vendredi 31 octobre 2014

Mabox Diabète : des sacs de transpprt ingénieux et efficaces pour l'insuline et le matériel de soins des diabétiques

Publié le 24 octobre 2014

Pochettes isothermes innovantes pour simplifier et sécuriser les déplacements quotidiens des personnes diabétiques


Mabox Diabète : des sacs de transpprt ingénieux et efficaces pour l'insuline et le matériel de soins des diabétiques
Innovation pratique dans le monde du diabète. La société Optimiz a créé Mabox Diabète une gamme de mallettes et de pochettes isothermes permettant de conserver dans des conditions idéales de froid, l'insuline et de transporter en toute discrétion le matériel indispensable aux soins quotidiens des personnes diabétiques.
Le 14 Novembre prochain sera la journée mondiale du diabète. En France plus de 800 000 personnes sont insulino-dépendantes parmi les 3,5 millions de diabétiques, en Europe, la maladie touche plus de 50 millions de personnes (source chiffre IDF 2011).


Mabox Diabète innovation brevetée destinée à mieux vivre le diabète au quotidien et organiser son matériel

Les nouvelles technologies et avancées dans le domaine de la recherche contre le diabète sont souvent mises en avant, pour autant, le quotidien du diabétique reste rythmé par des contraintes importantes. Multiples Contrôles de la glycémie, injections d'insuline,gestion des déchets, auto-surveillance, hypoglycémie, hyperglycémie... un matériel encombrant, sensible et indispensable.

Mabox Diabète, est la première solution de rangement innovante et rationnelle destinée à tous les diabétiques. Une organisation claire et efficace pour optimiser les soins et réduire le stress des injections. Une innovation dédiée à tous ceux qui besoin de se déplacer au quotidien sur leur lieu de travail, à l'école, en promenade, en voyage etc ...et de s'injecter de l'insuline.

Pratique et esthétique, cette pochette permet de ranger et de transporter l'ensemble de son matériel et traitement pour une période allant de 1 à 30 jours.


Fonctionnelle, elle assure le rangement du matériel spécifique aux pompes et aux stylos à insuline, des compartiments exclusifs amovibles pour ranger les aiguilles neuves et usagées. Par ailleurs, en cas de besoin, elle dispose d'une performance isotherme inédite et permet de maintenir au frais l'insuline jusqu'à 12 heures.


Une innovation discrète et performante qui simplifie les déplacements des personnes diabétiques et contribue à leur faire retrouver une certaine liberté.
La gamme de pochette de transport débute à partir de 49.95€

http://www.capcampus.com/sante-125/mabox-diabete-des-sacs-de-transpprt-ingenieux-et-efficaces-pour-l-insuline-et-le-materiel-de-soins-des-diabetiques-a32410.htm

Le sport, bon à tout âge




« L’important n’est pas tant de vivre longtemps…que de vivre longtemps en bonne santé », résume-t-elle. « Or chez les plus de 60 ans, la pratique sportive permet de renforcer les muscles – notamment ceux des membres inférieurs – d’améliorer la coordination et de développer l’équilibre : c’est très important pour la prévention des chutes. » Mais pas seulement. Chef du service de médecine du sport au CHU de Clermont-Ferrand, Martine Duclos est également endocrinologue et physiologiste. C’est-à-dire qu’outre les pathologies du sportif, elle connaît également très bien les maladies métaboliques telles que le diabète, l’athérosclérose, les maladies cardiovasculaires…
Le vieillissement, c’est tout le temps…
C’est une évidence. Mais on l’oublie trop souvent : notre organisme commence à vieillir significativement dès l’âge de 30 ans. La masse musculaire diminue, la masse grasse augmente et surtout, elle a tendance à s’accumuler là où il ne faut pas.  « C’est un phénomène physiologique certes, mais l’accumulation de masse grasse dans l’abdomen est directement liée à une augmentation de 200% à 300% du risque de diabète. » Ainsi nous explique-t-elle, « le risque de diabète de type 2 ou de maladie cardiovasculaire est multiplié par 2 ou 3, dès lors que le tour de taille dépasse 88 cm chez la femme, et 102 cm chez l’homme. »
Sachant « qu’un diabétique de 63 ans est en moyenne traité pour 3 complications de son diabète (hypertension, cholestérol ou traitement de l’insuffisance coronarienne par exemple) », on comprend bien que la dérive pondérale ne pose pas que des problèmes esthétiques. « La France est le pays d’Europe où l’on vit le plus vieux, mais nous figurons au 10e rang pour l’apparition des maladies chroniques. Cela signifie que nous vieillissons très longtemps mais… prématurément. »
Cette masse grasse qui nous surcharge, nous l’accumulons dès l’enfance en mangeant mal –trop gras, trop salé, trop sucré – et en étant sédentaires. Cela nuit à notre silhouette (certes !) mais aussi à notre cœur, nos articulations et…notre cerveau. « Car la pratique régulière d’une activité physique préserve aussi les capacités cognitives », souligne le Pr Duclos.
… et le sport, c’est tout de suite !
Vous étiez trop absorbé par les contraintes du quotidien et vous avez laissé tomber le sport ? C’est humain et aussi, très fréquent. Mais il n’y a pas d’âge pour vous y remettre. Vous avez naturellement pu voir à la télévision, les exploits de ce centenaire qui bat des records à bicyclette. C’est bien sûr un cas d’exception, mais il est loin d’être unique. « Nous suivons des gens très âgés qui font des activités très intenses. Un Iron Man à 90 ans par exemple. Même si ce n’est pas à la portée de tous, cela prouve au moins que c’est faisable… »
Lors des prochaines Journées internationales de médecine sportive (JIMS) qui se tiendront du 23 au 28 novembre prochain à l’Ile Maurice, Martine Duclos pourra partager cette approche avec des spécialistes de médecine du sport.
Car l’essentiel est de pratiquer à son rythme, à raison d’une trentaine de minutes par jour en moyenne. « Achetez de bonnes chaussures et choisissez une activité qui vous fasse plaisir. Démarrez doucement, après avoir vu votre médecin. Vous pouvez aussi vous renseigner sur les sites Internet des Agences régionales de santé (ARS) et Directions régionales du Ministère chargé des Sports. Vous y trouverez des informations sur les activités qui vous sont ouvertes en fonction de votre cas personnel, et des adresses pour pratiquer dans un cadre adapté, avec des professionnels formés pour prendre en charge des personnes fragilisées. »

Où et comment se faire dépister du diabète ?

Le dépistage du diabète est d’autant plus indispensable que la maladie peut évoluer sans symptômes pendant des années. Aussi le dépistage du diabète est-il indispensable. Explications.



« 20 millions de glycémies sont réalisées en France chaque année, ce qui signifie qu’un Français sur trois est dépisté chaque année. Les associations militent pour un meilleur dépistage, afin d’identifier les diabétiques cachés », explique le PrJean-Jacques Altman, chef du service diabétologie de l’hôpital européen Georges Pompidou.
Où se faire dépister ?
Le dépistage du diabète consiste en une simple prise de sang au laboratoire, le matin à jeun (il ne faut pas avoir mangé pendant les 8 heures précédentes mais on peut boire un peu d’eau avant le test).Si le résultat est positif, une 2ème glycémie est faite pour confirmer le diagnostic. Si le résultat est négatif, le test sera refait tous les ans chez les personnes hyperglycémiques modérées à jeun et tous les 3 ans chez les autres.
Comment ça marche?
On dose le taux de sucre dans le sang (la glycémie). Une glycémie normale est inférieure à 1,10 g/l à jeun. On parle de diabète si on trouve à deux reprises une glycémie atteignant ou dépassant 1,26 g/l. Entre ces deux valeurs, il s’agit d’hyperglycémie modérée à jeun, à surveiller de près car elle évolue fréquemment vers un diabète au fil des années. Une autre façon de dépister le diabète consiste à rechercher un excès de sucre dans l’urine, en y trempant une bandelette réactive : il s’agit de la glycosurie. Cette technique est plus simple à mettre en oeuvre (pas besoin d’aller au laboratoire) et souvent utilisée en médecine du travail ou médecine scolaire, mais elle est moins précise. 
Qui doit se faire dépister du diabète ?
Le dépistage doit être ciblé sur la population à risque. En France, la recommandation officielle est de dépister les personnes de plus de 45 ans qui présentent un facteur de risque pour le diabète. Ces facteurs sont les suivants : avoir plus de 45 ans, être en surpoids (c’est surtout le tour de taille qui est un bon indice : il ne devrait pas dépasser 80 cm chez la femme) ; avoir des antécédents de diabète de type 2 chez des parents ou des frères ; avoir des antécédents d’hyperglycémie modérée à jeun ou d’intolérance au glucose ; avoir de l’hypertension artérielle ou du cholestérol.
A quelle fréquence ?
Le dépistage du diabète doit être réalisé tous les ans au labo s’il existe une hyperglycémie modérée à jeun ou une intolérance au glucose. Dans les autres cas, un dépistage tous les 3 ans suffira.
 Et si on est diabétique ?
Si le diagnostic de diabète est établi, pour ne pas refaire de prises de sang trop souvent, le médecin prescrit un lecteur de glycémie, à utiliser à la maison. Le principe : on pique le bout d’un doigt pour obtenir une gouttelette de sang, que l’on dépose sur une bandelette réactive placée dans un lecteur de glycémie et on obtient le résultat en quelques secondes.
A lire : « Le grand livre du diabète », Pr Jean-Jacques Altman, Dr Roxane Ducloux et Dr Laurence Lévy-Dutel, éditions Eyrolles.

http://www.magazine-avantages.fr/,ou-et-comment-se-faire-depister-du-diabete,181057.asp

jeudi 30 octobre 2014

5 conseils pour prévenir le diabète de type 2



Le diabète de type 2 est principalement du à la sédentarité et l’excès de poids. On agit dès aujourd’hui pour prévenir.



 1 - Contre le diabète de type 2, on surveille son poids et son tour de taille
Perdre quelques kilos est tout bénéfice. Pas seulement sur le risque de diabète mais aussi sur la tension artérielle, le cholestérol, les risques d’arthrose et de pathologies cardio-vasculaires. Il ne s’agit pas de faire un régime strict. Une légère perte de poids de 5 à 10% fait déjà la différence. Un geste tout simple : on mesure son tour de taille. S’il est inférieur à 80 cm (et 94 cm chez l’homme), tout va bien ; au-dessus : vigilance. La surcharge graisseuse au niveau abdominal est l’un des marqueurs du risque de diabète.
 2 - On préfère les sucres lents aux sucres rapide
Les sucres rapides, ils sont où ? « Dans tous les aliments au goût très sucré (pâtisseries, bonbons, crèmes dessert, chocolat, fruits) », indique le Pr Altman. Problème : ils font rapidement monter la glycémie et décharger l’insuline. Ces aliments ne sont pas interdits mais fortement déconseillés au quotidien chez les personnes diabétiques. « En revanche, quand on consomme des sucres lents (pâtes, riz, pain complet, céréales aux fibres d’avoines, légumineuses…), la glycémie augmente moins rapidement », souligne le Pr Altman.

3 – Pour prévenir le diabète, on limite les apports en graisses
« Les lipides font grossir, ce qui favorise l’augmentation du surpoids et de l’insulino-résistance », souligne le Pr Altman. Ce qui rend le combat contre les mauvaises graisses particulièrement délicat, c’est que près de la moitié des lipides sont cachés dans les plats ou sauces industriels.
4 – Pour éviter le diabète, c’est « no limit » sur les légumes
Pour faire diminuer son risque de diabète, on peut manger des légumes à volonté. Ils sont très peu caloriques et bourrés de fibres, ce sont les meilleurs alliés des personnes diabétiques ou pré-diabétiques. En revanche, c’est plus compliqué pour les fruits car certains contiennent beaucoup de sucres rapides (melon, mangue, cerise). Pour prévenir le diabète, on préfère la fraise, l’abricot ou le pamplemousse, moins sucrés. Ou alors, on consomme les premiers en petite quantité.
5 - Contre le diabète… On se bouge
Toutes les activités physiques comptent, pas seulement le sport intensif. Au quotidien, on évite de prendre l’ascenseur, on s’arrête une station de métro ou de bus avant le bureau ou la maison. On jardine, on fait le grand ménage. Cela fait une vraie différence pour prévenir le diabète de type 2. « J’encourage beaucoup les activités quotidiennes ludiques », souligne le Pr Altman. Petit rappel concernant la marche. « Flâner un quart d’heure en faisant les soldes, ça ne suffit pas. Il faut vraiment essayer de marcher une bonne demi-heure par jour, à bonne allure », précise le spécialiste.
A lire : « Le grand livre du diabète », Pr Jean-Jacques Altman, Dr Roxane Ducloux et Dr Laurence Lévy-Dutel, éditions Eyrolles.
 http://www.magazine-avantages.fr/,5-conseils-pour-prevenir-le-diabete-de-type-2,181059.asp

Diabète de types 1 et 2 : à chaque diabète son traitement

On distingue deux grands types de diabète, et mieux vaut ne pas les confondre. Et a fortiori suivre le bon traitement médical selon que l’on souffre de diabète de type I ou II.


Si le diabète de type 1 reste très rare (5% des cas seulement), en revanche, le nombre de personnes touchées par le diabète de type 2 est très préoccupant : près de 400 millions de personnes dans le monde sont diabétiques. Soit 90% des cas. Les 5% restant sont d’autres sortes de diabète, très rares, et le diabète gestationnel, qui peut survenir pendant la grossesse
 Le diabète de type 1 a besoin d’insuline
Qui est concerné ? Rare, cette forme de diabète touche en général les enfants et les jeunes adultes. Il concerne environ 150 000 personnes en France.
Les causes : c’est une maladie auto-immune (le corps ne reconnaît plus ses propres composants et les rejette). Le diabète de type 1 (dit « insulino-dépendant ») apparaît pour des raisons qui ne sont pas encore bien élucidées. Chez les personnes atteintes, le pancréas ne fabrique presque pas d’insuline, l’hormone qui régule le glucose. Résultat : au lieu d’être stocké dans le foie, le glucose s’accumule dans le sang.
Les symptômes : la survenue de ce diabète de type 1 est en général rapide avec des symptômes nets : amaigrissement (malgré un bon appétit), urines abondantes et sensation de soif intense.
Le traitement du diabète de type 1 : la personne doit s’injecter de l’insuline plusieurs fois par jour et contrôler régulièrement sa glycémie : des contraintes importantes dans la vie quotidienne.
Le diabète de type 2 contrôlé par un régime adapté

Qui est concerné par le diabète de type 2 ?
« On estime à400 millions le nombre de personnes qui souffrent de diabète de type 2, un nombre qui devrait doubler dans les 10 à 20 ans à venir. En France, 3 millions de personnes sont concernées, et de nombreux diabétiques s’ignorent », indique le Pr Jean-Jacques Altman, chef du service diabétologie de l’hôpital européen Georges Pompidou. Une quasi « épidémie » d’après les spécialistes !
Les causes du diabète de type 2 : elles sont nettement moins connues. C’est un mélange de prédispositions génétiques et de facteurs environnementaux, parmi lesquels le surpoids et la sédentarité jouent un rôle très important. Alors que le diabète de type 2 est évitable par des mesures d’hygiène de vie, le diabète de type 1 ne l’est pas.
Les symptômes : besoin fréquent d’uriner, soif intense, fatigue, infections récidivantes sont les symptômes les plus fréquents. La véritable difficulté avec le diabète de type 2, c’est que la maladie peut évoluer silencieusement pendant des années sans aucun symptôme. D’où l’importance du dépistage (Linker).
 Le traitement du diabète de type 2 : on ne sait pas guérir aujourd’hui le diabète de type 2 mais on peut le faire régresser en mangeant de façon équilibrée et en ayant une bonne activité physique. « Un traitement médicamenteux est moins efficace que le suivi de règles d’hygiène de vie adaptées », ajoute le Pr Altman. Néanmoins, au fil du temps, le médecin peut parfois prescrire des anti-diabétiques oraux. Deux grandes classes de médicaments qui permettent de limiter le diabète de type 2:
- les insulinosensibilisateurs (Glucophage, Stagid), qui aident à diminuer la fabrication de sucre par le foie,
- les insulinosécréteurs (Daonil, Euglucan…), qui aident le pancréas à fabriquer plus d’insuline. Le besoin d’insuline peut aussi se faire sentir après plusieurs années d’évolution de la maladie chez un diabétique de type 2.

A lire : « Le grand livre du diabète », Pr Jean-Jacques Altman, Dr Roxane Ducloux et Dr Laurence Lévy-Dutel, éditions Eyrolles.

http://www.magazine-avantages.fr/,diabete-de-types-1-et-2-a-chaque-diabete-son-traitement,181058.asp

L’éducation thérapeutique peut venir à bout du diabète

Par Eric Schaerlig, avec la collaboration de www.planetesante.ch. Mis à jour le 26.10.2014 

THÉRAPIE
Agir sur son alimentation et son hygiène de vie est tout aussi efficace que la chirurgie pour enrayer le diabète de type 2. Un programme mis en place aux HUG donne des résultats très encourageants.

Longtemps considéré comme la maladie chronique par excellence, le diabète – qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang – pourrait être, dans certains cas, réversible. C’est en tout cas ce que pense le professeur Alain Golay, chef du service d’enseignement thérapeutique pour maladies chroniques, diabète et obésité des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).* Disons-le d’emblée: on parle ici du diabète de type 2, qu’on appelait encore récemment le «diabète gras» ou «diabète de la maturité», très différent du diabète de type 1 (lire encadré). Il concerne 90% des diabétiques et le nombre de personnes concernées dans le monde ne cesse de croître.
Il résulte de la conjonction de plusieurs facteurs. La sédentarité et le surpoids entraînent une accumulation de la graisse dans les muscles. Cette graisse freine l’oxydation du glucose (sucre) et limite l’efficacité de l’insuline, chargée de baisser le taux de sucre sanguin (voir infographie). De plus, quand la graisse liée au surpoids pénètre dans le pancréas, elle affecte les cellules chargées de la sécrétion d’insuline et en diminue la production. Enfin, l’excès de graisse s’accumule également dans le foie, qui grossit en réaction à la production de glucose. Ces mécanismes conjugués mènent inévitablement à l’excès de glucose dans le sang et au diabète.
La première voie: réduire les graisses
Comme la graisse a un rôle essentiel dans le processus de formation du diabète, il est raisonnable de penser qu’en réduisant sa quantité, on doit pouvoir freiner le diabète, voire l’éliminer. C’est ce qu’a réussi à démontrer la chirurgie bariatrique, comme le rappelle le Pr Golay. Cette chirurgie vise à diminuer la capacité de l’estomac et les capacités de digestion de l’intestin. Elle entraîne généralement une perte de 20 à 40% du poids initial. Or, dans près des trois quarts des cas, cet amaigrissement entraîne une guérison de diabète préexistant. En outre, près de neuf patients sur dix ayant bénéficié de cette chirurgie restent sans diabète durant les dix années qui suivent, et peuvent donc être considérés comme «guéris».
On a même montré récemment que l’on pouvait atteindre ce but avec une perte de poids relativement modeste: alors que la perte de 20 kilos permettait une régression du diabète d’environ 80%, même une perte de poids de 10 kilos entraîne une réversibilité du diabète dans plus de la moitié des cas – réversibilité qui peut atteindre 73% si la maladie ne date pas de plus de quatre ans.
On devrait toutefois pouvoir se passer d’interventions chirurgicales, et agir de façon tout aussi efficace en s’appuyant sur la collaboration du patient. C’est en tout cas le credo d’Alain Golay, qui place de grands espoirs dans ce qu’on appelle l’éducation thérapeutique. Celle-ci vise à gérer la maladie chronique à long terme tout en améliorant la qualité de vie du patient et en diminuant les complications.
La première voie d’intervention est évidemment celle du régime alimentaire. En effet, après sept jours d’un régime (certes sévère) de 600 kilocalories quotidiennes, on arrive à faire perdre au foie environ 30% de sa graisse. Et après huit semaines, l’efficacité des cellules du pancréas a augmenté de 50%. Le diabète régresse alors en proportion, puisque après sept jours, la glycémie chute de 9,2 à 5,9 millimoles de glucose par litre de sang (le taux normal se situe entre 3,5 et 6,1).
L’enjeu est ainsi de faire prendre conscience à la personne concernée de ses capacités propres d’intervention pour lutter contre la maladie. «La compréhension de la maladie constitue la première dimension dans l’éducation du patient, explique le Pr Golay. Des entretiens de motivation sont alors décisifs, car ils mettent en évidence les bénéfices (moins de fatigue, meilleur sommeil, etc.) en rapport avec les efforts à faire. Des bénéfices sur la qualité de vie que les diabétiques prennent rarement en compte.»
Mais dans quelle mesure cet enseignement thérapeutique porte-t-il ses fruits? Pour le savoir, les chercheurs des HUG ont analysé les résultats de plus de 600 études, ayant porté sur 60 000 patients traités pour huit maladies chroniques différentes. On comptait parmi eux 12 000 diabétiques. Il apparaît que l’éducation thérapeutique permet une amélioration dans 60% des cas, et que les chiffres sont même meilleurs pour le diabète que pour les autres maladies. Les incidences sur les complications liées au diabète sont frappantes: une baisse de 79% des amputations, de 90% des cas de cécité et de 87% des opérations du pied.
Un programme sur deux ans
Ces chiffres réjouissants ont incité le Pr Golay et ses collègues à lancer aux HUG un nouveau programme interdisciplinaire à l’attention des obèses et des diabétiques, articulé autour du comportement alimentaire et de l’activité physique. Planifié sur deux ans, ce programme prévoit neuf épisodes d’hospitalisation d’une journée et entre dix et douze consultations ambulatoires. Parmi les participants, dont 75% présentaient des troubles du comportement alimentaire et 64% étaient sédentaires, on relève une écrasante majorité de femmes (86%): «Les hommes obèses attendent d’avoir un infarctus pour se prendre en main», souligne avec regret le médecin.
Néanmoins, les résultats enregistrés la première année sur les 79% de malades qui ont suivi assidûment le programme sont très optimistes: alors que 41% ont perdu 2,5% de leur poids ou davantage, tous les autres indicateurs (vécu psychologique, diététique, qualité de vie, etc.) se sont améliorés. Mieux: dans ce groupe des douze patients, les trois quarts sont revenus à une glycémie normale, en perdant en moyenne dix kilos. Et cela sans traitement!
Pour Alain Golay, la conclusion est claire: non seulement le diabète est réversible à son début, avec une perte de poids et une meilleure hygiène de vie, mais surtout le message «on peut guérir du diabète» constitue une motivation bien plus efficace que la menace des diverses complications associées à la maladie.
* Auteur de «Comment motiver le patient à changer?» avec Grégoire Lagger et André Giordan, Ed. Maloine, 2010.(Le Matin)http://www.lematin.ch/sante/sante/L-education-therapeutique-peut-venir-a-bout-du-diabete/story/15612095

Le diabète

L’Organisation Mondiale de la Santé a estimé qu’en 2012, plus de 346 millions de personnes étaient atteintes de diabète dans le monde, et ce nombre devrait plus que doubler d’ici à 2030 si rien n’est fait.1 Cette maladie est responsable de 4,6 millions de décès chaque année. La prévalence mondiale moyenne du diabète est d’environ 10 %, mais il est important de noter que certains des pays les plus peuplés du monde ont les taux de diabétiques les plus élevés. Ainsi la fréquence du diabète est-elle la plus élevée par exemple en Inde et en Chine et, selon des projections, les cas de diabète vont grimper à plus de 121 millions dans ces pays d’ici à 2030. Le diabète figure parmi les dix principales causes d’infirmité et entraîne des complications telles que la cécité et les amputations des membres inférieurs. Ces chiffres alarmants se traduisent par des dépenses mondiales de plus de 465 milliards de dollars affectés au traitement du diabète.2
On estime qu’environ la moitié des cas de diabète n’est pas diagnostiquée, ce qui risque d’accroître le risque de complications et leur gravité. Bien que de grands progrès aient été réalisés dans la gestion et le traitement du diabète, cette pathologie demeure une cause majeure de morbidité associée à une maladie, et peut entraîner des maladies cardiovasculaires, la cécité et une défaillance rénale.

e diabète de type 2 représente presque 90 % des cas de diabète .3 Le diabète de type 2 (non insulinodépendant ou diabète de l’adulte) est caractérisé par une résistance à l’insuline et un manque relatif d’insuline. Souvent il reste non diagnostiqué pendant plusieurs années et peut être diagnostiqué incidemment, via des complications apparentées ou des résultats anormaux des analyses de sang et de glucose dans les urines.
Des mesures simples dans le style de vie se sont avérées prévenir ou retarder l’apparition du diabète de type 2. Dans la prévention du diabète, parvenir à un poids corporel sain et le maintenir, joue un rôle critique. Afin de prévenir le diabète, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande que les personnes : 1) parviennent à un poids corporel sain et le maintiennent ; 2) fassent de l’exercice physique pendant au moins 30 minutes, sous une forme régulière et d’un niveau d’intensité modéré presque tous les jours ; 3) aient une alimentation saine composée de trois à cinq rations de fruits et légumes par jour ; 4) réduisent leurs prises de sucre et d’acide gras saturés, et 5) évitent de consommer du tabac car la tabagie accroît le risque de maladies cardiovasculaires.4

Stévia – Une solution douce pour les diabétiques

La stévia est une option édulcorante d’origine naturelle destinée aux adultes et enfants diabétiques, afin qu’ils savourent la douceur du goût tout en gérant les hydrates de carbone.5 La stévia est naturellement exempte de calories, ce qui lui permet de remplacer les calories sucrées des hydrates de carbone dans les régimes alimentaires de ces adultes et enfants diabétiques. La stévia est parfois utilisée avec d’autres édulcorants naturels comme le sucre ou dans des aliments et boissons contenant des hydrates de carbone, de sorte qu’il est important de vérifier les listes d’ingrédients sur les étiquettes des produits.
Elle constitue aussi une bonne option pour les personnes qui, parmi l’ensemble de la population, souhaitent réduire leur prise de calories mais continuer de profiter de la douceur du goût. La stévia figure dans des milliers de produits alimentaires et boissons partout dans le monde, dont les thés, boissons non alcoolisées, les jus, yaourts, le lait de soja, les produits de boulangerie / pâtisserie, les céréales, les assaisonnements pour salades, les confiseries et comme édulcorant de table.

Comment les diabétiques se nourrissent en pratique

Le GSI s’est entretenu avec Robyn Webb, auteure d’un livre de cuisine primé et enseignante qui détient une expérience approfondie sur la nutrition du diabétique et la mise au point de recettes. Robyn partage ses connaissances par le biais de recettes conçues pour réduire les taux de sucre et d’hydrates de carbone dans nos aliments réconfortants préférés.
1. Les diabétiques peuvent-ils savourer un dessert ?
Webb : Oui. J’ai mis au point des desserts gourmands pour diabétiques : un pudding au chocolat, un cake au chocolat et même un cheesecake. J’utilise la stévia dans presque toutes les recettes de desserts et elle est utilisable aussi pour donner du goût aux sauces et aux mets savoureux. Mon Apple Pan Dowdy, dessert composé de biscuit cuit au four et de pomme épicée, est l’une de mes recettes préférées. Mon mélange de biscuit et d’épices utilise la stévia et le réduit de 200 calories ou plus par portion. Voir la vidéo de Robyn sur la façon dont elle prépare l’Apple Pan Dowdy
2. En quoi la stévia diffère-t-elle d’autres édulcorants sûrs eux aussi pour les diabétiques ?
Webb : Ce que la stévia a de fabuleux, c’est qu’elle vous permet de réduire la prise de sucre et d’hydrates de carbone d’une manière naturelle. Pour les diabétiques, l’objectif est de supprimer intégralement les hydrates de carbone. Jusqu’à présent, les édulcorants artificiels zéro calorie ont constitué les seules alternatives sur la plupart des rayons d’épicerie, mais leur polyvalence est limitée. Je me suis rendu compte que la stévia, par son goût et sa structure, se prête mieux à la pâtisserie contrairement à la plupart des édulcorants artificiels, ce qui en fait la meilleure alternative au sucre dans un bon nombre de mes recettes.
3. Quelle a été votre expérience jusqu’à présent, avec la stévia et vos clients l’utilisant dans la cuisine ? Webb : Aujourd’hui, les gens veulent savoir d’où vient la nourriture et comment elle est produite. Je constate cela en particulier dans les familles à la recherche d’options plus naturelles pour l’alimentation de leurs enfants. Le terme « naturel » peut être utilisé abusivement dans l’industrie alimentaire, mais les gens peuvent voir de quoi la stévia est dérivée, comment on fait pousser sa plante, et découvrir son histoire et sa fiabilité. C’est ce qui rend la stévia aussi intéressante pour beaucoup de gens cependant, cet ingrédient n’est rien de nouveau.
Outre son origine naturelle, la popularité de la stévia est due à une prise de conscience croissante des états de santé et des maladies liées à l’alimentation. Ces états et maladies sont d’une manière ou d’une autre liés au contrôle des calories, et autant les gens que les producteurs alimentaires sont à la recherche de solutions.
4. Comment recommandez-vous que les clients utilisent la stévia dans une alimentation saine ?
Webb : Lorsque le diabète a été diagnostiqué chez des patients, ils pensent qu’ils doivent limiter intégralement leur alimentation. Pour la plupart, renoncer complètement aux mets sucrés est une entreprise vouée à l’échec ; les privations ne doivent pas nécessairement figurer dans le diagnostic. Oui, il vous faut réduire les mets sucrés, mais avec des alternatives comme la stévia, vous pouvez conserver le plaisir du goût tout en vous nourrissant sainement.
Je recommande aux gens d’essayer d’abord les aliments et boissons édulcorés à la stévia, ou d’essayer les comprimés de stévia en distributeur sur table pour édulcorer leur café ou leur thé. Les pâtisseries sont faciles à faire mais, comme avec tout ingrédient alternatif, il vous faudrait avoir une bonne recette qui tienne compte des différences entre ingrédients. La stévia se marie bien aussi avec le sucre et il m’arrive souvent de les utiliser tous les deux dans des recettes pour réduire le sucre sans complètement le supprimer.
5. Comment développez-vous ces recettes saines pour vos livres de cuisine et vos clients ?
Webb : Première des choses : il faut que la nourriture ait bon goût. Une recette réussie, c’est celle les gens voudront recommencer. Il faut que la recette présente bien et qu’elle soit facile. Je tiens aussi compte des coûts et des tendances alimentaires actuelles pour que les gens puissent utiliser les recettes de restaurants ou d’émissions de cuisine. Développer des recettes saines ne consiste pas simplement à remplacer des blancs d’œufs ou un ingrédient ; il s’agit aussi de combiner des ingrédients naturels et de bonne qualité. Inutile de chercher à supprimer chaque calorie ou hydrate de carbone ; ce qui importe, c’est d’utiliser intelligemment un ingrédient.
6. Quelles sont les principales préoccupations nutritionnelles de vos patients et clients ?
Webb : Les gens souhaitent toujours recevoir plus d’information sur les aliments et les ingrédients et, de fait, il y a une telle avalanche d’informations disponibles qu’il peut s’avérer difficile de savoir à quelles sources faire confiance. La stévia s’utilise depuis un grand nombre d’années mais les gens ont besoin de sources crédibles sur elle et de savoir comment l’utiliser pour favoriser une nutrition saine.
Références
1. World Health Organization (WHO) Diabetes Programme http://www.who.int/diabetes/en/ Accessed online October 2012
2. WHO Global Status Report on NCDs 2012, Chapter 1 – Burden: mortality, morbidity and risk factors, Accessed online October 2012 via http://www.who.int/nmh/publications/en/index.html
3. International Diabetes Federation, Types of Diabetes: Type 2 http://www.idf.org/types-diabetes Accessed online October 2012
4. WHO Recommendations for Prevention of Type 2 Diabetes, http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs312/en/ Accessed online October 2012
5. Scientific Opinion on the safety of steviol glycosides for the proposed uses as a food additive, European Food Safety Authority, 14 April 2010 http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/1537.htm Accessed online October 2012

http://globalsteviainstitute.com/sinformer/nutrition-et-sante/le-diabete/

Diabète, mal chronique, encore méconnu

Une exposition ira à Marche, Athus et Bastogne en novembre pour sensibiliser tout le monde au diabète.

Infirmière, diététicienne, diabétologue et coordinateur de cette exposition.
Infirmière, diététicienne, diabétologue et coordinateur de cette exposition.
En province de Luxembourg, il existe sept maisons du diabète: à BarvauxMarcheBastogneBièvreLibramontTintigny et Athus.
Elles proposent une approche pluridisciplinaire de la maladie grâce à la présence hebdomadaire d’une infirmière spécialisée en diabétologie et d’une diététicienne.
Une exposition itinérante fera halte à Marche-en-Famenne, Athus et Bastogne durant le mois de novembre pour informer. Panneaux didactiques, mesure des taux, découverte du trajet de soin et test de connaissance en diététique sont au programme.
Des outils sous-utilisés
Même si les maisons du diabète sont des relais importants quant à la prise en charge des malades atteints de cette maladie, le diabétologue arlonais Éric Weberestime que ces outils sont encore sous-utilisés. «Nous avons une chance unique en Luxembourg de pouvoir disposer de sept maisons. Elles constituent non seulement des outils d’information, mais aussi une prise en charge complète des malades.
Leur rôle de prévention est également très important afin d’éviter de futures complications beaucoup plus graves», avance-t-il.
Vinciane Collard, infirmière en diabétologie et instigatrice tenace de la création de ces maisons du diabète dans la province, souhaiterait ne pas s’arrêter en si bon chemin. «Raison pour laquelle nous avons mis sur pied cette exposition ‘Le diabète d’hier à aujourd’hui. Certes depuis quelques années, des progrès énormes ont été réalisés tant en ce qui concerne le matériel de soin que la prise en charge des malades. Mais souvent, à coups d’annonces, on promet des innovations qui se révèlent finalement insuffisantes pour une véritable avancée dans ce domaine»,reconnaît-elle.
Quatre axes du projet
L’exposition s’articule autour de quatre objectifs précis: positiver la maladie en retraçant l’évolution de sa prise en charge sur différents panneaux, sensibiliser les personnes diabétiques sur le dosage glycémique, mener une action dans le cadre de la journée mondiale du diabète du 14 novembre et faire le point sur les maisons du diabète.
Au niveau pratique, une table d’exposition permet de voir les progrès qui ont été réalisés notamment dans le matériel mis à disposition des diabétiques de type 2 pour pouvoir se soigner.
Des premières seringues impressionnantes de par leur taille et leur matériau en passant par les pompes et les autopiqueurs, l’évolution est révélatrice des progrès réalisés.
Parmi les dix-neuf panneaux didactiques, on retrouve un grand nombre d’informations concernant l’historique de la maladie, son évolution chiffrée, l’aspect diététique ou encore les perspectives d’avenir. Et dans ce domaine, le financement des maisons du diabète reste toujours aléatoire.
«Ce projet part de la base en prenant en charge les malades dans un contexte multidisciplinaire. Ceci mérite une continuité dans le financement de nos structures», plaide Vinciane Collard.
http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20141026_00549466

Le diabète, d’hier à aujourd’hui

Dans le cadre de la journée mondiale du diabète, les Maisons du diabète de la province présentent une exposition qui retrace l’évolution de l’histoire du diabète, grâce à des panneaux et des vitrines avec du matériel.



En Belgique, le diabète touche environ 8% de la population, soit environ 610 000 adultes. S’y ajoutent 494 500 citoyens belges (soit 6,5% de la population) souffrant d’intolérance au glucose. Parmi les thèmes abordés par l’exposition on trouve: la découverte de l’insuline, l’évolution du matériel et des lecteurs de glycémie, l’évolution des seringues et des stylos injecteurs, la prise en charge du diabète, l’évolution des recommandations et vers quoi va la recherche. Ce jour-là, en plus de parcourir l’exposition, les personnes diabétiques pourront mesurer gratuitement leur taux d’HbA1c (moyenne des glycémies, garant et témoin d’un bon ou mauvais équilibre du diabète). «Une animation sur cette valeur, ainsi qu’un atelier diététique autour du thème du déjeuner seront proposés», ajoute Vinciane Collard, infirmière spécialisée en diabétologie. Elle est responsable du contenu de l’exposition avec Emmanuelle Franco, diététicienne en Maison du diabète. Pour les non-diabétiques une mesure de la glycémie pourra être réalisée à titre indicatif.
L’exposition sera à la Maison du Diabète
d’Athus: le lundi 10 et le jeudi 13 novembre
à la Avenue de la Libération 39, Aubange.
Elle est accessible de 16hà 21 h.Infos: 084 41 10 00 en matinée
http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20141027_00550238