samedi 6 octobre 2012

Diabète en Algérie : 10 % de la population souffre de cette pathologie



PUBLIE LE : 04-10-2012 | 0:00
Le président de l'association des diabétiques de la wilaya d'Alger a appelé à ce que ces personnes doivent disposer d'un numéro de Sécurité sociale ou d'une carte de gratuité des médicaments.

Le président de l'association des diabétiques de la wilaya d'Alger a appelé à ce que ces personnes doivent disposer d'un numéro de Sécurité sociale ou d'une carte de gratuité des médicaments.
« 10% de la population est atteinte de diabète, et de nombreux diabétiques ne sont pas inscrits à la Caisse nationale d'assurance sociale (CNAS). » C’est ce qu’a tenu a expliqué hier, à Alger, M. Ouhada Faycal président de l'Association des diabétiques de la wilaya d'Alger lors de sa rencontre avec  le Pr  Morsi Arab, représentant de la fédération internationale du diabète pour la région du moyen Orient et Afrique du nord. Lors de son intervention, M. Ouhada a indiqué que « le taux des malades en Algérie, ne cesse d’augmenter, ce qui nécessitera une couverture sociale pour tous les malades afin de connaître le nombre exact des malades ». Et d’ajouter : « Le problème qui se pose est celui des malades non assurés. La couverture sociale est très importante, pour un malade du diabète. Nous, au niveau de notre association, on fait tout notre possible afin d'assurer le traitement du diabète, tel que la fourniture de seringues, stylos, glucomètres et autres appareils. Rien qu’au  niveau de la wilaya d’Alger, notre association a compté plus de 30.000 diabétiques ». Le président de l'association des diabétiques de la wilaya d'Alger a appelé à ce que ces personnes doivent disposer d'un numéro de Sécurité sociale ou d'une carte de gratuité des médicaments. M. Ouhada a lancé un appel aux citoyens afin d’effectuer des analyses de dépistage, rapide, de cette pathologie, pour éviter ses complications et réduire ses risques. Je mets en garde les parents contre les dangers de la consommation, excessive, par les enfants, d'aliments malsains et la restauration rapide, souvent à l'origine du diabète. « Les moyens de l’association sont limités, on aimerait donner plus et faire plus pour nos malades, surtout les jeunes, qui sont de plus en plus nombreux, dans notre association», a-t-il déclaré. Le conférencier a évoqué le problème des structures sanitaires publiques et privées, qui ne jouent pas leur rôle et qui ne pensent qu’au gagne pain rapide, sans se soucier de la santé du malade. Il a justifié ses dires en donnant l’exemple de la prise en charge du pied diabétique qui selon lui, constitue une des soucis majeurs des malades. « Aucune structure sanitaire n’accepte cette complication, qui a des coûts d’hospitalisation exorbitants. Dans ce sens, j’estime qu’il est nécessaire de mettre en place des politiques de prise en charge, adaptées aux réalités nationales et penser à ouvrir des services qui traitent le pied diabétique dans chaque hôpital», a souligné M. Ouhada. De son côté, le Pr Morsi Arab, représentant de la fédération internationale du diabète pour la région du moyen Orient et Afrique du nord a déclaré que « le taux des diabétique dans le monde est de 6,6 % dans le monde et de 9 % dans la région de MENA, soit 26 millions de la population ». Il a estimé qu’« à l’horizon 2030 le taux des malades dans cette région connaitra une augmentation considérable soit 51 millions de personnes seront atteintes ».
Wassila Benhamed  

Faut-il dépister le diabète de type 2 à grande échelle ?


(AFP) - Dépister à grande échelle le diabète de type 2 n'aurait pas d'impact significatif sur le taux de mortalité, selon une étude britannique, dont les limites ont été soulignées par un diabétologue français.
Le diabète de type 2 touche 350 millions de personnes à travers le monde.
Selon les auteurs de l'étude, publiée jeudi par la revue médicale britannique Lancet, les taux de mortalité observés chez quelque 20.
000 patients britanniques suivis pendant près de 10 ans étaient similaires, toutes causes confondues (diabète, maladies cardiovasculaires, cancer, etc), qu'ils aient été ou non dépistés.
Agés de 40 à 69 ans, les patients présentaient tous des risques de diabète de type 2 (le diabète le plus courant) et avaient été répartis en trois groupes : un groupe témoin non dépisté, un groupe dépisté ayant fait l'objet d'un traitement de routine, et un autre groupe dépisté et traité de manière intensive.
Bien qu'il existe "des arguments forts en faveur du dépistage", le dépistage du diabète de type 2 chez des patients à risque "n'a été associé à aucune baisse de la mortalité", relève le Dr Simon Griffin, un épidémiologiste de Cambridge, qui a dirigé l'étude.
"Il semble que les bénéfices d'un dépistage soient (...) limités à des individus ayant déjà des signes de la maladie", ajoute-t-il.
En dépit des limites de l'étude, qui a porté principalement sur des patients de type caucasien et de condition sociale aisée, elle "accroît les doutes sur l'intérêt du dépistage à grande échelle" du diabète, relève Michael Engelgau, du Centre de contrôle et de prévention des maladies d'Atlantla, dans un commentaire joint à l'article.
M. Engelgau reconnaît cependant que se baser sur une seule étude "pour intégrer tous les facteurs qui affectent les  de dépistage" dans les différents pays relève de la "gageure".
"Dans un avenir proche, les recommandations de dépistage resteront vraisemblablement spécifiques à chaque pays", ajoute-t-il.
Interrogé par l'AFP, le professeur Patrick Vexiau, chef du service diabétologie de l'hôpital Saint-Louis à , s'est montré très sceptique quant à ces résultats.
Il souligne que les populations étudiées ne sont pas représentatives de l'ensemble de la population britannique, la prévalence du diabète étant plus importante chez les personnes issues de l'immigration. Il relève également que l'étude ne parle que de mortalité et non pas des complications liées à la maladie.
"C'est dangereux parce qu'on pourrait en tirer comme conclusion que le dépistage n'est pas utile", ajoute-t-il.
La  pratique un dépistage ciblé du diabète de type 2 chez les personnes de plus de 45 ans présentant au moins un facteur de risque (obésité, hypertension artérielle, cholestérol, antécédent familial), en application des recommandations de la HAS. Le dépistage se traduit par un test de glycémie à jeun.
"Le problème en France est celui d'un accès inégalitaire au dépistage, qui est décidé trop tardivement chez les populations les plus défavorisées, lorsque interviennent les complications", explique le Pr Vexiau.

vendredi 5 octobre 2012

Diabète : des outils pour une meilleure qualité de vie


<p>(photo phovoir)</p>
Près de 3 millions de Français souffrent de diabète. « Parmi eux, nous comptons plus de 600.000 patients traités par insuline », explique le Dr Nabil Assad, diabétologue à Paris. Pour les aider à gérer leur maladie, ils disposent aujourd’hui d’outils toujours plus pratiques et efficaces qui leur permettent de surveiller eux-mêmes leur glycémie.
Ces patients, en effet, doivent en permanence veiller à la régularité de leur glycémie. A raison de une à quatre mesures par jour. « Nous leur apprenons à opérer eux-mêmes cette surveillance. Ils disposent d’outils pour évaluer leur glycémie, et ensuite ajuster la posologie de l’insuline en fonction des valeurs de glycémie obtenues. Les patients ont aujourd’hui à disposition du matériel de plus en plus performant, qui leur permet de gérer leur maladie au quotidien : un lecteur de glycémie, des bandelettes, un stylo-injecteur et un carnet d’auto-surveillance ».
Grâce à l’éducation thérapeutique, les diabétiques peuvent désormais prendre en main leur maladie. « Nous leur proposons des cycles de formation. Ils sont vraiment acteurs de leur traitement et connaissent ainsi de mieux en mieux leur maladie », explique le Dr Assad.
Apprendre à gérer son diabète
Toutefois, selon une étude réalisée par Ipsos santé, plus de 6 malades sur 10 pensent avoir fait une erreur à un moment donné dans le calcul de leur dose d’insuline. Et de manière générale, la gestion quotidienne du diabète est problématique. C’est pourquoi, comme le souligne Nabil Assad, « l’arrivée de nouveaux outils plus performants et plus faciles à utiliser a permis de faciliter la gestion de la maladie par les patients, qui ont moins de préjugés, car leur qualité de vie a été nettement améliorée. Aujourd’hui, cela a évolué, c’est beaucoup plus simple notamment pour l’auto-surveillance glycémique ».
Pour aider ces patients, Abbott Diabetes Care propose un lecteur de glycémie qui permet l’adaptation des doses d’insuline rapide et un nouveau site www.freestylediabete.fr. Créé en collaboration avec l’Aide aux Jeunes Diabétiques (AJD) et l’Association française des Diabétiques (AFD), il rassemble une mine d’informations. Avec un ton positif et pragmatique, il apporte à tous, jeunes, adultes, seniors, un contenu adapté à leurs problématiques. Chacun peut y naviguer en fonction de son profil, et de son âge.
 ©Agence de Presse Destination Santé-2012 

Des traitements individualisés pour le diabète


Les Associations américaine et européenne du diabète proposent de nouvelles idées dans les traitements du diabète.
Les Associations américaine et européenne du diabète proposent de nouvelles idées dans les traitements que reçoivent les gens atteints de diabète, selon nlm.nih.gov.
En effet, les spécialistes pensent de plus en plus qu'il serait préférable que les patients participent au développement de la stratégie des traitements qui leur sont offerts.
Ainsi, les gens atteints de diabète (de type 2, par exemple) pourraient obtenir des soins individualisés, plus précis, qui répondraient mieux aux caractéristiques de chacun.
La nouvelle position des chercheurs est claire : les patients doivent participer. Les choix de traitement peuvent varier selon les besoins, les buts fixés (pour le contrôle du sucre dans le sang, entre autres) et les préférences des patients. Les avis des médecins peuvent également varier.
Voilà autant de facteurs qui peuvent influencer plusieurs décisions importantes dans la manière de traiter un cas de diabète. Les spécialistes croient que le patient est le mieux placé pour savoir quels genres d'exercices physiques il souhaite accomplir, ainsi que le type de régime alimentaire qui lui plaît le plus.
Les types de médication peuvent également varier selon la marque, un autre élément important que le patient devrait savoir afin d'être en mesure de choisir.

Santé : Des mesures appropriées pour lutter contre le diabète


Mardi 11 septembre 2012
Le diabète est une maladie chronique caractérisée par  un excès de sucre dans le sang appelé hyperglycémie. En République démocratique du Congo et même dans plusieurs pays du monde, beaucoup de gens sont encore ignorant de la réalité de cette maladie, de son traitement ainsi que de ses conséquences.

En RDC, l'ignorance est telle que la personne elle-même ne se rend pas compte de l'existence de cette maladie et dans des centres de santé ou petits dispensaires, il est enregistré beaucoup de cas de décès dû à cette ignorance. Cela s'explique par le fait que prélever le taux du sucre ou la glycémie chez les patients, ce qui entraîne la mort.
Il existe deux types de diabète ; le type 1 et le type 2. Le diabète type 1 est dû à l'arrêt de la production de l'hormone " insuline " par le pancréas, cette hormone fait entrer le sucre du sang dans les cellules de l'organisme pour assurer leurs besoins énergétiques.
En l'absence d'insuline, les cellules du corps ne reçoivent plus le sucre qui s'accumule dans le sang. Ce diabète apparaît chez l'enfant, l'adolescent et le jeune adulte avant 30 ans et il est dans 10% des cas. Le diabète type 2 est dû à une mauvaise utilisation de l'insuline par les cellules de l'organisme (insulinoresistance).
Ce type de diabète évalue le plus souvent en silence et est découvert à l'occasion d'une prise de sang. Bien qu'il  n'existe aucun symptôme, il y a quelques signes qui peuvent vous altérer tel que la fatigue, l'augmentation de la soif et de la faim, l'envie plus fréquente d'urines, les démangeaisons aux organes génitaux, la sécheresse des yeux et des infections plus fréquentes.
Le diabète prélève une part toujours plus importante des budgets nationaux de la santé alors que nombre de ceux qui en sont atteints augmente partout dans le monde. Or, en l'absence de prévention primaire, l'épidémie de diabète va continuer de s'étendre.
Pire encore, d'après les projections, le diabète devrait devenir l'une des principales causes incapacité et de décès dans le monde d'ici les 20 prochaines années.
Des mesures doivent être prises dès maintenant pour endiguer la marée montante du diabète et introduire des stratégies de soins et de traitement d'un bon rapport   coût-efficacité, susceptible d'inverser le processus.

L'ampleur du problème
C'est une véritable épidémie de diabète qui est en cours. En 1985, on estimait à 30 millions le nombre des diabétiques  dans le  monde et en 1995, il était monté à 135 millions et selon les dernières estimations de l'OMS, il était de 177 millions en 2.000 et il atteindra au moins les 300 millions d'ici à 2025.
Le nombre de décès attribués au diabète a été estimé auparavant à un peu plus de 800.000 mais on sait depuis longtemps que ce chiffre a été largement sous-estimé.
En réalité, il est plus probable qu'il se situe aux alentours de 4 millions de mort par an, soit 9 % de la mortalité totale. Nombre de décès en relation avec le diable sont dus à des complications cardiovasculaires. La plupart  se produisent à un âge prématuré où les personnes sont encore économiquement actives dans la société.
Pour l'OMS et la Fédération international du diabète, qui parrainent la Journée mondiale du diabète l'augmentation du nombre des cas peut et doit être prévenue à l'aide de mesures appropriées.
En raison de sa chronicité, de la gravité de ses complications et des moyens qui doivent être mis en œuvre pour les combattre, le diabète est une maladie coûteuse,  non seulement pour le malade et sa famille, mais aussi pour les autorités sanitaires.
Aux Etats-Unis par exemple, le total des dépenses de santé est trois fois plus élevé pour un diabétique que pour une personne qui ne souffre pas de cette maladie. On a calculé par exemple que dans ce pays, le total des dépenses consacrées aux soins du diabète s'élevait à 44 milliards de dollars. Quand on souffre du diabète, il est important d'être correctement suivi d'un point de vue médical pour éviter des graves problèmes risquant de survenir si l'on est un peu trop négligeant.
Le diabète correspond à un taux de sucre trop élevé dans le sang effectué à jeûn. Il s'agit d'une maladie souvent asymptomatique,  c'est-à-dire qu'elle ne s'accompagne en général d'aucune manifestation et ses complications s'installent de façon insidieuse.
Les  complications peuvent être  prévenues grâce à une bonne prise en charge du diabète, et des autres facteurs de risque vasculaire. Aussi, la personne souffrant d'un diabète doit s'astreindre à une surveillance médicale régulière.
Le message a du mal à passer mais une personne souffrant d'un diabète quelque soit son stade doit faire surveiller ses pieds tous les deux mois. Le problème est que bien souvent les diabétiques eux-mêmes ignorent les risques liés à leurs pieds. Si l'on souffre du diabète, on a 15 fois plus de risque d'être amputé qu'un non diabétique. Ce risque peut être parfaitement évité ou fortement atténué avec une bonne hygiène et une bonne surveillance.

Conseil
De fois conscient de son état par rapport au diabète, il faut faire des exercices, car l'exercice physique entraîne une baisse des lipides et du sucre en circulation dans votre sang, une bonne oxygénation, des organes indispensables à une bonne combustion des graisses et des sucres et empêche d'avoir une tension élevée.
Il est conseillé de supprimer le tabac et consommer avec modération l'alcool, le respect du rythme de votre sommeil et ne provoquez pas des situations inutiles qui ne apporterons que de la fatigue.
Selon les enquêtes, un diabète diagnostiqué a un âge précoce signifie une réduction de 15 ans de l'espérance de vie. Plus de la moitié  des enfants diabétiques développent des complications ou de commodité telle que des maladies cardiovasculaires,  des insuffisances rénales, une cécité voire plutard des amputations.
Deux millions de bébé sont mort-né chaque année dans le monde et environ la moitié d'entre eux pourraient être sauvé si leurs mères bénéficient de meilleurs soins médicaux selon une étude.
Si la grande majorité de ces morts avant la naissance se produise dans des pays comme la Grande Bretagne, la France et les USA n'ont pas baissé autant que beaucoup d'experts l'espéraient, alors que  les niveaux d'obésité croissant chez les femmes enceintes  augmentent le risque.
Des experts affirment qu'en fournissant des meilleurs soins obstétriques, en traitant des maladies comme la syphilis, l'hypertension artérielle et le diabète chez la mère, on pourrait sauver plus d'un million de bébé chaque année.
Pathou  Kinzala Nkuka

LE PIED DU DIABÉTIQUE EXPLIQUÉ EN BD


Le pied du diabétique expliqué en BD
Chez certains diabétiques, le pied est une partie du corps fragile qui mérite une très grande attention. Afin d’inciter les patients à une surveillance quotidienne de leurs pieds et à des soins appropriés pour éviter une ulcération grave, les laboratoires Roche ont conçu une BD. Le dessin représente « un moyen de communication moderne, particulièrement adapté pour transmettre des messages concrets de manière simple, claire et de dédramatiser ».

Le diabétique risque des ulcérations plantaires graves

Concrètement, 15 % des patients diabétiques présenteront une ulcération du pied au cours de leur vie.
Dans le monde, uneamputation des membres inférieurs est réalisée toutes les 30 secondes chez unpatient diabétique.
L’hyperglycémie favorise les complications neurologiques artérielleset infectieuses. Nombre de patients diabétiques risquent une altération des nerfs périphériques (neuropathie) entraînant une perte de sensibilité plantaire. Ainsi, en cas de lésion au niveau du pied, le diabétique ne ressent pas de douleur, ce qui retarde la consultation. Or en l’absence de traitement, de telles lésions peuvent être graves et avoir des conséquences redoutables, allant jusqu’à l’amputation.
Autrement dit, sans une surveillance quotidienne de ses pieds, ni soins appropriés, toute lésion des pieds du diabétique peut rapidement se compliquer d’ulcération, les plaies s’infectant et cicatrisant mal.

Une BD sur le pied du diabétique

Pour faire passer le message, les laboratoires Roche ont conçu une BD à destination des patients diabétiques et de leur entourage.
Le risque d’ulcération plantaire augmente avec la durée d’évolution du diabète et avec l’âge. Une mauvaise vue, un manque de souplesse pour examiner ses pieds, l’absence d’une tierce personne pour le faire à sa place, etc. s’ajoutent aux autres facteurs de risque.

Quels sont les conseils à divulguer aux diabétiques ?

  • Examiner ou faire examiner ses pieds tous les jours.
  • Effectuer des soins de pédicure réguliers chez le podologue.
  • Lavage quotidien des pieds et essuyage soigneux des orteils pour éviter la macération.
  • Porter des chaussures larges et sans coutures blessantes.
  • Couper ses ongles de pieds pas trop court et à l’aide de ciseaux à bouts ronds.  
  • Ne jamais marcher pieds nus.
  • Consulter très rapidement en cas de lésions (dans les 48 heures).

Où se procurer gratuitement la BD « le pied diabétique » ?

  • À l’hôpital dans les services de diabétologie.
  • Par téléphone via le n° Azur  0820 201 045 du lundi au vendredi de 8h00 à 20h00.

    Diabète: La population appelée à prendre des précautions

    Santé - Face à la menace du diabète, la population appelée à prendre des précautions - Le diabète figure parmi les maladies qui endeuillent les familles, notamment en République démocratique du Congo. Et pour faire face à cette maladie, des spécialistes préconisent des précautions pour éradiquer le mal. Depuis quelque temps, les populations congolaises font face à de multiples maladies mortelles dont le diabète. Certains malades succombent après avoir été rongé par cette pathologie, faute d'information. Compte tenu de toutes ces réalités, des spécialistes de la médecine proposent à ce que les populations prennent des précautions.

    Tous les médecins interrogés à ce sujet sont unanimes quant au dépistage volontaire qui doit être préalablement fait, étant donné que tout être vivant est un malade qui s'ignore.
    En République démocratique du Congo comme dans plusieurs pays d'Afrique, le diabète figure parmi les maladies qui endeuillent de nombreuses familles, parfois faute de préalables.

    Outre un dépistage permettant un traitement plus précoce, a indiqué un médecin de l'hôpital général de Kinshasa qui a requis l'anonymat, un régime alimentaire adapté, une augmentation de l'activité physique (baisse de poids), avec une sensibilisation et un programme d'éducation continu peuvent fortement diminuer la prévalence du diabète.

    C'est ce qu'a notamment montré, selon l'OMS, une expérience chinoise conduite sur six ans au sein d'une population sensible, qui a réduit de près de deux tiers l'apparition de cas de diabète. « De telles mesures sont lourdes mais très rentables à long et moyen termes si appliquées à toute une population. Des conséquences secondaires positives concerneront de plus l'obésité, les maladies cardio-vasculaires et certains cancers d'origine socioenvironnementale », a-t-il ajouté.

    A signaler que le diabète est un dysfonctionnement du système de régulation de la glycémie, qui peut avoir des causes diverses. Parmi celles-ci, l'on note, entre autres, la sécrétion d'insuline, réponse à l'insuline et autres. Cette maladie présente plusieurs formes, qui ont toutes en commun des urines abondantes (polyurie). Quant à l'étymologie, le mot « diabète » vient du grec ancien « dia-baïno », qui signifie « passer au travers » (traverser).

    Dans le langage commun, le terme diabète se rapporte au diabète sucré. Le diabète sucré est une maladie fréquente (qui, par exemple, affecte près de 20% de la population adulte aux États-Unis d'Amérique). L'anomalie principale en cause dans le diabète sucré est une maladie de la sécrétion de l'insuline, qui reconnaît de multiples causes.
    Les diabètes insipides sont des maladies rares dont la cause est une anomalie de la sécrétion ou de la reconnaissance de l'hormone antidiurétique (ADH) ou arginine vasopressine (AVP).
    http://www.afriquejet.com/diabete-la-population-appelee-a-prendre-des-precautions-

    mercredi 3 octobre 2012

    La cannelle : une alliée contre le diabète


    La cannelle :  une alliée contre le diabète


    En cas de diabète de type 2, des remèdes naturels permettent de stabiliser le taux de glycémie. Parmi eux, la cannelle, qui réduit la glycémie postprandiale (après les repas). Cela peut paraître paradoxal, puisque la cannelle est souvent intégrée dans la préparation des desserts : pomme au four, biscuit, cake, pain d'épices.
    Un puissant antioxydant

    L'espèce la plus connue et la plus cultivée dans le monde est la cannelle de Ceylan ou Cinnamomum Zeylanicum (ou Cinnamomum verum, du nom de l'arbre dont elle est extraite). Son principe actif, le MHCP ou chalcone methylhydroxy polymère, est présent dans l'écorce. Il s'agit d'un flavonoïde, un puissant antioxydant.

    Sous quelle forme ?

    Le principe actif de la cannelle résiste à la chaleur. Vous pouvez donc la consommer en infusion : plonger un bâtonnet de cannelle dans de l'eau chaude ou ajouter quelques gouttes d'extrait naturel de cannelle à votre tisane, à vos boissons, desserts, salades de fruits, jus de fruits... On peut aussi trouver de l'extrait concentré d'écorce de cannelle sous forme de gélules.

    En quelles quantités ?

    Des recherches scientifiques sont en cours pour évaluer avec précision l'effet hypoglycémiant des principes actifs de l'écorce de cannelle. A ce stade, elle relève du remède traditionnel. En conséquence, aucun dosage n'est officiellement recommandé par les autorités scientifiques.

    A titre d'indication, certains commencent par un quart de cuillère à café d'écorce de cannelle par jour alors que d'autres vont jusqu'à une cuillère à café.

    Elle intervient évidemment en complément des traitements médicamenteux.

    Diabète : comment éviter les complications

    Par figaro iconMartine Lochouarn - le 02/10/2012
    Maladie sans symptômes, le diabète de type 2 peut rester longtemps ignoré : 30 % sont découverts trop tard. Le diagnostic précoce est donc essentiel.

    L'infarctus du myocarde survient, dans 30 % des cas, chez un diabétique de type 2. Première cause de cécité chez l'adulte, ce type de diabète est aussi responsable de 40 % des nouveaux dialysés rénaux et de 8000 amputations par an. L'éducation des patients a progressé, la panoplie de médicaments s'est enrichie, mais l'adoption au long cours d'un nouveau mode de vie et d'un traitement pour éviter ou freiner ces complications reste parfois difficile. Selon une récente étude française, sur 3.637 diabétiques sous médicament ou insuline, 39 % suivent parfaitement leur traitement, 49 % à peu près, et 12 % plutôt mal. Raison de plus pour éviter au maximum ces complications.
    Maladie sans symptômes, le diabète de type 2 peut rester longtemps ignoré: 30 % sont découverts tard, par une ­complication. Or, la précocité du diagnostic et de la prise en charge est déterminante pour éviter celles-ci. Le ­diagnostic repose sur la glycémie à jeun qui indique un diabète si elle dépasse 1,26 g/litre à 2 reprises. Les plus de 40 ans ayant un proche parent diabétique ou un facteur de risque cardio-vasculaire (obésité, hypertension, trouble lipidique…) doivent être dépistés. Témoin de la glycémie des 3 mois passés, l'hémoglobine dite glyquée est surtout dosée pour surveiller le diabète.
    «Dans les complications cardio-vasculaires du diabète - infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral et artérite - plusieurs mécanismes concourent à l'atteinte des artères: l'obésité, le cholestérol et les triglycérides, l'hypertension artérielle, l'insulinorésistance, et probablement l'inflammation», indique le Pr Paul Valensi, diabétologue (hôpital Jean-Verdier, Bondy). L'athérosclérose, qui obstrue les artères, se double chez les diabétiques d'une artériosclérose, une calcification globale des artères équivalant à un vieillissement accéléré.

    Prise en charge multifactorielle

    L'infarctus est trois fois plus fréquent chez les diabétiques, souvent déjà hypertendus ou avec des troubles lipidiques. Un électrocardiogramme annuel s'impose pour tout diabétique. «Ils ne ressentent pas toujours de douleur de poitrine et font plus d'infarctus silencieux, découverts a posteriori», souligne le médecin. 30 % d'entre eux présentent une souffrance ischémique silencieuse du cœur, dont un tiers avec un rétrécissement coronaire. «Tout l'enjeu est de repérer cette sténose coronaire avant l'infarctus, en la recherchant par une épreuve d'effort, en priorité chez ceux dont la néphropathie ou l'artérite montre une maladie vasculaire avancée.» Dans l'accident vasculaire cérébral, l'hypertension est au premier plan. L'artérite diabétique, très liée à l'âge et au tabac, favorise les atteintes du membre inférieur.
    «La prise en charge des diabétiques, qui cumulent donc les facteurs de risque, est nécessairement multifactorielle. En contrôlant au mieux la pression artérielle, les lipides sanguins et la glycémie, avec une hémoglobine glyquée autour de 7 %, on réduit de moitié les complications cardio-vasculaires du diabète. Les bénéfices d'un bon contrôle s'engrangent sur le long terme et se traduisent 15 à 20 ans plus tard par une baisse de ces accidents», détaille le Pr Valensi.
    Selon un rapport de l'Igas en avril, malgré la réduction globale des facteurs de risques, les complications du diabète ne diminueraient pas. Des conclusions erronées, pour le Pr André Grimaldi, diabétologue (hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris). «Elles ne tiennent compte ni de l'explosion du diabète (passé en France de 2,6 % à 4,4 % de la population en neuf ans) ni de la survenue beaucoup plus tardive des complications grâce à une meilleure prise en charge, qui a prolongé la vie des malades. Les complications coronariennes, par exemple, ont été divisées par 2 ou 3 avec à un traitement combiné intensif de tous les facteurs de risque.»

    Fourmillements nocturnes

    La microangiopathie, l'atteinte des petits vaisseaux responsables des rétinopathies, des neuropathies et des néphropathies diabétiques, est souvent plus tardive. Très liées à l'hyperglycémie, ces complications sont d'autant mieux évitées ou freinées que le diabète est bien équilibré et que l'hémoglobine glyquée s'approche de 7 %. «La neuropathie diabétique se traduit par des douleurs de jambe, des fourmillements nocturnes, ou par un déficit de sensibilité qui commence par le pied et joue un rôle majeur dans les plaies du pied diabétique», précise le Pr Valensi.
    Surveillée tous les ans en dosant la microalbuminurie, l'atteinte du rein, qui touche 30 % des diabétiques, peut souvent être contrôlée par des bloqueurs du système rénine-angiotensine. Quant au millier de cécités diabétiques annuelles, «elles sont totalement évitables, souligne le Pr Grimaldi. En Suède, avec le dépistage généralisé de la rétinopathie diabétique, il n'y en a plus. Un diabétique doit donc avoir un examen du fond de l'œil tous les ans. De même, le risque podologique du diabétique doit être évalué chaque année».
    Pour le médecin, cependant, «notre système de santé, avec le paiement à l'acte, reste mal adapté à la prise en charge de la maladie chronique car peu propice au travail d'équipe entre les médecins de ville, qui suivent 90 % des malades, les infirmières, les diététiciennes… Or, si le diabète nous coûte 13 milliards d'euros par an, la moitié de cette somme est utilisée pour les 10 % de malades les plus graves. Preuve qu'il faut développer la prévention des complications!»
    EN SAVOIR PLUS:
    LIRE AUSSI:

    Johnson & Johnson: du nouveau dans le diabète de type 2.

    | Publié le 02/10/2012 à 14:33 | Mise à jour le 02/10/2012 à 14:33 

    Janssen Research & Development, une filiale de Johnson & Johnson, a annoncé mardi que le canagliflozin, un médicament expérimental contre le diabète, avait permis de réduire significativement le taux de glucose en traitement d'appoint lors de tests cliniques.

    L'étude de phase III, d'une durée de 18 semaines, portait sur 1718 patients atteints du type 2 de la maladie, présentant un plus grand risque d'incident cardiovasculaire.

    Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès chez les patients souffrant de diabète de plus de 2, avec plus de 50% des décès.

    Ces données ont été présentées à l'occasion du 48ème congrès européen de l'association sur l'étude du diabète.

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    La rétinopathie diabétique en ligne de mire

    Par figaro iconMartine Lochouarn - le 02/10/2012

    Un diabétique diagnostiqué réclame un suivi ophtalmologique attentif.
    Avec une prévalence de l'ordre de 30 %, la rétinopathie diabétique est une des complications les plus fréquentes du diabète. «Ses premiers signes apparaissent après sept à huit ans d'hyperglycémie chronique. Mais c'est une maladie insidieuse car totalement asymptomatique jusqu'aux complications, avec en cas d'hémorragie massive un risque de perte partielle ou totale de la vision», souligne le Pr Pascale Massin, ophtalmologue (hôpital Lariboisière, Paris).
    La rétinopathie diabétique est due à l'hyperglycémie chronique, qui induit, par des modifications biochimiques, des ­anomalies de structure des capillaires rétiniens. «Ils se bouchent un peu partout. Ces micro-occlusions de plus en plus nombreuses vont confluer et des zones entières de la rétine ne seront plus correctement vascularisées, explique le médecin. En réaction, la rétine produit des facteurs de croissance, dont le VEGF, qui induisent la formation de nouveaux vaisseaux qui, au lieu de pousser dans la rétine, se développent à sa surface, dans le vitré. Fragiles, ils ont tendance à se rompre, d'où des hémorragies parfois massives dans le vitré, ou à se rétracter, provoquant des décollements de la rétine.»
    Le processus peut prendre dix ans. «En même temps, l'hyperglycémie accroît la perméabilité des capillaires, notamment au niveau de la macula (la zone qui donne sa précision à la vision) où la rétine s'épaissit, d'où une souffrance cellulaire et une baisse de l'acuité visuelle que les patients attribuent à tort à la cataracte ou à des lunettes inadaptées.» Mal dépisté, l'œdème maculaire est encore trop diagnostiqué à un stade évolué où la perte d'acuité est définitive. L'hypertension artérielle est un facteur aggravant déterminant.

    Pénurie de spécialistes

    Du fait de la gravité de cette rétinopathie, tout diabétique diagnostiqué doit avoir un dépistage annuel par examen du fond de l'œil. Une recommandation officielle souvent méconnue, d'autant que la pénurie de spécialistes, les dépassements fréquents d'honoraires, rendent difficile l'accès aux soins ophtalmologiques: seuls 50 % des malades en bénéficient donc.
    «Nous avons créé, avec le soutien de la HAS, des réseaux de télémédecine comme Ophdiat en Ile-de-France, explique le médecin. Des centres de diagnostic sont équipés de rétinographes grâce auxquels des techniciens prennent des clichés de fond de l'œil qui sont transmis à un centre de lecture où des ophtalmologistes font le diagnostic.» Mais ces réseaux relèvent presque du bénévolat
    «Quand la maladie est débutante, un diabète bien équilibré et une tension artérielle normale réduisent de façon considérable le risque d'évolution de la rétinopathie diabétique. À un stade plus évolué, le traitement par laser, très efficace, limite la prolifération vasculaire au prix de microdestructions de la rétine, qui affectent un peu la vision.» Même avec un diabète mal équilibré, le dépistage de la rétinopathie est important, car un traitement laser est toujours possible et peut sauver la vue. «Mais pour l'œdème maculaire, il n'y a pas de traitement totalement efficace. Le contrôle des facteurs aggravants, surtout l'hypertension, reste donc déterminant.»
    EN SAVOIR PLUS:

    DIABÈTE: Le manque de sommeil chez l’ado responsable d'insulinorésistance


    Mieux dormir pourrait contribuer à réduire le risque de diabète chez les jeunes selon cette étude de l'Université de Pittsburgh qui suggère que l'augmentation de la quantité de sommeil peut améliorer la résistance à l'insuline et donc prévenir l'apparition du diabète. Des conclusions publiées dans l’édition d’octobre de la revue Sleep, cohérentes avec celles d’autres études sur l’adulte, qui montrent que le manque de sommeil est facteur de troubles métaboliques.
    Des niveaux élevés de résistance à l'insuline conduisent à l'apparition du diabète, rappelle l'auteur principal, le Pr Karen Matthews, du service Psychiatrie de l'Université de Pittsburgh. « Nous constatons que si les adolescents qui dorment six heures par nuit, avaient une heure de sommeil en plus,  ils amélioreraient leur résistance à l'insuline de 9% ».
    L'étude a suivi la durée du sommeil et les niveaux de résistance à l'insuline de 245 élèves du secondaire en bonne santé. Les participants ont subi une prise de sang à jeun, ont complété un calendrier de leur sommeil et ont porté un actigraphe à leur poignet pendant une semaine durant l'année scolaire. La durée du sommeil basé sur la mesure de l’actigraphe était en moyenne de 6,4 heures de sommeil en cours de semaine, avec un sommeil moins long pour les journées de la semaine que pour le weekend.
    Les résultats montrent qu'une résistance à l'insuline plus élevée est associée à une plus courte durée de sommeil indépendamment des autres facteurs (la race, l'âge, le sexe, le tour de taille et l’indice de masse corporelle). Cette étude est ainsi la seule menée chez l’adolescent sain qui montre une relation entre un sommeil moindre et une résistance à l'insuline indépendante de l'obésité.
    Les auteurs concluent que les interventions de prévention pour promouvoir la santé métabolique à l'adolescence doivent des conseils sur la durée du sommeil nocturne. L'American Academy of Sleep Medicine précise que la plupart des adolescents auraient besoin d'un peu plus de 9 heures de sommeil chaque nuit…
    Source: Sleep 2012; 35(10):1353-1358 Sleep Duration and Insulin Resistance in Healthy Black and White Adolescents (Visuels INSV)

    mardi 2 octobre 2012

    Le traitement intensif et la pompe à insuline Formule rêvée de gestion de la glycémie ou cauchemar métabolique

    par Patty Colombe, RN


    Le visage du diabète a changé beaucoup et souvent au fil des années. Au tout début, le diabète était considéré comme une maladie dévastatrice qui ravageait l’organisme, affectait les enfants et les jeunes adultes et les amenait à littéralement dépérir et mourir de faim. Avec le temps, on a découvert une affection semblable chez les adultes qui, elle aussi, ravageait l’organisme, mais à vitesse considérablement plus lente.
    Dans les premières années de ma carrière d’infirmière, peu d’adultes plus âgés étaient soumis au dépistage de l’hyperglycémie. On ne semblait pas très bien comprendre le diabète de type 1, et encore moins le diabète de type 2. Au cours des dix dernières années, il y a eu beaucoup d’innovation au niveau de la recherche, du dépistage, de l’éducation et de la gestion des deux types de diabète.
    La plus grande percée pour les équipes de traitement de première ligne est probablement l’étude DCCT portant sur la surveillance et les complications du diabète. Cette étude cherchait à prouver que la surveillance plus stricte de la glycémie entraîne une incidence moins élevée des complications considérées inévitables chez les personnes atteintes de diabète de longue durée. Dans le cadre de cette étude, des diabétiques de type 1 devaient être suivis pour une période de dix ans. Parmi eux, un groupe devait utiliser l’insulinothérapie conventionnelle prévoyant une ou deux injections par jour, tandis que l’autre groupe a appris à suivre un régime insulinique semblable à une échelle d’ajustement des doses, sauf que la dose d’insuline était rajustée non pas uniquement en fonction de la glycémie, mais de manière plus calculée pour tenir compte de l’activité physique quotidienne et de l’ingestion de glucides. La glycémie était surveillée jusqu’à huit fois par jour pour permettre à l’équipe de déceler les tendances. Avant la fin de la période de dix ans, le traitement intensif a été reconnu comme un moyen efficace de traiter le diabète. L’incidence de complications était moins élevée, ce qui ouvrait la voie à une vie plus longue et à une meilleure santé pour les personnes ayant un diagnostic de diabète.
    Le problème le plus épineux posé par le traitement intensif était alors et, dans une certaine mesure demeure encore, la fréquence de l’hypoglycémie. Toutes les incidences d’hypoglycémie ont été documentées et le régime de traitement a été révisé. Au cours de l’étude DCCT, une des conséquences de l’hypoglycémie fréquente a été notée en détail ou mise en valeur, mais est apparue seulement lorsque le traitement intensif est devenue plus courant : il s’agit du mauvais contrôle de l’insuline et de l’ingestion de glucides.
    Au cours des dernières années, la gestion du diabète reposait sur le calcul des glucides. La meilleure façon d’utiliser ce calcul consiste à utiliser une quantité prescrite de glucides, puis de déterminer la quantité d’insuline nécessaire pour maintenir la glycémie dans une plage de valeurs appropriée. Cette quantité de glucides est formulée avec soin en tenant compte de divers facteurs, y compris le sexe, le type corporel et l’activité physique. Les multiples injections d’insuline dans la journée imitent la réponse naturelle de l’insuline endogène à l’apport de glucides. Au cours de l’étude DCCT, les facteurs et les déterminants ont été passablement contrôlés. Une fois les constatations recueillies et évaluées, le traitement intensif a été intégré à la vie de tous les jours de la population diabétique de type 1.
    C’est ici que le mauvais contrôle de l’ingestion de glucides et de l’apport d’insuline a commencé à montrer ses effets indésirables. Pendant l’étude, la glycémie était mesurée avec rigueur et l’insuline ajustée en conséquence. Les participants étaient suivis de près, comme ce serait le cas dans les centres d’éducation/de traitement du diabète dans le meilleur des mondes.
    Un grand nombre de centres d’éducation en diabète, sinon la plupart, ont commencé à utiliser le traitement intensif et le calcul des glucides peu après la publication des résultats de l’étude DCCT. Les médecins et les éducateurs en diabète étaient ravis de pouvoir offrir à leurs clients la possibilité de mieux contrôler leur glycémie. Seulement, le système a une lacune : beaucoup de centres d’éducation en diabète ne disposent pas des ressources nécessaires pour offrir un suivi adéquat une fois le régime insulinique de multiples injections quotidiennes entamé.
    Une autre difficulté posée par le traitement intensif est le calcul des glucides. Au niveau le plus élémentaire, le calcul des glucides exige que la personne sache comment utiliser la quantité de glucides par repas de façon à donner plus de variété à son régime alimentaire. La personne doit absolument savoir comment lire les étiquettes et bien comprendre le contenu en glucides de chaque groupe alimentaire. Les personnes suivant un traitement intensif doivent également savoir comment tenir compte de l’augmentation et de la diminution de l’apport de glucides et de l’activité physique. Pour rendre ce mode de traitement du diabète plus pratique, on recommande souvent la pompe à insuline aux personnes qui ont un mode de vie irrégulier ou une aversion aux injections ou les deux.
    L’une des lois de la physique veut que toute action entraîne une réaction égale et contraire. C’est un point qu’il faut garder à l’esprit lorsque l’on essaie d’amener des personnes ayant un horaire irrégulier à faire des choix plus pratiques dans son mode de vie.
    En fait, tout est dans la régularité du mode de vie : avec les clients qui ont un mode de vie irrégulier, les médecins de famille, les éducateurs en diabète et les autres professionnels de la santé devraient réévaluer si ces clients sont capables de faire une auto-surveillance adéquate de leur glycémie. La résistance à l’insuline se développe lorsque la personne n’a pas ou ne peut pas avoir de repas réguliers. Ajoutez à cela les doses accrues d’insuline nécessaires pour compenser un apport plus grand de glucides, et voilà que vous avez un terrain propice pour accroître les facteurs de risque qui, à leur tour, accroissent l’incidence de complications.
    Très souvent, les diabétiques de type 1 et les professionnels de la santé eux-mêmes ne prennent pas en considération le risque associé avec la coexistence de l’obésité et de la circulation excessive d’insuline dans le sang. Bien que l’effet de l’insuline sur le tissu des muscles lisses ne soit pas bien compris, il est quand même visuellement évident. Une fois le traitement insulinique commencé et les doses d’insuline augmentées, on peut s’attendre à ce que le poids de la personne augmente de 2 à 5 kilos. Les mères atteintes de diabète gestationnel ou de diabète préexistant et dont la glycémie dépasse 8 mmols au troisième trimestre de la grossesse accouchent souvent de bébés pesant plus de 4,1 kilos. Cela est dû au fait que le fœtus est obligé de sécréter plus d’insuline pour venir à bout de l’apport glycémique excessif. La production accrue d’insuline entraîne des changements cellulaires qui donnent lieu à un gain de poids. Lorsque la quantité d’insuline dans l’organisme demeure excessive pendant longtemps, les cellules perdent leur sensibilité et deviennent inefficaces.
    Après de nombreux déboires et de multiples recherches, on a conclu que la plupart des diabétiques de type 2 avaient effectivement une résistance à l’insuline. On a également trouvé que cette résistance à l’insuline était attribuable avant tout à des comportements erratiques dans le mode de vie. Dans ma clinique, pour ne compter que celle-ci, nous accueillons chaque année des clients âgés de moins de 35 ans présentant de l’hyperglycémie causée par la résistance à l’insuline. Très souvent, ils n’ont pas d’antécédents familiaux de diabète. Les facteurs communs sont l’activité physique sporadique ou minimale, l’irrégularité des repas et l’obésité abdominale. L’obésité n’est pas toujours apparente. La personne peut avoir les bras et les jambes plutôt minces et présenter un IMC acceptable ou quasi acceptable, mais quand même avoir un petit bedon visible. La répartition de la graisse est plus importante que la masse corporelle qui, bien sûr, est plus évidente mais ne constitue pas nécessairement le meilleur indice de résistance à l’insuline. Le ratio taille-hanches s’avère un meilleur déterminant.
    Tout ceci nous ramène à notre question initiale : comment un mode de vie irrégulier affecte-t-il les efforts que nous faisons pour parvenir à une surveillance optimale de la glycémie et à une meilleure santé?
    Ce n’est réaliste de s’attendre à ce que Gertrude ne fasse jamais la grasse matinée ou à ce que Jean-Paul ne mange jamais de tablette de chocolat. Cependant, continuellement sauter des repas ou les prendre en retard, ou manger de la bouffe-minute et de la malbouffe causent inévitablement un gain de poids, ce qui provoque des problèmes métaboliques même chez les personnes relativement en santé : comment ces pratiques affecteront-elles les personnes dont le métabolisme est déjà affaibli?
    On a découvert que, dans la résistance à l’insuline, l’hypertension précède l’hyperglycémie. Voyons comment la résistance à l’insuline agit sur les vaisseaux sanguins.
    Contrairement aux personnes dont le métabolisme est stable, les diabétiques de type 1 n’ont pas d’insuline disponible « au besoin ». Pour cette raison, ils ont plus d’insuline en circulation dans le sang. Une période prolongée d’hyperinsulinémie donnera lieu à un certain degré de résistance à l’insuline. Il va sans dire que les personnes qui ne contrôlent pas beaucoup leur glycémie développeront une résistance à l’insuline. Vu cette résistance, les signes précoces d’insuffisance rénale apparaîtront en raison de l’hypertension essentielle prématurée, avant que d’autres organes ne soient affectés. En attendant, la glycémie continue de grimper à mesure que les cellules de l’organisme deviennent insensibles à l’insuline disponible. En augmentant les doses d’insuline pour compenser la glycémie élevée, la résistance continue à l’insuline cause une accélération des dommages causés aux vaisseaux sanguins et tous les organes finissent par devenir affectés.
    En résumé, le traitement intensif et l’usage de la pompe à insuline représentent d’importants progrès dans le traitement du diabète. TOUTEFOIS, je crois fermement que la première étape à franchir pour obtenir une glycémie normale ou presque consiste à rajuster les comportements. Ce régime de traitement ne peut pas être considéré comme un moyen de faire tout ce qu’on veut. Au fil des années, la gestion du mode de vie est devenue la pierre angulaire de la prévention des maladies, et remet à la personne la responsabilité de ses résultats de santé. Tout cela s’applique aussi aux diabétiques de type 1, qui très souvent, sont susceptibles à des maladies chroniques débilitantes et devraient adhérer le plus possible à un mode de vie sain. C’est leur choix, leur décision.
    Le traitement du diabète a bel et bien évolué. À l’avenir, le plus grand progrès pourrait être de permettre à la population diabétique de prendre sa propre santé en main.