mercredi 21 mars 2012

5 signes avant-coureurs du diabète

Avez-vous déjà fait le bilan de vos facteurs de risque en ce qui a trait au diabète? En 2012, près de trois millions de Canadiens apprendront qu'ils ont la maladie. Serez-vous l'un d'eux? Voici cinq signes indicateurs d’un diabète potentiel.

5 signes avant-coureurs du diabète

1. Vous êtes en surpoids et peu actif

Parmi toutes les personnes diagnostiquées diabétiques de type 2, plus de 85 % sont en surpoids. L'obésité abdominale (graisse du ventre) en particulier, est associée à un risque élevé de diabète. Prendre du poids augmente la résistance à l'insuline, ce qui provoque l'hyperglycémie.

Si vous êtes sédentaire – si vous ne faites pas beaucoup d’exercice dans la journée – alors votre risque de diabète est double. L'Organisation mondiale de la Santé estime que jusqu'à 85 % d'entre nous restons assis trop longtemps.

Rien qu’en ajoutant l'activité à votre vie, vous réduisez deux facteurs de risque du diabète. Non seulement l'exercice abaisse votre résistance à l'insuline, mais elle va également vous aider à perdre du poids. La recherche montre que la perte de quelques kilos peut prévenir ou retarder le diabète de type 2.

2. Vous mangez tous les aliments que votre maman vous a dit d'éviter

Si vous êtes grand amateur d’aliments à haute teneur en gras, d’aliments sucrés et que vous en mangez régulièrement, vous  constituez une victime potentielle du diabète.
«Les gens ne pensent pas nécessairement que leur alimentation – les aliments de réconfort et leurs aliments ordinaires –les met à risque», déclare le Dr Stewart Harris, médecin de famille spécialisé dans le diabète et président de la Chaire de contrôle du diabète de l’Association canadienne du diabète à l’école Schulich de médecine et de dentisterie de l'Université Western Ontario.

Mais si vous prenez l'habitude de manger des aliments frits, de boire des sodas, de noyer la salade sous la vinaigrette et de prendre un second morceau de gâteau, vous augmentez vos chances de prendre du poids, ce qui augmente l'insulinorésistance et vos risques de diabète. Vous pouvez aussi développer un taux de cholestérol élevé et de l'hypertension artérielle, des problèmes que présentent les diabétiques et qui sont associés aux maladies cardiaques.

Essayez de manger vos aliments préférés en portions plus petites. Ou prenez une boisson gazeuse sans sucre ou de la crème glacée sans gras pour satisfaire vos envies soudaines.

3. Vous avez des antécédents familiaux

Si le diabète de type 2 a été diagnostiqué dans votre famille immédiate – votre mère ou votre père, votre frère ou votre sœur, ou votre enfant – alors les risques pour vous sont plus élevés.

Mais quand il s'agit d’antécédent familial, ce que beaucoup de gens ignorent, c'est que votre origine ethnique compte également. Vous êtes plus susceptible de développer le diabète de type 2 si vous êtes d’origine autochtone, sud-asiatique, asiatique, africaine ou hispanique.

Vous ne pouvez pas changer vos gènes, mais vous pouvez modifier le niveau de risque. Puisque le diabète est héréditaire, il est logique d’améliorer la santé de tous les membres de votre famille. Si toute la famille opte pour de meilleurs choix alimentaires et plus d'activité physique, vous serez tous plus susceptibles de réussir.

4. Vous avez certains «problèmes féminins»

Certaines femmes sont plus susceptibles d’avoir le diabète que les autres. Ce groupe comprend les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques, un déséquilibre hormonal féminin qui peut causer des menstruations irrégulières. Les mères qui ont donné naissance à des bébés grands (plus de 4000 grammes) peuvent développer le diabète. Et les femmes enceintes qui souffrent de diabète gestationnel, un diabète propre à la grossesse, sont sept fois plus susceptibles d'avoir le diabète de type 2 que les autres mamans.

Mais, tout comme les personnes des autres groupes à haut risque, vous améliorez vos chances en observant votre régime et en restant active. Si vous avez le prédiabète, un médicament pour gérer votre glycémie peut être un avantage.

5. Vous avez plus de 40 ans

Bien qu'il soit vrai que diabète de type 2 est diagnostiqué chez des personnes de plus en plus jeunes, la maladie est encore plus fréquente chez les plus de 40 ans. «C'est là où l’on retrouve la masse. C'est pourquoi nous recommandons un dépistage de routine pour tous, à partir de 40 ans.», explique le Dr Harris.

Tout le monde devrait passer un test pour le diabète après 40 ans. Mais il peut être judicieux de tester encore plus tôt si vous faites partie de l’un, voire de plusieurs des groupes à risque élevé. Votre meilleur arme? Parlez à votre médecin des tests de diabète qui vous conviennent.

http://www.plaisirssante.ca/ma-sante/diabete/5-signes-avant-coureurs-du-diabete

Nice Congrès annuel de la Société Francophone du Diabète SFD

NICE CONGRÈS DIABÈTE - C'est la deuxième fois que Nice a l’honneur et le plaisir d’accueillir au Palais Acropolis le Congrès annuel de la Société Francophone du Diabète. Après le congrès de 2004 qui s'appelait alors Alfediam c'est du 20 au 23 mars 2012 que la Riviera Côte d'azur réunira sous la présidence du Pr Alexandre Fredenrich près de 4 500 participants (médicaux, paramédicaux et industriels) en provenance des pays francophones de tous les continents.
Bâti avec le conseil scientifique de la SFD, le programme permettra à chacun, clinicien, chercheur, soignant, de trouver et partager, dans le domaine du diabète et du métabolisme, connaissances, repères et surtout matière à réflexion.

« Dans tous les pays européens mais également en Afrique et au Moyen Orient, le diabète devient un, voire le problème majeur de santé publique. Les professionnels de santé attendent des actions tangibles, un lieu de partage, de réflexion, de recherche, d'aide à la formation. La SFD entend bien répondre à ces besoins notamment au travers de son congrès annuel », explique le Pr Michel Marre, président de la Société Francophone du Diabète.
C’est l’occasion de faire le point sur la maladie en termes de prise en charge et d’éducation thérapeutique des patients, mais aussi de recherche médicale et d’enjeux de société.
« Quatre jours d’échanges autour d’un programme scientifique riche et des débats toujours plus pertinents sur les dernières nouveautés afin de promouvoir la recherche et la connaissance dans les domaines de la diabétologie et des maladies métaboliques, sans oublier la journée consacrée aux paramédicaux», précise le Pr Pascal Ferré, Président du conseil scientifique de la SFD.
Une hausse continue, en lien avec le vieillissement de la population et l’obésité
La prévalence du diabète en France a augmenté de 6 % par an entre 2000 et 2009 et s’établit désormais à 4,4 % de la population générale, ce qui correspond à 2,9 millions de malades en 2009 (source : Institut National de Veille Sanitaire). Les deux facteurs de risques que sont le vieillissement de la population et l’augmentation de l’obésité contribuent à parts égales à l’augmentation du diabète de type 2, forme la plus fréquente avec 92 % des cas. Problème majeur de santé publique, le diabète se traduit par une augmentation du taux de sucre dans le sang pouvant entraîner des complications gravissimes comme la cécité, l’amputation, les maladies cardiovasculaires, rénales, etc. 
« La population vieillit, la précarité augmente ainsi que l’obésité, il est donc normal que le diabète traité augmente également, observe le Pr Sébastien Czernichow, médecin nutritionniste au CHU Ambroise Paré (Boulogne-Billancourt). Mais une prise de conscience à la fois des patients et des médecins amène à une meilleure prise en charge et une meilleure prévention. » 

Grossesse et diabète : un risque élevé de complications pour la mère et l’enfant
Parmi les évolutions inquiétantes, l’augmentation de la prévalence du diabète gestationnel est continue et homogène sur l’ensemble du territoire. Ce diabète apparaît chez les femmes enceintes en cours de grossesse et de nouveaux critères de diagnostic et de dépistage montrent qu’il concerne aujourd’hui 15 % des grossesses. Les conséquences s’expriment pour la mère et l’enfant en termes de « morbidité materno-fœtale », soit des risques de macrosomie (plus de 4 Kg à terme) du nourrisson, de césarienne, d’enfant hypoglycémique, etc. En outre, ces femmes présentent un risque multiplié par 7 de développer un diabète de type 2. « Nous savons qu’une prise en charge adaptée (précoce et intensive) réduit les complications à court terme, explique le Pr Anne Vambergue, diabétologue au CHRU de Lille. La difficulté est l’adéquation des moyens, à la fois dans les services de diabétologie et d’obstétrique, pour faire face à cette prise en charge. »
Prise en charge : meilleur suivi et éducation thérapeutique du patient
Les progrès de la télémédecine permettent aujourd’hui au patient diabétique, grâce à un logiciel embarqué dans son smartphone, d’avoir sa prescription médicale automatisée avec lui, d’entrer ses mesures de glycémie et d’obtenir des recommandations pour ajuster la dose d’insuline à injecter en fonction de la glycémie du moment, le repas ou l’activité prévue. « Il s’agit d’un système automatique d’analyse et d’alerte intelligente, avec un aspect téléconsultation puisque toutes les données sont transmises au médecin », souligne le Dr Guillaume Charpentier, endocrinologue au Centre Hospitalier Sud Francilien. A terme, un véritable « pancréas artificiel » permettra de remplacer la fonction défaillante de cet organe chez les malades et de délivrer automatiquement l’hormone insuline à l’aide de pompes reliées à la mesure de la glycémie. 
Quant à l’éducation thérapeutique, elle vise à rendre le patient mieux armé et plus autonome dans la prise en charge de sa maladie. Selon le Dr Guillaume Charpentier, c’est « l’art d’apprendre au patient les fondamentaux de sa maladie, mais l’éducation thérapeutique agit surtout sur la motivation ». 

Recherche médicale : thérapies cellulaires et « retour » du glucagon
Dans le diabète de type 1, les cellules du pancréas qui produisent l’insuline (cellules B ou bêta) sont absentes (détruites par le système immunitaire). Dans le type 2, ces cellules bêta sont présentes mais fonctionnent mal, puis s’épuisent à mesure de la progression de la maladie. Une solution consiste à remplacer les cellules absentes ou défaillantes par des cellules intactes. Celles-ci peuvent être obtenues par plusieurs méthodes, en particulier la différenciation de cellules souches. 
« La majeure partie des thérapies cellulaires imaginées aujourd’hui concernent le diabète de type 1 », explique le Dr Bertrand Blondeau. « C’est la maladie la plus handicapante car les injections d’insuline permettent aux patients de vivre mais n’apportent pas un confort de vie suffisant. Cependant, ces recherches ont également un intérêt majeur pour le diabète de type 2 ».
Plusieurs démonstrations expérimentales ont été effectuées en laboratoire, et les essais cliniques pourront démarrer chez l’homme dans quelques années. 
Une autre voie de recherche porte sur l’hormone antagoniste de l’insuline : le glucagon. « Nous savons depuis les années 1970 que dans toutes les formes de diabète il existe non seulement un déficit en insuline mais aussi des taux circulants excessifs de glucagon, explique le Pr Pierre Lefèbvre, président de la World Diabetes Foundation. Jusqu’à présent, la physiopathologie du diabète était focalisée sur l’insuline, mais l’hormone naturelle antagoniste de l’insuline semble être secrétée en excès dans toutes les formes de diabète et cet aspect des choses a été quelque peu négligé ». 
Progression du diabète, augmentation de la prévalence du diabète gestationnel, avancées de la recherche médicale, éducation thérapeutique du patient : 
le Congrès annuel de la Société Francophone du Diabète fait le point à Nice, du 20 au 23 mars 2012.

Programme complet et détaillé Congrès annuel de la Société Francophone du Diabète

À propos de la Société Francophone du Diabète
Comme toute société savante, la Société Francophone du Diabète (SFD) a pour vocation essentielle de garantir la qualité des pratiques et la progression des savoirs dans le domaine du diabète, mais aussi des maladies métaboliques, de l’obésité et de la nutrition. Référence sur ces thèmes dans le monde francophone, la SFD organise des réunions scientifiques, soutient la recherche et a octroyé un label à la revue de langue française Médecine et Maladie Métaboliques. L’anglais étant cependant la langue internationale de la science, la SFD édite la revue Diabetes & Metabolism afin de pouvoir échanger et partager les connaissances avec les spécialistes du monde entier. Elle travaille en partenariat étroit aussi bien avec les associations de patients qu’avec les interlocuteurs institutionnels et privés, et organise deux rendez-vous annuels majeurs : le Congrès et la Journée Thématique.
La SFD apporte son soutien à la recherche pré-clinique et clinique en attribuant seule ou en partenariat avec des firmes pharmaceutiques des allocations et bourses de recherche pour de jeunes chercheurs, des équipes hospitalières ou des cliniciens et chercheurs confirmés. 
 
 http://www.nicerendezvous.com/car/2012032010367/nice-congres-annuel-de-la-societe-francophone-du-diabete.html

La natation pour traiter les cancers, l'hypertension et le diabete

La Fédération française de natation (FFN) lance un projet intitulé "nagez-forme-santé". Son objectif : la promotion des activités physiques pour éviter et combattre les maladies chroniques.
Publié le 19/03/2012, 11h01
Alors qu'ont lieu les sélections de l'équipe de France de natation pour les JO, la FFN a bien d'autres projets que le haut niveau. Lors d'une Journée spéciale nagez-forme-santé, organisée ce lundi à Dunkerque, elle défend les bienfaits de la natation dans le cadre d'une politique nationale.
La mission est ambitieuse. Elle comporte la mise à disposition du grand public d'un accompagnement conçu par une équipe médicale, pour pratiquer des activités physiques. L'accent sera également mis sur la formation des professionnels de santé à l'"actiphysanté", les techniques d'activités physiques calibrées pour la prévention des maladies chroniques : le diabète, l'hypertension artérielle, le syndrome de la bedaine, les cancers, la fibromyalgie...
Enfin, une intervention auprès des collectivités locales et territoriales est prévue, pour améliorer l'accessibilité des piscines aux patients désirant pratiquer la natation pour des raisons de santé.
On sait aujourd'hui que le mode de vie influence l'apparition des maladies chroniques. Alors que de nombreuses campagnes et initiatives existent pour améliorer l'alimentation des Français, celles qui concernent l'activité physique sont encore rares.

 http://www.linternaute.com/sante/magazine/natation-maladies-choniques-0312.shtml

lundi 19 mars 2012

Diabète de type 2: plus de 5 millions Français touchés à l’horizon 2022

7,8% de la population française sera diabétique en 2022 selon les prévisions de Cegedim Strategic Data (CSD) qui publie les résultats de son étude sur l’évolution du diabète de type 2 en France.
L’étude s’appuie sur les bases de données longitudinales de CSD (LPD), issues de son observatoire constant de 1 200 médecins informatisés, et regroupant 1,3 millions de patients. A partir de ces données longitudinales, des données officielles de l’InVS (Institut de Veille Sanitaire) et de données démographiques de l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques), CSD a réalisé des prévisions sur la période 2012-2022.
Premières projections
La France compte aujourd’hui 2,9 millions de patients diabétiques non insulinodépendants (Diabète de type 2). Selon les prévisions de CSD, ils seront plus de 5 millions en 2022, le taux de prévalence passant ainsi de 4,6% en 2011 à 7,8% en 2022.
L’étude montre que cette augmentation est tirée certes par le vieillissement de la population mais que l’évolution de certains facteurs tels que l’obésité et la sédentarité y joue un rôle majeur.
Dans le cadre de cette étude sur l’évolution du diabète, CSD a également étudié la structure des traitements (ADO1 seul, Insuline seule, ADO+Insuline) et les stratégies thérapeutiques associées (mono/bi/trithérapie et plus) ainsi que leur évolution.
Les projections sont issues de calculs de tendances basés sur les comportements moyens du passé, soit à périmètre constant. Ces calculs ne tiennent pas compte des nouveaux paramètres qui pourraient survenir dans les années à venir.

Source : Cegedim Strategic Data (CS)
19 mars 2012

dimanche 18 mars 2012

Ulcère et diabète: une bactérie en commun…


 

Une étude récente montre que la présence de la bactérie H. pylori est associée à des niveaux élevés d’un biomarqueur important de la glycémie et du diabète.

 

 

Avant la découverte de la bactérie Helicobacter Pylori, par Barry Marshall et Robin Warren (prix Nobel de Médecine 2005) au début des années 80, le mode de vie et le stress étaient considérés comme les principales causes des ulcères. Il a depuis été démontré qu’elle est impliquée dans 90% des ulcères duodénaux et 80% des ulcères de l’estomac. L’infection par H. Pylori favorise aussi l’apparition du cancer de l’estomac.
Une nouvelle étude, publiée dans le Journal of Infectious Diseases, suggère maintenant qu’elle peut aussi jouer un rôle dans le développement du diabète chez les adultes. Des chercheurs de l’Université de New-York ont en effet constaté que la présence de la bactérie H. pylori est associée à des niveaux élevés d’hémoglobine glycosylée (HbA1c), un biomarqueur important de la glycémie et du diabète. Cette association était plus forte chez les personnes obèses présentant un indice de masse corporelle (IMC) au-dessus de la normale.
Les chercheurs ont émis l’hypothèse que H. pylori peut affecter les niveaux de deux hormones secrétées par l’estomac qui aident à réguler la glycémie. Ils suggèrent que l’éradication de la bactérie par des antibiotiques chez certaines personnes âgées obèses pourrait être bénéfique même si elles sont encore asymptomatiques au niveau du diabète. Si les résultats de l’étude sont confirmés, « ils pourraient avoir d’importantes implications cliniques et de santé publique » estime Dani Cohen, de l’université de Tel Aviv qui a commenté l’article.
Lu sur Sciences et Avenir.fr
 http://www.sanfinna.com/?p=67726