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jeudi 8 décembre 2016

Diabète: le ministère du Commerce met en garde contre le complément alimentaire RHB

Mercredi, 07 Décembre 2016 17:51

Diabète: le ministère du Commerce met en garde contre le complément alimentaire RHB

ALGER - Le ministère du Commerce met en garde les citoyens contre l'utilisation d'un complément alimentaire dénommé RHB (Rahmat Rabbi) commercialisé dans les pharmacies comme produit supposant atténuer les complications liées au diabète, avise mercredi ce ministère dans un communiqué.
Ce complément alimentaire a été développé par TZ Lab et fabriqué par Nadpharmadic-production sis à la zone industrielle El-Rhumel (wilaya de Constantine).
"Dans ce cadre, par mesure de précaution, les services du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes du ministère du Commerce ont procédé au retrait de ce produit avec des prélèvements aux fins d'analyses et de vérification de sa conformité", indique la même source.
A ce titre, "il est recommandé aux consommateurs de s'abstenir d'acheter ce complément alimentaire jusqu'à obtention des résultats définitifs de ces analyses", insiste le ministère.
En outre, les services du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes "avisent les pharmacies d'officines et les commerçants que la commercialisation ou l'utilisation de ce produit avant l'obtention des résultats d'analyses les exposent à des sanctions administratives et pénales", précise le communiqué.
En tout état de cause, les services du contrôle et de la répression des fraudes du ministère du Commerce "ont été chargés de procéder sans délai, au retrait de ce produit mis sur le marché", ajoute le communiqué.

http://www.aps.dz/sante-sciences-tech/50154-diab%C3%A8te-le-minist%C3%A8re-du-commerce-met-en-garde-contre-le-compl%C3%A9ment-alimentaire-rhb

Les maladies du cœur, principale cause de décès chez le diabétique’’ (expert)

Mercredi 7 Décembre 2016

Les maladies du cœur représentent la principale cause de décès chez le diabétique, a indiqué mercredi le professeur Serigne Abdou Bâ, président de la société sénégalaise de cardiologie (SOSECAR ).


‘’ Les maladies du cœur, principale cause de décès chez le diabétique’’ (expert)


Les maladies du cœur représentent la principale cause de décès chez le diabétique et 2/3 des diabétiques sont hypertendus et ont un excès de cholestérol’’, a souligné le Pr Bâ face à la presse en prélude du 4ème congrès de la société sénégalaise de cardiologie jumelé au 17ème cours panafricain de cardiologie interventionnelle. 
Avec comme thème ’’la cardiologie interventionnelle en Afrique : défis et perspectives’’, ce congrès national va débattre de cette technologie moderne embrassant de vastes domaines de la cardiologie et ayant connu des avancées remarquables ces dernières années. 
Le sous-thème sur ‘’cœur et diabète’’, a souligné le cardiologue, ’’se justifie d’une part par la fréquence et l’émergence du diabète dans nos pays et d’autre part par la fréquence des maladies cardio-vasculaires chez le diabétique’’. 
Dans ce sillage, il a affirmé que le risque de décès par maladie du cœur, la fréquence des crises cardiaques, de l’insuffisance cardiaque ou des accidents vasculaires cérébraux ’’sont multipliés par 2 ou 3 chez le diabétique’’. 
Expliquant la cardiologie interventionnelle, le professeur Ba a indiqué qu’elle ’’correspond aux différents actes techniques non chirurgicaux et non médicaux permettant de prendre en charge les maladies du cœur avec comme volets l’angioplastie coronaire, la cardiologie interventionnelle pédiatrique ou congénitale, la valvulopastie et la rythmologie’’. 
La prise en charge des arrêts cardiaques constitue le troisième grand sujet abordé. 
Selon le président de la SOSECAR, ‘’les arrêts cardiaques sont de plus en plus fréquents et tout retard dans la prise en charge augmente la mortalité’’. 
Le congrès qui s’ouvre ce jeudi avec quelque 500 participants venant de tous les continents sera une occasion de rendre hommage à un grand maître de la cardiologie sénégalaise et africaine, le professeur Moustapha Sarr. 

 
Auteur: Aps - APS 

http://www.senxibar.com/Les-maladies-du-coeur-principale-cause-de-deces-chez-le-diabetique-expert_a40453.html

Mes urines changent de couleur... je m'inquiète ou pas ?

Mes urines changent de couleur... je m'inquiète ou pas ?
Miroir de notre santé, le changement chromatique de l'urine, d'ordinaire jaune pâle et limpide, est souvent bénin. Mais cela peut parfois inciter à consulter. Décryptage.

Elles sont beige foncé


Les hypothèses : Une hydratation insuffisante est la cause la plus fréquente. Le cerveau expédie le message de préserver à tout prix les réserves aqueuses, vitales, du corps. Résultat : les reins concentrent dans un dé à coudre d'eau les résidus (ammoniac, chlore, urée...) à éliminer. Si le beige approche le marron, un trouble hépatique peut être suspecté, comme un calcul biliaire qui obstrue le canal cholédoque, chargé d'évacuer la bile. « Cette dernière n'étant plus éliminée normalement via l'estomac et les intestins, elle part dans les urines. En parallèle, on a souvent une jaunisse », décode le Pr Pierre Costa, urologue au CHU de Nîmes.
Quand consulter ? Si, malgré une réhydratation adéquate (1,5 l de liquide par jour), les urines demeurent sombres et/ou si la peau se teinte de jaune.

Elles sont rouges

Les hypothèses : Cela signe la présence de sang, mais «surtout, pas d'affolement, car 2 à 3 millilitres suffisent à colorer les urines et ce n'est pas forcément grave», rassure le Pr Costa. Une cystite en est souvent responsable. La bactérie E. coli, à l'origine de l'infection dans 80% des cas, entraîne une inflammation de la paroi de la vessie, qui finit par saigner. Il peut aussi s'agir des conséquences d'un calcul rénal, d'une affection de l'urètre, d'une maladie de la vessie —auquel cas le sang investit les urines en fin de miction— ou d'une tumeur rénale.
Quand consulter ? Dès que l'on repère du sang dans les urines, un diagnostic s'impose. Que ce soit pour traiter la cystite (antibiothérapie brève) ou pour réaliser un bilan, d'abord échographique, des reins et/ou de la vessie.

Elles sont roses-orangées ou vertes

Les hypothèses : Votre dernier repas comptait de la rhubarbe, de la betterave, de la myrtille, du chou rouge ou des asperges. Leurs pigments colorants (bétanine, pariétine...) résistent aux sucs gastriques et teintent les urines. Idem lors de la prise de certains antibiotiques, antiseptiques ORL et anti-hypertenseurs.
Quand consulter ? Si la coloration persiste au-delà d'une journée après le repas en cause ou à l'arrêt du traitement. En principe, l'organisme l'élimine en 24h.

Elles sont opaques et/ou troubles

Les hypothèses : On retrouve la cystite, mais aussi une possible infection du rein, la pyélonéphrite, qui relève de l'urgence médicale. Des dépôts de phosphates, sans gravité, dans la vessie, liés à une consommation massive de fromage, de charcuterie, de viande ou à la prise de médicaments peuvent aussi le justifier. Enfin, le diabète insulino-dépendant peut générer un trouble de l'éjaculation, dans lequel le sperme n'est pas acheminé comme prévu dans l'urètre, mais vers la vessie, et donc dans les urines.
Quand consulter ? Immédiatement, en cas de fièvre, de frissons, de douleurs dans le dos, afin de réaliser un test urinaire et un examen cytobactériologique (ECBU) pour cibler les germes responsables.

Elles sont transparentes comme de l'eau

Les hypothèses : Vous venez de vivre un stress aigu. « Le rein réagit par une sorte d'état de sidération ponctuelle et, durant quelques heures, il cesse de concentrer les urines », décrypte l'urologue. On peut aussi soupçonner un syndrome d'apnée du sommeil ou un "diabète insipide" (trouble de l'hypophyse ou rénal sans lien avec les diabètes 1 et 2), du fait de la sécrétion insuffisante de l'hormone anti-diurétique ADH. C'est aussi l'un des signes de l'insuffisance rénale. Les reins ne parvenant plus à jouer leur rôle de filtre détoxifiant.
Quand consulter ? Si vous éprouvez une soif insatiable et/ou si vous avez les membres gonflés d’œdème et des douleurs (dos, abdomen) ou si vous ronflez.

Quid de l'urinothérapie ?

Les adeptes vantent les bienfaits de boire son urine pour ses minéraux, ses enzymes et autres acides aminés, qui en feraient un breuvage stimulant immunitaire, anticoagulant, cicatrisant. Du côté des scientifiques, le son de cloche est tout autre: aucune étude n'a jamais prouvé une quelconque efficacité, d’autant que l'urine reste truffée de déchets toxiques.

http://www.femmeactuelle.fr/sante/sante-pratique/mes-urines-changent-de-couleur-je-m-inquiete-ou-pas-34493

Australie : des cas de scorbut chez des diabétiques



Le scorbut, maladie associée aux navigateurs au long cours du temps de la marine à voile, ferait une réapparition surprise en Australie. Certains diabétiques limiteraient leur consommation de fruits afin de réduire leur glycémie, avec pour conséquence de trop faibles apports de l’indispensable vitamine C.


Le scorbut, causé par une carence en vitamine C, faisait des ravages parmi les marins qui passaient des mois entiers en mer, en raison des difficultés de stockage ou d'approvisionnement en fruits et légumes frais. La maladie – considérée comme quasi disparue – ferait son retour en Australie sans rapport apparent avec l'origine sociale des patients, explique Jenny Gunton, directrice du Centre de recherches sur le diabète, l'obésité et l'endocrinologie de l'Institut Westmead de Sydney.
La chercheuse explique s'être penchée sur la question lorsque plusieurs de ses patients ont présenté des plaies qui ne guérissaient pas. "Quand je les ai interrogés sur leur régime alimentaire, une personne ne mangeait que très peu, voire pas de fruits ou de légumes frais, les autres mangeaient des légumes mais les faisaient trop cuire, ce qui détruit la vitamine C", détaille-t-elle. "Cela montre qu'on peut manger beaucoup de calories sans consommer suffisamment de nutriments".

Le comportement alimentaire de certains diabétiques en cause ?

Le scorbut a été diagnostiqué chez 11 patients diabétiques, tous guéris après une cure de vitamine C. En effet, cette substance est indispensable à la fabrication du collagène, élément nécessaire à la formation du tissu conjonctif. Les carences peuvent provoquer des hématomes, des hémorragies de la peau et des gencives, des douleurs articulaires, des défauts de cicatrisation et, à terme, la mort.
On trouve la vitamine C dans des fruits ou légumes comme les oranges, les fraises, les brocolis etc.
La chercheuse, dont les observations ont fait l’objet d’une simple communication dans la revue Diabetic Medicine, postule que certains patients diabétiques éviteraient la consommation de fruits afin de limiter l’absorption de sucres. De ce fait, les origines sociales ne semblent pas jouer un rôle décisif dans la prévalence de la maladie.
avec AFP
Source : Vitamin C deficiency and diabetes mellitus  easily missed? J. Gunton, Diabetic Medicine. doi:10.1111/dme.13287

Santé: L’hypertension artérielle et le diabète au cœur d'une réflexion à Bouaké


Santé: L’hypertension artérielle et le diabète au cœur d'une réflexion à Bouaké

mardi, 29 novembre 2016 10:09



Santé: L’hypertension artérielle et le diabète au cœur d'une réflexion à Bouaké

Le 4e séminaire franco-ivoirien sur l’hypertension artérielle(Hta) et le diabète s’est déroulé du 24 au 26 novembre 2016, au centre culturel Jacques Aka de Bouaké autour du thème: « Pour un réseau de prise en charge de l’hypertension artérielle et du diabète ».

Durant ces deux jours, des conférences ont été données par les spécialistes de ces pathologies devenues de véritables pandémies. Ainsi, le personnel du monde médical et le public présents ont pu suivre des conférences sur des sous thèmes: « Pourquoi et comment devenons-nous hypertendus ? »; « Les mesures hygiéno-diététiques recommandées dans le diabète »; « Le traitement par l’insuline »; « Comment atteindre l’objectif tensionnel ? »; « Comment atteindre l’objectif glycémique ? »; « Prise en charge des Avc chez le patient hypertendu », etc.

Après toutes ces interventions, il y a eu des échanges enrichissants entre tous les praticiens venus prendre part au séminaire. Les participants sont repartis, selon eux, « armés » pour une prise en charge efficiente du patient qui souffre de ces pathologies.

Au cours cette rencontre, un réseau pour une prise en charge de l’hypertension artérielle et du diabète a été mis sur pied. Bien avant la tenue de ces journées, il y a eu une opération de dépistage de l’Hta et du diabète à travers la commune.

A cet effet, quatre points de dépistage ont été installés dans les quartiers d’Air France 2, de Dougouba, de Soukoura et de N’Gattakro.

Notons que ce sont au total 4000 personnes qui ont pu bénéficier de ce dépistage gratuit.

CHARLES KAZONY
CORRESPONDANT REGIONAL



http://fratmat.info/index.php/societe/sante-l-hypertension-arterielle-et-le-diabete-au-coeur-d-une-reflexion-a-bouake

Le diabète à l’Î.-P.-É. atteint des « proportions épidémiques »

PUBLIÉ LE MARDI 29 NOVEMBRE 2016

Le gouvernement de l'Î.-P.-É. doit aider les insulaires qui souffrent de diabète à assumer le coût de leurs fournitures médicales, selon l'Association canadienne du diabète.


Le gouvernement de l'Î.-P.-É. doit aider les insulaires qui souffrent de diabète à assumer le coût de leurs fournitures médicales, selon l'Association canadienne du diabète.   Photo : Brian Snyder/Reuters


Une nouvelle étude de l'Association canadienne du diabète sonne l'alarme au sujet des taux de cette maladie à l'Île-du-Prince-Édouard. Elle affirme qu'ils vont beaucoup augmenter au cours de la prochaine décennie et atteindre des « proportions épidémiques ».
Déjà, environ 49 000 Prince-Édouardiens ou 32 % de la population souffrent du diabète ou du prédiabète.
L’association prédit que le taux de diabète de type 2 va augmenter à 41 % à l’Île d’ici 2026 à cause des multiples facteurs de risque comme des taux d’obésité et de tabagisme élevés, la sédentarité de nombreux Prince-Édouardiens et une population vieillissante.
Déjà, le diabète coûte 14 millions de dollars au système de santé de l’Île.
« Il y a des gens qui ont utilisé le terme de crise pour décrire l’impact du diabète sur le système de santé », a déclaré Jake Stewart, directeur des relations gouvernementales à l’Association du diabète.
Le diabète est responsable de 30 % des AVC, de 40 % des crises cardiaques et de 50 % des cas d’insuffisance rénale.

 Jake Reid, Association canadienne du diabète
L’Association canadienne du diabète fait trois recommandations au gouvernement provincial :
  1. développer et mettre en oeuvre une politique de gestion du diabète dans les écoles;
  2. accroître la couverture des bandes de test des niveaux de glycémie;
  3. accroître la couverture des pompes d’insuline et d’autres fournitures médicales pour tous ceux qui ont le diabète de type 1.

Des taux plus élevés en Atlantique dans l'ensemble

Jake Reid note que de façon générale, l’obésité est plus présente dans les provinces de l’Atlantique à cause de la sédentarité de leurs résidents et des taux d’obésité qui y sont plus élevés.
À l’Î.-P.-É., le gouvernement provincial a adopté un plan il y a deux ans pour s’y attaquer, mais il n’est pas parfait, selon M. Reid. Le gouvernement doit aider les insulaires aux prises avec le diabète à payer les coûts associés à leur maladie, qui peuvent atteindre 2000 $ par année, selon lui.
http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1002802/diabete-ile-prince-edouard-epidemie-etude-association

vendredi 2 décembre 2016

Le diabète chez les personnes atteintes du VIH

 Plus de 39 millions de personnes à travers le monde seraient infectées par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). 

L’introduction des inhibiteurs de protéase dans le cadre du traitement anti-VIH a contribué à réduire considérablement le nombre de personnes qui décèdent du syndrome de l’immunodéficience acquise (SIDA). Toutefois, l’utilisation de ces médicaments a été associée à l’apparition du diabète de type 2 ;
des études récentes ont confirmé un taux plus élevé de diabète parmi les personnes atteintes du VIH, par rapport au reste de la population. Cela implique qu’un nombre important de personnes, en plus de souffrir des effets du virus, pourraient être exposées au risque de complications du diabète, comme la néphropathie ou les maladies cardiaques. Dans cet article, Cecilia Yoon décrit les liens entre le VIH, son traitement et le diabète.




Le VIH est un rétrovirus qui infecte un composant clé du système immunitaire de l’organisme : le lymphocyte.

Le VIH est un rétrovirus qui infecte un composant clé du système immunitaire de l’organisme : les lymphocytes T positifs CD4. Cette infection provoque l’affaiblissement progressif du système immunitaire, qui conduit à une ‘déficience immunitaire’ et rend plus vulnérable à diverses infections.

Au cours des 25 années écoulées depuis le début de la pandémie de VIH,d’importants progrès ont été réalisés dans la prise en charge et le traitement des personnes chez qui le virus est diagnostiqué. L’utilisation de la thérapie rétrovirale hautement active (HAART) – comme l’utilisation des inhibiteurs de protéase dans une combinaison puissante – a prolongé la vie de nombreuses personnes. Lorsqu’ils sont combinés à d’autres médicaments pour former un ‘cocktail’ de thérapie antirétrovirale, les inhibiteurs de protéase empêchent le développement du VIH en bloquant la capacité du virus à se répliquer.



Meilleure prise en charge – risque accru

A l’heure actuelle, les traitements permettent aux personnes infectées par le VIH de vivre plus longtemps qu’auparavant. De ce fait, diverses complications ont été observées chez les personnes atteintes du virus, notamment l’insensibilité à l’insuline et le diabète. D’après les estimations, l’incidence du diabète de type 2 parmi les personnes atteintes du VIH est considérablement plus élevée que parmi le reste de la population.1 Dans une étude, il a été démontré que le diabète était quatre fois plus courant parmi les hommes atteints du VIH qui recevaient un traitement antirétroviral que parmi un groupe d’hommes non atteints du virus et, donc, non soumis au traitement.
Plusieurs facteurs ont été impliqués, notamment certains médicaments antirétroviraux et la présence d’autres maladies concomitantes, comme l’hépatite C, une condition fréquente

parmi les personnes atteintes du VIH. Mais le lien le plus fort semble concerner l’utilisation des inhibiteurs de protéase. Peu après l’introduction de ces médicaments, des rapports sont apparus liant leur utilisation à un taux de glycémie excessivement élevé (hyperglycémie). En 1997, la Food and Drug Administration américaine a émis un avertissement sur le rôle des inhibiteurs de protéase dans le déclenchement de l’hyperglycémie et du diabète.
La prévalence du diabète chez les personnes atteintes du VIH qui suivent un traitement à base d’inhibiteurs de protéase se situerait entre 2 % et 7 %. Des données scientifiques suggèrent que les inhibiteurs de protéase ont un rôle causal direct dans le développement de l’insensibilité à l’insuline et du diabète. 


L’insensibilité à l’insuline est une première étape critique précédant le développement du diabète de type 2. Parmi les différentes formes de la condition chez l’être humain, le diabète provoqué par la protéase est celui qui se rapproche le plus du diabète de type 2. D’après les estimations, jusqu’à 40 % des personnes atteintes du VIH qui suivent un traitement à base d’inhibiteurs de protéase sont atteintes de tolérance abaissée au glucose (IGT).2,3
Comme les inhibiteurs de protéase, l’infection du VIH elle-même et d’autres traitements contre le virus, comme le traitement par analogues de nucléoside, ont été associés à l’insensibilité à l’insuline. En outre, d’autres médicaments fréquemment utilisés par les personnes atteintes de VIH sont connus pour créer une prédisposition au diabète. Ceux-ci incluent le mégestrol, la pentamidine et la prednisone. Parallèlement à ces médicaments, les facteurs de risque connus du diabète, comme des antécédents familiaux de la condition, le tabagisme et l’obésité, sont également susceptibles de contribuer aux taux élevés de diabète parmi les personnes de ce groupe.



Le diabète, une complication supplémentaire


Le diabète et l’insensibilité à l’insuline font partie de l’ensemble de troubles métaboliques observés dans une condition appelée le ‘syndrome de la lipodystrophie’. La lipodystrophie, qui semble être une complication du VIH et de son traitement, peut également inclure des taux de cholestérol et de triglycérides anormaux. Ce syndrome provoque des modifications de la graisse corporelle totale ou locale. On peut observer un gain de graisses sous-cutanées dans des zones telles que la poitrine, l’abdomen et/ou le cou ou une perte de graisse au niveau du visage, des bras, des jambes et/ou des fesses. En plus de provoquer des problèmes de santé à long terme, le syndrome de la lipodystrophie a souvent un impact négatif sur la qualité de vie car il altère l’apparence physique et interfère avec le traitement antirétroviral.



Le syndrome de la lipodystrophie a également été attribué à certains régimes antirétroviraux. L’accumulation de graisses semble être associée au traitement basé sur les inhibiteurs de protéase tandis que la perte de graisses a été davantage associée aux médicaments à base d’analogues de nucléoside comme la stavudine.


Un diabète est observé dans le cadre du syndrome de la lipodystrophie, une complication du VIH et de son traitement

Certaines personnes peuvent développer un syndrome mixte ou soit accumuler ou soit perdre des graisses. Bien que les scientifiques tentent de mieux comprendre ce phénomène, on n’explique pas encore pourquoi certains traitements provoquent ces changements chez certaines personnes.

Gestion et traitement

La forte prévalence du diabète chez les personnes atteintes du VIH qui suivent un traitement HAART suggère la nécessité de réaliser des mesures régulières des taux de glycémie à jeun. La glycémie à jeun doit être évaluée avant et pendant un traitement antirétroviral, surtout si la personne traitée développe une lipodystrophie. Un traitement à base d’inhibiteurs de protéase peut provoquer des altérations de la tolérance au glucose chez certaines personnes ou aggraver des problèmes existants chez d’autres.


Par conséquent, il est important que les personnes concernées se soumettent à une évaluation des facteurs de risque traditionnels du diabète. Bien que certains de ces facteurs, comme l’obésité, peuvent être réduits par un changement du mode de vie, il faut envisager d’éviter l’utilisation d’inhibiteurs de protéase chez les personnes qui sont exposées à un risque élevé de développer la condition.



Les directives générales établies pour le traitement du diabète doivent être suivies pour les personnes atteintes du VIH, notamment le régime thérapeutique et les modifications du style de vie, et, le cas échéant, un traitement pharmacologique. Une perte de poids et une activité physique régulière doivent être recommandées aux personnes obèses. Une évaluation de la maladie coronarienne doit être réalisée, notamment chez les personnes des tranches d’âge supérieures.

Passer des inhibiteurs de protéase à un médicament alternatif peut permettre de contrôler le diabète.
Bien que cette option ne s’applique pas à tous, passer des inhibiteurs de protéase ou d’autres agents en cause à un médicament alternatif peut permettre de contrôler l’hyperglycémie et le diabète. Les traitements pharmacologiques des personnes atteintes de diabète et du VIH sont généralement ceux recommandés pour les personnes atteintes de diabète de type 2. Actuellement, des médicaments oraux sont utilisés pour réduire l’hyperglycémie et améliorer la sensibilité à l’insuline. Dans la mesure du possible, le traitement des personnes atteintes de diabète séropositives doit inclure l’utilisation d’un médicament oral insulino-sensibilisant, comme la metformine ou les thiazolidinediones.



Prise en charge et éducation

En résumé, les personnes atteintes du VIH qui suivent un traitement antirétroviral doivent être surveillées afin de détecter l’apparition d’un diabète, surtout lorsqu’elles utilisent des inhibiteurs de protéase. L’association entre les médicaments antirétroviraux et le diabète peut être plus forte chez les personnes à plus haut risque en raison de leur âge, de leur ethnicité ou de l’obésité.
Si une personne développe le diabète, notamment lorsqu’elle prend des inhibiteurs de protéase, le traitement antirétroviral doit être modifié dans la mesure du possible, et le traitement adéquat mis en oeuvre. Elle devra être informée du risque de maladies cardiaques ou d’autres complications et recevoir une formation sur les bienfaits des modifications du style de vie telles que l’arrêt du tabac, l’exercice physique et une alimentation saine.

 Cecilia J Yoon

Cecilia J Yoon est professeur assistante de
médecine, spécialisée dans la médecine du
VIH, Division of International Medicine and
Infectious Disease, New York Presbyterian
Hospital-Weill Medical College of Cornell
University, New York, Etats-Unis.

Références

1 Dube MP. Disorders of glucose metabolism in patients infected with human immunodeficiency virus. Clin Infect Dis 2000; 31: 1467-75.
2 Aberg JA, Gallant JE, Anderson J, Oleske JM, Libman H, Currier JS, Stone VE, Kaplan JE; HIV Medicine Association of the Infectious Diseases Society of America. Primary care guidelines for the management of persons infected with human immunodeficiency virus: recommendations of the HIV Medicine Association of the Infectious Diseases Society of America. Clin Infect Dis 2004; 39: 609-29.
3 Walli R, Herfort O, Michl GM, Demant T, Jager H,
Dieterle C, Bogner JR, Landgraf R, Goebel FD. Treatment with protease inhibitors associated with peripheral insulin resistance and impaired oral glucose tolerance in HIV-1–infected patients. AIDS 1998; 12: 167–73.
15

DIABETS VOICES
Juin 2005 Volume 50 Numéro 2


jeudi 24 novembre 2016

Le diabete en chiffre

  • Dans le monde
    • Le nombre des personnes atteintes de diabète est passé de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2014.
    • L'OMS  prévoit 622 millions de diabétiques dans le monde d'ici 2040.
    • La prévalence mondiale du diabète1 chez les adultes de plus de 18 ans est passée de 4,7% en 1980 à 8,5% en 2014.
    • La prévalence du diabète a augmenté plus rapidement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire2.
    • Le diabète est une cause majeure de cécité, d’insuffisance rénale, d’accidents cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux et d’amputation des membres inférieurs2.
    • 1 personne meurt du diabète toutes les 6 secondes dans le monde, soit plus que le sida, la tuberculose et la malaria.
    • En 2012, on a estimé que 1,5 million de décès étaient directement dus au diabète et que 2,2 millions de décès supplémentaires devaient être attribués à l’hyperglycémie3, 2.
    • Près de la moitié des décès dus à l’hyperglycémie surviennent avant l’âge de 70 ans1.
    • L’OMS prévoit qu’en 2030, le diabète sera la septième cause de décès dans le monde4.
  • En France
    • la France compte 4 millions de personnes atteintes de diabète5.
    • 500 000 et 800 000 diabétiques s’ignorent .
    • 9 000 amputations d’un membre inférieur par an
    • 17 148 patients diabétiques ont subi un accident vasculaire cérébral imposant une hospitalisation  
    • Un régime alimentaire sain, l’activité physique, les médicaments, le dépistage régulier et le traitement des complications permettent de traiter le diabète et d’éviter ou de retarder les conséquences qu’il peut avoir2
Notes
  1. Définition des diabètes utilisée pour les estimations: glycémie à jeun ≥ 7,0 mmol/L (126 mg/dl) ou patient sous traitement.
  2. Rapport mondial sur le diabète Organisation mondiale de la Santé, Genève, 2016.
  3. L’hyperglycémie se définit comme une distribution de la teneur plasmatique en glucose à jeun dans une population plus élevée que la valeur théorique qui réduirait au maximum les risques pour la santé (d’après les études épidémiologiques). C’est un concept statistique, pas une catégorie clinique ou diagnostique.
  4. Projections of global mortality and burden of disease from 2002 to 2030. Mathers CD, Loncar D. PLoS Med, 2006, 3(11):e442.
  5. Améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses 

Diabète: un dépistage rapide et indolore bientôt en pharmacie?

Dans certaines pharmacies, il est possible de se faire dépister contre le diabète.


La société française Impeto Medical a développé un appareil permettant de dépister les personnes ayant un risque de diabète sans passer par une prise de sang. Cette méthode alternative de dépistage appelée EZscan s'installe progressivement dans les pharmacies, qui deviennent membres du réseau "Espace Diabète".


Le diabète de type 2, qui touche généralement des personnes âgées de plus

 de 40 ans, progresse souvent de manière silencieuse, sans développer de symptômes. Ainsi, la Fédération française des diabétiques estime qu’il s’écoule en moyenne 5 à 10 ans entre l’apparition des premières hyperglycémies et le diagnostic.
Plus ce dernier est établi tôt grâce à un dosage de la glycémie pratiqué en laboratoire, plus le risque de complications (cécité, des atteintes des pieds, des infarctus et des accidents vasculaires cérébraux ou une insuffisance rénale) est limité. Mais cette technique de référence n'est pas optimale en raison de faux négatifs. Une entreprise française, Impeto Medical, a mis au point une technique de dépistage qui se veut plus fiable, plus rapide et moins invasive.
Son "EZscan" permet une détection précoce de complications nerveuses dans le but de dépister les personnes ayant un risque accru de diabète ou de pré-diabète. En deux minutes, la machine munie d'électrodes analyse les fonctions sudorales (glandes produisant la sueur des mains et pieds) et indique si certaines fibres nerveuses sont affectées, indice de présence de diabète.

Un appareil pour deux applications

Cet appareil est déjà utilisé en hôpital et Impeto Medical souhaite désormais le développer en officine où, selon le résultat, le pharmacien recommandera d'en parler au médecin qui pourra demander un examen complémentaire en laboratoire. Cet "Espace Diabète" permettra aux patients de bénéficier d'un test sans aucune contrainte (non invasif, pas besoin d’être à jeun) et de résultats immédiats, associés aux conseils adaptés du pharmacien.
Pour ce dernier, ce nouveau type de dépistage renforce son rôle de professionnel de santé et fidélise les personnes pré-diabétiques et diabétiques. Selon les chiffres de la société, plus de 50.000 patients ont été testés en études cliniques en France, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suède, en Finlande, en Inde, en Chine, à Hong-Kong, en Australie et en Colombie.
Environ 2.500 machines ont été vendues dans le monde, dont 100 pharmacies membres du réseau "Espace Diabète" en France en 2015. Impeto Medical a également développé une autre application, Sudoscan,destiné aux patients qui ont pris connaissance de leur diabète. Cette dernière sert au suivi des complications microvasculaires de la maladie pour ajuster si besoin le traitement et anticiper les complications telles que le pied diabétique.
22/11/2016 à 10h40.
http://www.bfmtv.com/sante/diabete-un-depistage-rapide-et-indolore-bientot-en-pharmacie-1062168.html





Diabète : cette découverte allemande pourrait tout changer !

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Les facteurs pouvant provoquer le diabète sont apparemment partout…

Des aliments trop sucrés dans les rayons de votre supermarché aux gènes présents dans votre propre corps ; il semble difficile d’échapper au diabète.
Donc si vous êtes comme moi, vous faites tout ce que vous pouvez pour rester en bonne santé … vous mangez sainement et faites de l’exercice régulièrement.
Mais il se trouve que même en vous privant de dessert et en fréquentant assidument votre salle de gym, vous pourriez quand même être en présence d’un facteur de risque pouvant provoquer un diabète.
Car vous voyez, cette nouvelle menace est littéralement partout… elle est dans l’air !
Puce Les dangers du diabète
Une récente étude du centre Helmholtz Zentrum München, un centre de recherche allemand sur la santé et l’environnement, a lié le risque de diabète à deux types de pollution de l’air — la pollution aux particules fines et à l’oxyde d’azote. Ce sont des polluants générés par les transports, la production d’énergie, l’industrie etc.
Et ces deux pollutions peuvent conduire… à des niveaux accrus de résistance à l’insuline.
La résistance à l’insuline se produit lorsque les cellules de votre corps ne répondent pas correctement à l’insuline. Votre corps est incapable d’absorber le sucre de votre circulation sanguine, ce qui augmente votre taux de sucre dans le sang. Si cette résistance n’est pas surveillée, elle peut conduire à un état pré-diabétique ou à l’apparition d’un diabète à part entière.
Pour l’étude, les chercheurs ont étudié les niveaux de glucose et d’autres marqueurs du diabète d’environ 3 000 personnes vivant dans et autour d’Augsburg, une petite ville allemande. En même temps, ils ont également surveillé les niveaux de particules et d’oxyde d’azote présent dans l’air.
Et ce qu’ils ont trouvé est absolument étonnant…
Pour une augmentation de 7,9 microgrammes par mètre cube de pollution aux particules, le risque de résistance à l’insuline a explosé de 15% !
Pour autant ce n’est même pas le plus choquant ! Sur les sujets déjà diagnostiqués pré-diabétiques, le risque augmentait de près de 50%, même après avoir pris en compte d’autres risques graves comme le tabagisme ou l’obésité.
Cela signifie que pour les gens qui sont déjà prédisposés, la pollution de l’air peut augmenter le risque de 50% de développer un diabète, peu importe leur poids ou leur hygiène de vie.
Bien qu’il ne soit pas clair pour les scientifiques pourquoi la pollution de l’air impacte à un tel niveau le taux de glycémie, ils émettent l’hypothèse que cela soit la cause d’une inflammation accrue et d’un stress oxydatif.
Puce Une meilleure façon de respirer
La pollution de l’air — et plus particulièrement la pollution aux particules — a déjà été mise en cause comme un facteur de risque dans d’autres problèmes de santé comme l’obésité, l’autisme, le déclin cognitif et même certaines maladies cardiaques.
Ces minuscules particules peuvent pénétrer profondément dans vos poumons, et même dans votre circulation sanguine, ils peuvent induire des symptômes dévastateurs comme de l’asthme aggravé, de l’arythmie cardiaque et attaquer le bon fonctionnement de vos poumons.
Bien que cette étude ait eu lieu dans un cadre relativement urbain, en raison de la configuration des vents, la pollution de l’air peut également affecter la santé des gens vivant dans des zones plus rurales. En somme peu importe l’endroit où vous vivez, vous avez un vrai risque d’être exposé à ce type de pollution.
Cela signifie que vous devez vous protéger contre les particules fines… même dans votre maison !
Une façon simple pour cela est d’investir dans un purificateur d’air de bonne qualité.
Certains purificateurs d’air utilisent des filtres HEPA (High Efficiency Particulate Air) pour réduire drastiquement les niveaux de particules fines dans votre maison — ces filtres peuvent filtrer des particules minuscules (jusqu’à 0,3 microns).
Une récente étude montre que les filtres HEPA peuvent réduire le niveau global de particules fines à l’intérieur de votre maison de 40%.
Si vous décidez d’acheter un purificateur d’air, vérifiez également que le modèle que vous envisagez possède un filtre à charbon actif.
Ces filtres peuvent éliminer jusqu’à 99,97% des impuretés et des contaminants présents dans l’air, lorsque qu’ils sont associés avec un système de filtration HEPA.
J’ai récemment investi dans un système de purification d’air pour ma maison, et j’ai constaté un vrai changement. Il est beaucoup plus facile de respirer. L’air dans ma maison est plus frais, et je peux déjà voir une amélioration de mon énergie et de mon bien-être en général. Et je diminue en plus mon risque de développer un diabète.
Mon conseil : si vous vous décidez à franchir le pas : optez pour un modèle possédant à la fois un filtre HEPA et un filtre à charbon actif.
[Argent, santé, loisirs, redécouvrez comment être heureux dans tous les aspects de votre vie ! Les spécialistes de J’Agis ! vous ont réservé un document exclusif contenant leurs meilleures stratégies pour profiter de la vie ! 

Ecrit par Natalie Moore


http://libredagir.fr/diabete-decouverte-allemande-pourrait-changer/

Diabète connaître les symptômes et facteurs de risque

Tout le monde a entendu parler du diabète. Pour cause, cette maladie, de plus en plus fréquente, est devenue en quelques années une véritable épidémie touchant plus, selon l’OMS, 422 millions de personnes dans le monde. Et l’OMS prévoit qu’en 2030, le diabète sera la septième cause de décès dans le monde. Cette maladie, avec laquelle on apprend à vivre tout au long de sa vie, fait peur. Pourtant, les symptômes susceptibles d’évoquer un diabète sont très peu connus. Ce, alors qu’un diabétique pris en charge correctement peut réussir à vivre sereinement avec sa maladie. A l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre le diabète célébrée demain, 14 novembre, voici un rappel des symptômes et facteurs de risque du diabète.



  De type 1  ou 2, le diabète traduit une élévation anormale du taux de glucose dans le sang. Cette anomalie est due à une insuffisance ou une mauvaise utilisation de l’insuline. En effet, c’est l’insuline qui permet normalement de réguler la glycémie (taux de sucre). En cas de diabète, on remarque une carence en insuline ou une résistance à l’action de cette hormone. Le corps devient incapable d’utiliser le glucose (sucre) comme source d’énergie. Ce dernier reste alors dans le sang en quantité excessive, au lieu d’être absorbé par les cellules, provoquant ainsi des hyperglycémies (brusques élévations du taux de sucre dans le sang).
Le diabète le plus fréquent est le diabète de type 2 ou diabète dit “gras” qui concerne 90 % des personnes diabétiques et survient généralement chez les plus de 50 ans. Il est en grande partie le résultat d’une surcharge pondérale et de la sédentarité.
Le diabète de type 1, représentant 5 à 10 % de tous les cas de diabète, apparaît lui, plutôt chez l’enfant et l’adolescent, chez lesquels il entraîne un amaigrissement. Il s’agit d’une maladie auto-immune qui aboutit à la destruction des cellules du pancréas qui sécrètent l’insuline.
Les symptômes
Au tout début, le diabète de type 1 ne provoque aucun symptôme, car le pancréas demeure partiellement fonctionnel. La maladie ne devient apparente qu’au moment où 80 à 90 % des cellules pancréatiques productrices d’insuline sont déjà détruites. En effet, le diabète de type 1 évolue souvent en silence puisqu’il peut s’écouler plus de dix ans entre les premières hyperglycémies et son diagnostic. Dans l’immense majorité des cas, le diabète de type 1 survient de façon soudaine avant l’âge de 30 ans, le plus souvent chez l’enfant ou l’adolescent. Il provoque des états de fatigue importante, une soif intense, une perte de poids massive ou encore un besoin fréquent d’uriner. Parfois aussi, les diabétiques de type 1 ont une haleine qui sent l’acétone. Il peut ainsi y avoir des signes d’hyperglycémie. Cependant, ils sont plus rares et, en l’absence de dépistage, le diabète de type 1 est généralement découvert du fait de ses complications ((infarctus, douleurs dans les jambes, baisse d’acuité visuelle, cholestérol, hypertension artérielle, surpoids, troubles de l’érection…) ou suite à un événement décompensant.”C’est à dire, lors d’une situation augmentant les besoins en insuline telle, une grossesse, la prise de certains médicaments, une infection... La génétique joue un rôle important chez les diabétiques de type 1. Si l’un des parents est diabétique de type 1, l’enfant le sera également dans 40 % des cas. Si les deux ont la maladie, le risque monte à 60 %. L’influence du mode de vie (sédentarité, alimentation déséquilibrée) n’est également pas négligeable.
Les symptômes du diabète de type 2 sont identiques quel que soit l’âge, et surviennent en général brutalement, en quelques jours ou semaines. Ce sont ceux de l’hyperglycémie. En cas de diabète de type 2, on observe généralement des envies importantes d’uriner et de boire, un manque d’énergie et de la fatigue, un amaigrissement, des troubles de la vue, des malaises, nausées et douleurs abdominales.
Diagnostic
Généralement, une analyse de sang à jeun ou après absorption d’une solution sucrée est nécessaire. Il est toutefois nécessaire de vérifier ce résultat plusieurs fois pour en être sûr. Une glycémie supérieure à 1,26g/l le matin à jeun ou supérieure à 2 g/l dans la journée indique une intolérance au glucose. Après 45 ans, dans une famille où il y a des diabétiques, il est conseillé de faire doser sa glycémie tous les ans.
Les complications
Le diabète est la première cause d’insuffisance rénale et de cécité. Il multiplie par trois le risque de maladie cardio-vasculaire (infarctus, artérite des membres inférieurs…). Les personnes diabétiques ont aussi un risque d’hypertension, de cataracte et d’impuissance. Le diabète fragilise aussi les gencives, les dents et les tissus cutanés.
Traitements
Dans tous les cas, le traitement du diabète impose d’avoir un régime alimentaire sain et de pratiquer une activité physique ainsi que de réduire la glycémie et les autres facteurs de risque de lésion des vaisseaux sanguins. L’arrêt du tabac est également important pour éviter les complications.
En cas de diabète de type 1, des injections d’insuline sont nécessaires. On contrôle sa glycémie 2 à 3 fois par jour pour évaluer la dose d’insuline à administrer. Certains patients peuvent être équipés d’une pompe à insuline qui délivre la bonne dose d’insuline. Cette mesure s’effectue avec précision en prélevant une goutte de sang à l’extrémité d’un doigt et en la déposant sur un appareil qui calcule le taux de sucre dans le sang. Cette auto-surveillance demande une certaine rigueur et beaucoup de vigilance pour savoir parer aux situations d’urgences.
En cas de diabète de type 2 : si la modification du régime alimentaire alliée à l’exercice physique ne suffisent pas à contrôler la glycémie, le médecin peut prescrire des antidiabétiques. Ces médicaments peuvent causer des effets secondaires : troubles digestifs (nausée, diarrhée, douleur abdominale…), troubles de la vision, prise de poids, maux de tête ou encore douleurs articulaires N’hésitez pas à les signaler à votre médecin traitant qui modifiera votre traitement en conséquence. Si les antidiabétiques ne suffisent pas, votre généraliste peut vous prescrire, en plus, un traitement par insuline.
Prévention
De bonnes habitudes de vie réduisent le risque ou au moins retardent l’apparition du diabète. Il est de ce fait conseillé : d’adopter une alimentation équilibrée. Une personne diabétique doit privilégier les sucres lents (riz, pâtes), les fibres (fruits, légumes, céréales) et les acides gras polyinsaturés (huile d’olive, de tournesol). Il faut éviter les sucres rapides (sodas, sucreries) et trop de viande rouge. Les repas doivent être pris de préférence à heure fixe (pas de grignotage). Il est recommandé de faire régulièrement du sport et d’arrêter le tabac et de consommer l’alcool avec modération. En cas de surtout, il faut perdre du poids.

Des aliments magiques anti-diabète
Certains aliments peuvent aussi aider à maîtriser la glycémie et à protéger le cœur. En voici quelques exemples.
L’ail
Dans une salade, sur votre steak, ou à votre purée de pomme de terre, l’ail est un parfait allié. Ses principaux actifs aident le foie à réguler l’excès de sucre dans le sang. Il est aussi bénéfique pour le coeur car,il fluidifie le sang. Si vous hésitez, sachez qu’à petites doses, l’ail n’aura que peu d’effets sur votre haleine (surtout si vous pensez à ôter le germe qui est à l’intérieur, difficile à digérer).
Les épinards
Riches en antioxydants et regorgeant également d’acide alpha-lipoïque, les épinards influent sur le rythme auquel le sucre sanguin est brûlé. En outre, les épinards stimulent la régénerescence des fibres nerveuses et protège yeux et cœur.
L’avocat
S’il a une réputation de fruit “trop calorique”, l’avocat possède déportant d’exceptionnels atouts nutritionnels. Extrêmement riche en fibres solubles, cela en fait un fruit anti-diabète, anti-cholestérol et coupe-faim. Riche en tanins antioxydants, il est également un bon protecteur de votre cœur.
L’avoine
Troquez vos tartines contre un bol de flocons d’avoine au lait et à la cannelle. L’avoine est en effet extra riche en fibres solubles (agissant ainsi comme coupe-faim. Renfermant e la trigonelline, un composant qui aide votre organisme à mieux réguler son taux de sucre, c’est également un anti-diabète et anti-cholestérol.
Le citron
Saviez-vous qu’en arrosant vos salades ou vos poissons d’un filet de citron, vous réduisez l’index glycémique de vos repas? En réduisant sensiblement le taux de sucre dans le sang, le citron vous permet d’éviter fringales et prise de poids.
http://www.lemauricien.com/article/diabete-connaitre-les-symptomes-et-facteurs-risque