus l’Allemagne moi).
220 patients atteints de diabète de type II âgés de 50 à 75 ans y ont participé :
  • 120 patients devaient faire 30 minute d’exercice par jour avec la Wii Fit
  • et 100 patients n’ont pas changé de mode de vie
Des jeux vidéo pour soigner le diabète et Alzheimer #Etude
Au terme de 12 semaines il a été constaté que :
  • L’état de santé des patients diabétiques utilisant la Wii Fit s’était amélioré, en particulier en ce qui concerne le contrôle du niveau de glycémie
  • Et les troubles de l’humeur avaient sensiblement baissé chez eux, avec un resserrement des liens familiaux

Des jeux vidéo pour ralentir le vieillissement

Des chercheurs de l’Université de l’Iowa ont quant à eux mené une étude sur l’impact des jeux vidéo sur le vieillissement naturel.
Ils ont séparé 681 personnes âgées de 50 ans et plus en 4 groupes qui devaient respectivement :
  • Jouer à des mots croisés informatisés sur site
  • Jouer à un jeu vidéo intitulé   »Road Tour »
    • 2 heures par semaine sur site
    • 3 heures par semaine sur site
    • 2 heures par semaine à la maison
Le jeu « Road Tour » consistait à retrouver des photos de véhicules tout en se rappelant où était placé un panneau de signalisation, avec de plus en plus de pièges au fur et à mesure que le jeu avançait.
Des jeux vidéo pour soigner le diabète et Alzheimer #Etude
La conclusion de cette étude est étonnante : jouer seulement 10 heures pourrait retarder le déclin de certaines aptitudes cognitives de 7 ans.
Donc si vos grand-parents n’aiment pas faire de l’exercice, offrez-leur une console de jeu !
Ce sera bien plus efficace que de les inscrire dans les clubs amazonia et au moins vous pourrez vous amuser avec eux Des jeux vidéo pour soigner le diabète et Alzheimer #Etude


http://pix-geeks.com/jeux-video-traitement-alzheimer-diabete/

Diabète: le cerveau à la rescousse

mardi 15 avril 2014
Des recherches, menées dans le nouveau Laboratoire de physiologie neurométabolique de l'Université de Fribourg, ont permis de découvrir une nouvelle voie de contrôle de la glycémie par le cerveau. Dans ce travail, réalisé en collaboration avec l'Université de Lausanne, le Docteur Christophe Lamy cerne plus précisément les mécanismes de l'hypoglycémie, une complication fréquente du diabète.
Au cours de cette étude, le Docteur Christophe Lamy a utilisé des outils génétiques et physiologiques sophistiqués pour mettre en lumière un circuit neuronal qui répond à l'hypoglycémie dans le tronc cérébral. Une analyse précise des mécanismes impliqués révèle une population de neurones spécialisés, agissant comme senseurs au glucose dans cette région du cerveau. Ces cellules sont activées lorsque les taux de glucose sont trop bas et déclenchent une réponse physiologique visant à rétablir l'équilibre glycémique. Cette réponse serait altérée au cours des épisodes d'hypoglycémie chez les sujets diabétiques.

UNE VOIE VERS DE NOUVEAUX TRAITEMENTS


Le diabète est un problème majeur de santé publique en Suisse et dans le monde. Cette maladie chronique, caractérisée par un taux de glucose trop élevé dans le sang, expose à des complications à court et à long terme lorsqu'elle n'est pas prise en charge correctement. L'hypoglycémie est, paradoxalement, la complication la plus fréquente à court terme chez le patient diabétique traité. Elle peut conduire à des symptômes neurologiques et au coma si elle n'est pas corrigée rapidement. La répétition des épisodes d'hypoglycémie aboutit malheureusement à une diminution de la réponse «contre-régulatrice» de l'organisme et de la conscience de l'état d'hypoglycémie, et de ce fait à une aggravation des épisodes. Les mécanismes de cette désensibilisation n'étaient jusqu'ici pas connus avec précision; les résultats de cette recherche permettent aujourd'hui d'envisager de futurs traitements pour prévenir ou corriger cette complication.
Le Dr Christophe Lamy a récemment établi un nouveau laboratoire de recherche dans le Département de médecine de l'Université de Fribourg dans le domaine de la physiologie intégrative. Il s'intéresse aux relations entre le métabolisme de l'organisme et le cerveau, afin de mieux comprendre l'origine des maladies neurologiques et psychiatriques, ainsi que l'implication du cerveau dans les maladies métaboliques. Il fait appel à des méthodes avancées en électrophysiologie, biophotonique, optogénétique et nanotechnologies.
Ce travail, publié dans la prestigieuse revue Cell Metabolism, a été réalisé en collaboration avec les laboratoires du Professeur Bernard Thorens (Centre de génomique intégratif) et du Docteur Jean-Yves Chatton (Département de neurosciences fondamentales), tous deux à l'Université de Lausanne.

http://www.etudiants.ch/cms/news/diabete-le-cerveau-a-la-rescousse-20140327

5 choses que vous pouvez apprendre sur votre santé en allant aux toilettes

Discuter des fonctions du corps humain occupe une part très importante des conversations de tout physicien. En tant que néphrologue, ou spécialiste du rein, je me retrouve souvent à parler d'urine, parce que oui, l'une des principales fonctions des reins est de filtrer les déchets et les toxines qui passent dans le sang. Et tous ces déchets et toxines ont besoin d'être évacués une fois qu'ils ont été éliminés de notre organisme. Le résultat, c'est l'urine.
Les reins filtrent en moyenne 200 litres de sang par jour. Quand ils fonctionnent bien, le processus est très efficace : 198 litres de sang retournent dans l'organisme. En temps normal, les reins font leur travail si bien que la plupart des gens n'y pensent même pas au cours de leurs activités quotidiennes, manger, boire, vivre et aller aux toilettes (oui, c'est là que partent les deux autres litres.) Le système de filtration complexe des reins trouve toujours un équilibre entre la conservation des minéraux et des produits chimiques dont votre corps a besoin pour fonctionner normalement et l'élimination du reste par l'urine. J'imagine qu'un tas de blagues salaces vous viennent à l'esprit. Je vous les laisse, ainsi que le fou rire qui va avec, mais il est important de préciser que, peu importe la manière dont vous la regardez - à l'œil nu, sous le microscope, ou pas du tout - l'urine contient des informations précieuses pour votre santé. Alors, si vous ne pensez pas déjà à votre urine ni même ne la regardez, il est temps de le faire. Ne jetez pas des informations précieuses pour votre santé dans les toilettes avant de connaître les 5 choses que peut révéler l'urine sur votre santé :
  1. La plus claire possible. La couleur de "concentration" de votre urine vous indique si vous êtes bien hydraté, et ce qu'il vous faut c'est une urine claire. Si votre urine est jaune foncé, c'est qu'elle est plus concentrée : il est possible que vous soyez déshydraté. Quand on est déshydraté, les reins essayent de conserver les fluides dans le corps et ne produisent donc plus autant d'urine. La déshydratation peut aussi former des calculs rénaux, car elle entraîne la concentration de grains minéraux dans les reins et les voies urinaires. Le meilleur moyen d'éviter les calculs rénaux est de boire beaucoup d'eau, ce qui permet de produire beaucoup d'urine claire.
  2. En cas de couleur ou d'odeur étrange, il faut parfois consulter. Pas la peine de sortir la roue chromatique, mais si votre urine ne se situe plus dans les teintes jaunes, cela peut être le symptôme de quelque chose de très grave, tel que du sang dans votre urine, ou alors cela peut simplement refléter un changement d'alimentation, c'est pourquoi il est important que vous connaissiez vos "normes d'urine". Vous devriez faire attention à tout changement d'urinaire et voir s'ils coïncident avec un changement dans votre alimentation.
    Vous voyez du rose ? Si vous avez mangé des betteraves récemment ou tout aliment à base de colorant de betterave, c'est que cela vient de votre alimentation. La présence de globules rouges peut aussi rendre votre urine plus rose, rouge ou de couleur brunâtre. Il est donc important de reconnaître les réactions normales de votre corps à certains aliments et médicaments. En fait, il n'y a pas que les colorants "rouge de betterave" qui peuvent ressortir dans votre urine. Il en va de même pour les colorants alimentaires de toutes les couleurs, alors souvenez-vous en. Et sinon, est-ce que votre urine a une odeur bizarre ?
    L'alimentation peut aussi en être le responsable. Certains aliments, tels que l'asperge, peuvent modifier l'apparence et l'odeur de votre urine. De même pour les médicaments et les compléments alimentaires. Les vitamines peuvent donner une odeur de renfermé à votre urine. L'urine peut apporter des indices essentiels pour votre santé, mais il est primordial de savoir à partir de quel moment il est utile de consulter un médecin, pour que vous ayez des analyses et un diagnostic appropriés en cas de problème plus sérieux, tel que du sang dans les urines.
  3. Un marqueur précoce de lésion rénale. La présence de protéines dans l'urine est l'un des marqueurs les plus précoces d'une lésion rénale, en particulier chez les personnes diabétiques. Cela peut entraîner la formation de bulles dans l'urine. Lors de votre visite médicale annuelle, demandez à votre médecin de vous prescrire une analyse d'urine afin de vérifier la présence de protéines dans vos urines, surtout si vous êtes un sujet à risque - c'est-à-dire si vous avez plus de 60 ans, que vous faites de la tension ou du diabète, ou que vous avez des membres de votre famille qui souffrent d'insuffisance rénale.
  4. Des symptômes de diabète. Le mot "diabète" signifie littéralement "passer au travers", c'est-à-dire uriner fréquemment en grande quantité. Quand il y a trop de sucre dans le sang et que le corps ne le gère pas correctement, les reins travaillent davantage pour essayer de l'éliminer du corps. Si votre urine a une odeur "sucrée", cela peut indiquer qu'elle contient du sucre. Cette présence de sucre peut signifier que vous êtes atteint de diabète ou de pré-diabète. Il est donc important de faire des analyses de sang supplémentaires pour confirmer (ou infirmer) un diagnostic. Le diabète est la cause majeure des maladies du rein et même le pré-diabète peut endommager les reins, ce sont donc des maladies graves qui méritent tout votre attention et un traitement approprié.
  5. La présence d'une infection. Une infection urinaire se produit lorsque des bactéries (des germes) se multiplient dans les voies urinaires. Les voies urinaires sont constituées de la vessie, de l'urètre, de l'uretère et des reins. Les bactéries entrent généralement dans les voies urinaires par l'urètre, c'est-à-dire le tube qui achemine l'urine hors du corps. Si une infection n'est pas traitée rapidement, les bactéries peuvent remonter jusqu'aux reins et causer un type d'infection plus grave. Parmi les symptômes d'une infection urinaire : une envie pressante d'uriner (alors que, souvent, seulement quelques gouttes viennent), une sensation de brûlure quand l'on urine, une urine trouble ou qui contient du sang et qui a une forte odeur (en particulier une odeur d'ammoniaque.)

http://www.huffingtonpost.fr/leslie-spry-md-facp/apprendre-urine-sante_b_5135401.html
Pour plus d'informations sur l'urine et les reins, consultez le site de la Fondation Nationale du Rein sur www.kidney.org. Avez-vous déjà constaté quelque chose d'anormal dans votre urine ? Avez-vous réagi en conséquence ?

Mabox Diabète : quand le diabète part en voyage

Pas toujours simple de partir en voyage ou en déplacement professionnel quand on est diabétique… En plus d’avoir à préparer ses bagages comme tout le monde, il faut de surcroit penser à mettre dans ses bagages tout le nécessaire pour sa maladie (insuline et matériel). C’est pour s’en aller l’esprit plus tranquille qu’a été créé la gamme de mallettes et pochettes Mabox Diabète. Détails.


Comme souvent, cette innovation est venue d’un besoin impérieux de quelqu’un qui ne trouvait pas ce qu’il voulait dans l’offre existante sur le marché… 
  
Dans ce cas précis, cette gamme de petits bagages est née de l’imagination d'une jeune fille diabétique. L’idée ? Pourvoir transporter facilement et discrètement tout son matériel de soins. Dans un joli sac.   
  
Plus concrètement, il s’agit de mallettes et de pochettes isothermes qui permettent de garder dans des conditions idéales de froid, l'insuline tout en transportant en toute discrétion le matériel indispensable aux soins quotidiens. 

Mabox Diabète
Ces sacoches possèdent ainsi deux compartiments isothermes permettant de conserver entre 2° et 8° les cartouches recharge d'insuline, les stylos à insuline rechargeables ou jetables et un kit glucagen. Et ce pour une durée de 12 heures grâce à deux blocs de froid. Le diabétique peut ainsi voyager sans risque de rupture de la chaîne du froid pendant cette durée. 
  
Cette mallette (21cm/29cm) possède des compartiments à aiguilles amovibles. Un noir pour les aiguilles neuves et un rouge pour les usagées. Les utilisateurs de pompe à insuline peuvent consacrer ces emplacements aux cathéters et réservoirs pour insuline. 
  
Mabox Diabète propose aussi des espaces pour le lecteur de glycémie et ses accessoires, le carnet d'autosurveillance, un stylo et un gel de nettoyage des mains. De plus, elle contient des poches réserve de sucre et de rangement pour les effets personnels. Enfin ce produit dispose d’une carte « je suis diabétique ». Existe également en pochettes compactes spécialement adaptées aux déplacements quotidiens. 
  
Plus d'informations : www.mabox-diabete.fr

http://www.senioractu.com/Mabox-Diabete-quand-le-diabete-part-en-voyage_a16933.html

LES FACTEURS ÉPIGÉNÉTIQUES IMPLIQUÉS DANS LE DIABÈTE DE TYPE 2

Pendant longtemps on a considéré que les facteurs environnementaux n’influaient pas sur notre ADN. On sait aujourd’hui que ces facteurs peuvent affecter l’expression de certains gènes en jouant sur leur état chimique, donc sur leur niveau de production : c’est l’épigénétique.
Des chercheurs de l’université de Lund (Suède) ont analysé les cellules productrices d’insuline de patients en bonne santé et de patients atteints de diabète de type 2.

Des centaines de gènes concernés chez les sujets diabétiques

Ils ont pu mettre en évidence des changements épigénétiques sur plus de 800 gènes chez ceux qui développaient la maladie. Plus d’une centaine de ces transformations pourraient contribuer à réduire la production d’insuline, une des causes du diabète de type 2.

Des transformations épigénétiques qui affectent la production d'insuline

Pour savoir si ces modifications sont une cause ou une conséquence du diabète, ils ont montré que les mêmes modifications pouvaient apparaître chez des sujets sans diabète mais âgés ou ayant un IMC élevé. Lestransformations épigénétiques contribuent donc bien à la baisse de production d’insuline.

L’intérêt est que les changements épigénétiques sont réversibles, ce qui ouvre la voie à la recherche de traitements capables d’induire des modifications épigénétiques pour rétablir une production suffisante d’insuline.

Source : PLoS Genetics 06 Mars 2014

Auteur : Loïc Leroux
Crédit photo :  
© Vasiliy Koval - Fotolia.com

http://www.afd.asso.fr/actualites/les-facteurs-epigenetiques-impliques-dans-le-diabete-de-type-2-00

Diabète insipide

Le diabète insipide, à ne pas confondre avec le diabète sucré, correspond à une pathologie du système excréteur d'origine hormonale, d’ordre neurologique ou néphrologique. En cause : soit un problème dans la sécrétion de l’hormone antidiurétique (ADH) par l’hypophyse, soit un trouble de la réponse rénale à cette hormone. Le sujet atteint ressent alors une soif intense qu’il ne parvient pas à étancher et un besoin récurrent d’uriner, jusqu’à dix litres par jour.
Le diabète insipide tient son nom du goût des urines, pauvres en sucres car très diluées. Les médecins d’autrefois le diagnostiquaient en les goûtant.

Causes du diabète insipide

Le diabète insipide est dû à un trouble de l’hormone antidiurétique, sécrétée par l’hypophyse, uneglande du cerveau, qui agit sur le rein et régule la production d’urine. En cas de problème dans la sécrétion ou dans la réponse rénale, le sujet perd la capacité à contrôler la quantité d’eau dans son organisme.
Le diabète insipide peut également apparaître durant la grossesse, en cas d’augmentation de la vasopressinase, une hormone placentaire qui dégrade l’ADH.

Le diabète insipide se manifeste par une soif irrépressible, du fait d'un dérèglement de l'hormone antidiurétique. © PeeDee4, deviantart.com, cc by nc sa 3.0
Le diabète insipide se manifeste par une soif irrépressible, du fait d'un dérèglement de l'hormone antidiurétique. © PeeDee4, deviantart.com, cc by nc sa 3.0

Traitement du diabète insipide

Pour les cas où le diabète insipide est dû à un défaut de sécrétion d’ADH, l’administration de desmopressine, hormone aux propriétés homologues, permet de pallier le manque. Ce traitement est le plus souvent donné à vie, avec des effets secondaires potentiellement dangereux en cas de surdosage.
Dans d’autres cas, pour les diabètes insipides d’origine néphrologique, un médicament, l’amiloride, peut être prescrit.

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/medecine-diabete-insipide-14214

Formations sur le diabète à l'intention de 1.500 médecins

15/04/2014 | 16:05:50

Un programme de formation internationale sur le diabète à l'intention de 1.500 médecins vietnamiens a été lancé lundi à Ho Chi Minh-Ville. 
Ce programme est placé sous les auspices des Universités de médecine et de pharmacie de Ho Chi Minh-Ville et de Hue, des hôpitaux Cho Ray, Bach Mai et l'hôpital central d'endocrinologie, ainsi que des associations vietnamienne et américaine du diabète.

Le programme permettra d'améliorer le diagnostic et le traitement du diabète au Vietnam selon des standards internationaux. Il est mis en oeuvre durant trois ans, de 2014 à 2016, à l'intention de 1.500 médecins vietnamiens en endocrinologie.

Dans le cadre du programme, 30 spécialistes vietnamiens parmi les meilleurs dans leur discipline sont allés au début de l'année aux Etats-Unis pour perfectionner leurs connaissances sur le traitement du diabète.

En 2014, six formations seront organisées à l'intention de 300 médecins dans l'ensemble du pays. Elles seront dispensées par des spécialistes de premier rang du Vietnam et des Etats-Unis. Pendant la phase suivante, 20 autres formations seront données à 1.200 médecins généralistes vietnamiens.- VNA

http://fr.vietnamplus.vn/Home/Formations-sur-le-diabete-a-lintention-de-1500-medecins/20144/40755.vnplus

Nutrition : un coaching à distance pour les diabétiques

Le coaching nutritionnel sur Internet est en pleine expansion. Il permet d'accompagner en ligne les personnes qui souhaitent mieux s'alimenter ou perdre du poids. A l'hôpital Bichat de Paris, un médecin nutritionniste a créé un site pour aider les personnes diabétiques de type 2 à mieux s'alimenter.

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Pour la première fois, des chercheurs français lancent une étude pour démontrer l'intérêt d'un programme nutritionnel sur Internet (e-coaching) pour les personnes diabétiques de type 2, présentant un excès de poids. Ce protocole d'accompagnement A.N.O.D.E. (Accompagnement Nutritionnel de l'Obésité et du Diabète par E-coaching) veut rendre le patient plus autonome pour espacer les consultations à l'hôpital.
Son objectif est d'obtenir en 4 mois une amélioration des habitudes alimentaires et du niveau d'activité physique par un suivi nutritionnel sur mesure et évolutif selon les progrès du patient. Une perte de poids, un meilleur contrôle du diabète et une réduction du risque cardiovasculaire devraient en découler. Le programme A.N.O.D.E. est utilisé depuis plusieurs mois à l'hôpital Bichat par le service de Diabétologie-Endocrinologie-Nutrition. Afin de confirmer son efficacité, l'AP-HP soutient un projet d'évaluation rigoureuse.
Le site Internet, gratuit, comporte des conseils de nutrition, un programme d'entraînement sportif ou encore des suggestions de menus adaptés au patient diabétique. Une cinquantaine de patients teste ce logiciel d'accompagnement nutritionnel. L'équipe médicale souhaite maintenant débuter des essais cliniques pour valider l'efficacité de cette méthode.
Qui peut participer à l'étude A.N.O.D.E. ?
Menée par une équipe de chercheurs du service de diabétologie-nutrition de l'hôpital Bichat - Claude-Bernard (AP-HP), coordonnée par le Dr Boris Hansel et le Pr Ronan Roussel, l'étude A.N.O.D.E. est ouverte à 120 volontaires, hommes ou femmes de 18 à 70 ans, diabétiques de type 2, présentant un excès de poids, en particulier abdominal, et possédant un accès internet.
En savoir plus sur le protocole A.N.O.D.E. : Telenutrition.fr
Contact pour se porter volontaire : protocole.anode@bch.aphp.fr

VOIR AUSSI

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-nutrition-un-coaching-a-distance-pour-les-diabetiques-13143.asp?1=1

mercredi 26 mars 2014

Sante : Du sommeil contre le diabete et le surpoids

Au lieu de médicaments, les médecins devraient plutôt prescrire une bonne dose de sommeil contre les troubles du métabolisme tels que le diabète et le surpoids.




C'est la recommandation formulée par des médecins suisses et allemands dans la revue britannique «Lancet Diabetes & Endocrinology». Les indices s'accumulent montrant que ces maladies sont en lien avec un sommeil insuffisant ou perturbé, écrivent les chercheurs, parmi lesquels Bernd Schultes, du eSwiss Medical & Surgical Center à St-Gall. Des études récentes ont montré que la perte de sommeil a une influence directe sur la capacité du corps à assimiler les sucres, à réguler la prise de nourriture et à maintenir l'équilibre énergétique.
Or le travail en équipe, la société de 24 heures et la généralisation des tablettes et jeux sur ordinateurs, notamment, ont conduit ces dernières années à une perte de la qualité du sommeil, avec à la clé une hausse de ce type de pathologies et des décès prématurés.
Des études sont en cours afin de vérifier si une amélioration et une augmentation du sommeil sont à même de prévenir le syndrome métabolique, voire à renverser la tendance. Selon les scientifiques toutefois, les données actuelles suffisent à recommander aux médecins de chercher suffisamment tôt à motiver les patients concernés à mieux dormir.
http://www.20min.ch/ro/news/science/story/Du-sommeil-contre-le-diabete-et-le-surpoids-17597525

Trop cuire les aliments accélère le vieillissement

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Mis à jour le  , publié le 
Selon les chercheurs, il est préférable de cuire à basse température (moins de 120 °C), à l'eau, à la vapeur ou au micro-onde.
Selon les chercheurs, il est préférable de cuire à basse température (moins de 120 °C), à l'eau, à la vapeur ou au micro-onde. (ALEX WILSON / PHOTODISC / AFP)
Frites, pain grillé, biscuits... L'Académie nationale de pharmacie (PDF) a mis en garde, jeudi 20 mars, contre une série d'aliments qui, lorsqu'ils sont cuits trop brutalement ou à trop forte température, pourraient accélérer le vieillissement. "Il s'agit surtout d'aliments issus de la friture de la pomme de terre comme des frites ou des chips et de céréales grillées ainsi que du café", explique le professeur Eric Boulanger, spécialiste de la biologie du vieillissement à l'université Lille 2.
Le scientifique travaille sur les produits de glycation avancée, appelés AGE. Ils peuvent se former spontanément dans les organismes vivants mais également lors de la préparation d'aliments à partir des sucres et des protéines, sous l'effet de la chaleur. Pour éviter leur formation, il suffit, selon le professeur, de cuire à basse température (moins de 120 °C) et de privilégier la cuisson à l'eau, à la vapeur ou au micro-onde par rapport aux grillades et autres rôtissages.

Des artères trop rigides

Selon l'Académie nationale de pharmacie, l'étude des AGE depuis une trentaine d'années "a démontré qu'ils avaient un effet délétère en s'accumulant dans l'organisme, notamment dans le diabète, l'insuffisance rénale et lors du vieillissement".Eric Boulanger pointe notamment du doigt le lien entre les produits de glycation avancée et vieillissement par une plus grande rigidité des artères, qui se traduit par de l'hypertension.
Le chercheur rappelle qu'une récente étude américaine effectuée tant chez l'homme que chez l'animal a montré que les AGE pouvaient également provoquer des troubles prématurés de la mémoire et des modifications cérébrales similaires à celles trouvées dans la maladie d'Alzheimer.

Ne pas laisser surchauffer

Ces effets restent encore largement méconnus du grand public, a reconnu le professeur Jean-Pierre Foucher, président de l'Académie, qui a décidé de publier des recommandations sur le sujet. Les particuliers sont ainsi invités à surveiller l'huile de friture ou de cuisson "pour ne pas la laisser surchauffer", éviter de "faire dorer à l'excès"les produits et ne pas consommer les zones les plus brunies lors de la cuisson.
L'Académie recommande aussi à l'industrie alimentaire de favoriser "les cuissons douces en évitant les surchauffes et la carbonisation". Les zones brunies contiennent en effet de l'acrylamide, un produit de glycation alimentaire découvert en 2002 par des chercheurs suédois, potentiellement cancérigène et neurotoxique, selon des études faites sur des cellules et sur des animaux.
http://www.francetvinfo.fr/sante/trop-cuire-les-aliments-accelere-le-vieillissement_557733.html

dimanche 23 mars 2014

Diabète : la natation plus efficace pour faire baisser la glycémie



Les diabétiques de type 2 devraient privilégier les sports aquatiques pour contrôler leur taux de sucre dans le sang.



Les diabétiques de type 2 le savent, le sport joue un rôle essentiel dans le traitement de leur pathologie. Mais certaines activités physiques seraient plus efficaces que d’autres pour réduire le taux de sucre dans le sang. Parmi elles : la natation. "En pratiquant 150 minutes d’activité physique dans l’eau toutes les semaines, les diabétiques voient leur glycémiediminuer significativement", déclarent les auteurs de l’étude menée par la Société Francophone du Diabète.
Les chercheurs ont demandé à près d’une centaine de patients de se soumettre à trois épreuves sportives : natation donc, mais également marche à pied et gymnastique. Tous étaient déjà des sportifs récurrents. Ils ont dû mesurer leur glycémie avant et après leur séance physique.
Résultats ? Si toutes les disciplines entrainaient une baisse du taux de sucre dans le sang, la natation obtenait les résultats les plus significatifs, avec une diminution de la glycémie de 0,59g/l. La marche à pied permettait de la réduire de 0,46g/l et la gymnastique de 0,31g/l. Pour les scientifiques, l’endurance que demande la nage ainsi que la résistance de l’eau expliqueraient ses résultats.
Ils alertent toutefois sur le caractère intense que demande l’activité aquatique : "Au total, sur les 1 379 séances de sport, 39 épisodes d’hypoglycémie ont été relevés, contre 7 pour la marche et 3 après des séances de gymnastique." Ils conseillent donc aux diabétiques de plus de 50 ans ou atteints depuis 20 ans de consulter un médecin avant de reprendre une activité physique.

Publié par Sarah Frise, rédactrice santé le Mercredi 19 Mars 2014 à 17h27
http://www.medisite.fr/a-la-une-diabete-la-natation-plus-efficace-pour-faire-baisser-la-glycemie.573843.2035.html




«L'insuffisance rénale devient un fléau national»

Cheikh Tidiane MBENGUE | 21/03/2014 | 07H59 GMT

LE PROFESSEUR ABDOU NIANG NEPHROLOGUE


La Journée mondiale de lutte contre l'insuffisance rénale a été l'occasion pour les néphrologues et autres spécialistes de l'hypertension et du diabète, de monter au créneau pour alerter les sénégalais sur  ce mal insidieux qui fait planer  une grande menace sur la santé de 25% de la population. Le plus inquiétant c'est que les victimes ne viennent vers les hôpitaux que lorsqu'elles atteignent la phase ultime. Et le manque de sensibilisation favorise l'expansion de cette pandémie qui n'a pas encore dévoilé sa véritable ampleur. Aussi, en plus du déficit d'appareillages pour la prise en charge en hémodialyse, le Sénégal tarde à autoriser l'unique alternative pour la guérison qu'est la transplantation d'organe. Le professeur  Abdou Niang, un des spécialistes de la pathologie en service au Chu de l'Hôpital A Le Dantec, a donné toutes les caractéristiques de cette maladie qui fait des ravages au sein de la population.  
 
2 millions  de sénégalais en sursis
 
Devenue un véritable problème de santé publique, l’insuffisance rénale chronique qui fait pourtant partie des maladies non transmissibles, représente de nos jours une véritable pandémie. La moyenne de prévalence mondiale  se situant entre 5 et 10 % de la population, on peut estimer que pour le Sénégal  1, 5 million de personnes en souffrent dont la majorité écrasante ignore son statut à cause de l’absence de symptômes irréfutables.  C’est en résumé ce que le Pr Abdou Niang néphrologue au Chu Le Dantec a renseigné pour alerter vivement les pouvoirs publics et les populations sur ce danger qui prend de plus en plus de l’ampleur.

Saisissant la Journée mondiale consacrée à cette maladie, il a averti que ce n’est qu’au moment où elle atteint un stade très avancé que le besoin en dialyse s’impose et que les spécialistes se rendent  compte de sa gravité. C’est d’ailleurs face à ce retard dans la prise en charge de cette maladie qu’il invite les autorités sanitaires à une meilleure sensibilisation des populations. Le Pr Abdou Niang de déplorer surtout le déficit en communication et le manque de sensibilisation de la part des professionnels et des autorités sanitaires. « Pourtant, fait –t-il observer, si ce travail était fait comme il le faut, dans quelques années la tendance sera inversée dans notre pays ».
 
Mais la situation actuelle reste inquiétante, selon ce spécialiste, qui regrette que les malades continuent d’être évacués généralement en phase terminale et que la dialyse ou la greffe rénale constituent les seuls recours. En conséquence, souligne-t-il, le pronostic des malades en phase terminale est très critique. Car le malade qui a atteint cette phase et qui n’est pas dialysé est condamné à mourir dans les  trois mois. Le spécialiste d’ajouter que le  Sénégal est confronté à un véritable déficit de structures de dialyse et peine à traiter 500 malades alors que la Tunisie, par exemple, avec ses 13 millions d’habitants, est à même de faire 10 OOO interventions. De quoi se faire une idée de l’avenir immédiat des malades condamnés à terme. 
 
Hypertendus et diabétiques
 
Parmi les candidats potentiels de ces maladies rénales, le néphrologue prévient les diabétiques tout comme les hypertendus qui sont les plus exposés au risque. Dès lors, explique le Professeur Niang,  les études ont démontré que la prévalence des hypertendus  sénégalais a atteint 25 % de la population. Cela peut vouloir dire que plus de 2 millions 500 citoyens souffrent de  la première cause de  l’insuffisance rénale. D’autres études ont également démontré, selon toujours le Professeur Niang, que les diabétiques qui représentent 10 % de la population comptent également parmi les personnes à risque. Pour une population estimée à 13 millions d’habitants, ce n’est donc pas moins de 2 millions de diabétiques qui sont exposés au fléau.
 
Prévention et  dépistage
 
Le Professeur Niang invite également les autorités à s’appesantir sur la prévention pour éviter aux malades d’attendre le dernier moment pour aller vers une machine. Ce qui  n’est, en définitive, que perdre le combat d’avance. « Il faudrait éduquer la population pour que tous les malades qui ne le savent pas et qui présentent une maladie rénale chronique soient dépistés ». Le professeur de préconiser que  tous ceux qui sont dépistés soient suivis dans le cadre d’un programme de prise en charge  pour qu’ils n’arrivent pas au stade ultime ».

Pour lui, tout  doit commencer par la surveillance de la pression artérielle et le taux de sucre tout en évitant de consommer trop de sel, de sucre et de graisses. Il s’agit aussi d’éviter la consommation de certains  produits traditionnels qui font des ravages dans ce pays. Sur cette question, le Professeur a bien sûr accusé l’inaccessibilité des soins de la médecine moderne et le recours massif à  la médecine traditionnelle qui fait souvent des dégâts contre le rein. Autre recommandation préventive du Professeur : bien manger et sainement, éviter de fumer et  faire de l’activité sportive. Aux  personnes âgées, il conseille  de boire  1 litre et demi à deux litres d’eau par jour surtout pour  les sujets  à risque notamment les hypertendus et les diabétiques.  Un bon suivi médical avec une prise régulière de médicaments peut faire  éviter l’insuffisance rénale.
 
La transplantation rénale
 
A propos  du traitement, le Professeur de préciser d’abord que la personne dotée de deux reins peut toutefois survivre  normalement avec un seul rein. En d’autres termes, fait-t-il noter, s’il y a une maladie rénale qui s’attaque à une personne, elle peut détruire à la longue tous les  deux reins.  Mais pour sauver le malade, son frère ou proche parent peut lui en donner un. Mais au delà des liens de parenté, il s’agit tout seulement d’un problème de compatibilité. Ainsi, la dialyse n’étant qu’un traitement symptomatique, alors  que la greffe  constitue une alternative qui peut rétablir le patient et lui faire reprendre son travail, de vivre comme tout le monde avec une bonne qualité  de vie. Cette solution est du reste moins chère pour l’Etat  qui paie actuellement la dialyse à des malades en sursis. Ainsi il faut en moyenne 9 millions par personne et par an pour prendre en charge le dialysé. Or pour la greffe l’Etat ne va dépenser qu’1 million pour chaque malade. Ce qui serait, selon lui, une économie à l’échelle nationale sans compter le rétablissement du malade.
 
Le vide législatif  
 
L’obstacle majeur à la greffe d’organe reste le législateur qui ne s’est pas prononcé sur la question. Selon toujours le néphrologue du Chu le Dantec, sans cette loi  pour faire de la greffe rénale, le  Sénégal ne peut bénéficier de l’appui des organisations au plan international. Une lacune donc à combler rapidement. Car à en croire le Professeur Niang,  les propositions de textes sont déjà élaborées et soumises aux autorités. On attend donc impatiemment que cette loi soit adoptée à l’assemblée nationale et promulguée par le Chef de l’Etat. Le néphrologue de faire savoir que 9 sénégalais ont pu bénéficier de cette pratique médicale.  Ils ont tous été transplantés à l’étranger dont  4 en Inde,  3 en France, 1 en Tunisie et 1 autre en Belgique. Ces malades, selon toujours le Pr Niang se portent à merveille et  continuent de travailler et de vivre en harmonie avec leurs familles. Il faut que d’autres Sénégalais puissent accéder à cette avancée chirurgicale sur le territoire sénégalais surtout lorsque que des ressources de qualité ont déjà été formées dans ce sens.
 
Dans la croisade contre cette pathologie, les autorités semblent avoir saisi l’ampleur de la gravité de ces maladies. La division de lutte contre les maladies non transmissibles a été créée et s’investit contre l’hypertension artérielle,  le diabète et la maladie rénale chronique, entre autres maladies ciblées. Toutefois les néphrologues préviennent que le chemin est long parce qu’il y a beaucoup de travail à faire, beaucoup de stratégie,  beaucoup de communication pour que nous puissions relever le défi actuellement.
 
L’insuffisance rénale ou panne des reins
 
Le rein est un organe vital. Il est un organe épurateur de l’organisme. Il anéantit tous les déchets qui sont dans l’organisme. Le rein est un organe qui régule la tension artérielle parce qu’il fabrique des globules rouges et de la vitamine D qui permet  d’absorber du calcium. Quand le rein ne fonctionne pas bien, il y a un dérèglement dans l’organisme qui fait que le rein ne joue plus son rôle de régulateur. Ainsi on parle d’insuffisance rénale qui peut  entrainer la mort.

Jadis rare, l’insuffisance rénale fait souffrir maintenant  de plus en plus de Sénégalais et les maladies rénales prennent de plus d’ampleur chaque année.
 
On estime à 1,5 million de personnes qui  souffrent de cette affection sans le savoir. Malgré la gratuité du traitement depuis quelques années, seuls 2 % des malades bénéficient actuellement d’une prise en charge. De quoi conduire les  spécialistes à tirer sur la sonnette d’alarme car dans notre pays, 25 % de la population sont menacés  d’hypertension artérielle pendant que les 10 % de la population sont atteints de diabète.  Deux maladies qui sont les principales causes des insuffisances rénales. Autrement dit, 2 millions de sénégalais en moyenne souffrent d’hypertension artérielle avec environ 2 millions de diabétiques menacés  d’insuffisance rénale.


http://www.sudonline.sn/linsuffisance-renale-devient-un-fleau-national_a_18064.html