dimanche 16 septembre 2018

Campagne itinérante de la rétinopathie diabétique : où effectuer un dépistage gratuit dans l'Yonne ?

La campagne itinérante de dépistage de la rétinopathie diabétique, première cause de cécité et de malvoyance en France, a débuté ce lundi 10 septembre dans l'Yonne. Elle se poursuit jusqu'au 28 octobre dans plusieurs communes. Découvrez le calendrier de dépistages. 
L'examen de dépistage de la rétinopathie diabétique s'effectue avec des photographies du fond d'oeil réalisé par un orthoptiste. © inconnu
Cette campagne itinérante de dépistage de la rétinopathie diabétique est organisée par l'URPS médecin libéral en Bourgogne Franche-Comté, en collaboration avec le CHU de Dijon et l'Association des Diabétiques de Bourgogne. 

La rétinopathie diabétique, c'est quoi ?

En France, la rétinopathie diabétique est la première cause de cécité et de malvoyance avant 65 ans. Quel que soit leur traitement, elle peut toucher tous les diabétiques. Le patient ne ressent aucun symptôme jusqu’à l’apparition des complications. Celles-ci entraînent rapidement une baisse de la vision sur laquelle les traitements sont peu efficaces. Plus le diabète est ancien, plus la rétinopathie diabétique est fréquente, mais elle peut aussi exister au moment de la découverte du diabète. Plus le traitement est précoce, plus le risque de perte de vision est diminué. Afin d’éviter les complications de la rétinopathie diabétique, un examen régulier du fond d’œil est nécessaire.

Qui est concerné par ce dépistage ? 

Sont concernées les personnes diabétiques avérées n’ayant pas consulté d’ophtalmologiste depuis plus de deux ans ET n’ayant pas de rendez-vous prévu dans l’année à venir. Ces personnes sont invitées à venir se faire dépister gratuitement.  

Comment se déroule l'examen ? 

Un orthoptiste réalise des photographies du fond d’œil. Ces photos seront analysées par des ophtalmologistes. Ensuite, un compte rendu de cet examen sera envoyé aux patients ainsi qu’à leur médecin généraliste.

Dans quelles communes puis-je me faire dépister ? 

Les examens sont gratuits et ont lieu de 9 heures à 12 h30 et de 14 heures à 17 h30, sans rendez-vous. Découvrez ci-dessous le calendrier de dépistages effectués dans plusieurs communes du département.

En septembre :

- Lundi 10 septembre : à la mairie, salle Noguès, à Saint-Fargeau.
- Mardi 11 septembre : au 31 rue d'Hocquincourt, à l’atelier, à Bléneau.
- Mercredi 12 septembre : à la salle Raymond Chabin, à la mairie de Saint-Sauveur-en Puisaye.
- Mercredi 19 septembre : à la salle polyvalente, place Eugène Beugnon, à Flogny-la-Chapelle.
- Mercredi 26 septembre : à la Halle aux grains, 29 Quai du général Leclerc, à Joigny.
- Jeudi 27 septembre :à la salle du conseil de la mairie d'Aillant-sur-Tholon.

En octobre : 

- Mercredi 03 octobre : à la salle de réunion de a mairie d'Ancy-le-Franc.
- Jeudi 04 octobre : au Marché couvert, rue François Mitterrand, à Tonnerre.
- Mardi 09 octobre : à la Salle des fêtes, impasse des lavandières, à Courson-les-Carrières.
- Mercredi 10 octobre : en mairie de Vézelay. Jeudi 11 octobre : SPL communauté de communes, 9 Boulevard Livras, à Coulanges-la-Vineuse.
- Mercredi 17 octobre : à la salle du conseil de la Mairie de Villeneuve-l’Archevêque. - Jeudi 18 octobre : au Foyer rural de Sergines.
Pour de plus de renseignements, vous pouvez contacter : Florence Pallard au 03.80.58.88.15 et au 06.87.21.44.69, ou par mail à l'adresse suivante : florence.pallard@urps-ml-bfc.org
https://www.lyonne.fr/auxerre/sante/2018/09/10/campagne-itinerante-de-la-retinopathie-diabetique-ou-effectuer-un-depistage-gratuit-dans-l-yonne_12976150.html

samedi 15 septembre 2018

Plaies du pied diabétique : que faire ?

Sommaire





L’apparition et la non cicatrisation de plaies au niveau des pieds des patients diabétiques sont secondaires à la neuropathie, à l’artériopathie et à la baisse des défenses immunitaires qu’engendre le diabète au cours de son évolution. Ces complications sont d’autant plus sévères que le diabète est ancien et l’équilibre glycémique mauvais. Quels sont les risques ? Comment évaluer la plaie, la surveiller et la décharger ?


1.Épidémiologie


En France, l’incidence est estimée à 40 000 nouvelles plaies par an dans la population diabétique et 7 % des diabétiques souffrent ou ont souffert au moins une fois dans leur vie d’une plaie du pied selon l’étude ENTRED (Échantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques traitées).
La prévalence est estimée selon les années entre 75 000 et 150 000 patients diabétiques porteurs de troubles trophiques. La prévalence des ulcères du pied dans les autres pays industrialisés varie entre 3 à 7 % de la population diabétique.
Il s’agit d’une complication fréquente du diabète puisque 20 à 25 % des diabétiques consultent au moins une fois dans leur vie pour troubles trophiques.
Les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes.
La moyenne d’âge de survenue d’une plaie chez un patient diabétique est de 70 ans.

Le taux de récidive est important car plus de 70 % des plaies diabétiques cicatrisées vont récidiver dans les cinq ans.
En France, les plaies du pied diabétique sont un problème de santé publique car ces plaies sont pourvoyeuses d’hospitalisation et engendrent un important coût pour leur prise en charge. Elles sont responsables de 10 % des hospitalisations dans la population diabétique.
Les dépenses liées aux plaies du diabétique représentent 8 % du budget de la santé en 2012 selon la CNAMTS, soit environ 660 millions d’euros.
Les durées moyennes de séjour sont de 179 jours lorsqu’une atteinte artérielle est associée, 122 jours sans atteinte artérielle. La durée d’hospitalisation est d’autant plus importante que le patient est âgé et porteurs de comorbidités telles qu’une maladie coronarienne, une insuffisance cardiaque, une insuffisance respiratoire, un antécédent d’accident vasculaire cérébral, une bronchite chronique obstructive ou une démence.
La morbidité du trouble trophique chez le diabétique est due au risque d’amputation. Ce risque est multiplié par 14 chez le patient diabétique par rapport à la population non diabétique.
En France, 50 à 80 % des amputations sont réalisées sur des patients diabétiques, ce qui représente 8 000 amputations majeures et mineures par an. Actuellement toutefois, avec l’avènement des techniques endovasculaires de revascularisation moins invasives, le nombre d’amputations majeures (cuisse et jambe) diminue, au profit d’amputations mineures (préservation de l’appui talonnier) moins invalidantes pour le patient.
Le taux de ré-amputation ou amputations mineures multiples reste élevé de l’ordre de 50 % à deux ans.
Le pronostic qu’engendre la présence d’une plaie du pied chez le diabétique est sévère puisque la mortalité est multipliée par 2,5 chez les diabétiques atteints d’un ulcère du pied par rapport à ceux indemnes de plaie.
Après amputation majeure, le taux de survie est d’environ 70 à 80 % à un an et de 30 à 40 % à cinq ans. Il est identique au taux de survie post-infarctus.

2. Physiopathologie et évaluation d’une plaie d’un pied diabétique


Les plaies du pied diabétique sont de trois types : les plaies neurologiques pures ou mal perforant plantaire, les plaies artérielles pures ou plaies ischémiques et les plaies mixtes appelées également neuro-ischémiques.
Les causes de plaies sur un pied diabétique sont donc multifactorielles, les deux principales étiologies étant l’artériopathie et la neuropathie diabétique, auxquelles se surajoute l’infection.

2.1 Composante artérielle



L’artériopathie, quand elle atteint un certain degré de sévérité, va engendrer une ischémie des tissus, empêchant le renouvellement cellulaire et donc la cicatrisation.

L’évaluation du statut artériel commence par la prise des pouls périphériques (pouls pédieux et tibial postérieur).
La mesure de l’IPS (index de pression systolique) permet de diagnostiquer une artériopathie.
L’IPS est mesuré à l’aide d’un doppler de poche et d’un brassard à tension manuel. Il se calcule en réalisant un rapport entre la tension systolique artérielle de cheville et la tension systolique artérielle du bras.
Si le résultat obtenu est entre 0,9 et 1,3, il n’existe par d’artériopathie significative participant au trouble trophique.
En cas d’IPS supérieur à 1,3, les artères de jambe du patient sont calcifiées et incompressibles et il n’est pas possible de conclure sur la présence d’une ischémie du membre. Dans ce cas, des explorations complémentaires doivent être réalisées comme la mesure transcutanée en oxygène (TcPO2) ou une mesure de pression d’orteils. Dans les deux cas, un résultat inférieur ou égal à 30 mmHg correspond à une artériopathie sévère avec ischémie du membre.
En cas d’IPS entre 0,9 et 0,6 il existe un artériopathie significative sans ischémie tissulaire. Si l’IPS est inférieur à 0,6, l’ischémie du membre est sévère et doit faire envisager rapidement une revascularisation pour limiter le risque d’amputation.
Ces observations cliniques sont accompagnées d’examens complémentaires en cas d’atteinte artérielle comme l’échographie doppler et si besoin d’artériographie plus ou moins associée à une revascularisation périphérique.

2.2 Composante infectieuse

L’infirmier(ère) doit évaluer le risque d’infection par le biais de signes cliniques : rougeur, chaleur, oedème, douleur, odeur, exsudats teintés, ganglions satellites et fièvre. Si au moins deux signes sont présents, le risque infectieux est avéré et des prélèvements biologiques doivent être réalisés, soit par prélèvements tissulaires (tissus mous ou os) soit par hémocultures en cas de fièvre. Ces prélèvements mettent en évidence les bactéries responsables de l’infection et guident le médecin dans son choix de l’antibiothérapie à mettre en place.

2.3 Évaluation standard de la plaie


La plaie du pied diabétique, comme toute plaie, doit être évaluée localement : superficie (mesure des plus grands axes de façon perpendiculaire), profondeur de la plaie à l’aide d’un stylet par exemple, atteinte des tissus dits nobles (les tendons, l’articulation ou l’os), qualité tissulaire (échelle colorielle), quantité d’exsudats (de 0 à ++++), qualité des exsudats et peau périlésionnelle.

Une prise de photo permettra un suivi d’évaluation plus objectif.
L’évaluation de l’atteinte artérielle, infectieuse et des caractéristiques de la plaie permet d’estimer le risque d’amputation, grâce à la classification de Texas (voir tableau).

2.4 Classification des plaies du pied chez le patient diabétique : 


Classification UT (University of Texas)


Ce système de classification est un tableau à double entrée prenant en compte d’une part, la profondeur de l’atteinte (colonne) et d’autre part, la présence ou non d’une infection et/ou d’une ischémie (ligne). Entre parenthèses, sont indiqués les pourcentages de risque d’amputations selon la catégorie de la plaie.



Plus la plaie est superficielle sans atteinte artérielle ou infection, plus le risque est faible. A contrario, plus la plaie est profonde avec ou sans atteinte artérielle ou infection, plus le risque est important.
Chez un sujet âgé porteur de comorbidités lourdes et avec un risque majeur d’amputation, une prise en charge palliative est parfois 

2.5 Composante neuropathique

Le pied diabétique a la particularité de se déformer dans le temps. En effet, la répétition des variations de la glycémie chez les patients mal équilibrés entraînent des atteintes sensitivo-motrices des nerfs.
L’atteinte sensitive neuropathique est évaluée par le test au mono filament. Ce test permet de diagnostiquer la perte de sensibilité au niveau des pieds. En cas de perte de la sensibilité, le patient est à risque d’ulcération du fait de la perte du signal d’alarme qu’est la douleur


L’atteinte motrice entraîne une perte musculaire. Les muscles ne soutiennent plus correctement les articulations et les os. La statique du pied est alors modifiée et des zones d’hyper-appui apparaissent. Ces zones d’hyper-appui se couvrent d’hyperkératose, laquelle joue le rôle d’un corps étranger et vient blesser les tissus sous-jacents, faisant le lit de la plaie.
En synthèse, un pied diabétique neuropathique pourra être suspecté par l’infirmier(ère) en présence d’un pied présentant des déformations (pied creux, pied de Charcot, orteils en griffe…) et/ou d’hyperkératose massive sur les zones d’appui.

3. Prise en charge d’une plaie du pied diabétique



La gravité d’une plaie chez le patient diabétique est marquée par la présence d’une ischémie ou d’une infection associée. La survenue d’une plaie chez un patient diabétique est une urgence médicale. Des recommandations ont été émises par la Haute autorité de santé (HAS) en 2007, concernant la conduite à tenir devant la découverte d’une plaie du pied chez un patient diabétique.

3.1 Décharger la plaie



En premier lieu, il faut rechercher, identifi er et supprimer le facteur déclenchant de la plaie : corps étranger,  chaussure inadaptée, ongles trop longs… puis décharger la plaie. En effet, une plaie neuropathique non déchargée est une plaie non soignée.

Le patient doit être adressé dans les 48 heures à un centre spécialisé comportant une équipe multidisciplinaire coordonnée par un médecin. Le but est de dépister précocement les plaies ischémiques et/ou infectées et d’en assurer une prise en charge rapide et efficace par revascularisation et/ou antibiothérapie pour limiter le risque d’amputation.

La plaie non compliquée par une ischémie ou une infection du pied diabétique cicatrise en trois semaines environ si la décharge est bien réalisée.
Le facteur essentiel d’une plaie non compliquée est donc la mise en place d’une décharge adaptée : double hydrocellulaires superposés dont un troué en regard de la plaie, semelle de décharge, orthoplasties, chaussures de décharge d’avant pied ou de talon selon la localisation de la plaie. Des dispositifs plus complexes nécessitant un travail de coopération interprofessionnel peuvent être nécessaires : dispositif transitoire d’aide à la cicatrisation personnalisée (DTACP) ou plâtre de décharge.
La prise en charge locale d’une plaie diabétique en première intention est simple et fait appel à des pansements de type tulles ou hydrocellulaires.
L’utilisation d’antiseptique est proscrite : un antiseptique doit toujours être rincé après utilisation et ne doit jamais être laissé en place du fait de la toxicité cellulaire et du retard de cicatrisation qu’il peut engendrer. De même tous les produits colorants comme l’éosine sont à bannir.
L’inspection du pied controlatéral est primordiale car les patients diabétiques ne souffrent pas, du fait de la neuropathie, et donc banalisent les lésions potentielles. Une plaie peut en cacher une autre !
Les zones kératosiques doivent faire l’objet d’une détersion mécanique minutieuse à l’aide d’un scalpel ou d’une curette afin de mettre la zone à plat et éviter l’effet corps étranger de la présence de la kératose.


3.2 Vérifier les apports alimentaires


Par ailleurs, le patient porteur de plaies a des besoins nutritionnels augmentés. En effet, une plaie entraîne un hypercatabolisme avec augmentation des besoins en protéines de 1.2 à 1.5g/Kg/jr (normale de 1g/Kg/jr). Les apports alimentaires doivent donc être enrichis en protéines, tout en conservant un équilibre relatif afin de pas perturbé les résultats glycémiques. L’équilibre glycémique est nécessaire à la bonne évolution de la plaie.


3.3 Conseiller pour éviter le risque de récidive



Une fois cicatrisé, le rôle de l’infirmier n’est pas terminé. En tant qu’interlocuteur privilégié, l’infirmier a une place importante dans la prévention secondaire et l’éducation du patient (rôle propre du décret professionnel).
Il doit dispenser des conseils simples et vérifier leur bonne compréhension et application par le patient pour limiter le risque de récidive.
Le patient ayant une neuropathie ou ayant eu un trouble trophique doit bénéficier de soins de pédicurie réguliers, pris en charge par la caisse de sécurité sociale. Selon le risque et/ou l’atteinte, le nombre de soins varie de deux à six par an. Une condition, cependant, le pédicure-podologue doit avoir été formé à la prise en charge du pied diabétique. Les soins sont réalisés sur ordonnance médicale.

Conclusion

La prise en charge d’une plaie du pied diabétique est multifactorielle, elle nécessite donc un travail d’équipe coordonné afin d’être efficient. Une meilleure connaissance des recommandations permet une prise en charge optimale de ce type de plaies.
« Time is tissue » pourrait être l’illustration des recommandations de la Haute Autorité de Santé en termes de prise en charge d’une plaie du pied diabétique.
Les centres spécialisés sont encore peu nombreux, et mal recensés, ce qui explique un fréquent retard à la prise en charge optimale de ces patients à risque. Un travail de transparence et de description de parcours de soin est en cours entre les spécialistes médicaux, paramédicaux et les tutelles.

Bibliographie

1. Halimi S, Benhamou PY, Charras H. Le coût du pied diabétique. Diabete Metab, 1993, 19, 518-522.
2. Most RS, Sinnock P. The epidemiology of lower extremity amputations in diabetic individuals. Diabetes Care, 1988, 6, 87-91.
3. Apelqvist J, Ragnarson-Tennwall G., Persson U, Larsson J. Diabetic foot ulcer in a multidisciplinary setting. An economic analysis of primary healing and healing with amputation. Intern Med 1994, 235, 463-471.
4. Logerfo FW & Gibbons GW. Ischemia in the diabetic foot: modern concepts and management. Clin Diab 1989, 72-74.
5. Wagner FW. The diabetic foot. Orthopedics, 1987, 10, 163-172.
6. Reiber GE. Epidemiology of foot ulcers and amputations in the diabetic foot. In Bowker JH, Pfeifer MA (eds), The Diabetic Foot, 6th ed. St Louis : Mosby, 2001: 13-32.
7. Drees – Les lésions des pieds chez les patients diabétiques adultes – n°473 – mars 2006

Sandrine Ramos-Latger, cadre infirmière expert plaies et cicatrisation,
Fabienne Creach, Infirmière DU Plaies et cicatrisation,
Sandie Gisquet, Infirmière,
Prisca Halgand, Infirmière,
Centre de cicatrisation, Clinique Pasteur Toulouse;

Cet article est paru dans le numéro 27 ActuSoins magazine
(Dec/Janv/Fev 2018).

http://www.actusoins.com/303106/plaies-du-pied-diabetique-que-faire.html

vendredi 14 septembre 2018

Diabète : 300 personnes dépistées

En marge du récent forum des associations, le Lions club de Muret avait installé un Barnum. Toute la journée, les docteurs Bonnefoy et Lobinet, ainsi que plusieurs bénévoles médicaux et paramédicaux, s'y sont activés en vue de dépister, auprès du public volontaire, des taux de glycémie anormaux, signe de diabète.
Le diabète de type 2 représente près de 90 % des cas de diabète dans le monde. Surpoids, sédentarité, cette maladie avance en silence dans nos sociétés modernes. Trop souvent, c'est une complication du diabète qui permet de le détecter. Le Lions Club avec Lider Diabète, soutenu par l'Agence régionale de santé, s'attache à détecter les symptômes avant toute complication.
Ce jour-là, plus de 300 personnes sont venues profiter de la gratuité de ce dépistage qui s'est effectué dans la bonne humeur, et l'action a permis d'alerter une trentaine de personnes (soit 10 %) qui ignoraient que leur taux de glycémie était anormal. Ce succès par le nombre et les résultats, a conforté le Lions club de Muret pour rééditer l'an prochain, même lieu, même heure, la 2e édition du dépistage Lider Diabète du Lions club de Muret. Michel, secrétaire du club, a déclaré : «Au vu de ces résultats, le club tient à remercier la mairie de nous avoir permis d'organiser cette manifestation, c'est elle qui a permis à 30 Muretains de pouvoir réaliser leur situation et se soigner».

https://www.ladepeche.fr/article/2018/09/13/2867511-diabete-300-personnes-depistees.html

mercredi 12 septembre 2018

Premier forum des associations et lutte contre le diabète

Ce samedi, 22 associations lauterbourgeoises se présenteront au public à l’occasion du premier forum des associations qui se tiendra de 10 h à 19 h à la salle polyvalente. L’occasion de lancer le fil rouge de cet automne : la lutte contre le diabète avec une conférence du professeur Michel Pinget.

Pour la première fois , la Ville de Lauterbourg a décidé d’organiser un forum des associations pour permettre « aux associations de se rencontrer car elles n’en ont pas trop l’occasion et de faire connaître leurs activités en cette période de rentrée durant laquelle les gens cherchent à s’inscrire pour des activités », indique Sophie Holler, qui a coordonné le projet avec l’équipe municipale, sous l’impulsion du maire Jean-Michel Fetsch.
Les 22 associations présentes disposeront d’un stand pour se présenter tout au long de la journée. Et rien de tel que de montrer en actes leurs pratiques. De nombreuses démonstrations et initiations auront lieu toutes les vingt minutes (lire encadré).
En parallèle, les visiteurs pourront découvrir une exposition de lapins, pigeons et volailles, des jeux anciens et de société, un château gonflable, des instruments de musique, les véhicules des pompiers exposés, des ateliers sur le sport adapté, la nutrition et des dépistages diabète et apnée du sommeil, s’initier à la pétanque et assister aux déambulations du Lautertheater.

Un Français sur 10 diabétique

Après la mobilisation l’an dernier au profit de l’association européenne contre les leucodystrophies (ELA), la municipalité a choisi comme fil rouge pour cet automne la lutte contre le diabète, maladie qui touche un Français sur dix (200 000 en Alsace) et cause la mort d’une personne toute les six secondes.
À 17 h, le professeur émérite à l’Université de Strasbourg Michel Pinget, diabétologue et président du Centre européen d’étude du diabète (CEED) donnera une conférence sur « Le diabète au XXIe  siècle : sport ou technologie ? »
Aujourd’hui et demain, le Réseau d’éducation au Diabète, à l’obésité et aux maladies cardio-vasculaires (Redom) sensibilisera les élèves à l’importance du petit-déjeuner, en particulier avant un effort physique (de nombreux collégiens étaient en hypoglycémie lors du cross l’an dernier). Il tiendra des permanences pour faire des bilans le 24 octobre, le 28 novembre et le 19 décembre de 10 h à 16 h à Lauterbourg (sur rendez-vous au ✆  03 90 20 10 37). La pharmacie Jaehn proposera des dépistages gratuits du 12 au 16 novembre. Enfin, pour la journée mondiale du diabète le 14 novembre, le film Sugarland sera suivi d’un débat à la salle cinéma, allée des Cygnes.
Les bénéfices du forum des associations ainsi que les entrées de Sugarland seront reversés au CEED
CE SAMEDI, de 10 h à 19 h à la salle polyvalente de la Lauter, allée des Cygnes à Lauterbourg. Petite restauration, buvette, café-gâteaux. Entrée libre.

https://www.dna.fr/edition-de-wissembourg/2018/09/12/pour-lutter-contre-le-diabete

lundi 10 septembre 2018

7 soins de base pour prendre soin de ses yeux – Améliore ta Santé

L’exposition continue aux appareils électroniques, aux toxines et à de nombreuses autres particules environnementales a un impact négatif sur les yeux et la santé visuelle. Bien qu’il existe d’autres facteurs liés à la santé des yeux, une mauvaise hygiène oculaire peut être la raison pour laquelle certaines maladies se développent.

Comme les symptômes de ces problèmes ne se manifestent généralement pas au stade initial de manière très nette, il est souvent difficile d’obtenir un diagnostic opportun. En fait, la plupart du temps, les problèmes des yeux se détectent seulement lorsqu’ils sont à un niveau avancé ou irréversible. Mais alors, quelles sont les mesures efficaces pour prévenir la détérioration visuelle ?
Bien que certaines personnes l’oublient, nous pouvons adopter de nombreux soins dans nos habitudes quotidiennes pour protéger la santé de nos yeux. La chose la plus importante est de commencer à les appliquer de manière régulière, même si l’on pense qu’il n’existe pas de facteurs qui puissent provoquer des risques pour notre vue.
Découvrez aujourd’hui dans cet article les 7 soins de base pour prendre soin de ses yeux !

Les soins de base pour préserver la santé de ses yeux

La santé visuelle peut être affectée par le processus de vieillissement, les infections, les blessures ou les problèmes médicaux tels que le diabète. De plus, certaines personnes peuvent développer des anomalies dues à des altérations génétiques ou à des carences nutritionnelles. Mais, alors comment peut-on se protéger contre ces facteurs ?
Bien qu’il existe des pathologies dont on ne peut pas toujours résoudre les causes, il est important cependant de connaître les bonnes habitudes d’hygiène des yeux afin de minimiser tous ces risques. Pour cette raison, aujourd’hui nous allons examiner en détail quels sont les soins des yeux les plus importants pour que vous puissiez les mettre en pratique à partir de maintenant.

1. Faites un examen visuel complet

L’une des principales mesures visant à protéger la santé des yeux consiste à faire faire un examen visuel complet avec dilatation des pupilles. Parfois, les gens sont sûrs d’avoir une bonne santé visuelle, mais ignorent les petits symptômes qui alertent les stades initiaux d’une possible maladie.
On pourrait penser qu’un examen complet de la vue ne vise que les yeux et pourtant, cet examen peut en dire beaucoup plus sur votre santé. Sachez qu’un test de la vue pourrait détecter également d’autres maladies. En effet, on peut détecter dans les yeux par exemple les symptômes de maladies qui touchent d’autres parties du corps, comme une tumeur cérébrale, un anévrisme, l’hypertension et le diabète.
La seule façon de diagnostiquer en temps opportun toute anomalie au niveau des yeux est de réaliser ce type de test. Par conséquent, bien que vos yeux puissent paraître en bon état, l’idéal est de réaliser des contrôles réguliers par un ophtalmologiste, au moins une fois par an.

2. Lavez-vous les mains régulièrement

Un geste aussi simple que de se laver les mains plusieurs fois par jour peut vous aider à protéger vos yeux contre de nombreuses maladies. Il convient de noter que les mains sont en contact avec de nombreuses surfaces et de bactéries tout au long de la journée.
La seule protection contre la propagation des infections est de garder les mains propres. Pour pouvoir briser la chaîne de cette transmission microbienne, il est nécessaire de se laver les mains soigneusement avec de l’eau et du savon doux plusieurs fois par jour.
Par conséquent, se laver les mains peut être le moyen d’éviter les infections et d’autres troubles visuels.

3. Suivez un régime alimentaire sain

Nous savons tous qu’une bonne alimentation est vitale pour notre santé en général, mais elle est tout aussi importante pour la santé de nos yeux. Une bonne alimentation aide notre corps à grandir, à se régénérer et à combattre les infections.
La nutrition et l’hygiène des yeux vont aussi de pair. Une alimentation équilibrée qui contient de la vitamine A et des antioxydants peut minimiser la détérioration des membranes des yeux. De plus, il est recommandé de consommer aussi des acides gras oméga-3, de la vitamine E et des minéraux.
On estime également que la vitamine C réduit le risque de développer la cataracte. Pour préserver votre santé oculaire, les légumes verts à feuilles sont les plus actifs. Ceux-ci contiennent de la lutéine et sont riches en vitamines antioxydants. D’autre part, les poissons gras sont riches en oméga-3.
L’assimilation adéquate de tous ces nutriments réduit le risque de dégénérescence maculaire, de cataracte, et des troubles associés au vieillissement. De plus, ces aliments aident aussi à soulager les symptômes du stress visuel et crée une barrière contre l’impact des rayons du soleil.

4. Maintenez un poids stable

Quel est le rapport entre le poids corporel et la santé visuelle ? Eh bien, plus que vous ne pouvez pensez. Bien qu’ il semble que ces deux facteurs ne soient pas liés, les problèmes de surpoids et d’obésité augmentent le risque de détérioration oculaire.
Il a été démontré qu’un mode de vie actif et une bonne alimentation contribuent à réduire l’indice de masse corporelle d’une personne et à améliorer sa santé générale et visuelle. Les personnes en surpoids et obèses ont plus de risque d’être atteintes de rétinopathie diabétique, de dégénérescence maculaire liée à l’âge et de glaucome.
Le surpoids et l’obésité peuvent provoquer des troubles tels que le diabète, la perte de vision ou le glaucome.

5. Évitez le tabac

Les toxines présentes dans la cigarette nuisent non seulement à la santé de vos poumons mais aussi des yeux. En effet, à moyen et long terme,les toxines du tabac sont responsables des dommages du nerf optique, de l’apparition de cataractes et de la dégénérescence maculaire.
Les effets néfastes sur les yeux font partie des conséquences méconnues du tabagisme. Les yeux sont directement exposés aux produits toxiques contenus dans la fumée de cigarette, que l’on soit fumeur actif ou passif. En effet, les produits toxiques liés au tabagisme sont extrêmement volatiles et restent dans les pièces pendant de nombreuses heures, voire plusieurs jours.
Ces substances entravent l’irrigation sanguine des yeux et réduisent ainsi le nombre d’antioxydants. Ce qui, à plus long terme, augmente les risques de maladies oculaires. Il est donc essentiel d’arrêter de fumer et d’éviter la fumée à tout prix pour préserver une bonne santé visuelle.

6. Portez des lunettes de soleil

Porter des lunettes de soleil n’est pas une simple mode, c’est aussi une protection vitale pour les yeux. Les rayons ultraviolets sont d’autant plus nocifs qu’ils sont invisibles, et l’exposition est indolore. Pour votre confort visuel comme pour protéger votre vue, il est recommandé d’adopter une protection solaire adaptée.
Eté comme hiver, par temps couvert ou ensoleillé, exposer ses yeux sans protection peut entrainer des lésions de l’œil (paupières, cornée, rétine, cristallin), et endommager durablement votre vue. Le risque est d’autant plus élevé que l’exposition est prolongée, la réverbération multiple, et l’ensoleillement intense. La teinte des verres des lunettes de soleil ne signifie pas forcément que les UV sont mieux filtrés. Renseignez-vous sur le degré de protection des verres solaires au moment de réaliser l’achat de vos lunettes de soleil.
L’utilisation constante de cet accessoire est une bonne mesure de l’hygiène oculaire. Grâce aux lunettes nous pouvons fournir une barrière de protection aux yeux contre l’impact produit par les rayons ultraviolets et les toxines environnementales.

7. Laissez vos yeux se reposer

Les personnes qui passent trop de temps devant l’ordinateur ou tout autre appareil devraient prendre des mesures de repos pour la vue. Fixer les yeux pendant longtemps vers le même point peut déclencher de la sécheresse et du stress visuel.
La fatigue visuelle se manifeste surtout en fin de journée car la vision de près est sollicitée en permanence par des efforts de vision dans le travail comme dans les loisirs avec en particulier les écrans d’ordinateur, de téléphone portable, de télévision, de consoles de jeux.
Les troubles oculaires qui traduisent une fatigue visuelle se manifestent, par une sensation d’inconfort, de tension, de lourdeur dans la région des yeux, des orbites ou des paupières. Vous pouvez aussi ressentir des irritations, des brûlures, des picotements, des démangeaisons, des larmoiements ou de la sécheresse oculaire.
  • Il est préférable de faire des exercices de relaxation toutes les 20 minutes. Cela signifie se reposer quelques minutes sur les écrans et regarder dans différentes directions pour assouplir la vision.
  • De plus, une bonne illumination des écrans et de l’éclairage général de la pièce ou vous travaillez favoriseront la santé visuelle.
Vous ne faites toujours pas attention à la santé de vos yeux ? Comme vous pouvez le constater, il est très important de suivre certaines habitudes et soins pour préserver la santé de ses yeux. Bien que tout le monde n’ait pas de sensibilités ou de problèmes indiquant une détérioration de la vision, il est essentiel de suivre ces recommandations pour éviter de futures complications.
Les yeux fatigués indiquent beaucoup de choses sur le style de vie d’une personne. Apprenez-en plus sur les causes et les symptômes de la fatigue oculaire et découvrez des astuces simples pour soulager les yeux fatigués.

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Plus d’1,4 milliard d’adultes dans le monde ne se soucient pas de leur santé

Une étude de l’OMS a révélé qu’un adulte sur quatre ne fait pas d’activités physiques.


De 2001 à 2016 , l’OMS ou Organisation Mondiale de la Santé n’a constaté que très peu de progression dans le domaine de la pratique de sport. Selon l’étude qui se porte sur l’année 2016, une femme sur trois et un homme sur quatre ne se soucient pas de leur santé. Ces derniers ne bougent pas assez.
Ce manque d’activités physiques peut augmenter les risques de différentes maladies telles le diabète, les cancers, la démence sans parler des maladies cardiovasculaires, rapporte Le Parisien. De plus, selon toujours cette organisation « le fait de ne pas bouger ou de se déplacer est l’un des 10 facteurs de risque de mortalité dans le monde ».

Dr Regina Guthold de l’OMS, la principale auteure de l’étude, a ajouté que « Dans le monde, la pratique insuffisante d’activités physiques n’a pas encore enregistré une baisse de niveau face à d’autres risques majeurs pour la santé, et plus du quart des adultes n’atteignent pas les niveaux d’activité physique recommandés pour être en bonne santé »
La revue The Lancet Global Health publie ces travaux. Elle souligne que c’est la première étude analysant les dispositions mondiales en matière de pratique d’activité physique.

150 minutes et 75 minutes d’activités


Dans cette étude, les chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé se sont surtout penchés sur 1,9 millions d’individus, répartis dans 168 pays. L’étude prend en compte les niveaux d’activités auto-déclarés d’adultes c’est-à-dire 18 ans et plus. Ces activités auto-déclarés sont au travail, à la maison, quand on se déplace, ou pendant les loisirs.
Quelque 150 minutes d’activité physique modérée par semaine sont nécessaires pour les adultes. Ces activités physiques modérées regroupent la marche rapide, la nage, le jardinage, la pratique du vélo… .En outre, les activités d’intensité vigoureuse à savoir, la course et les sports collectifs devraient être pratiquées 75 minutes par semaine. L’activité physique est jugée insuffisante si ces durées ne sont pas respectées hebdomadairement.

Les femmes ne bougent pas assez


Les femmes sont moins actives que les hommes dans toutes les régions du monde. L’Asie de l’Est et du Sud-Est sont les seules régions qui ne sont pas concernées par cette conclusion.
En 2016, l’écart est de dix points ou plus en Asie du Sud car 43% de femmes ont une activité insuffisante par rapport à 24% chez les hommes. La différence de dix points est aussi enregistrée en Asie centrale, Moyen Orient et Afrique du Nord : 40 % contre 26 %. C’est également le cas dans les pays occidentaux à revenu élevé : 42% contre 31%.
Cependant les situations sont toute autre en Inde : 44% contre 25%, Afrique du Sud : 47% contre 29%, Turquie : 39% contre 22%, aux Etats-Unis : 48% contre 32% et au Royaume-Uni : 40% contre 32%. Tous ces chiffres pour prouver que partout dans le monde, beaucoup de pays présentent de grandes différences entre les femmes et les hommes si on parle de l’insuffisance d’activité physique.

https://www.linfo.re/magazine/sante-beaute/plus-d-1-4-milliard-d-adultes-dans-le-monde-ne-se-soucient-pas-de-leur-sante

Campagne itinérante de la rétinopathie diabétique : où effectuer un dépistage gratuit dans l'Yonne ?

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