vendredi 3 octobre 2014

Diabète: faut-il avoir peur des édulcorants?

  Publié le  Mis à jour le 

Des comprimés de sucre d'édulcorants de table, destinés à remplacer le sucre.
Des comprimés de sucre d'édulcorants de table, destinés à remplacer le sucre. - © Steve Snodgrass - Flickr - CC

Un goût sucré sans risque pour les diabétiques. Les édulcorants étaient jusque-là présentés comme la bonne solution pour limiter la consommation de sucre. Mais une étude vient remettre en cause les pouvoirs de certains édulcorants qui auraient... l'effet inverse. BFMTV.com fait le point.



mercredi 1 octobre 2014

Federatio i nternational du Diabete (FID)

Agir aujourd'hui,  pour changer demain

Les personnes atteintes de diabète dans le monde entier font face à un ennemi commun: la discrimination. Pour beaucoup d'hommes, femmes et enfants, un diagnostic de diabète marque la fin de la normalité et le début de l'exclusion sociale. Nous devons changer 
cela. 

leader

La Fédération Internationale du Diabète (FID) reconnaît les combats incessants auxquels font face les personnes atteintes de diabète dans les lieux de travail, dans les communautés locales et dans l'exécution des tâches dans leur vie quotidienne en raison de la législation discriminatoire. Nos associations membres et des jeunes leaders du diabète ont recueilli des témoignages puissants où les contributeurs partagent les défis auxquels ils sont confrontés sur une base quotidienne, mais plus important encore, ils nous montrent comment ils relever ces défis. 

En augmentant l'éducation et la sensibilisation du diabète à travers le monde, c'est la vision de la FID pour prévenir et éliminer la discrimination et la stigmatisation de diabète sous toutes ses formes. 

Nous vous invitons à découvrir ces récits poignants avec nous et de les partager largement, de sorte que, ensemble, nous pouvons montrer au monde que le diagnostic de diabète ne définit pas une personne. 

Cordialement  

Fédération Internationale du Diabète

Lille : les CRS réunissent 6000 euros pour une fillette diabétique

La Voix du Nord   PUBLIÉ LE 



Un stress énorme également pour sa maman qui craint en permanence pour sa fille. Mais mardi, au Padel de Villeneuve-d’Ascq, Marie, a reçu des mains des CRS de Lambersart une somme proche de 6 000 €, pour acheter des sondes sous-cutanées qui mesurent en temps réel la glycémie et transmettent l’information à sa pompe à insuline (chaque sonde coûte environ 100 euros et dure une semaine).
L’argent a été réuni grâce à son « parrain d’hôpital », Frédéric Chudy, ex-policier de la Sûreté de Lille et CRS à Lambersart. Avec ses collègues, il a imprimé des centaines de tee-shirts et les a vendus à des collègues lors de missions en France. 2 500 € ont ainsi été récoltés, ce à quoi l’Anas (Associaton d’action sociale des personnels de la police nationale – même si Marie n’est pas fille de policier) a ajouté 2 000 €. D’autres ont complété, dont le Padel Sensations et la chaîne lilloise Honey & Pie.

Association Solidarité fraternité pour Marie, 9, rue Berlinguez, 62710 à Courrières.
http://www.lavoixdunord.fr/region/lille-les-crs-reunissent-6000-euros-pour-une-fillette-ia19b0n2390779?xtor=RSS-2

Réseau Diabète : 2.500 patients en dix ans

01/10/2014 05:35

Le docteur Régis Piquemal. - Le docteur Régis Piquemal. - (Photo archives NR)
Médecin diabétologue au centre hospitalier de Blois, le docteur Régis Piquemal a participé voici tout juste 10 ans à la création du Réseau Santé Nutrition Diabète 41.
Pourquoi ce réseau ?
Régis Piquemal. « En 2004, la création du Réseau Santé Nutrition Diabète 41, subventionnée par l'Agence régionale de santé,était liée à l'explosion du nombre des patients diabétiques et à la nécessité de les aider… »
Il y aurait en France plus de 3,5 millions de personnes touchées par le diabète ?
« On estime que la population compte plus de 5 % de personnes diabétiques. Et le Loir-et-Cher, rural, avec une moyenne d'âge élevée, est dans la partie haute avec 17.000 à 18.000 personnes touchées. On considère que trois facteurs influent : l'âge, l'obésité et les catégories socioprofessionnelles. En France, plus d'un tiers des diabétiques gagnerait moins de 1.200 € par mois… »
Le Réseau Santé Nutrition Diabète a donc été créé pour les aider…
« Il s'agissait d'élargir l'offre de soin et l'accès à l'éducation thérapeutique ; d'apporter aux patients les apprentissages utiles pour se débrouiller au jour le jour avec une maladie qu'ils vont garder 10, 20 ou 30 ans (apprendre les médicaments, à contrôler ses glycémies…) Et de faire en sorte qu'ils la vivent le mieux possible. Il y a là-dedans tout ce qui concerne la diététique aussi, et notamment la perte de poids. Mieux manger, bouger… Ça ne marche pas sur des incantations mais avec des apprentissages, parfois pratiques… Au réseau, nous avons, par exemple, un atelier où l'on fait les courses. »
Le réseau peut aussi avoir un rôle de coordination des soins ?
« Oui. On est parfois face à des patients complexes, qui ont des pathologies associées, avec des besoins multiples de prises en charges. Il y a alors besoin d'une coordination, des rendez-vous, des conclusions. C'est utile au patient et à son médecin traitant. »
De nombreuses casquettes pour de petites équipes ?
« Il y a 4 diabétologues à l'hôpital de Blois, un à Vendôme et seulement un endocrinologue dans le secteur libéral. Le Loir-et-Cher est exceptionnellement peu pourvu… Le réseau offre en plus un demi-poste de médecin, puis des diététiciennes, des infirmières… En 10 ans, nous avons pris en charge 2.500 patients. »
Ce qui ne fait pas tant que cela…
« Seuls le Réseau et les hôpitaux de Blois et Vendôme sont habilités à l'éducation thérapeutique… A nous trois, on a peut-être vu 5.000 personnes. Ça veut dire que 2/3 des diabétiques passent au travers… »
Et pourtant, l'éducation thérapeutique a fait ses preuves ?
« Oui, les gens vivent mieux leur maladie et ont de meilleurs résultats en terme d'équilibre de leur diabète… »
Comment, alors, être encore plus efficace ?
« Aujourd'hui, ceux qui arrivent jusqu'à nous ont déjà de nombreuses années de diabète derrière eux. Or, plus l'on est jeune dans la maladie, plus on est accessible à l'éducation. On voudrait donc pouvoir intervenir plus près du diagnostic. Ensuite… le réseau est installé à Blois, avec une antenne à Romorantin et une à Vendôme. On n'a aucun intérêt à être 50 à y travailler. Par contre, depuis peu, on a contribué à former les médecins généralistes de Saint-Georges-sur-Cher à l'éducation thérapeutique. Et c'est sûrement cela qu'il faut poursuivre : former les professionnels de santé sur le territoire pour aller au plus près des patients. »
Réseau Santé Nutrition Diabète 41, 27, rue Jacqueline-Auriol, à Blois. Tél. 02.54.45.25.30. www.reseaudiabete41.fr
Propos recueillis par E.P.
http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/Sante/n/Contenus/Articles/2014/10/01/Reseau-Diabete-2.500-patients-en-dix-ans-2065408

Santé – 90% des diabétiques présentent des cas compliqués

01.10.2014 | 8:29 
Des membres d’ l’Association malgache contre le diabète et l’Association des médecins des ministères.

L’association malgache contre le diabète (Amadia) a réitéré son appel au secours, face à l’augmentation incessante du nombre de patients atteints du diabète et ceux victimes de complication de cette maladie. « En 2013, l’Amadia a enregistré vingt cinq mille patients. Cette année, ce chiffre pourrait atteindre les vingt six mille. En moyenne, un millier deux cents nouveaux cas ont été recensés dans les douze centres de l’Amadia», a avancé Haja Ramamonjisoa,  coordonateur national de l’Amadia, hier, à l’Institut Médical de Madagascar, à Anosy.
Mais la situation qui inquiète Haja Ramamonjisoa, c’est l’importance du taux de cas de complication.
« 90% des diabétiques à Madagas­car ne sont connus que dans un stade compliqué. Le diabète est ainsi la première cause de l’amputation des pieds à Madagascar. Cette maladie entraine aussi la cécité, un problème cardiaque et une insuffisance rénale », a ajouté le coordonateur national de l’Amadia.
Les causes de cette situation déplorable semblent nombreuses. Mais, l’ignorance des patients était la principale raison avancée par Haja Ramamonjisoa. L’éloignement des centres de santé et parfois l’inexistence de personnel médical, constituent également des contraintes. Les demandes de prise en charge reçues par cette association s’empilent, alors que le traitement reste très lourd sur le plan financier. « Il faut débourser en moyenne Ar 100 000 par mois pour soigner un simple diabète. Cette dépense pourrait se multiplier par cinq, voir par dix, si la maladie se trouve au stade compliqué, entre autres, l’insuffisance rénale chronique », enchaîne le coordonateur national de l’Amadia.

Dépistage gratuit du diabète
L’Institut Médical de Madagascar (IMM), l’Asso­ciation malgache contre le diabète et l’Association des médecins des ministères, organiseront, durant deux jours, vendredi et samedi, une campagne de sensibilisation et de dépistage gratuit du diabète, dans le local de cet Institut à Anosy. Ce sont les agents de l’État qui seront les priorités dans cette campagne.
« Nous envisageons de dépister trois cent personnes durant ce dépistage gratuit. Mais les citoyens souhaitant connaître  leur état de santé peuvent également venir», a indiqué Hery Rakotovero, président directeur général de l’IMM.
L’unité mobile de prévention, de détection et de prise en charges des complications vasculaires pour vivre heureux avec le diabète ainsi que la rétinopathie diabétique, nouveaux équipements de l’Amadia, seront également mobilisés durant ces journées.
Vonjy Radasimalala
http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/sante-90-des-diabetiques-presentent-des-cas-compliques-18428



“Nous prévoyons un investissement de 80 millions d’euros en Algérie”

Par : Nissa HAMMADI                              Samedi, 20 Septembre 2014 09:50

  

Mike Doustdar, Vice-président Sénior chargé des Opérations Internationales à Novo Nordisk

“Nous prévoyons un investissement de 80 millions d’euros en Algérie”


Liberté : Novo Nordisk possède des sites de production dans 7 pays  et des bureaux et filiales dans plus d’une centaine de pays. Que représente pour vous le marché algérien ?

Mike Doustdar : L’Algérie est un marché stratégique pour Novo Nordisk. Je suis responsable de 153 pays et parmi ce groupe l’Algérie vient en tête. Vous avez une population de 1,6 million de diabétiques. Le Bangladesh ou la Russie ont 8 fois ce chiffre et pourtant l’Algérie est plus importante pour nous. 
La raison réside à la fois dans le 1,6 million de diabétiques et l’engagement de votre pays à lutter contre ce fardeau qui est le diabète. 
Ce n’est pas encore parfait, il y a encore des besoins en médicaments, équipements et structures à couvrir, mais par rapport à certains pays, la prise en charge des diabétiques algériens est bonne. Dix ans auparavant, notre présence en Algérie était limitée, alors qu’aujourd’hui, notre personnel en Algérie s’élève à 450 personnes. Nous avons construit à Tizi Ouzou une usine de première classe.
Une des sept meilleures usines dans le monde, dans le domaine. Nous faisons également un travail continu de sensibilisation. Nous avons mis sur le marché algérien, les médicaments les plus innovants. Nous atteignons 65% du marché algérien dont 60% dans le traitement du  diabète. Nous sommes les leaders.
À combien se chiffrent vos investissements en termes de production actuellement en Algérie ?
Notre stratégie est d’œuvrer sur le long terme. De 2008 à 2018, nos investissements en Algérie devraient atteindre les 80 millions d’euros. Nous comptons mener à l’avenir un travail plus large de sensibilisation et augmenter notre staff.

Quelles sont les nouveautés que vous comptez introduire sur le marché algérien ?

Bientôt, nous allons mettre sur le marché algérien un nouveau produit : le Victoza. Ce médicament innovant est un analogue du GLP1. Comme l’insuline, Victoza réduit le niveau de sucre dans le sang, mais agira que si c’est nécessaire : quand il y a beaucoup de sucre dans le sang, sans verser dans l’autre extrême qui est l’hypoglycémie. 
Victoza a aussi l’avantage de faire perdre du poids, ce qui est très important pour les diabétiques qui sont  souvent en surpoids.

Qu’en est-il du projet, Baromètre “changing diabetes” Algérie ?

Le projet durera jusqu’en 2018 en collaboration avec les autorités algériennes. Il consiste à rassembler, dans une base de données électroniques, des informations essentielles relatives à la prise en charge d’un groupe de plus de 20 000 patients diabétiques algériens suivis dans plus d’une vingtaine de centres de prise en charge du diabète sur l’ensemble du territoire algérien.
Trois centres ont d’ores et déjà été dotés de matériel informatique et médical nécessaire. 
À l’heure où nous parlons, d’autres centres sont en train d’être inclus dans le projet. C’est un projet tout particulièrement intéressant pour l’Algérie parce que les informations collectées sur la prise en charge des personnes ayant un diabète représenteront une véritable mine d’informations pour un large éventail de parties prenantes, intégrant les professionnels de la santé, mais également les autorités.
En Algérie, il y a un grand besoin d’informations et de données dans ce domaine.



http://www.liberte-algerie.com/actualite/nous-prevoyons-un-investissement-de-80-millions-d-euros-en-algerie-mike-doustdar-vice-president-senior-charge-des-operations-internationales-a-novo-nordisk-228637

L’usine de Constantine réduira jusqu'à 30% la facture de l’insuline

Par : Nissa HAMMADI   Samedi, 20 Septembre 2014 09:50

Partenariat Saidal-Novo Nordisk


À cause du taux alarmant de la prévalence du diabète en Algérie, la participation du pays à la 50e session de l'Association européenne pour l'étude du diabète (EASD), organisée du 15 au 19 du mois en cours à Vienne, ne pouvait être qu’importante. 

Deux cents spécialistes algériens entre endocrinologues, médecins internistes et diabétologues, du secteur privé et public, étaient présents à cette rencontre qui a connu une affluence globale de plus de 18 000 participants. 10% des Algériens sont diabétiques, à croire les chiffres officiels. Parmi eux, 50% ne savent pas qu’ils le sont. Ce congrès, qui a exposé les dernières innovations et produits de pointe dans le domaine du diabète, a également abordé les perspectives futures de lutte contre cette pathologie en termes de prévention, de détection précoce et d’accès aux soins. Les innovations présentées et qui ont fortement intéressé les médecins algériens consistent en des méthodes et produits non invasifs permettant de réguler le diabète, sans effets secondaires tout en apportant un confort aux patients et une intégration socioprofessionnelle. Chef de file de l'innovation et leader mondial du traitement du diabète depuis 90 ans, le laboratoire Novo Nordisk a présenté son nouveau produit qu’il compte commercialiser sur le marché algérien, dès qu’il aura fini de négocier les conditions de son remboursement. À l’instar de l’insuline, Victoza réduit le niveau du sucre dans le sang, mais n’agira que si c’est nécessaire : quand il y a beaucoup de sucre dans le sang, sans verser dans l’autre extrême qui est l’hypoglycémie. 
Victoza présente l’avantage de faire perdre du poids et diminue les risques de la survenue de complications liées au diabète, telles que l’insuffisance rénale. Parallèlement à ces projets d’importation, le partenariat entre le laboratoire Novo Nordisk et le groupe Saidal, conclu en 2012 pour la production de l’insuline full process, va se concrétiser début 2015 pour tenter de couvrir la demande locale estimée à plus de deux millions de flacons d’insuline par an. 

Le projet, en phase actuellement de mise à niveau, du site de Saidal de Constantine qui englobe la formation du personnel vise à produire l’insuline sous licence sous toutes ses formes. La remise aux normes de cette usine a coûté déjà à Novo Nordisk 4 millions d’euros, nous a confié le responsable de la région Afrique, Jean-Paul Digy. 
“Si on rajoute l’investissement dans l’usine du stylo injectable, on en est entre 40 et 45 millions d’euros”,ajoute ce responsable. Le directeur marketing et ventes du groupe Saidal, Yahia  Saâdeddine Naïli, nous a confié, en marge du congrès, que le projet de production d’insuline de Constantine entrait dans le cadre de la nouvelle stratégie de Saidal d’aller vers les maladies chroniques. “Le partenariat avec Novo Nordisk se déroule comme prévu pour la fabrication d’un produit fini sous licence et notre présence ici à ce congrès démontre l’intérêt qu’accorde Saidal à ce projet.” Engagé actuellement dans un ambitieux programme d’expansion, le groupe Saidal semble avoir tiré les enseignements des précédents contrats en  nouant de nouvelles relations avec des partenaires sélectionnés sur la base de la complémentarité, la rentabilité et la durabilité des opérations engagées. Tout en prenant en compte les réalités des marchés. La mise en route de l’usine de Constantine permet de réduire de 20 à 30% la facture des besoins en insuline, nous apprend le responsable de la région Afrique, Jean-Paul Digy. Ce qui est considérable. Novo Nordisk concentrera dès lors son activité sur l’introduction, sur le marché algérien, des médicaments innovants tout en gardant une marge d’importation d’insuline négociée auparavant avec les autorités algériennes. 

Pareillement, l’usine de Tizi Ouzou peut atteindre une production de 3 millions de boîtes de Novoformine. Ce qui permet à terme  d’envisager l’exportation. L’année prochaine, le médicament antidiabétique Novonorme, actuellement importé, sera fabriqué également localement, réduisant ainsi considérablement son prix, nous a déclaré Antoine Blachier, directeur des affaires gouvernementales chez Novo Nordisk Algérie. Le laboratoire Novo Nordisk, qui envisage de s’installer durablement en Algérie, en développant la production locale et l’export,  mène depuis quelques années des activités de responsabilité sociale, en partenariat avec le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. 
Plusieurs initiatives sont en cours dont le baromètre “changing diabetes”, une sorte de banque de données électroniques  de la prise en charge des diabétiques et la clinique mobile, fournissant un dépistage ciblé du diabète ainsi que des examens de santé gratuits pour les personnes ayant un diabète. Plus de 20 000 personnes, diabétiques ou non, sont examinées dans cette clinique tous les ans.


http://www.liberte-algerie.com/actualite/l-usine-de-constantine-reduira-jusqu-a-30-la-facture-de-l-insuline-partenariat-saidal-novo-nordisk-228636

Production des premières insulines humaines en Algérie en 2015

Peter Ulvskjold, Président-Directeur Général de Novo Nordisk Algérie.


Par : Nissa HAMMADI   Samedi, 20 Septembre 2014 09:50

 Liberté : Dans quelles proportions les nouveaux produits que compte mettre Novo Nordisk sur le marché algérien vont améliorer la qualité de vie des diabétiques ?
Peter Ulvskjold : Leader mondial dans le diabète actuellement, Novo Nordisk a, dans son portefeuille, des molécules innovantes dont un analogue du GLP1 ; nouvelle  classe thérapeutique et de nouvelles insulines qui ont l’avantage de traiter les patients plus efficacement, avec moins d’effets secondaires, comme l’hypoglycémie. Ces molécules devraient prochainement être commercialisées en Algérie, permettant ainsi aux patients d’améliorer leur qualité de vie.

Avez-vous reçu l’autorisation de mise sur le marché de toutes ces nouvelles molécules ?

À l’heure actuelle, Victoza analogue du GLP1 a reçu une autorisation de mise sur le marché algérien, mais son remboursement est en cours de négociation. En attendant, les militaires et leur famille peuvent bénéficier du produit gratuitement.

Vous avez conclu avec le groupe Saidal un partenariat pour le lancement d’une usine de production d’insuline à Constantine. Où en sont les choses ? 

Novo Nordisk devrait produire les premières insulines humaines en Algérie, en 2015. Par la suite, il est prévu de produire l’ensemble de la gamme des insulines de Novo Nordisk (insulines modernes) une fois que nous serons assurés que celles-ci ont atteint la meilleure référence en termes de qualité. Les insulines sont des produits biologiques dont la fabrication nécessite un savoir-faire très élevé.  

On ne connaît pas l’estimation exacte de la prévalence du diabète en Algérie. Cela déteint-il sur la détermination de la politique de prise en charge ?
Selon la Fédération internationale du diabète, la prévalence en Algérie est de 1,6 million. Cependant, il est extrêmement difficile d’avoir une estimation précise de cette prévalence, sachant que 50% des diabétiques ne sont pas diagnostiqués dans le monde. Ce qui retarde leur prise en charge thérapeutique et, par ricochet, entraîne des complications qui peuvent s’avérer désastreuses. C’est pourquoi nombre de pays sont en train de mettre en place des programmes visant à mieux cerner le fléau du diabète.

http://www.liberte-algerie.com/actualite/production-des-premieres-insulines-humaines-en-algerie-en-2015-peter-ulvskjold-president-directeur-general-de-novo-nordisk-algerie-228638

L’ARS océan Indien reçoit 19 millions d’Euros pour développer Plexus

Plexus, le projet de l’ARS a été retenu par l’Etat et sera doté de 19 millions d’Euros. Une annonce de François Hollande, président de la République, de passage fin Août. Cette plateforme numérique devrait permettre de mieux suivre la santé des Réunionnais.

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Plexus va concentrer les données des praticiens sur le diabète, l’insuffisance rénale, l’insuffisance cardiaque chronique et les accidents vasculaires cérébraux. Cette mise en commun d’informations devrait permettre d’améliorer le dépistage, fluidifier et coordonner les parcours de santé mais aussi moderniser et intensifier la prévention. Ces objectifs majeurs vont se concentrer sur ces autres maladies qui font des ravages dans notre île. Cette interface entre les différents acteurs de la santé est sécurisée et uniquement accessible aux professionnels. Plexus va passer de l’état de projet à celui de nouvel outil d’ici à 2017.
 
La santé des Réunionnais numérisée
 
L’année dernière le commissariat général aux investissements d’avenir lance un appel à projet innovant pour  créer le « Territoire de Soins numérique». L’enveloppe est de 80 millions d’Euros. Elle sera partagée entre les régions dont les projets seront retenus.
Le 4 Septembre 2014, la confirmation de l’annonce présidentielle est tombée. 5 agences régionales de santé ont été retenues (Aquitaine, Bourgogne, Ile de France, Rhône Alpes etOcéan Indien.)

Pour atteindre leurs objectifs, les projets attendus des ARS devaient comporter :
 
Des démarches innovantes favorisant la mise en œuvre de démarches de prévention, d’optimisation de l’organisation des soins, de l’utilisation des ressources et de la sécurisation du circuit du patient, en ambulatoire et en lien avec l’hôpital;
Une coordination forte et un appui à la transversalité entre les différents acteurs impliqués dans le parcours de santé du patient. Des systèmes d’information modernes, collaboratifs, évolutifs, ouverts à l’ensemble des acteurs de la chaîne de soins et proposant des services nouveaux en soutien au développement des prises en charge.
Les quatre maladies étudiées
Le diabète :
Le pourcentage de personnes diabétiques traitées pharmacologiquement est estimé à 7,8 % de la population en 2007 et 8,8% en 2008 (chiffres CGSS), soit plus du double de celui observé en métropole (3,9 %), ce qui place l’île en tête de toutes les régions de France.
L’obésité :
La population adulte réunionnaise est concernée par les problèmes d’obésité avec des prévalences de l’ordre de 35 % pour le surpoids et de 15 % pour l’obésité, contre respectivement 30 % et 11 % au niveau national.
L’insuffisance rénale chronique :
En 2011, 217 patients ont été nouvellement traités pour IRCT (Insuffisance Rénale Chronique
Terminale) à La Réunion, dont 215 par dialyse. Au total, plus de 1 600 personnes souffraient d’IRCT traitée à La Réunion fin 2011 dont 1 308 (80%) traitées par dialyse et 323 (20%) porteuses d’un greffon fonctionnel. Le taux standardisé de prévalence de l’IRCT traitée par dialyse est estimé à 235 patients traités pour 100 000 habitants au 31 décembre 2011 à La Réunion, soit près de 4 fois le taux enregistré dans les 25 régions françaises participant au registre REIN.
Les ICC et les AVC :
Près de 700 réunionnais ont été nouvellement admis en Affection de Longue Durée (ALD) en moyenne chaque année pour AVC invalidant sur la période 2009-2011. Dans plus de la moitié des cas (54%), l’admission survenait avant 65 ans (35% en métropole), avec une précocité plus marquée chez les hommes. Le taux standardisé d’admissions en ALD est près de 2 fois supérieures sur l’île par rapport à la métropole.
Le dernier point qui sera enregistré dans le cadre de Plexus est l’âge des patients et avec lui, le vieillissement de la population. Ce paramètre est en constante évolution. L’Insee prévoit en 2030 que 250 000 réunionnais seront âgés de plus de 60 ans, soit le quart de la population totale de La Réunion.
Ce facteur inéluctable est à prendre en compte car en 2014 les études montrent que dès 50 ans les Réunionnais apparaissent en moins bon état de santé que les métropolitains. Les déficiences motrices, viscérales et intellectuelles ont des taux supérieurs de 20 points par rapport aux données enregistrées dans des régions métropolitaines.\

http://reunion.la1ere.fr/2014/09/23/l-ars-ocean-indien-recoit-19-millions-d-euros-pour-developper-plexus-191756.html

SANTÉ. DEUX BIOTECHS LYONNAISES LÈVENT DES FONDS CONTRE LE DIABÈTE

La rédaction | 23/09/2014 - 00:0

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Grosses levées de fonds à quelques jours d'intervalle pour Poxel et Alyzé Pharma, deux prometteuses biotechs lyonnaises qui luttent contre le diabète. Poxel vient de récolter 18 millions d'euros auprès d'investisseurs, ce qui va lui donner les moyens financiers de lancer, dès l'année prochaine, une vaste étude clinique de ses médicaments innovants pour le traitement du diabète auprès de 400 patients. Quant à Alizé Pharma, le tour de table s'élève à 5 millions d'euros et va permettre, lui aussi, de mettre en place des études cliniques.



http://www.tribunedelyon.fr/?actualite/economie/43203-sante-deux-biotechs-lyonnaises-levent-des-fonds-contre-le-diabete



Début de grossesse et diabète : quel taux d'HbA1c ?

 

contrôle diabète gestationnel
Un seuil de 5,9% d'hémoglobine glyquée permet notamment d'identifier les femmes à haut risque nécessitant une attention particulière au cours de leur grossesse.


Ruth Hughes du Christchurch Women's Hospital (Nouvelle-Zélande) et ses collègues ont analysé les données de 16 122 femmes, enceintes entre 2008 et 2010. Le taux d'hémoglobine glyquée a été mesuré à 47 jours de grossesse en médiane. Un taux supérieur ou égal à 6,5%, seuil de définition actuelle du diabète, a été retrouvé chez 33 femmes (0,2%). Un test de tolérance orale au glucose (OGTT) a été proposé avant la 20ème semaine de grossesse à 4 201 femmes mais seules 974 ont accepté de le faire.
Un taux d'HbA1c supérieur ou égal à 5,9% a identifié les 15 femmes remplissant les critères de définition d'un diabète selon l'OGTT. Sept d'entre elles présentaient un taux d'HbA1c inférieur à 6,5%. Ce seuil de 5,9% avait une sensibilité de 100% pour le dépistage d'un diabète, une spécificité de 97,4%, une valeur prédictive positive de 18,8% et négative de 100%. Il avait une moindre sensibilité pour le dépistage du diabète gestationnel (18,8%) mais une forte spécificité (98,4%), avec une valeur prédictive positive de 52,9% et négative de 92,8%.
Outre les risques de diabètes, ce seuil a identifié les femmes à risque de complications gestationnelles. Avec un taux d'HbA1c d'au-moins 5,9%, les risques relatifs d'anomalie congénitale majeure, de pré-éclampsie, de dystocie des épaules ou de décès périnatal étaient au moins deux fois plus élevés qu'avec un taux inférieur (respectivement 2,67, 2,42, 2,47 et 3,96). Les résultats des tests de tolérance orale au glucose proposés en postnatal aux femmes ayant rempli les critères de diabète gestationnel au cours de leur grossesse suggèrent en outre que les femmes ayant un taux d'HbA1c compris entre 5,9% et 6,4% en début de grossesse sont à haut risque de diabète et d'intolérance au glucose en postpartum.
Un seuil de 5,9% permet ainsi d'identifier les femmes à haut risque nécessitant une attention particulière au cours de leur grossesse mais aussi un suivi en postpartum, estiment les auteurs.

L’auto-surveillance du diabète sans piqûres !

25 septembre 2014

Abbott commercialisera à partir du 1er octobre* son système FreeStyle Libre  qui libère des contraintes des piqûres quotidiennes au bout des doigts pour mesurer la glycémie et ne requiert plus de calibration.

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Une petite révolution dans le monde du diabète ! Le premier dispositif avec la nouvelle technologie Flash d’autosurveillance du glucose va changer la méthode traditionnelle et éviter au patient cet acte pluriquotidien : piqûre, bandelette, lecteur...
Ce nouveau système se compose d'un capteur rond (de la taille d'une pièce de deux euros environ) qui se pose simplement derrière le haut du bras par le patient lui-même. Chaque minute, le capteur mesure le taux de glucose dans le liquide interstitiel grâce à un petit filament (5 mm de long, 0,4 mmde large) inséré juste sous la peau.
Pour obtenir rapidement et de manière indolore, la mesure de son taux de glucose, il suffit de passer le lecteur au-dessus de ce capteur. La lecture peut s'effectuer même lorsque le capteur se trouve sous les vêtements rendant ainsi les contrôles d'autant plus discrets et pratiques.
Lors de chaque contrôle, le lecteur indique en temps réel la valeur correspondant au taux de glucose (mesuré dans le liquide interstitiel), l’historique des taux de glucose et la tendance à venir. Le lecteur conserve jusqu'à 90 jours de données, fournissant ainsi une vue d'ensemble du profil glycémique au fil du temps.
Le système FreeStyle Libre fournit également aux patients et à leur médecin le profil de variabilité du glucose et les tendances d'hypoglycémie et d'hyperglycémie, ce qui facilite la mise en oeuvre et l’adaptation de son traitement.
Gérard Raymond, patient atteint de diabète de type 1, et secrétaire général de l’AFD (Association Française des Diabétiques) considère que « la surveillance par piqûre implique tout un processus qu’il faut répéter plusieurs fois par jour. C’est un acte invasif et intrusif qui peut être douloureux malgré les progrès…Avant chaque repas ou au cours de la journée, il faut ouvrir son lecteur, sortir une bandelette, s’isoler, se piquer, attendre le résultat…La répétition de l’acte est gênante et aucun patient ne plaidera contre un accès simplifié et plus facile à son taux de glycémie ».

*au prix de 59,90 € TTC le lecteur et de 59,90 € TTC le capteur (pour 14 jours de suivi).www.freestylelibre.fr
http://www.actusoins.com/25192/lauto-surveillance-du-diabete-piqures.html