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samedi 29 décembre 2018

La loi de Finances 2019 adoptée


Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5415 Le 19/12/2018

Tous les amendements des Conseillers retenus sauf la taxe sodas
L'année prochaine, d'autres produits utilisant le sucre seront ciblés
Comme attendu, la loi de Finances 2019 a été adoptée hier mardi 18 décembre en deuxième lecture par la Chambre des Représentants avec 158 voix pour et 66 voix contre. Le texte a été transféré au Bulletin officiel pour promulgation.

En attendant, la Commission des finances a adopté tous les amendements apportés par les Conseillers à l’exception de celui qui introduit la progressivité dans la hausse de la TIC selon la teneur en sucre. La version des Conseillers est donc passée à la trappe. Finalement, la Commission des finances a rétabli son amendement tel qu’elle l’avait voté à l’unanimité la première fois.
Ainsi, il s’agit de l’augmentation de 50% de la Taxe intérieure de consommation (TIC) sur les boissons gazeuses et non gazeuses, aromatisées et additionnées de sucre. En pratique, au lieu de payer 30 DH par hectolitre comme actuellement, les limonadiers devront s’acquitter de 45 DH, et ce à partir du 1er janvier prochain.

Pour les partisans du maintien de l’amendement des députés, l’objectif recherché obéit à une logique de protection de la santé publique. En effet, le diabète et l’obésité font des ravages dans la société. Selon le Dr Mustapha Brahimi, le nombre de diabétiques est en progression constante au point d’atteindre 2,5 millions de personnes.
Pour ce député du PJD et ardent défenseur de la taxation des boissons sucrées, «il vaut mieux aller dans le sens du découragement des industriels à mettre davantage de sucre dans les boissons que de venir régulièrement demander au gouvernement des augmentations du budget du ministère de la Santé».

Il s’est également interrogé sur le silence de ce département et des mutuelles dont les budgets consacrés aux maladies chroniques comme le diabète augmentent de manière substantielle. Par ailleurs, le benchmark montre que les taxes en vigueur au Maroc sont les plus faibles. Sur le plan européen, la taxation du sucre est nettement plus élevée comme en Belgique où elle atteint jusqu’à 12 euros l’hectolitre.
En tout cas, les députés ne se sont pas gênés à réaffirmer, encore une fois, leur primauté sur leurs collègues de la Chambre des conseillers. Comme par le passé, ils ne veulent pas qu’ils touchent à leurs amendements quitte à rétablir la version initiale en deuxième lecture.
Finalement, la campagne de sensibilisation menée par les industriels au niveau de la Chambre des conseillers n’a pas été vaine. Si les députés sont revenus à la version initiale de la hausse de la TIC, ils n’ont pas rétabli la TVA spécifique de 70 DH. Sur ce point, les professionnels ont dû pousser un ouf de soulagement, «surtout que cette taxe n’est pas récupérable et donc pénalisante».

En contrepartie, ils se sont engagés à restituer la subvention accordée par la Caisse de compensation, estimée entre 80 et 130 millions de DH par an. A rappeler que les boissons sans sucre ne sont pas concernées par cette hausse. Ce n’est pas le cas d’autres secteurs utilisant du sucre et qui devraient passer par ce chemin dès l’année prochaine.  Des députés ont cité les cas notamment des biscuits, du chocolat et des glaces.

https://leconomiste.com/article/1038183-la-loi-de-finances-2019-adoptee

La percée de la médecine innovante avec le big data

Les énormes quantités de données générées par la recherche médicale et les applications de santé numérique créent des opportunités uniques de faire progresser notre compréhension des maladies et de trouver de nouveaux traitements.

Le 15 décembre 2018, Luxinnovation a réuni des experts internationaux dans le cadre d’une conférence sur l’utilisation et la durabilité des données médicales. Un événement qui s’est inscrit dans le cadre du 10e anniversaire de l’Initiative européenne en matière de médecine innovante.
Des recherches plus poussées sur de nouvelles classes d’antibiotiques font bien sûr partie de la solution, mais elles ne suffisent pas à elles seules. (Photo: DR)

Le siècle passé a été témoin de progrès médicaux considérables, mais de grands défis restent à relever. Les maladies chroniques telles que Parkinson et Alzheimer deviennent de plus en plus fréquentes avec le vieillissement de la population, et un nombre croissant de patients présentent plusieurs maladies en même temps. C’est ce qu’on appelle la «multimorbidité», qui est très difficile à soigner avec les traitements actuels, les patients étant obligés de prendre un mélange de médicaments qui n’ont jamais été conçus pour être associés.
En outre, certaines réalisations médicales du passé ne peuvent plus être considérées comme allant de soi. La découverte d’antibiotiques est l’un des progrès les plus significatifs en matière de soins de santé du siècle dernier, mais ces «médicaments miracles» perdent rapidement leur efficacité à mesure que les bactéries deviennent résistantes.

Selon le professeur Friedrich Mühlschlegel, directeur du Laboratoire national de santé, certaines études indiquent qu’en 2050, 10 millions de personnes pourraient mourir chaque année des suites d’une maladie causée par une bactérie résistante aux médicaments. Les raisons de cette situation sont nombreuses. Le professeur Mühlschlegel a notamment évoqué la surutilisation et la prescription inappropriée d’antibiotiques et l’utilisation intensive d’antibiotiques pour traiter le bétail.
Des recherches plus poussées sur de nouvelles classes d’antibiotiques font bien sûr partie de la solution, mais elles ne suffisent pas à elles seules. Le professeur Mühlschlegel a également appelé à des outils de diagnostic améliorés et à une approche «one health», coordonnant l’utilisation de tels médicaments en médecine humaine et en agriculture, une étape incluse dans le plan national antibiotiques du Luxembourg. Travailler ensemble avec les patients et les médecins est également nécessaire pour éviter les prescriptions inutiles d’antibiotiques.

IMI: un vaste partenariat européen

Ces défis majeurs ne peuvent pas être résolus par des acteurs individuels. Ils requièrent de vastes collaborations interdisciplinaires. Telle est la mission de l’Initiative européenne en matière de médecine innovante (IMI, Innovative Medicines Initiative), le plus grand partenariat public-privé au monde dans le domaine des sciences de la vie. 
Réunissant l’Union européenne et l’industrie pharmaceutique européenne, cette initiative facilite la collaboration ouverte dans la recherche afin de faire progresser le développement de médicaments personnalisés pour la santé et le bien-être de tous, en particulier dans les domaines où les besoins médicaux ne sont pas satisfaits.

Les projets IMI impliquent des universités, des entreprises pharmaceutiques, des organisations de patients et des régulateurs qui travaillent ensemble pour développer des vaccins, des médicaments et des traitements de nouvelle génération. Son champ d’application comprend les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies neurodégénératives, le cancer et les maladies rares, pour ne citer que quelques exemples. L’objectif est d’adopter une approche holistique centrée autour du patient et de traiter non seulement les symptômes de la maladie, mais également leur cause. 

Nous devons vraiment progresser dans la recherche pour comprendre les causes de la maladie.

Carine De Beaufort, représentante du Centre hospitalier de Luxembourg (CHL)
«La découverte de l’insuline en 1921 a radicalement changé la vie des diabétiques, mais c’est toujours une maladie mortelle, et les complications sont graves», a expliqué la professeure Carine De Beaufort, représentante du Centre hospitalier de Luxembourg (CHL) dans le projet Innodia, qui reçoit un financement IMI pour la recherche sur le diabète de type 1. «Nous devons vraiment progresser dans la recherche pour comprendre les causes de la maladie afin de savoir comment intervenir, la retarder et éventuellement la guérir. C’est la raison pour laquelle Innodia n’examine pas seulement les patients, mais étudie également les membres de la famille non affectés qui courent un risque plus élevé de développer le diabète que la population moyenne.»
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Gestion durable des données 

La collecte et la gestion de données numériques issues de ce type d’études d’envergure permettent la réalisation d’analyses d’une ampleur sans précédent. Les quantités de données disponibles sont énormes et augmentent de façon exponentielle. Selon le professeur Hernández Rivas de l’institut de recherche espagnol IBSAL, qui participe à un projet IMI sur l’évolution du big data en oncologie, le volume global de données sur la santé devrait doubler tous les 73 jours en 2020.
«La qualité des données collectées est essentielle», précise le Dr Charles Betz, point de contact national pour les financements européens dans le domaine de la santé chez Luxinnovation, qui accompagne les participants luxembourgeois aux projets Horizon 2020 et IMI. «Les données doivent également être hébergées et gérées de manière durable, afin de ne pas les perdre une fois le projet terminé.»

Il est souvent difficile pour les propriétaires de données de continuer à les héberger en nombre et de gérer l’accès à ce type d’informations très sensibles.

Christophe Trefois, du Luxembourg Centre of Systems Biomedicine (LCSB) de l’Université du Luxembourg
C’est là qu’intervient l’expertise luxembourgeoise. «Il est souvent difficile pour les propriétaires de données de continuer à les héberger en nombre et de gérer l’accès à ce type d’informations très sensibles», a expliqué le Dr Christophe Trefois, du Luxembourg Centre of Systems Biomedicine(LCSB) de l’Université du Luxembourg. 
Le LCSB jouit d’une solide réputation en informatique biomédicale et héberge le nœud luxembourgeois d’Elixir, une infrastructure paneuropéenne d’information sur les sciences de la vie. Elixir-Lu est spécialisé dans la conservation et l’analyse de données massives dans le milieu de la médecine translationnelle. Diverses grandes initiatives, y compris plusieurs projets IMI, ont choisi l’infrastructure ultramoderne du LCSB pour héberger leurs données et en garantir la pérennité à des fins de recherches ultérieures. Les données peuvent ainsi être réutilisées pour d’autres études et apporter des informations médicales supplémentaires précieuses.

Capitaliser sur l’expertise numérique

L’IBBL (Integrated BioBank of Luxembourg) joue également un rôle-clé dans plusieurs projets IMI pour le stockage et la distribution d’échantillons biologiques. La biobanque a mis au point un catalogue électronique qui fournit un aperçu numérique de tous les échantillons stockés afin de faciliter l’accès à la recherche. L’IBBL et le LCSB s’appuient sur l’excellente infrastructure numérique et l’expertise luxembourgeoise dans le traitement des données sensibles du secteur financier, ainsi que des e-ambassades installées ici par d’autres pays. Le pays investit également dans une infrastructure informatique de haute performance avec le supercalculateur HPC qui sera disponible pour les secteurs de la recherche et du business.
Une prochaine étape pour IMI sera le lancement d’un appel à propositions dans le domaine de la pathologie numérique. «De nombreux centres travaillent déjà individuellement dans ce domaine, mais nous souhaitons créer un réseau d’excellence combinant les données de l’industrie et du monde universitaire», a indiqué le Dr Magda Chlebus de l’EFPIA, la Fédération européenne des industries et associations pharmaceutiques, qui représente l’industrie pharmaceutique dans IMI. «Nous voulons également utiliser l’intelligence artificielle pour révolutionner la manière dont les analyses de pathologie sont effectuées.»  
Le Luxembourg a clairement le potentiel pour contribuer à faire de la recherche médicale européenne 

http://mobile.news.paperjam.lu/news/la-percee-de-la-medecine-innovante-avec-le-big-data

Taxation des boissons sucrées : La LMLCD ravie

Suite à l’adoption définitive par le parlement de la taxation des boissons sucrées dans le cadre du PLF2019, la Ligue Marocaine de lutte contre le diabète (LMLCD) remercie tous les parlementaires pour leur soutien à ce projet. Cette décision constitue une étape importante dans la lutte contre l’épidémie du diabète, de l’obésité et d’autres maladies chroniques non transmissibles dans notre pays à travers notamment la réduction de la consommation des boissons sucrées, souligne la LMLCD. C’est dans ce cadre qu’elle prône avec force, le développement d’une l’industrie agro-alimentaire responsable et citoyenne.

Par ailleurs, il est à noter que de nombreuses institutions mondiales (Parlements du monde, OMS, Fédération Internationale du Diabète, Parlement Mondial du Diabète, Fondation Internationale du Diabète, Obesity Task Force…..) ont applaudi cette décision des parlementaires marocains.
Et pour finir, la Ligue insiste sur le fait que les recettes de cette taxation soient dédiées au profit de la santé, du sport et de la promotion du mode de vie sain.

https://www.leconomiste.com/flash-infos/taxation-des-boissons-sucrees-la-lmlcd-ravie

Le régime diabète : tout ce qu’il faut savoir

On le sait tous qu’on ne peut pas guérir d’un diabète. Cependant, il est tout à fait possible de vivre avec en modifiant son mode de vie. Le contrôle de l’alimentation est un élément fondamental du traitement contre le diabète. On parle souvent du régime pour diabétique. De quoi s’agit-il ? Quels sont ses avantages et ses inconvénients ?

Qu’est-ce qu’un régime pour diabétique ?

Le diabète est une maladie chronique qui se caractérise par un excès de glucose dans le sang. Pour normaliser le taux de sucre dans son sang, le diabétique doit donc suivre un régime adapté. Le régime diabétique consiste à réduire la quantité de sucre et de matière grasse dans l’alimentation et à éviter certains aliments.
Bien évidemment, qui dit régime diabétique, dit aliments à indice glycémique bas ou moyen comme les céréales, les pâtes, les fruits, le pain et les légumineuses. On les appelle aussi des glucides complexes, car ils font moins varier le taux de glycémie dans le sang contrairement aux pâtisseries, confiseries ou sucre blanc qui sont considérés comme des glucides simples.
Attention, un régime alimentaire pour diabétique doit aussi inclure des lipides. Ces derniers sont indispensables pour le bon fonctionnement de nos organes. Les apports en lipides pour une personne diabétique doivent représenter 20 à 40 % des apports énergétiques journaliers. Il faut varier les sources d’apports (végétaux, animaux). Néanmoins, privilégiez les graisses insaturées (végétales) aux graisses saturées (animales).
Dans la liste des aliments à éviter autant que possible chez les diabétiques figurent l’alcool, le fructose, les aliments industriels, les acides gras insaturés et les sucres ajoutés.

Avantages et inconvénients du régime diabète

Les avantages du régime diabétique sont directement liés au traitement contre le diabète. Il permet de réguler le taux de sucre dans le sang. Mais, il permet aussi de prévenir les maladies cardiovasculaires ou rénales induites par la maladie et limiter la prise de poids. Voilà pourquoi, on parle aussi souvent de régime diabétique pour maigrir.
Bien que le régime diabète soit efficace et suffisant pour vivre avec le diabète sans soucis, il présente aussi quelques inconvénients. Son principal inconvénient est sa rigueur. Il ne tolère aucun écart, car le taux de glycémie peut varier facilement. Il faut donc suivre à la lettre les instructions. Par ailleurs, c’est aussi un régime très technique qui nécessite de suivre à la lettre les chiffres et les quantités conseillés.
Ce régime étant adapté aux personnes diabétiques, su vous n’êtes pas vous même diabétique, nous vous conseillons de vous tourner vers un autre régime comme le régime Thonon ou Natman.

Conseils pour réussir un régime pour diabétique

Pour équilibrer au mieux votre glycémie, pensez à suivre ces conseils concernant votre régime pour diabétique :
  • Mangez trois repas par jours à des heures régulières ;
  • Ne sautez jamais le petit-déjeuner qui assure 25 % de vos apports énergétiques quotidiens ;
  • Évitez la consommation de boissons très sucrées comme les sodas ou les sirops. Préférez les boissons de type light ou les jus de fruit sans sucre ajouté ;
  • Prenez des collations 2 à 3 heures après les repas ;
  • Diversifiez votre alimentation en prenant des aliments issus de différents groupes alimentaires : féculents, lait, fruits et légumes, viandes ;
  • Hydratez votre corps en buvant beaucoup d’eau ou de boissons light;
  • Choisissez des féculents complets ;
  • Préférez les huiles végétales au beurre en cuisine 
  • Apprenez à lire les étiquettes : la quantité de sucre ajouté ne doit pas être supérieure à 5 g, la quantité de fibres à 2 g ;
  • Si vous faites du sport, il faut adapter votre alimentation en fonction de l’intensité de celui-ci. N’hésitez pas à consulter un professionnel de santé avant de vous mettre au sport ;
  • Réduisez la consommation d’aliments riches en sel (charcuterie, marinade, etc.).
https://www.nextnews.fr/le-regime-diabete-tout-ce-quil-faut-savoir/

Prévenir la stéatose hépatique non alcoolique : une santé cardiovasculaire idéale, c’est l’idéal !

La santé cardiovasculaire est associée à de nombreuses maladies dites cardiométaboliques. Cette notion est établie pour l’obésité, le diabète de type 2, le syndrome métabolique, pour ne citer que quelques exemples édifiants. Dans cette liste, ne figure pas la stéatose hépatique non alcoolique (SHNA) car rares sont les études qui ont recherché spécifiquement une association entre cette dernière et les divers paramètres corrélés à la santé cardiovasculaire.

Une étude de cohorte prospective

Une étude de cohorte prospective permet de combler cette lacune. Elle a inclus 3 424 sujets adultes d’âge ≥ 40 ans, représentatifs de la population générale, indemnes de SHNA à l’état basal. Le suivi a été de 5 années. Une échographie hépatique a été réalisée à l’état basal et au cours du suivi pour détecter une éventuelle SHNA. La santé cardiovasculaire a été définie à partir de six critères cliniques et biologiques : tabagisme, activité physique, indice de masse corporelle (IMC), cholestérol total, pression artérielle et glycémie à jeun.

Au total, au terme du suivi ont été dénombré 649 cas de SHNA. La relation entre le nombre de critères définissant la santé cardiovasculaire et le risque de SHNA a été du type dose-réponse. Six facteurs permettaient de définir la santé cardiovasculaire : tabagisme, activité physique, IMC, cholestérol total, pression artérielle, et glycémie à jeun. Dans le cas défini par 3-4 critères en faveur d’une bonne santé cardiovasculaire (versus 0-2 critères), l’odds ratio (OR) a été estimé à 0,50 (intervalle de confiance à 95 % [IC95] de 0,41 à 0,61) et, dans le cas idéal de 5-6 critères, l’OR chutait 0,34 (IC95 de 0,22 à 0,51) (toujours vs 0-2). Une santé cardiovasculaire idéale ou intermédiaire a été associée à une réduction du risque de SHNA de 37 %, comparativement à une santé jugée médiocre. Par ailleurs, le fait d’améliorer la santé cardiovasculaire a réduit ce risque de 71 % par rapport à sa détérioration. Le score de fibrose hépatique était également plus faible en cas de santé cardiovasculaire idéale ou intermédiaire.

Ainsi, et ce n’est pas une surprise, il existe une relation inverse entre le risque de SHNA et le soin que l’on prend de son système cardiovasculaire. La prévention primaire de cette maladie hépatique sévère passerait par la lutte contre les grands  facteurs de risque de la maladie cardiovasculaire : tabagisme, sédentarité, surpoids, HTA, diabète et dyslipidémie. Rien de plus simple en théorie que de conserver une santé cardiovasculaire ou de la rétablir en urgence quand elle est en danger…

Dr Peter Stratford

RÉFÉRENCE
Wang L et coll. : Ideal Cardiovascular Health Is Inversely Associated with Nonalcoholic Fatty Liver Disease: A Prospective Analysis. Am J Med. 2018 ; 131 (12) : 1515.e1-1515.e10.

vendredi 28 décembre 2018

Le diabète de type 2 entraine des troubles de l'érection

Le diabète de type 2, qui représente 90% des cas de diabète, entraînerait un dysfonctionnement érectile.

Mauvaise nouvelle pour les hommes atteints de diabète de type 2. D’après ne nouvelle étude britannique parue vendredi 20 décembre dans la revue American Journal of Genetics, cette maladie, déjà fort handicapante en elle-même, serait liée à un dysfonctionnement érectile.

Afin de comprendre quelles prédispositions génétiques exposaient les hommes à un dysfonctionnement érectile, des chercheurs de l'Université d'Exter au Royaume-Uni ont analysé les données de plus de 220 000 hommes dont 6000 souffrant de ce trouble. Se basant sur plusieurs variantes génétiques déjà identifiées comme facteurs de risque dans le développement de maladies cardiovasculaires, de l'obésité ou encore du diabète de type 2, des conditions toutes supposément liés au dysfonctionnement érectile, ils ont calculé un "score de facteurs de risque" de chacun. Ils ont ensuite observé s'il y avait des liens entre ce score et le dysfonctionnement érectile.

Conclusion : les hommes atteints de cette affliction avaient tendance à avoir un score élevé pour le diabète de type 2 comparé aux autres. Ainsi "avoir une prédisposition génétique pour le diabète de type 2 prédispose également au dysfonctionnement érectile", note ainsi Anna Murray, co-auteur de l'étude et professeur associé en génétiques humaines à l'Université d'Exter.

Un impact sur le fonctionnement des vaisseaux sanguins

Cela "fait sens biologiquement parlant" quand on sait que le diabète de type 2 peut provoquer des problèmes de nerfs et perturber le fonctionnement des vaisseaux sanguins, qui sont très importants dans l'érection, explique Murray au site Live Science.
En revanche, les chercheurs n'ont pas trouvé de lien direct entre l'obésité ou les maladies cardiovasculaires et le dysfonctionnement érectile. Dans la littérature scientifique, il y a pourtant des "preuves solides qu'être en surpoids provoque un dysfonctionnement érectile", note Murray. 

Pour Caroline Messer, endocrinologue à l'hôpital Lenox Hill à New York, également interrogée par Live Science, ces résultats sont d'autant plus intéressants que généralement les facteurs de risque pour le dysfonctionnement érectile sont liés au diabète (hypertension ou surpoids) mais pas au diabète en lui-même. Ainsi cette étude laisse supposer qu'en traitant le diabète de type 2 on pourrait guérir le dysfonctionnement érectile, explique Messer, espérant que des recherches plus approfondies sur le sujet aient lieu afin d'aboutir à des traitements.
Le diabète de type 2, qui représente 90 % des cas de diabète, survient généralement après 40 ans. Il est surtout dû à un état de résistance à l’insuline (hormone sécrétée par le pancréas permettant l’entrée du sucre dans les cellules) et à un surpoids. Des tests de glycémie permettent de le détecter. Non pris en charge, le diabète de type 2 peut entraîner de nombreuses complications. Outre le dysfonctionnement érectile, il peut provoquer des maladies cardiovasculaires, une perte de la vision irréversible ou encore une insuffisance rénale. Et malheureusement, cette maladie n’est pas sur le point de disparaître. En raison de l’augmentation de l’obésité aux quatre coins de la planète et du vieillissement de la population mondiale, la Fédération internationale du diabète prévoit une augmentation du nombre de diabétique colossale d’ici quelques années. On passerait ainsi de 285 millions en 2010 à 438 millions en 2030.
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