mardi 24 juin 2014

Ramadan et diabète au menu d’un panel de l’Association des diabétiques de Tambacounda

2014-06-22 10:45:06 GMT

Tambacounda, 22 juin (APS) - Plusieurs spécialistes ont abordé, samedi, le thème ‘’Ramadan et diabète vus par l’islam et la médecine’’, lors d’un panel organisé à la mairie de Tambacounda par l’Association d’entraide et de soutien aux diabétiques de Tambacounda, affiliée à l’ASSAD (nationale).
Le docteur Yaya Kane, docteur en néphrologie, chef du centre d’hémodialyse de l’hôpital régional de Tambacounda, l’imam Malick Wilane, de la mosquée de Saré Guilél et la nutritionniste Fatou Seck ont animé ce panel destiné à préparer les diabétiques au jeûne du mois de Ramadan qui devrait démarrait dans moins de deux semaines.

Le docteur Yaya Kane a passé en revue les bienfaits du jeûne, notant qu’il purifie le corps et impacte sur la santé psychique. Il a relevé trois avantages de cette pratique : le dynamisme, l’apaisement de l’esprit et la religion, à travers le changement de comportement qu’il facilite. Il renforce le cœur, agit sur la tension artérielle éclaircit les yeux, contribue au renouvellement des cellules, tout comme il fortifie le système immunitaire et favorise la perte de poids.

Après avoir relevé que ‘’beaucoup se cachent derrière le docteur pour ne pas jeûner’’, le docteur Yaya Kane, pour qui il est de la responsabilité de ces derniers de clarifier les choses, a listé dans son intervention les types de maladies incompatibles avec le jeûne.

Il s’agit du diabète du type 1 dont celui qui en souffre doit prendre de l’insuline et doit manger après avoir pris sa dose. Au-delà de 4 heures sans cette substance vitale, il peut y avoir des complications, notamment l’hypoglycémie qui est dangereuse, a-t-il dit.

Le jeûne est également déconseillé aux personnes souffrant d’insuffisance cardiaque sévère, parce qu’ils doivent obligatoirement prendre des médicaments à certains intervalles. Les personnes atteintes d’insuffisance rénale et qui sont sous dialyse, ne peuvent pas non plus jeûner, de l’avis du docteur Kane. Selon lui, la séance de dialyse, consistant à l’épuration du sang du malade, s’accompagne d’une baisse de sa tension artérielle.

Aussi les cas d’ulcère gastrique confirmés ne vont-ils pas de pair avec le jeûne, car ils peuvent donner lieu à des saignements pouvant être fatals au patient, dans la mesure où l’interruption de ces saignements nécessite une intervention pointue.

En outre, a-t-il poursuivi, les malades qui ont une insuffisance respiratoire sévère, peuvent difficilement se priver d’alimentation, sans laquelle, ils ont du mal à s’alimenter en oxygène.

L’hépatite, une maladie du foie, ne rime pas avec le jeûne, car il peut occasionner chez les personnes souffrant de cette pathologie, des problèmes de régulation des toxines générées par l’organisme. Quant au tuberculeux, le jeûne aggrave la faiblesse de leur système immunitaire déjà mal en point et les expose à d’autres maladies.

Concernant les diabétiques de type 2, une variante due à un excès de tissus adipeux empêchant à l’insuline d’accéder aux zones de l’organisme qui en ont besoin, le jeûne est recommandé, puisqu’il permet de ‘’stabiliser le diabète’’, a indiqué le néphrologue. ‘’Ces gens doivent jeûner, s’ils n’ont pas fait de complication durant les trois mois précédents’’, a-t-il dit, estimant qu’ ‘’à la limite, c’est très bénéfique’’ pour eux.

Pour ce qui est des personnes âgées, elles peuvent aussi jeûner jusqu’à 80 ans, en évitant des activités physiques intenses pouvant entraîner toute déshydratation, car à un certain âge, l’organisme a besoin de beaucoup d’eau.

Se focalisant surtout sur les diabétiques, la nutritionniste Fatou Seck les a invités à une meilleure organisation de leur alimentation pendant le Ramadan. Etant donné que la période qui s’écoule entre la rupture du jeûne et celle d’aller au lit est très courte, elle a déconseillé toute ‘’surcharge alimentaire’’.

D’où l’importance de manger certaines céréales comme le mil et le sorgho qui ont un faible indice de glycémie, c’est-à-dire qui s’infiltrent plus lentement dans le sang. Mme Touré leur a suggéré un retour à la traditionnelle bouillie de mil (‘’fondé’’) pour la rupture, qui a l’avantage de donner au corps les fibres et les protéines dont il a besoin tout en le réhydratant. En plus, son indice de glycémie étant faible, le sucre que contiennent ces céréales s’infiltre lentement dans le sang.

Par contre, le jeûneur diabétique doit, au moment de rompre son jeûne, se contenter d’une seule datte ou ‘’au maximum deux petites dattes’’, ce fruit contenant un fort indice de glycémie, avec un sucre rapide. Il doit aussi se garder de manger maïs, contient du sucre rapide, tout comme le pain qui doit être rationné (le quart d’une miche suffit).

Pour elle, le repas du petit matin (‘’kheud’’ en wolof) est ‘’obligatoire’’ pour le jeûneur diabétique. Il doit cependant éviter les diurétiques (café, quinquéliba et thé) lors du ‘’kheud’’, car cela accélère les urines, et par conséquent peut entraîner la déshydratation. Il doit également éviter les matières grasses qui, si elles sont en surnombre, se transforment en sucre.

Dans son allocution, l’imam de la Mosquée de Saré Guilél, Malick Wilane a noté la nécessité d’observer les indications des médecins quand ces derniers estiment que le patient n’est pas en mesure de jeûner. Refuser d’observer leurs conseils serait synonyme de suicide, si l’on en mourait.

Le Coran a exempté de jeûne, les malades, les voyageurs à partir de 48km aller, a-t-il dit. Cette exemption concerne aussi les malades chroniques et les personnes âgées. Au sujet de la femme enceinte ou allaitante, elle est aussi déchargée de la privation si elle a peur pour son enfant.

Toutefois, elles doivent donner quotidiennement une quantité donnée de nourriture à un pauvre, a-t-il ajouté, précisant que des divergences existent entre les écoles sur le fait qu’elles doivent remplacer les jours non jeûnés ou non.


ADI/AD

http://www.aps.sn/articles.php?id_article=130052

GROSSESSE ET ANTIDÉPRESSEUR : CAUSE D’OBÉSITÉ ET DE DIABÈTE CHEZ L’ENFANT

Article daté du  par Mickael DELAUNAY

Les femmes qui prennent des antidépresseurs pendant leur grossesse pourraient prédisposer leur(s) enfant(s), sans le savoir, à des risques plus élevés d’obésité et de diabète de type 2.
Grossesse et antidépresseur : cause d'obésité et de diabète chez l'enfant
(Découverte d’une relation entre la grossesse, les antidépresseurs et l’obésité / le diabète chez l’enfant)
C’est ce que rapporte une étude (1) publiée le 21 Juin par l’université de McMaster. Une corrélation a été découverte entre la fluoxétine (2), un psychotrope utilisé comme antidépresseur, et l’obésité chez l’enfant. C’est une première car ce genre de corrélation n’avait jamais été découverte auparavant.

UN FACTEUR DE RISQUE SUPPLÉMENTAIRE

Alison Holloway, professeur qui a mené les recherches, précise que « l’obésité et le diabète de type 2 chez les enfants est à la hausse. L’argument selon lequel cette hausse est liée au mode de vie, aux aliments riches en calories et à une activité physique réduite est juste mais notre étude a constaté que l’utilisation d’antidépresseurs chez la femme enceinte peut également être un facteur contribuant à la l’obésité et l’épidémie de diabète».
C’est donc un facteur de risque supplémentaire pour l’enfant. Jusqu’à présent les antidépresseurs n’avaient pas été rattachés aux problèmes d’obésité. C’est donc la première fois qu’une telle démonstration a été faite.
L’étude ne suggère par pour autant que les femmes enceintes qui prennent des antidépresseurs devraient arrêter leur traitement, mais simplement qu’elles doivent désormais être conscientes qu’elles exposent leur(s) enfant(s) à des risques qui n’avaient auparavant jamais été identifiés.
Les chercheurs indiquent que « l’avantage de cette étude est qu’elle pourra aider à identifier les enfants qui pourraient nécessiter des interventions spécifiques pour prévenir l’obésité et le diabète de type 2 plus tard dans la vie ».

UNE CONSOMMATION IMPORTANT D’ANTIDÉPRESSEURS, Y COMPRIS EN FRANCE

Pourtant, l’étude précise que 20% des femmes enceintes, aux États-Unis, se voient prescrire des antidépresseurs pendant leur grossesse. Ce chiffre est de 7% au Canada.
La France, quant à elle, détenait il y a peu le record mondial en matière de consommation de psychotropes liés aux troubles dépressifs. En l’espace d’une vingtaine d’années, entre 1980 et 2001, le chiffre d’affaires de ces médicaments a été multiplié par 6,7 dans l’hexagone (3). Un chiffre conséquent. Il n’existe pas de statistiques publiques précises concernant le pourcentage de femmes enceintes qui consomment des antidépresseurs en France, mais l’on sait cependant que sur 1000 personnes, 50 « doses » sont consommés par jour en moyenne. Des chiffres qui proviennent d’une étude de l’OCDE intitulée « Panorama de la Santé 2013 ».
D’une manière générale, les femmes enceintes sont plus susceptibles d’être touchées par la dépression. Il est estimé qu’environ 1 femme enceinte sur 5 aurait des troubles dépressifs (mais sans pour autant consommer forcément des antidépresseurs).

LA POURSUITE DES RECHERCHES

A l’heure actuelle les scientifiques n’ont pas encore déterminé comment la fluoxétine pouvait agir chimiquement sur l’obésité, mais la corrélation a pourtant bien été démontrée. Pour cela un modèle animal a été utilisé, permettant de mettre en évidence une augmentation de la masse grasse présente dans le foie ainsi qu’une inflammation de ce foie. Des symptômes qui sont associés à l’obésité et au diabète de type 2 chez les enfants.
Les scientifiques précisent que « si nous pouvons comprendre comment l’antidépresseur provoque ces résultats métaboliques indésirables chez l’enfant alors nous pourrons concevoir des stratégies thérapeutiques pour prévenir ces effets tout en permettant aux femmes qui ont besoin de ces médicaments de continuer à être traitées tout en réduisant le risque potentiel pour la progéniture ».

SOURCES ET RÉFÉRENCES

AU SUJET DE L'AUTEUR DE L'ARTICLE

Mickaël DELAUNAY est le propriétaire de CalculerSonIMC. Il s'occupe de toute la gestion du site et publie régulièrement des articles en lien avec l'actualité récente de la Santé.

Cet article a été publié dans la catégorie Études.
http://www.calculersonimc.fr/articles/944-grossesse-antidepresseur-obesite-diabete-enfant

Privé de sa pompe à insuline à cause d’iniquités régionales

Johanne RoyJOHANNE ROY @
JOURNAL DE QUÉBEC, PUBLIÉ LE: | MISE À JOUR: 



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PHOTO JEAN-FRANCOIS DESGAGNES
«Comme je n’ai pas les moyens de me procurer une nouvelle pompe de 7000 $, je dois m’injecter des doses d’insuline, ce qui est moins efficace pour contrôler mon diabète.», déplore Rénald Beaudoin.
Après avoir obtenu pendant huit ans le remboursement de ses pompes à insuline, en Beauce, un résident de Québec se bat depuis 2007 pour que l’Agence de santé de la Capitale-Nationale lui fournisse le même soutien.
«Comme je n’ai pas les moyens de me procurer une nouvelle pompe de 7000 $, je dois m’injecter des doses d’insuline, ce qui est moins efficace pour contrôler mon diabète. Je fais des hypoglycémies nocturnes qui mettent ma santé en danger», déplore Rénald Beaudoin, qui a essuyé refus sur refus du CLSC La Source, à Charlesbourg, et de l’agence régionale.
La situation de cet homme de 52 ans est assez exceptionnelle. Il est l’une des rares personnes avec un diabète de type 1 à avoir bénéficié du programme d’aide de l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ).
Durant les années 1990, l’Office a compensé les coûts d’utilisation de sa pompe à insuline. Après le transfert de ce programme au ministère de la Santé, en 1998, il a été convenu que les citoyens jusqu’alors desservis continueraient à être couverts au cours des années subséquentes, tant que leurs besoins le nécessiteraient.
Fin de non-recevoir
«De 1999 à 2006, je n’ai eu aucun problème, en Beauce, où je recevais une compensation de 2500 $ par an. Lorsque j’ai déménagé à Québec, je m’attendais à ce que le CLSC La Source fasse de même», relate M. Beaudoin.
Le CSSS de Québec-Nord et l’Agence de la santé de Québec n’entendent pas revoir leur position. «On y va avec les critères établis par l’agence. Les pompes à insuline ne cadrent pas dans les programmes régionaux d’aide matérielle», tranche le porte-parole du CSSS de Québec-Nord, Francis Audet.
«Notre décision est claire. Ce serait injuste envers d’autres personnes qui n’ont pas accès à ce programme», ajoute Mélanie Simard, de l’agence de la Capitale-Nationale.
Couverture à l’étude
Le PDG de Diabète Québec, Serge Langlois, rappelle que son organisme s’est battu pendant près de dix ans, afin que le Québec rembourse les pompes à insuline pour les moins de 18 ans.
La mesure est en vigueur depuis 2011. «Le ministère de la Santé est à évaluer la pertinence de l’étendre aux adultes diabétiques. L’utilisation de la pompe à insuline a ses avantages, mais elle a aussi ses inconvénients. On doit notamment être branché 24 heures sur 24», nuance M. Langlois.


http://www.journaldemontreal.com/2014/06/21/prive-de-sa-pompe-a-insuline-a-cause-diniquites-regionales



DIABÈTE: Rester au frais stimule le métabolisme – ICE / ENDO 2014 et Diabetes

Cette étude du Garvan Institute (Australie) montre comment la température ambiante peut influer sur la croissance ou la perte de graisse brune, un tissu adipeux bénéfique puisqu’il brûle de l’énergie pour produire de la chaleur. Les conclusions présentées au Congrès de la Société internationale d’endocrinologie et de l’Endocrine Society ICE / ENDO 2014 (Chicago) et publiées dans la revue Diabetes, révèlent que des environnements plus frais vont stimuler la croissance de cette graisse brune bénéfique.

La graisse brune ou tissu adipeux brun fait l’objet denombre de recherches visant à développer de nouveaux traitements pour lutter contre l’obésité. Cetype spécial de graisse qui brûle de l’énergie pour produire de la chaleur, présent principalement chez les bébés au chaud, mais aussi chez l’adulte, peut protéger plus largement contre les troubles métaboliques comme le diabète.

Optimiser son bilan énergétique personnel : Le Dr Paul Lee, endocrinologue, de l’Institut Garvan, et auteur principal de l’étude, a regardé l’impact de l’exposition chronique au froid chez les humains : C’est l’étude ICEMAN soutenue par les US National Institutes of Health (NIH). Il n’est pas le premier à s’intéresser à l’effet de la température ambiante sur le métabolisme. Une précédente étude publiée dans la revue Science and Society avait déjà suggéré que des températures de vie plutôt fraîches favorisent la « thermogenèse sans frisson  » et permettent ainsi d’optimiser son bilan énergétique personnel.

La « plasticité » de la graisse brune chez l’homme : De précédentes études de la même équipe ont montré que les personnes ayant abondantes réserves de graisse brune ont tendance à être plus maigres et de moindres niveaux de sucre dans le sang. En laboratoire, des cellules adipeuses ordinaires peuvent, sous l’effet du froid, se transformer en cellules de graisse brune.
Pour cette étude, 5 hommes en bonne santé ont été exposés à 4 périodes de 3 mois à une température définie. Ces participants vivaient une vie normale pendant la journée, et retournaient chaque soir au centre en restant pendant au moins 10 heures dans une chambre à température régulée.
-         Pour le premier mois, la température était de 24° C, dite température « thermo-neutre » car à cette température, le corps n’a pas besoin de travailler pour produire ou réduire sa chaleur.
-         Durant le second mois, la température a été fixée à 19º C,
-         Au troisième mois, refixée à 24º C,
-         Au 4ème mois à 27º C.
-         A la fin de chaque mois, les participants ont subi une évaluation métabolique thermique et leur quantité de graisse brune a été évaluée par scanner et les changements métaboliques des tissus par biopsies musculaires et adipeuses.
L’analyse constate que,
·         la graisse brune augmente durant la période plus froide et diminue durant le mois le plus chaud.
·         l’augmentation de la graisse brune est associé à des bénéfices métaboliques comme une sensibilité accrue à l’insuline.

En conclusion, la température permettrait de réguler la graisse brune, dans une certaine mesure, une piste, ou en tous cas une mesure de mode de vie, pour les personnes atteintes de diabète ou d’obésité. En pratique, réduire un peu son chauffage peut être aussi un facteur de prévention des troubles métaboliques. L’augmentation du confort avec des températures ambiantes à la hausse pourrait être un facteur de l’augmentation de l’obésité.

Source: Diabetes June 22, 2014, doi: 10.2337/db14-0513 Temperature-acclimated brown adipose tissue modulates insulin sensitivity in humans (Visuel© Ainoa – Fotolia.com)

http://blog.santelog.com/2014/06/24/diabete-rester-au-frais-stimule-le-metabolisme-ice-endo-2014-et-diabetes/

Premier lien démontré entre mucoviscidose et diabète

 23/06/2014


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Il a été constaté depuis de nombreuses années qu'une partie notable des patients atteints de mucoviscidose avaient une propension à développer un diabète. Les causes biologiques entourant cette observation restent pour le moment largement inconnues, mais les chercheurs de l'Université de Lund et de l'Institut Karolinska ont identifié un mécanisme moléculaire qui serait à l'origine de l'apparition du diabète. Le gène responsable de l'altération de la production de mucus rencontré dans cette pathologie aurait également un rôle sur la libération de l'insuline par le pancréas.

La mucoviscidose est une maladie autosomique récessive qui résulte de l'altération du gène CFTR impliqué dans le transport du chlore à travers les membranes cellulaires. Cette maladie multiforme, ayant une prévalence d'environ 0,01% en Europe, provoque une modification de la viscosité du mucus fabriqué dans les poumons ou encore le système digestif, d'où son nom. La mucoviscidose est le plus souvent diagnostiquée dès la petite enfance et évolue de façon chronique et progressive, entraînant des bronchites chroniques, une insuffisance pancréatique parfois liée à un diabète, une obstruction stercorale ou encore une cirrhose. Si elle n'est pas traitée, la pathologie est mortelle, mais l'amélioration du traitement des symptômes permet d'obtenir une survie retardée parfois au-delà de 40 ans.

Le diabète retrouvé chez 1 patient atteint de mucoviscidose sur 4 après 30 ans se distingue par des caractéristiques évocatrices d'un diabète de type 1 (insulino-dépendant) et d'un diabète de type 2 (insulino-résistant). Le lien précis entre les deux maladies reste pourtant largement incompris. C'est pourquoi les chercheurs de l'université de Lund et de l'Institut Karolinska ont tenté de trouver une explication moléculaire à cette observation.

Ils ont travaillé sur des cellules productrices d'insuline de souris et de donneurs décédés. Ils ont alors montré que le gène CFTR impliqué dans la mucoviscidose joue un rôle important dans la chaîne complexe de réactions qui précède la libération d'insuline. Lorsque les cellules ont été exposées à des niveaux élevés de glucose, elles ont répondu comme attendu en augmentant leur sécrétion d'insuline. A l'inverse, quand une préparation obstruant spécifiquement le canal ionique lié au gène CFTR est ajoutée, la capacité des cellules à produire de l'insuline est diminuée de manière significative. Le gène altéré dans la mucoviscidose aurait donc également un rôle fondamental dans la libération de l'insuline par les îlots de Langerhans.

Cette découverte a été confirmée par une observation clinique : de nombreux patients atteints de mucoviscidose sans diabète ont une glycémie normale en état de jeûne, mais ont une importante augmentation de leur glycémie après un repas. Diabète et mucoviscidose semblent donc intrinsèquement liés par une même cause génétique.

Bientôt la mesure de glycémie sans piqûres

 |  | mots clefs : 
Un patch cutané que l’on porte en permanence pendant 14 jours et évite les piqûres ? Dès l’automne 2014, Abbott Diabetes Care proposera un capteur de glycémie sans étalonnage (Libre Flash Glucose Monitoring) capable d’indiquer en continu le taux de sucre dans le sang.
Abbott-AdLa nouvelle génération de capteurs présentée par Abbott Diabetes Care lors du congrès de la Société francophone du diabète (SFD), a l’avantage de ne pas nécessiter d’étalonnage, ce qui permet de s’affranchir totalement des piqûres.
Concrètement, il s’agit d’un patch d’environ 2 cm que l’on colle sur la peau de son bras et qui reste en place pendant 14 jours.

Capteur intelligent

Ce capteur peut enregistrer jusqu’à 8 heures de données, recueillies et gérées par un appareil connecté ou lecteur sans fil : mesure instantanée, évolution, variabilité de la glycémie au cours des huit dernières heures, courbe de glycémie sur 14 jours, etc.
Les données peuvent être télétransmises au médecin traitant. Patch et lecteur sont totalement indépendants, mais connectés.

Dernières études avant mise sur le marché

Afin de valider l’efficacité de ce dispositif avant une mise sur le marché prévue à l’automne prochain, une étude clinique va débuter, incluant 210 diabétiques de type 2 traités par insuline.
L’essai vise à comparer l’autosurveillance de la glycémie traditionnelle (glycémie capillaire imposant des piqûres) à celle avec capteur Flash, le critère d’évaluation étant le taux d’hémoglobine glyquée, reflet à long terme de l’équilibre glycémique.
D’autres essais cliniques sont prévus, notamment chez des sujets diabétiques de type 1.
En cas de résultat favorable, ce nouveau type de capteur en continu s’adressera aux personnes qui doivent multiplier quotidiennement les mesures de la glycémie afin d’adapter leur traitement et les mesures hygiéno-diététiques. Le prix de ce dispositif n’est pas encore connu et pour l’instant aucune prise en charge par l’Assurance maladie n’est prévue.
Rédaction ActuSoins, avec e-santé.fr
http://www.actusoins.com/22879/bientot-mesure-glycemie-piqures.html

Nutrition : trois produits laitiers/jour réduit les risques de maladies cardiovasculaires

La présidente de la Société algérienne de nutrition (SAN), le Pr Malika Bouchenak, a mis en exergue, lundi à Alger, l'importance de la consommation d'un minimum de trois produits laitiers par jour, pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires et du diabète.
"Une alimentation équilibrée comprenant un minimum de trois produits laitiers par jour réduit considérablement la survenue de certaines pathologies, à l'instar des maladies cardiovasculaires, cérébrales et du diabète", a précisé le Pr Bouchenak, lors d'une table-ronde au sujet de "l'importance des produits laitiers dans une alimentation équilibrée".
Les produits riches en calcium sont le lait et dérivés (yaourt, fromage), certains légumes-feuilles et les fruits secs.
La spécialiste en nutrition a dans ce sens souligné l'intérêt d'introduire un produit laitier dans tous les repas pour un apport en calcium, en vitamine A et vitamine D.
Elle a expliqué que les produits laitiers étaient riches en calcium, nutriment indispensable dans la croissance, la fortification des os, notamment les dents et permet donc de prévenir les caries dentaires.
Le lait contient également de la vitamine D qui prévient le rachitisme chez les enfants, de la vitamine A pour une bonne acuité visuelle et des protéines.
L'intervenante a aussi noté que les produits laitiers jouent un rôle indispensable dans la prévention de maladies chroniques comme l'ostéoporose, la sarcopénie (perte de la masse musculaire) et le cancer colorectal.
La présidente de la SAN a, en outre, déploré le fait que les enfants et les adolescents optent, préférentiellement, pour les aliments sucrés plutôt que les produits laitiers, augmentant ainsi leurs chances de développer des maladies métaboliques (obésité, diabète, hypertension artérielle et problèmes cardiaques).
Elle a ainsi fait savoir, sur la base d'une enquête réalisée à Oran sur 100 enfants, que les produits préférés par les enfants et les adolescents sont les viennoiseries, gâteaux, biscuits et sodas, ajoutant que ces produits favorisent l'apparition du diabète de type 2.
Pour inculquer aux enfants les bonnes habitudes, la spécialiste a suggéré d'introduire dans les cursus éducatifs un programme nutritionnel, afin d'apprendre aux jeunes les groupes d'aliments, les équivalences nutritionnelles et le bon équilibre alimentaire.
Par ailleurs, le Pr Bouchenak a indiqué que, durant le mois de jeûne, il était impératif d'avoir une bonne hygiène de vie, à travers une alimentation équilibrée, comprenant des laitages, fibres, céréales, protéines, glucides et lipides.
Elle a préconisé de diminuer les apports en sucres rapides (gâteaux, friandises et sodas), graisses (fritures) et de les remplacer par des fruits et légumes.
L'association d'un équilibre alimentaire et d'une activité physique pour un mode de vie plus sain a aussi été recommandée par le Pr Bouchenak. 
http://www.radioalgerie.dz/news/fr/article/20140623/4191.html

Le diabète et le Ramadhan en débat

A quelques jours du début du mois de Ramadhan, et toujours dans le souci de venir en aide à ses adhérents, l’Association des diabétiques de la daïra de Timezrit (ADT), a organisé une journée de sensibilisation sur le diabète, sous le thème « Le diabète et le Ramadhan ». A cet effet, comme à l’accoutumée, le président de ladite association, M. Halou Nacer, a fait appel à deux imams, Hadj Mohand Chaouch et Hammachi Malek, et deux médecins spécialistes dans le domaine, à savoir Dr Mourad Zaidi et Dr R. Mehidi, afin de mieux sensibiliser les malades diabétiques sur les dangers du jeûne sur leur santé. Comme prévu, le programme de la journée a débuté à 10h00 à la maison de jeunes de Timezrit, où un monde fou est venu assister à la conférence animée par les spécialistes suscités. Au cours de son discours d’ouverture, le président de l’association a tenu à remercier l’assistance pour son engouement à toutes les cérémonies initiées par l’ADT et aux animateurs ainsi qu’aux agents des divers laboratoires (Novo Nordisk, Acon, Lilly, Saïdal, Diagnostic et Roche) qui, à chaque fois, n’hésitent pas à venir d’Alger pour exposer leurs produits. Lors de leur intervention, les deux imams ont tenu à sensibiliser les malades chroniques sur le jeûne et ses répercussions sur la santé du malade. Selon eux, la religion interdit aux malades, aux personnes âgées et aux femmes enceintes et allaitantes de faire le carême. Mais, d’après toujours ces religieux, si les malades ne sont pas tenus de compenser les journées non jeûnées, les personnes âgées sont tenues de le faire soit, en invitant chaque jours un nécessiteux à prendre un repas (F’tour) avec eux, soit en payant une aumône de 100 DA chaque jour. Quant aux femmes enceintes et allaitantes, elles sont tenues de jeûner après la période de maternité et d’allaitement. Docteur Mehidi, qui s’est étalé sur l’explication des différents types de diabète, dira que « les malades diabétiques, n’ayant pas d’autres complications, sont soumis à l’autorisation du médecin pour jeûner ou non. » Alors que Dr Zaidi de son côté dira que « certains diabétiques de type 2 peuvent jeûner à condition de surveiller la glycémie au minimum chaque 02 heures, et il faut, à la moindre alerte, rompre le jeûne sans hésitation même à quelques minutes du Maghreb, car toute hésitation peut être fatale. » Pour conclure, les deux médecins ont tenu à remercier les responsables de l’association des diabétiques de Timezrit pour leur organisation en soulignant que cette dernière est la meilleure au niveau de la région de par ses moyens et ses adhérents, notamment, avec la création de la maison du diabétique et son labo d’analyses. Comme d’habitude, à midi toute l’assistance, composée de plus de 200 personnes, a été conviée à un copieux repas.
Rabah Bouras

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mardi 17 juin 2014

Lancement du premier guide gastronomique pour diabétiques


Lancement du premier guide gastronomique pour diabétiques
             Lancement du premier guide gastronomique pour diabétiques -
BRUNO FAHY - BELGA

L'association Zucsu et les responsables du guide gastronomique Gault&Millau ont lancé, lundi, le premier guide à destination des personnes souffrant de diabète.


Ce concept a été initié par l'endocrinologue Marie-Christine Pelckmans, fondatrice de Zucsu, avec le soutien de la Diabetes Liga, la ligue du diabète flamande. Les chefs Wouter Keersmaekers du Schone van Boskoop et Laury Zioui de l'Eveil des Sens ont été choisis comme ambassadeurs du projet.
"Marie-Christine Pelckmans s'est rendu compte que beaucoup de ses patients n'aimaient plus aller au restaurant, parce qu'ils avaient l'impression d'être mal perçus ou mal compris par les restaurateurs", explique Philippe Limbourg, directeur du guide. "Nous avons donc commencé par faire un travail de sensibilisation auprès des restaurateurs en expliquant par exemple pourquoi des diabétiques demandent à avoir du pain dès l'apéritif."
Plus de 150 restaurants ont participé au projet, dont une quinzaine sous la catégorie dénommée "3 sucres" qui proposent des menus spécifiques et 25 en "2 sucres" qui précisent sous l'assistance de nutritionnistes la quantité de glucides d'une série de plats à la carte. Le niveau "1 sucre" marque un engagement à accueillir les personnes souffrant de diabète de manière personnalisée.
Ce guide de plus 200 pages inclut des informations pratiques relatives aux effets de l'alcool, des recommandations nutritionnelles, des conseils pour des personnes qui doivent recevoir à dîner des convives souffrant de diabète ou encore les habitudes alimentaires à éviter afin d'abaisser le risque de devenir diabétique.
Belga

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_lancement-du-premier-guide-gastronomique-pour-diabetiques?id=8282969