mardi 30 avril 2013

Boire un soda par jour semble bien accroître le risque de diabète

On a découvert que le fait de boire l'équivalent d'un soda sucré quotidiennement accroissait le risque de 18 % de déclencher un diabète de type 2 sur une période de 16 ans par rapport à ceux qui ne boivent pas du tout de sodas. Si l'on boit deux sodas par jour, on accroît de 18 % son risque d'avoir un infarctus. Ensuite, rajouter 18 % par soda supplémentaire par jour.   Nutrition, diététique

Boire un soda par jour semble bien accroître le risque de diabète


Ces résultats sont valables même si l'on tient compte de l'âge et l'activité physique, l'indice IMC et le nombre de calories par jour. Cette étude va dans le sens d'une précédente qui avait trouvé que la consommation quotidienne de soda augmentait le risque de 25 % de déclencher un diabète. Toutefois, gardons à l'esprit qu'il s'agit d'un lien statistique : il n'y a pas de preuve de causalité.

http://www.sur-la-toile.com/article-18168-Boire-un-soda-par-jour-semble-bien-accroitre-le-risque-de-diabete.htm

Diabète : une hormone pour régénérer les cellules productrices d'insuline ?

Par Florian Gouthière
rédigé le 29 avril 2013, mis à jour le 29 avril 2013

Des chercheurs de l'Université Harvard ont découvert l'existence d'une hormone favorisant la multiplication rapide des cellules productrices d'insuline. Les scientifiques estiment qu'un traitement à base de cette hormone pourrait rapidement être proposé aux personnes atteintes de diabète de type 2. Leur découverte fait l'objet d'une publication dans l'édition du 9 mai 2013  de la revue Cell.

Diabète : une hormone pour régénérer les cellules productrices d'insuline ?
L'insuline, qui permet au glucose d'être incorporé par les cellules de l'organisme, est produite en quantité importante par l'organisme de la femme enceinte. Des chercheurs, spécialisés dans l'étude des cellules souches, ont cherché à savoir quels processus spécifiques gouvernaient ce phénomène.
Le 10 février 2011 - plus de quatre années après le lancement du programme de recherche - Peng Yi, un membre de l'équipe du professeur Doug Melton, observe au microscope une coupe de pancréas de souris enceinte. Sous la lentille de son instrument, les cellules bêta du pancréas (qui produisent l'insuline) se multiplient à vue d'œil. Le jeune chercheur réalise un cliché du phénomène, qu'il transmet immédiatement à son supérieur.
"Sur ce type de photographie, explique le professeur Doug Melton, "il est généralement difficile de distinguer [les cellules bêta]. Ici, bien au contraire, toutes les cellules étaient en division et scintillaient à l'image." Le taux de réplication des cellules apparaît en effet près de trente fois supérieur à la normale...
Le responsable de cette rapide division des cellules bêta est rapidement identifié, une molécule sécrétée par l'organisme de l'animal étudié. Peng Yi lui donne le nom provisoire d'"hormone lapin" - tout d'abord parce que la découverte a été réalisée l'année chinoise du lapin, mais aussi et surtout parce que les cellules bêta, sous son influence, prolifèrent à l'image des mammifères !
L'hormone, finalement renommée betatrophine (littéralement : "qui stimule les cellules bêta"), se révèle présente à l'état naturel dans l'organisme humain, où elle semble jouer un rôle identique.
A l'occasion d'une communication à la presse, le professeur Melton explique que l'administration de bétatrophine pourrait théoriquement être administrée aux personnes atteintes de diabète de type 2, qui possèdent un nombre trop faible de cellules bêta fonctionnelles : "Cela signifierait qu'au lieu de prendre des injections d'insuline trois fois par jour, vous pourriez prendre une injection de [betatrophine] une fois par semaine, une fois par mois, voire peut-être même une fois par an !"
Une thérapie par betatrophine consisterait ainsi "simplement" en une régénération rapide des cellules bêta de l'organisme. Une fois présente en nombre, celles-ci sécrètent l'insuline en fonction des besoins de l'organisme (les mécanismes de régulation de la production n'étant pas en cause dans le déficit d'insuline des diabétiques).
Si le scientifique juge nécessaire d'approfondir les recherches sur la betatrophine, il estime néanmoins que des essais cliniques utilisant l'hormone comme traitement du diabète humain de type 2 pourrait débuter d'ici trois à cinq ans. Il juge également plausible l'exploitation de sa découverte pour de futurs traitements du diabète de type 1.
Source : Betatrophin: A Hormone that Controls Pancreatic β Cell Proliferation. Peng Yi, Ji-Sun Park, Douglas A. Melton. Cell, 2013. doi:10.1016/j.cell.2013.04.008
En savoir plus :

Diabète : 1 personne sur 4 victime de discrimination au travail


Actus

Certains postes de travail sont interdits aux diabétiques, d’autres pas recommandés ou obtenus dans certaines conditions. Et pourtant, malgré ces restrictions, 1 personne sur 4 affirme être victime de discrimination auprès de l’Association Française des Diabétiques (AFD).






L’AFD a interrogé des personnes diabétiques sur les discriminations au travail éventuellement constatées en raison de leur maladie. 1 695 personnes ont répondu. 
Le diabète est une maladie contraignante qui peut porter préjudice à l'embauche et tout au long de la vie professionnelle. La maladie pouvant évoluer, elle peut contraindre à une adaptation ou un changement de poste dans l'entreprise, voire à un changement de métier. Certains malades préfèrent même taire leur maladie.
En effet, d’après l’enquête de l’AFD, 16% des malades estiment avoir été victime d’une discrimination liée au diabète pour accéder à un emploi, 1 personne sur 4 estime avoir été victime d’une discrimination liée au diabète en cours de sa carrière, 1 diabétique sur 3 a décidé de cacher son diabète dans son environnement professionnel par crainte de rencontrer des difficultés à mener son activité.
L’AFD rappelle et insiste sur le fait que les diabétiques doivent s’informer et se protéger. Ils peuvent trouver auprès du service social et juridique de l’AFD, toutes les réponses à leurs questions sur le monde professionnel : dois-je ou non signaler que j'ai du diabète à mon employeur ou au médecin du travail ? Mon employeur peut-il me licencier pour inaptitude ? Quels sont mes recours ? Comment rebondir ? Arrêt maladie, invalidité, reconversion, licenciement : que dit le droit ?Informations : http://www.afd.asso.fr/diabete-et/travail Retrouvez cet article sur Topsante.mondadori.com
Diabète: quelles complications possibles ? 
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Diabète de type 2 : la bonne alimentation au quotidien
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Merck et Pfizer s'associent pour développer un traitement contre le diabète

Par  - Publié le 

Diabète

Les jeunes obèses ont un risque doublé de mourir avant 55 ans

PARIS - Les jeunes hommes obèses d'une vingtaine d'années ont deux fois plus de risque de mourir avant l'âge de 55 ans que leurs homologues qui ont un poids normal, selon une étude publiée mardi.

L'étude, entamée il y a 33 ans, a porté sur 6.500 jeunes Danois âgés de 22 ans en 1955, dont 97, soit 1,5%, étaient obèses au début de l'étude. 

A l'âge de 55 ans, près de la moitié d'entre eux avaient déjà connu diverses pathologies (diabète, hypertension, thromboses, infarctus) lorsqu'ils n'étaient pas tout simplement décédés.

Selon les chercheurs danois, dont l'étude a été publiée dans la revue British Medical Journal Open, les jeunes obèses avaient huit fois plus de risque de souffrir du diabète et quatre fois plus de risque d'avoir une thrombose que leurs congénères n'étant pas en surpoids.

Ils avaient également deux fois plus de risques d'avoir de l'hypertension, de faire un infarctus ou d'être décédés à l'âge de 55 ans.

Les problèmes de santé étaient liés à l'importance de l'obésité, chaque augmentation d'un point de l'indice de masse corporelle (IMC) se traduisant par un risque accru de 5% de faire un infarctus, 10% d'avoir une thrombose et 20% un diabète.

Dans un commentaire, les auteurs relèvent que l'accroissement des pathologies liées à l'obésité risque de faire peser un fardeau sans précédent sur les systèmes de santé dans les décennies à venir.

Bien que l'étude n'ait été effectuée que sur des hommes, les femmes ne devraient vraisemblablement pas être épargnées par le phénomène, ajoutent-ils.


(©AFP / 30 avril 2013 00h30) 

http://www.romandie.com/news/n/_Les_jeunes_obeses_ont_un_risque_double_de_mourir_avant_55_ans95300420130033.as

mercredi 24 avril 2013

LE DIABÈTE : Les médicaments


Béatrice au Mexique, diabétique

Actuellement dans le monde, environ 366 millions de personnes sont atteintes de diabète. Ce chiffre devrait dépasser les 552 millions d’ici à 2030 (1). Présent depuis plus d’un siècle dans ce domaine, Sanofi souhaite améliorer la prise en charge globale du diabète en proposant aux patients des traitements adaptés, des dispositifs médicaux et différents services personnalisés.











Les médicaments

Nos principaux produits dans le domaine du diabète, sont :
  • Lantus® (insuline glargine), un analogue de l’insuline humaine d’action prolongée, leader sur le marché des insulines de marques (source IMS). Lantus® est disponible dans plus de 120 pays dans le monde (2).
  • Apidra® (insuline glulisine) un analogue de l’insuline humaine d’action rapide.
  • Insuman®, une gamme d’insulines humaines d’action rapide ou intermédiaire.
  • Amaryl®/Amarel® (glimépiride), un sulfamide hypoglycémiant.
  • Lyxumia®, agoniste prandial des récepteurs du GLP-1 (Glucagon-like peptide-1) (2). 
Des futurs traitements sont également en cours de développement clinique dans le domaine du Diabète.
 

Les dispositifs médicaux

  • Lantus® et Apidra® sont aussi disponibles en stylos pour injection : Lantus® SoloSTAR® et Apidra® SoloSTAR®.
  • ClikSTAR®, un stylo réutilisable pour Lantus® et Apidra® chez les patients diabétiques de type 1 ou 2, est disponible dans plus de 30 pays dans le monde (2).
  • AllSTAR® est développé spécialement pour les patients diabétiques des marchés émergents traités par une insuline du portefeuille Sanofi. AllStar® est actuellement disponible en Inde.
Sanofi a conclu des accords avec plusieurs entreprises novatrices pour la mise à disposition des patients de nouvelles solutions thérapeutiques. 
Par exemple, le partenariat avec AgaMatrix permet d’innover en commercialisant de nouveaux lecteurs de glycémie : BGStar® et iBGStar® pour les patients sous traitement à l’insuline. 
 
 
 
1.International Diabetes Federation, Diabetes Atlas, 5th edition
2. Pour plus d’information, référez-vous aux Résumés des Caractéristiques des Produitsdisponibles localement.
 

ELI LILLY: DES RÉSULTATS POSITIFS DANS LE DIABÈTE.

Cercle Finance 
Le 16/04/2013 à 17:36

(CercleFinance.com) - Eli Lilly a annoncé mardi de nouveaux résultats positifs de phase III sur le dulaglutide, son traitement expérimental contre le diabète de type 2.
Dans un communiqué, le groupe pharmaceutique américain précise que le médicament a atteint son critère d'évaluation principal, à savoir une efficacité au moins équivalente à celle du Lantus de Sanofi en matière de réduction de l'hémoglobine glyquée (HbA1c).
Dans sa posologie de 1,5 mg, le dulaglutide s'est même montré supérieur d'un point de vue statistique au Lantus au niveau de la réduction du taux HbA1c à un horizon de 52 semaines.
Son association à une insuline s'est également révélée statistiquement supérieure au Lantus en complément d'une insilune sur une période de 26 semaines.
Lilly, qui compte présenter de nouvelles données sur le médicament au cours des mois qui viennent, dit avoir l'intention de déposer une demande d'enregistrement sur le médicament courant 2013.
A la Bourse de New York, l'action Eli Lilly progressait 0,8% à 56,9 dollars mardi en fin de matinée.
Copyright (c) 2013 CercleFinance.com. Tous droits réservés.


Menu d'avril spécial diabète de type 2



Matin

Midi

Soir

Petit déjeuner "Kansas"
orange
pain au blé entier  
confiture d'abricots
céréales complètes
lait écrémé 0%
 

Voir davantage de menus Diabète concoctés par  

Risque de diabète gestationnel : qu’apporte le dosage de la RBP4 ?

Publié le 17/04/2013


Le diabète gestationnel (DG) complique environ 5 à 10 % des grossesses et a des  conséquences délétères pour la mère et pour l’enfant. Identifier les femmes à risque de DG pourrait permettre d’intervenir précocement pour éviter cette évolution
Une équipe étatsunienne a examiné, à cet égard, l’intérêt du dosage de la Retinol Binding Protein 4 (RBP4). Cette adipokine, exprimée à un haut niveau dans le tissu adipeux,  a en effet été récemment reconnue comme liée à l’obésité et ses comorbidités dont l’insulinorésistance et le diabète de type 2. 
Leur étude a porté sur un échantillon des femmes composant la cohorte Omega, destinée à l’analyse de l’influence du mode de vie sur le déroulement de la grossesse.  Cent soixante-treize patientes avec diabète gestationnel et 187 femmes contrôles ont été incluses et le dosage de la RBP4 sérique a été réalisé précocement,  à 16 semaines de grossesse en moyenne.
Le taux de la RBP4 était significativement plus élevé pour les femmes avec DG par rapport à celui mesuré chez les témoins (47,1 vs 41,1 µ/ml ; p <0,05). Il a pu être calculé que les participantes dont le taux de RBP4 se situait dans le quartile le plus élevé avait un risque multiplié par 1,89 d’avoir un diabète gestationnel par rapport aux femmes dont le taux se rangeait dans le quartile inférieur (intervalle de confiance à 95 % [IC] : 1,05-3,43). Cependant après ajustement pour différents facteurs (en particulier âge maternel et ethnie), cette association n’était plus statistiquement significative (Odds ratio ajusté [ORa] : 1,54 ; IC : 0,82-2,90). Une stratification en fonction de l’âge maternel a toutefois montré que pour  les femmes d’au moins 35 ans avec un taux de RBP4 élevé (≥38,3 µ/ml  en médiane), le risque de DG était multiplié par 2,31 par rapport à celles de moins de 35 ans ayant un taux de RBP4 bas <38,3 µ/ml (ORa : 2,31 ; IC : 1,26-4,31).
Au total, selon cette étude,  l’apport du dosage de la RBP4  dans la détermination  du risque de DG s’avère plutôt modeste sauf peut-être dans le groupe des femmes enceintes les plus âgées.


Dr Marie-Line Barbet

Abetew DF et coll. : Association of retinol binding protein 4 with risk of gestational diabetes. Diabetes Res Clin Pract., 2013; 99 : 48-53. doi: 10.1016/j.diabres.2012.10.023.

Peut-on éviter de devenir diabétique ?

Par figaro iconClaude Jaffiol - le 17/04/2013
AVIS D'EXPERT - Les premiers signes doivent être pris au sérieux et s'accompagner d'une amélioration de l'hygiène de vie, explique le Pr Claude Jaffiol, diabétologue et membre de l'Académie nationale de médecine.
B. BOISSONNET / BSIP/B. BOISSONNET / BSIP
Indolore et fiable à 90 %, la mesure du glucose sanguin est un examen extrêmement simple à partir d'une goutte de sang prélevée sur le bout du doigt.

Galien, qui décrivait le diabète comme une «maladie chaude et humide» au début de notre ère, n'en aurait rencontré que deux cas dans sa vie… Vingt siècles plus tard, c'est un véritable fléau. Si rien n'est fait pour l'enrayer, diabétique rimera en France, comme partout dans le monde, avec épidémique. On compte déjà 150 millions de diabétiques sur terre ; ils seront 300 millions en 2025. Nous passerons chez nous de 2 à plus de 3 millions sur cette même période, dont 90 % de diabétiques de type 2 (DT2), ou diabète «gras», qu'il faut distinguer du diabète «maigre», de type 1, maladie de l'enfance et de l'adolescence due au défaut de sécrétion d'insuline par le pancréas, alors que, dû à l'âge mais surtout au surpoids et à une mauvaise hygiène de vie, le DT2 survient quand l'organisme est devenu résistant à l'insuline que continue pourtant à sécréter le pancréas. De plus en plus sédentaires et de moins en moins attentifs à la qualité de notre alimentation, nous tombons tous dans le piège du diabète… Et cela coûte cher, puisqu'en France, entre 4 et 6 % du budget de la santé y passent et qu'on lui doit 15 % des infarctus, angioplasties et pontages, 20 % des dialyses rénales, 500 à 1 000 cécités et 8 500 amputations par an.
Chaque jour, près de 400 nouveaux patients sont diagnostiqués, mais la plupart sont dépistés trop tardivement parce que le diabète de type 2 est une maladie qui progresse à bas bruit, sans douleurs ni symptômes apparents. Quand les complications surviennent, c'est déjà trop tard, car elles sont alors irréversibles, réduisant l'espérance de vie et créant de multiples handicaps: les amputations sont dix fois plus fréquentes chez les diabétiques et le diabète est la première cause de cécité, d'insuffisance rénale et d'AVC. Or, il aurait suffi de simples règles d'hygiène de vie observées à temps pour enrayer la spirale de la chronicité, avec ses risques et ses contraintes à vie.

Tabagisme, génétique, obésité.

Certains signes ne trompent pas ; encore faut-il les reconnaître pour être alerté et agir au plus tôt avec les meilleures chances de résultat. Les deux plus importants sont les plus faciles à repérer: avoir des diabétiques dans sa famille et/ou une tendance très nette à prendre du ventre. Sachant que le tour de taille ne doit pas dépasser 80 cm chez la femme et 94 cm chez l'homme, il suffit d'un mètre ruban pour être fixé! Une prise excessive de poids lors des grossesses, des antécédents de diabète gestationnel et un enfant de plus de 4 kg à la naissance doivent aussi alerter, de même que de brusques accès de fatigue et de somnolence, voire de vrais malaises, à distance des repas, qui dénotent une hypoglycémie provoquée par une diminution du taux de glucose dans le sang, conséquence du dérèglement de la sécrétion d'insuline par le pancréas. Les apnées du sommeil sont souvent associées au diabète et à l'obésité, sans oublier que le risque est toujours accru par le tabagisme. Enfin, certaines ethnies sont plus particulièrement prédisposées, du fait de facteurs génétiques mais aussi de mauvaises habitudes de vie, notamment alimentaires, que l'on déplore de plus en plus du fait de la précarité accrue chez certaines populations, les jeunes notamment. Toutefois, en l'absence d'anomalie génétique dominante reconnue dans le diabète de type 2, le diagnostic ne saurait se fonder sur un test de dépistage génétique.
Indolore et fiable à 90 %, la mesure du glucose sanguin est un examen extrêmement simple à partir d'une goutte de sang prélevée sur le bout du doigt. Une glycémie dépassant 1,25 g/l confirme le diabète et révèle un état prédiabétique lorsqu'elle se situe entre 1 g/l et 1,25 g/l. Des examens plus complets en laboratoire pourront parfaire le diagnostic. Il convient de réaliser ce test le plus tôt possible chez tous les sujets présentant des facteurs de risque et systématiquement après 45 ans. La précocité du diagnostic est le meilleur atout pour espérer maintenir, à long terme, le bénéfice des mesures hygièno-diététiques.

Un problème de société

Éviter le diabète, c'est d'abord perdre du poids et changer de mode de vie, au prix d'une rupture avec la routine quotidienne, familiale et culturelle, alors que la santé passe souvent après d'autres soucis plus matériels et urgents. Mais rien ne sert d'interdire ni d'édicter des règles abstraites sans que la personne y trouve son compte, personnel, financier et social. Par exemple, plutôt que de parler de régime, le reconditionnement alimentaire, essentiel dans la prévention du diabète, doit plutôt reposer sur l'explication de règles diététiques modulables et conçues sur le long terme, en tenant compte du choix des aliments, bien sûr, mais aussi du fractionnement des repas à heures régulières dans une atmosphère calme et si possible conviviale, sans oublier un sommeil suffisant et un exercice physique régulier. C'est une question d'éducation, mais aussi de facilitation, par un accompagnement et des moyens adaptés, dont la responsabilité incombe aux professionnels de santé, mais aussi aux bénévoles et surtout à la collectivité nationale.
Nombreux sont les prédiabétiques qui s'ignorent. Or, à condition d'être informés et pris en charge, la majorité pourrait ne pas franchir le stade du prédiabète, uniquement avec une meilleure hygiène de vie, plus efficace et moins coûteuse à long terme que la prise d'antidiabétiques oraux, d'hypolipémiants ou d'antihypertenseurs, sans risques d'effets secondaires, comme le confirment plusieurs études internationales. Prévenir le diabète, c'est surtout penser la maladie comme un problème de société. Ne faisons pas de nos jeunes de nouveaux Indiens Pima, tous diabétiques pour être passés, en cinquante ans seulement en Amérique, du stade tribal au fast-food, puisque nous savons que ce sont la sédentarité, les boissons sucrées et alcoolisées, l'addiction au tabac, la pratique du «snacking» et l'excès de consommation de graisse dans les plats préparés qui font le lit du diabète.
LA RÉDACTION VOUS CONSEILLE: 

PELIcaen SH prévient le diabète au Togo


Publié le mardi 16 avril 2013 à 11:50.


Concours Initiatives Solidaires. Pendant quatre semaines en août prochain, ces étudiants en pharmacie de Caen sensibiliseront aux problèmes de diabète.

Voir la video : http://videos.ouest-france.fr/video/2edae9325fcs.html

« Nous sommes déjà allés l’an dernier et nous y retournerons cet été. L’objectif est vraiment de pérenniser cette action sur le long terme. » Thibault Guirado est président de PELIcaen SH (Projet étudiant local et international caennais pour la santé et l’humanitaire), une association de l’UFR pharmacie.
Depuis deux ans, cette association mène une action de prévention du diabète au Togo. Avec trois autres camarades de promotion, Thibault va se rendre au Togo. « Pendant quatre semaines et dans quatre villages différents, nous allons réaliser des tests de dépistage du diabète de type 2. Si le test est positif, ces personnes seront ensuite orientées vers le dispensaire », explique l’étudiant. Des tests de tension seront aussi menés.
L’association espère sensibiliser 1 500 personnes. « Nous allons aussi former le personnel des 4 centres de soin pour qu’il assure le suivi du patient. Nous souhaitons aussi mettre en place un système de gestion et de renouvellement du matériel. Et enfin, faire une évaluation précise de l’action menée l’été dernier. »

Pourquoi le diabète ? « Selon l’Organisation mondiale de la santé, le taux de diabétique dans le monde devrait être multiplié de 5 à 10 dans les prochaines années dans les pays en voie de développement. Or, les complications du diabète sont problématiques, notamment la cécité et l’amputation », précise Thibault.
Jean-Luc LOURY.

Suivre et gérer son diabète grâce à une application mobile

Publié le 22/04/2013 à 14:01


L'application mobile Verydiab permet de suivre et de gérer son diabète au quotidien. - RelaxNews - Veryphone
L'application mobile Verydiab permet de suivre et de gérer son diabète au quotidien.RelaxNews
La société Veryphone lance l'application Verydiab, destinée à aider les diabétiques à gérer leur maladie au quotidien et à utiliser plus facilement le protocole d'insulinothérapie fonctionnelle.


Disponible sur l'AppStore, ce nouveau programme complet est réservé aux personnes diabétiques. Sa fonction principale est de permettre aux patients de tenir à jour un carnet de suivi, avec les résultats des glycémies, et les mémentos liés aux injections d'insuline, aux repas ou aux prises d'insuline. Ces informations pourront ainsi être communiquées plus facilement au médecin traitant.
Verydiab intègre également un livret des glucides, offrant la possibilité aux diabétiques de trouver rapidement les principaux aliments se trouvant dans le commerce avec la teneur en glucides associée.
Ultime fonction : la mise à disposition d'un assistant permettant de calculer la dose d'insuline à injecter avant les repas. Ce programme s'adapte à tous les traitements (injections par seringues, stylos ou pompes à insuline) et génère ainsi une feuille d'injection personnalisée.
Les personnes concernées peuvent télécharger l'application sur l'AppStore (environ 1,79¤).
cp/ls

Une poignée de noix contre le diabète

noix contre diabete
Thinkstock

Par Diane Mottez, le 22 avril 2013
















Les noix, le nouvel en-cas santé ?
On savait déjà que les noix étaient l’allié des diabétiques pour contrôler leur glycémie. Une nouvelle étude*, menée sur 138 000 femmes, prête cette fois des effets préventifs à la grosse coque. Ainsi, en consommer une poignée deux fois par semaine, soit environ 8 noix, réduit le risque de diabète de type 2 (diabète le plus fréquent) par 4 chez les femmes !
Les fruits à coque sont par ailleurs aussi recommandés pour leur effet antioxydant et leurs bienfaits sur le cholestérol.
* Source : Journal of Nutrition

Maurice : 400 amputations liées au diabète par an

Publié : mardi 23 avril 2013 à 14:44 - Modifié : 23/04/2013 à 14:53

Pas moins de 400 personnes présentant des signes de complication du diabète se font amputer chaque année à Maurice. 

Maurice: 400 amputations liées au diabète par an


Maurice est classé parmi les trois premiers pays où l’on dénombre le plus de victimes du diabète dans le monde, avait fait savoir en novembre dernier Defi Media, en marge de la célébration de la journée mondiale consacrée à ce fléau. L’île voisine enregistre en effet un chiffre record à ce sujet avec une hausse de 60 % du nombre des personnes atteintes du diabète de 1987 à 2012.
 
 
95 % des cas sont de type 2, précise-t-on du côté du ministère de la Santé qui évoque des facteurs favorisants comme la mauvaise alimentation, la sédentarité ou encore l’obésité.
 
 
« Ce qui est inquiétant, c’est que 70 % des Mauriciens sont en surpoids, donc plus enclins à développer la maladie », renchérit ce mardi sur Le Matinal un autre responsable de la Santé publique. Selon ce dernier « contrairement à la croyance populaire, le diabète n’affecte pas seulement les Mauriciens d’origine asiatique ». Ainsi, la population entière « doit changer ses habitudes alimentaires et faire des activités physiques. Elle doit dire non au tabac et à l’alcool », insiste-t-il.
 
 
Outre la neuropathie, la néphropathie, les maladies cardiovasculaires ou encore la cécité, la gangrène constitue également l’une des complications les plus sévères du diabète, une pathologie qui oblige les médecins à recourir à l’amputation. Sur l’île voisine, on dénombre pas moins de 400 interventions chaque année. 
 
 
« Si un patient diabétique se blesse au pied, il n’arrive pas à créer de nouveaux réseaux sanguins pour rétablir la circulation du sang au pied et permettre sa guérison », explique le Dr Vishal Deb, généraliste, au Matinal. La seule manière d’éviter une telle décision serait de vérifier régulièrement l’état de ses pieds rappelle ce médecin.
 
 
En ce qui concerne le Diabète de type 1 ou insulino-dépendant, il concerne surtoutles enfants et les jeunes de moins de 20 ans. « Ces patients constituent environ 5 % de tous les cas de diabète à Maurice », a indiqué l’an dernier sur Defi Media diabétologue.
 
 
En raison de l’augmentation du nombre des personnes touchées par le diabète, les autorités mauriciennes ont décrété sur l’île 3 ans de mobilisation sanitaire de grande envergure. L’opération a débuté en mars 2012 pour ne s’achever qu’en 2015. L’objectif étant de pouvoir ralentir la progression épidémique du diabète sur l’île.
 

Environnement chimique, obésité, diabète : un constat pour une meilleure prévention

Publié le 22/04/2013, Dernière mise à jour le 22/04/2013


"Environnement chimique, obésité, diabète : un constat pour une meilleure prévention" : c’est le thème du colloque, organisé à Paris le 4 avril dernier par la Mutualité Française et le Réseau Environnement Santé, qui a rassemblé 300 personnes à l’Assemblée Nationale.
"Nous sommes aujourd’hui face à une épidémie de maladies chroniques et c’est à cet enjeu que nous devons répondre dès à présent" ont rappelé Etienne Caniard, président de la Mutualité Française et André Cicolella, président du Réseau Environnement Santé, en introduction de ce colloque.
Ce colloque s’est articulé autour de deux temps forts. La matinée a été consacrée aux travaux de recherche sur les maladies métaboliques et les perturbateurs endocriniens pour dresser un premier constat. En effet, sans remettre en cause les rôles de l’excès énergétique et de la sédentarité dans la progression de l’obésité par exemple, d’autres facteurs comme diverses molécules de synthèse présentes dans notre environnement interviennent dans l’évolution de ce type de maladie métabolique. La compréhension des mécanismes d'action de ces substances chimiques, dit perturbateurs endocriniens, est aujourd'hui décisive pour agir en matière de santé publique.
Pour en parler : le Pr Arnaud Basdevant, Responsable du pôle "Endocrinologie-Diabétologie-Nutrition-Prévention" à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, le Pr Anne Dutour-Meyer, chef de service "Endocrinologie, nutrition et maladies métaboliques" à l’hôpital Nord de Marseille, le Pr Serge Hercberg, directeur de recherche Inserm, président du comité de pilotage permanent du programme national "Nutrition santé", le Dr Gilles Nalbone, directeur de recherche émérite Inserm, le Pr Claudine Junien, professeur de génétique à l’Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines, le Pr Robert Barouki, directeur de recherche Inserm et le Dr Rémy Slama, président du conseil scientifique du Programme National de Recherche sur les Perturbateurs Endocriniens (PNRPE).
L’après-midi a tout d’abord été axée sur les aspects réglementaires et économiques avec les interventions du Dr Jean-Martin Cohen Solal, directeur général de la Mutualité Française, du Dr Pierre Mignen, chef du département d’information médicale au Clinipôle de Montpellier et de Yannick Vicaire, chargé de mission au Réseau Environnement Santé. Une table ronde a ensuite suivi, dédiée aux nombreuses actions de promotion de la santé environnementale déjà menées par des acteurs de la société civile pour sensibiliser le grand public et former les professionnels des secteurs sanitaire et médico-social à la réduction des risques environnementaux. Elle a réuni : Monique Augé, présidente de la Mutualité Française Bourgogne, le Dr Olivier Toma, président du Comité pour le Développement Durable en Santé, Claire Escriva, directrice de l’Atelier méditerranéen de l’environnement, Philippe Perrin, éco-infirmier, le Dr Philippe Richard, pneumologue et président de l’Association Protection Santé des Habitants de Saint-Omer, le Dr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste au CHU de Montpellier et Camille Geay, chargée de prévention à la Mutualité Française Nord-Pas de Calais. Cette table ronde a aussi mis en lumière différentes actions mises en place pour protéger la santé des plus fragiles.
La conclusion de cette journée a porté sur la place des maladies métaboliques dans la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens. Catherine Mir, adjointe au chef de service de la prévention des nuisances et de la qualité de l’environnement au sein de la Direction générale de la prévention des risques du Ministère de l’écologie ainsi que Gérard Bapt, député de Haute-Garonne et Jean-Louis Roumégas, député de l’Hérault, respectivement ancien et nouveau président du groupe santé environnement à l’Assemblée nationale, sont intervenus dans le débat.
Catherine Mir a évoqué les enjeux autour de la Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens. Puis Jean-Louis Roumegas a rappelé qu’ "une stratégie globale en matière de perturbateurs endocriniens est nécessaire si l’on veut répondre à l’enjeu de santé publique". Gérard Bapt a précisé qu’ "il y a nécessité d’une prévention primaire, c’est une bataille nationale et européenne à mener".
Au-delà de la réglementation, André Cicolella a invité la Haute Autorité de Santé à se saisir de la question et à formuler au plus vite des recommandations pour réduire l’exposition aux substances diabétogènes et obésogènes. Il n’est plus possible de se contenter de la médecine curative. La prévention et la protection des malades doivent venir compléter le processus de prise en charge.
"Il faut que les plans et stratégies se croisent» a rappelé Serge Hercberg insistant sur la nécessité d’examiner de façon commune la pollution chimique par les perturbateurs endocriniens dans les différents plans nationaux PNSE, PNNS, Plan Obésité et Plan Alimentation.
Rémy Slama et Robert Barouki ont quant à eux souligné les besoins de recherche sur cette thématique ajoutant qu’il n’est pas nécessaire de connaitre toutes les réponses pour commencer dès à présent à agir. Robert Barouki a rappelé que "La recherche d’aujourd’hui va aider la prévention et les décisions de demain".
Après cette journée d’échanges et de discussions, André Cicolella a conclu : "l’impact des perturbateurs endocriniens dans l’épidémie de maladies chroniques ne peut plus être ignoré. Les maladies métaboliques comme le diabète et l’obésité doivent ainsi être prises en compte dans la Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens. La France et l’Europe doivent se doter de stratégies ambitieuses pour répondre à cet enjeu".
A propos de la Mutualité Française
Présidée par Etienne Caniard, la Mutualité Française fédère la quasi-totalité des mutuelles santé en France, soit près de 500. Six Français sur dix sont protégés par une mutuelle de la Mutualité Française, soit près de 38 millions de personnes et quelque 18 millions d’adhérents.
Les mutuelles interviennent comme premier financeur des dépenses de santé après la Sécurité sociale. Ce sont des organismes à but non lucratif, des sociétés de personnes : elles ne versent pas de dividende. Régies par le code la Mutualité, elles ne pratiquent pas la sélection des risques.
Les mutuelles disposent également d’un réel savoir-faire médical et exercent une action de régulation des dépenses de santé et d’innovation sociale à travers près de 2 500 services de soins et d’accompagnement mutualistes : établissements hospitaliers, centres de santé médicaux, centres dentaires et d’optique, établissements pour la petite enfance, services aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap, etc. Pour accompagner leurs adhérents tout au long de leur vie pour tous leurs problèmes de santé, elles mettent à leur disposition Priorité Santé Mutualiste, le service d’information, d’aide à l’orientation et de soutien sur des questions de santé.
La Mutualité Française contribue aussi à la prévention et à la promotion de la santé à travers son réseau d’unions régionales et ses services de soins et d’accompagnement.
A propos du RES
Présidé par André Cicolella, le Réseau Environnement Santé (association loi 1901) a été créé en 2009 pour mettre les questions d’environnement et de santé au cœur des politiques publiques. Il regroupe 4 groupes d’associations : ONG, scientifiques, professionnels de santé et malades.
Nous agissons pour une meilleure prise en compte du principe de précaution sur une base scientifique solide, qui s’appuie sur des études validées et indépendantes des intérêts privés.
La 1ère campagne lancée par le RES a abouti, tout d’abord à l’interdiction dans les biberons puis dans tous les contenants alimentaires du Bisphénol A, une molécule employée par l’industrie chimique malgré les nombreux risques sanitaires associés : cancer, diabète, obésité, troubles de la reproduction et du système nerveux.
Comme l’illustre cette campagne, le RES cherche à mettre dans le débat public les connaissances scientifiques disponibles et faire en sorte que les acteurs institutionnels et économiques mettent en œuvre le principe de précaution pour établir les réglementations et transformer les procédés industriels.
A propos du partenariat entre la Mutualité Française et le RES
Partenaires depuis 2010, la Mutualité Française et le RES agissent pour le développement d’une culture et d’une approche commune sur la santé environnementale et le renforcement d’actions d’information, de sensibilisation, de prévention et de promotion de la santé. Cette volonté partagée se décline autour de 4 axes de coopération :
- construire des actions d’information, de sensibilisation et de formation à destination des mutualistes sur la santé environnementale,
- développer des actions d’information et de sensibilisation à destination du grand public,
- réaliser des états des lieux de publications sur des thèmes pour lesquels il est important de faire avancer la connaissance,
- contribuer à des projets de recherche sur les risques émergents.
Contacts presse :
Mutualité Française : Marion Coulaud - Tél : 01 40 43 63 36 - e-mail : marion.coulaud@mutualite.fr
RES : Pauline Berthellemy - Tél : 06 11 41 13 54 - e-mail : pberthellemy.res@gmail.com