lundi 18 novembre 2019

Diabète: 7 trucs simples pour contrôler votre glycémie et éviter le diabète

Votre corps est une combinaison complexe de substances chimiques, d’enzymes et d’hormones. Bien qu’il pourrait être tentant de croire que chaque problème de santé n’est influencé que par une seule hormone, la réalité est bien plus complexe.
Cela s’applique également au diabète. Vous avez peut-être entendu dire que le diabète est provoqué par une trop grande quantité de sucre dans votre sang, mais il est en fait provoqué par une résistance à l’insuline au niveau des cellules.
L’insuline est une hormone sécrétée par votre pancréas, qui sert à faire passer le sucre présent dans le sang à travers les membranes des cellules, afin qu’il soit utilisé comme carburant à l’intérieur des cellules.
Lorsque vos cellules deviennent résistantes à l’insuline, le glucose (c’est à dire le sucre) reste dans le sang, ce qui augmente la glycémie.
L’augmentation de la glycémie est également provoquée par le dysfonctionnement de la signalisation de la leptine. La leptine est une hormone fabriquée par les cellules graisseuses.
Le rôle de la leptine est d’indiquer à votre cerveau que vous avez stocké suffisamment de graisse, que vous avez assez mangé, et qu’il doit brûler les calories à un rythme normal. La leptine n’agit pas uniquement sur votre métabolisme et vos réserves de graisses.

Elle influence également votre système immunitaire, la fertilité et la régulation de la quantité d’énergie que vous brûlez.
La troisième hormone la plus intimement liée au diabète est la ghréline. Cette hormone est sécrétée par les parois de votre estomac, c’est l’hormone qui donne le « départ » et indique à votre cerveau que vous avez faim. La ghréline est affectée par l’hormone de croissance présente dans votre corps et fonctionne donc différemment chez les hommes et chez les femmes.
Ce sont les trois principaux acteurs, parmi toute une troupe, qui jouent un rôle dans le développement du diabète. Un dysfonctionnement de la signalisation de la leptine ou de la ghréline peut vous entrainer à manger trop par rapport à votre niveau d’activité et à votre métabolisme, ce qui provoque gain de poids et obésité. Avec l’obésité apparaît souvent une résistance à l’insuline au niveau des cellules, ce qui entraine une glycémie élevée et un diagnostic de diabète.
Une glycémie élevée chronique provoquée par une mauvaise alimentation et une activité physique inadaptée, peut endommager votre organisme à long terme. Ces dommages peuvent aller jusqu’à entrainer la mort. Il est impératif que vous évaluiez vos choix actuels en matière d’alimentation et d’activité physique, par rapport aux façons naturelles de prévenir le diabète énumérées ci-dessous:
1) Augmentez votre consommation de fibres
Votre objectif est d’inclure aussi bien des fibres solubles que des fibres insolubles dans votre alimentation quotidienne. La consommation de baies, de noix, de légumes et de graines de chia est une excellente façon de les obtenir. Visez 40 à 50 grammes de fibres par jour pour 1000 calories consommées. Vous pouvez commencer par noter ce que vous mangez chaque jour en attendant de savoir juger de la quantité de fibres et de glucides que vous consommez.

2) Réduisez vos glucides nets
Une alimentation faible en glucides nets réduit le stress subi par votre organisme, ainsi que l’inflammation et la quantité d’insuline nécessaire à la transformation des aliments que vous mangez, en énergie. Réduisez votre consommation quotidienne de glucides nets à 50 grammes par jour. Ce sont les glucides nets que vous devrez mesurer.

3) Les graisses de haute qualité
Si vous réduisez votre consommation de glucides, par quoi allez-vous les remplacer ? Votre meilleure alternative sont les graisses saines de haute qualité, nécessaires à la santé du cœur, à l’alimentation du cerveau, mais aussi pour moduler régulation génétique et prévenir le cancer. En voici quelques exemples :
  • Avocats
  • Huile de noix de coco
  • Beurre bio à base de lait bio de vaches élevées en pâturages
  • Noix bio
  • Olives et huile d’olive
  • Viandes élevées en pâturage
  • Œufs biologiques
4) La pratique d’une activité physique .Que ce soit sur le court terme ou le long terme, le sport ne semble pas avoir d’effet sur la quantité de leptine sécrétée par le corps. Toutefois, le sport à un impact significatif sur la résistance que votre corps développe à la leptine. Plus vous faites de sport, plus vos cellules sont sensibles à la leptine. Lorsque votre organisme est plus sensible à la leptine, il réduit votre résistance potentielle à l’insuline et par conséquent votre risque de diabète.
5) L’hydratation
Lorsque vous êtes déshydraté, votre foie secrète une hormone qui augmente votre glycémie. Lorsque vous vous hydratez, la glycémie diminue naturellement.

Restez bien hydraté en surveillant la couleur de vos urines tout au long de la journée. La couleur devrait être jaune pâle. Parfois le premier signe qui indique que le corps a besoin de plus d’eau, est la sensation de faim. Commencez par boire un grand verre d’eau et attendez 20 minutes pour déterminer si vous avez vraiment faim ou si vous aviez soif.
6) Réduisez votre stress.
Lorsque vous êtes stressé, votre corps sécrète du cortisol et du glucagon, qui affectent tous les deux votre glycémie. Contrôlez votre stress grâce au sport, au yoga, à la prière ou par des techniques de relaxation. Ces techniques peuvent réduire votre stress et corriger les problèmes de sécrétion d’insuline. En les associant à des méthodes pour réduire votre résistance à l’insuline, vous pouvez contribuer à prévenir le diabète.

7) Le sommeil
Il est indispensable de dormir suffisamment et d’avoir un sommeil de qualité pour se sentir bien et être en bonne santé. Une mauvaise hygiène du sommeil peut réduire la sensibilité à l’insuline et favoriser le gain de poids.
https://www.pressesante.com/diabete-glycemie-controler-sante/




samedi 16 novembre 2019

Diabète : des tatouages qui changent de couleur pour suivre l'état de santé

Par  le 26.07.2019 à 20h00

Des chercheurs ont développé des tatouages qui permettent de suivre l'état de santé d'un patient en temps réel. Ils pourraient révolutionner la prise en charge de certaines maladies comme le diabète.



Ces tatouages biosensoriels peuvent prendre n'importe quelle forme, comme un tatouage conventionnel.

Votre prochain tatouage sera-t-il prescrit par votre médecin ? Ceci pourrait devenir une réalité depuis que des chercheurs de l'Université technique de Munich (Allemagne) ont développé des tatouages qui changent de couleur pour indiquer le pH ou le taux de glucose dans le sang. Leur recherche, publiée dans le journal scientifique Angewandte Chemie International Edition en juin 2019, pourrait révolutionner le suivi de certaines maladies comme le diabète.

Des tatouages biosensoriels

"C'est un concept très futuriste, qui en a surpris beaucoup", sourit Ali Yetisen, spécialiste en génie chimique et auteur de cette recherche. "Les alternatives disponibles aujourd'hui, comme les patchs autocollants, ne sont pas très fiables car elles étudient la sueur, un produit qui ne reflète pas correctement ce qui se passe dans le sang, explique le M. Yetisen. Ou sinon, il y a les puces implantées, qui sont plus efficaces mais très invasives."
En revanche, le tatouage bionsensoriel serait, selon les auteurs, plus fiable et plus pratique. Les teintures de ces tatouages sont injectées sous la peau, comme pour un tatouage conventionnel, et analysent le liquide interstitiel, qui se trouve entre les vaisseaux sanguins et les cellules (et qui a une composition très semblable à celle du sang). Ces teintures réagissent soit à l'acidité, soit au niveau de glucose, par l'intermédiaire d'une réaction chimique où le glucose est utilisé pour produire du peroxyde d'hydrogène, une molécule qui oxyde la teinture en changeant sa couleur.
En plus, ces tatouages seraient peu onéreux et faciles à analyser : "Nos tatouages utilisent des teintures déjà disponibles sur le marché pour des tests d'urine et pourront être analysés par n'importe qui avec un smartphone", poursuit le chercheur. Pour cela, il a créé une application qui permet de mesurer la couleur du tatouage et d'envoyer les résultats au médecin. Cette application a été décrite dans un article précédent, publié dans le journal Sensors and Actuators en 2014.

Demain, tous tatoués ?

"Aujourd'hui, on peut déjà mesurer le glucose et l'acidité, mais nous travaillons pour pouvoir mesurer aussi la déshydratation, en analysant le sodium et d'autres ions nécessaires pour rester hydraté, ainsi que le calcium, pour calculer la perte osseuse lors des voyages dans l'espace", s'enthousiasme Ali Yetisen. Ces tatouages pourraient même être utilisés pour savoir si une personne âgée a bien pris ses médicaments. Mais ça ne veut pas forcément dire que nos grands-parents vont tous avoir des silhouettes de dragons sur leur corps ! "Nous pourrons faire aussi des tatouages invisibles, avec des teintures infrarouges qui ne seront visibles qu'avec l'application dédiée", nous rassure le chercheur.
https://www.sciencesetavenir.fr/sante/diabete/des-tatouages-qui-changent-de-couleur-selon-notre-physiologie_135917





Le diabète chez les enfants est en augmentation : le CHU de Bordeaux est à la pointe



Le diabète de type 1 concerne les enfants. Il touche en France 30 000 jeunes de moins de 15 ans. C'est en augmentation constante depuis 20 ans, un phénomène inquiétant car 20% des nouveaux cas diagnostiqués chaque année ont moins de 4 ans.

Qu'est-ce que le diabète de type 1 ? Il n'a rien à voir avec le diabète 2, répandu chez les adultes en raison de mauvaises habitudes alimentaires et de sédentarité.
Le diabète 1 serait multifactoriel, environemental, génétique, alimentaire. Des recherches sur le génome sont en cours. Cette maladie attaque l'organisme de l'enfant. Son propre système immunitaire détruit certaines cellules du pancréas, à tel point qu'il empêche la fabrication de l'insuline, indispensable pour réguler le taux de sucre dans le sang.


Quels sont les symptômes ?

C'est une perte de poids inexpliquée alors que l'enfant mange normalement. Une envie de boire beaucoup et souvent, faire très souvent pipi et abondamment.
Pour les plus petits, mouiller énormément les couches la nuit. Ces quelques signes doivent alerter les parents. Dans le doute, il faut consulter son médecin traitant. Une simple analyse d'urine avec une bandelette est suffisante pour faire le point.


Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas antécédents familiaux qu'un enfant ne peut pas être diabètique 1.




Quels traitements ? 

Dès son plus jeune âge, l'enfant est encouragé à être autonome rapidement vis à vis de sa maladie et à bien connaître le fonctionnement de son corps.
La miniaturisation des pompes à insuline ainsi que des capteurs pour mesurer le glucose, facilite le quotidien des enfants. L'éducation thérapeutique est une prise en charge nécessaire pour apprendre aux enfants et aux parents les aliments et les quantités à utiliser, pour bien grandir.




Le « pancréas artificiel » devrait bientôt s'ajouter à l'arsenal thérapeutique. Un système entièrement automatisé pour délivrer la dose spécifique d'insuline.
Des recherches sont en cours pour arriver dans l'avenir à régénérer les cellules du pancréas.

CHU de Bordeaux : un centre expert pédiatrique

Dans le service de diabètologie pédiatrique de l'hôpital des enfants de Bordeaux, 400 petits patients sont suivis chaque année.




Le centre DiaBEA (diabète Bordeaux Enfants-Adolescent) est le second centre de référence français pour la prise en charge des enfants diabétiques. Ce centre est composé d'une équipe pluridisciplinaire (médecin, puéricultrices, diététicien, psychologue, assistante sociale etc..) La prise en charge est globale. En plus des rendez-vous médicaux tous les trois mois à l'hôpital, parents et enfants peuvent être en contact permanent avec un membre de l'équipe pour répondre à n'importe quelle question.

Le centre est labellisé et participe à un programme international. L'objectif est de mesurer régulièrement le niveau de prise en charge des patients, identifier les forces et les faiblesses du service pour améliorer et répondre à la demande du plus grand nombre.

En 2020, une nouvelle étude doit mettre en place des visites à domicile d'une puéricultrice dès la découverte du diabète.



Reportage avec un jeune patient et sa famille. Il est suivi par l'équipe du CHU de Bordeaux au centre de référence pour la diabétologie infantile.
Invité le Professeur Pascal Bara, Endocrinologue et Diabétologue au CHU de Bordeaux.


https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/diabete-enfants-est-augmentation-chu-bordeaux-est-pointe-1748903.html



vendredi 15 novembre 2019

L'OMS veut élargir l'accès aux traitements contre le diabète

L'Organisation mondiale de la santé va pour la première fois examiner s'il est possible d'inclure l'insuline humaine, un traitement contre le diabète, sur sa liste des médicaments préqualifiés, afin d'élargir l'accès à ce traitement salvateur.
L'agence spécialisée de l'ONU a fait cette annonce en vue de la Journée Mondiale du Diabète, organisée chaque 14 novembre. A l'échelle mondiale, le monde compte plus de 420 millions de diabétiques adultes, contre 108 millions en 1980, selon l'OMS. Leur nombre pourrait passer à 629 millions en 2045, selon des estimations de la Fédération internationale du diabète (FID).
"Le diabète est en hausse dans le monde entier, et il progresse encore plus rapidement dans les pays à faible revenu", a déclaré le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans un communiqué.
"Trop de personnes ayant besoin d'insuline se heurtent à des difficultés financières pour y avoir accès (...) et risquent leur vie. L'initiative de préqualification de l'OMS pour l'insuline est une étape vitale pour s'assurer que tous ceux qui ont besoin de ce traitement salvateur puissent y avoir accès", a-t-il ajouté.
Le diabète est un trouble d'assimilation des sucres par l'organisme, existant sous deux formes. Le diabète de type 2, qui représente aujourd'hui la plupart des cas et qui progresse le plus, correspond à une hausse prolongée du taux de sucre dans le sang, souvent associée à l'obésité et aux modes de vie (sédentarité, alimentation...).
Quant au diabète de type 1, d'origine génétique, il apparaît souvent dès l'enfance et se caractérise par l'absence totale d'insuline, une hormone normalement produite par le pancréas et qui régule la glycémie.
La majorité des diabétiques vivant quant à eux dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, beaucoup de ceux qui ont besoin d'insuline n'y ont pas accès, souvent en raison de coûts élevés. Seule une personne sur deux souffrant du diabète de type 2 a ainsi accès à l'insuline, selon l'OMS.
"Une des raisons pour lesquelles elle n'est pas disponible sont les prix élevés. Nous sommes dépendants d'un nombre limité d'entreprises qui fabriquent l'insuline", a expliqué la directrice du département de Réglementation des médicaments à l'OMS, Emer Cooke, lors d'une conférence de presse à Genève.
Selon l'OMS, trois fabricants contrôlent la majeure partie du marché mondial de l'insuline, "fixant des prix prohibitifs pour de nombreuses personnes et de nombreux pays".
Avant de se lancer dans la période de préqualification des traitements, l'OMS va devoir examiner les produits candidats, une première évaluation qui devrait durer environ deux ans, a expliqué Mme Cooke.
https://information.tv5monde.com/info/l-oms-veut-elargir-l-acces-aux-traitements-contre-le-diabete-331893

La journee mondiale du diabete 2019


La Journée mondiale du diabète 2018-2019 – La Fédération internationale du diabète (FID) a annoncé le thème «La famille et le diabète» pour 2018 et 2019.

La période de deux ans a été choisie pour aligner au mieux la campagne mondiale contre le diabète avec le plan stratégique actuel de la FID et la planification des installations.

La FID devrait, dans les deux ans, mettre en place une campagne de plan d’action visant à sensibiliser le public à l’impact du diabète sur la famille et à soutenir le réseau des personnes touchées. Le but de cette journée est de sensibiliser chaque jour aux conditions dans lesquelles vivent des millions de personnes dans le monde entier.

En termes simples, le diabète concerne la capacité du corps à produire la quantité requise d’une hormone appelée insuline pour contrôler les niveaux de glucose dans le système corporel.

Il existe généralement deux types de diabète: Le type 1 nécessite l’administration quotidienne d’insuline artificielle au moyen d’une injection ou d’une pompe à insuline. Le type 2 est plus généralement géré par une combinaison de contrôle alimentaire et de médicaments sous forme de comprimés.


On estime que plus de 425 millions de personnes vivent actuellement avec le diabète. La plupart de ces cas sont dus au diabète de type 2, qui peut être en grande partie évité grâce à une activité physique régulière, à une alimentation saine et équilibrée et à la promotion de milieux de vie sains.

Cependant, les familles ont un rôle clé à jouer dans la lutte contre les facteurs de risque modifiables du diabète de type 2 et doivent disposer de l’éducation, des ressources et des environnements nécessaires pour mener une vie saine.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se joint également à des partenaires du monde entier pour souligner l’impact du diabète sur la famille et le rôle des membres de la famille dans le soutien à la prévention.



Créée en 1991 par la Fédération internationale du diabète avec le soutien de l’OMS, la Journée mondiale du diabète est devenue une journée officielle des Nations Unies en 2006. La campagne de la Journée mondiale du diabète 2018 fait la promotion de la couverture maladie universelle pour un accès abordable et équitable à la gestion du diabète.

L’événement d’une journée est également axé sur les familles prenant en charge leurs propres soins, afin de réduire les difficultés économiques des ménages qui disposent de peu de stratégies pour faire face au fardeau économique du diabète.
https://africanews27.com/journee-mondiale-du-diabete-2018-2019/

mardi 30 juillet 2019

DIABÈTE : LA VITAMINE D PEUT RALENTIR SA PROGRESSION !

Publié le 29 Juillet 2019 à 16h43 par Louise Ballongue, journaliste santé
Selon des chercheurs canadiens, l’usage de la vitamine D permettrait de lutter contre le développement du diabète de type 2.
Indispensable pour une bonne santé, la vitamine D a peut-être un rôle à jouer dans le ralentissement de la progression du diabète de type 2. C’est en tout cas ce qu’ont prouvé des chercheurs canadiens dans une récente étude.

Vitamine D : une amélioration de la fonction métabolique

Des chercheurs canadiens de l’Université Laval au Québec ont publié dans la revue “European Journal of Endocrinology” les résultats de leur étude sur les effets de la vitamine D sur l’organisme des patients diabétiques. Selon leur recherche, la vitamine D a une influence positive sur les patients et peut être utilisée dans la lutte contre cette maladie.
Un résultat encourageant lorsque l’on sait, qu’en France, près de 3,3 millions de personnes sont traitées pour un diabète et 90 % d’entre elles souffrent d’un diabète de type 2.
Selon l’équipe de chercheurs, "cette supplémentation en vitamine D permettrait d’améliorer l’action de l’insuline chez les personnes souffrant de diabète de type 2, et ainsi de ralentir la progression de la maladie."
Pour rappel, l’insuline, une hormone produite par le pancréas dont manquent les diabétiques, permet de réguler naturellement le taux de glucose dans le sang.
Pour arriver à ces résultats, les scientifiques ont mesuré les marqueurs de la fonction insulinique et du métabolisme du glucose avant la supplémentation en vitamine D, puis six mois après une supplémentation à forte dose (environ 5 à 10 fois la dose recommandée).
Ils ont alors pu constater que cette supplémentation a considérablement amélioré l’action de l’insuline dans le tissu musculaire et ce, en seulement six mois.
Pourtant, précisent-ils, seuls 46 % des participants présentaient un faible taux de vitamine D au début de l'étude.

Qu'est-ce que le diabète de type 2 ?

Aussi appelé diabète non insulino-dépendant, le diabète de type 2 apparaît avec l'âge et se caractérise par une hypoglycémie chronique.
Il correspond dans un premier temps à une difficulté pour les cellules d’utiliser l'insuline. On parle alors d'insulinorésistance. Le sucre présent dans le sang a du mal à entrer dans les cellules.
Pour lutter contre cela, le pancréas, responsable de la sécrétion d'insuline, va augmenter sa production. Ce phénomène est l'hyperinsulinisme. Malheureusement, au bout de plusieurs années, le pancréas s'épuise et n'arrive plus à sécréter d'insuline. C'est la phase d'insulinodéficience.
Cet épuisement est d'autant plus rapide que la personne est en surpoids, a de mauvaises habitudes alimentaires, fume et ne pratique pas d'activité physique.

Diabète de type 2 : les risques

Les risques engendrés par un diabète de type 2 sont divers. Si votre taux de sucre est trop élevé, vos artères souffrent, c'est l'athérosclérose. Elles vont durcir progressivement, augmenter la pression artérielle et entraîner des risques cardiovasculaires : AVC, infarctus... Le système nerveux est aussi très sensible à un taux de sucre élevé.
Cette pathologie peut également entraîner une neuropathie pouvant donner des douleurs, une baisse de la sensibilité et des faiblesses musculaires.
Le système neurovégétatif peut aussi être affecté et donner des troubles urinaires, digestifs, des troubles du rythme cardiaque et des troubles sexuels. Les yeux sont également touchés : la rétine peut être atteinte et entraîner une cécité. Enfin, les reins sont en première ligne et leur souffrance peut aller jusqu'à une insuffisance rénale.

https://www.medisite.fr/diabete-diabete-la-vitamine-d-peut-ralentir-sa-progression.5524859.60.html