lundi 21 mai 2012

DIABETE ET DYSFONCTION ERECTILE


DIABETE ET DYSFONCTION ERECTILE

Pour comprendre comment le diabète conduit à la dysfonction érectile - également appelé l'impuissance - vous devez d'abord comprendre comment fonctionne l'érection. Obtenir une érection est un processus compliqué.








PHYSIOLOGIE D'UNE ERECTION

Dans le corps du pénis, il y a deux cylindres de tissus érectiles appelés corps caverneux.  Juste au-dessous, il y a le corps spongieux. Ils sont principalement responsables de l'érection.L'urètre qui transporte le sperme et l'urine traverse le centre de celui-ci.
Les corps caverneux sont faits de petites artères et des veines, de fibres du muscle lisse, et d'espaces vides. Ces corps erectiles sont enveloppés dans une gaine de tissu mince.Lorsque vous avez une érection, les signaux de votre cerveau ou des terminaisons nerveuses au niveau de votre pénis provoquent une distension et une dilatation des artères du muscle lisses des corps caverneux. Cela permet un afflux de sang pour remplir les espaces vides.
La pression du flux sanguin donne lieu à une gaine de tissu autour des corps caverneux compressant ainsi les veines qui évacuent le sang normalement hors du pénis. Le sang est piégé dans le pénis. Comme il ne peut pas trouver le chemin du retour, le pénis se dilate et se raidit, et l’érection arrive.



DIABETE: UNE CONDITION PARFAITE POUR LA DYSFONCTION ERECTILE

Beaucoup de problèmes liés au diabète s’associent pour provoquer la dysfonction érectile.

C'est pourquoi diverses études montrent que 35% à 75% des hommes atteints de diabète peuvent développer un certain degré de dysfonction érectile. Si vous rencontrez des difficultés à obtenir des érections, il peut y avoir un certain nombre de choses qui se passent dans votre corps.
L'oxyde nitrique (NO) est une substance chimique libérée dans la circulation sanguine par la paroi des vaisseaux sanguins. Il agit comme des messagers chimiques qui provoquent la distension des muscles lisses et des artères du pénis et laisser passer le sang.Une glycémie élevée, (qui doit être gérée avec soin, si vous souffrez de diabète) provoque des lésions vasculaires et nerveuses qui affectent de nombreux processus dans le corps. La réponse sexuelle est l'un d'entre eux. Les vaisseaux sanguins endommagés inhibent la libération d'oxyde nitrique. Le résultat de ce manque d'oxyde nitrique dans les vaisseaux sanguins cause leur constriction et une diminution du débit sanguin vers le pénis.

Selon l'Association américaine du diabète, 73% des adultes atteints de diabète ont une pression artérielle élevée ou donc ils doivent être sous anti hypertenseurs. La combinaison de l’hypertension artérielle et le diabète augmentent également les dommages aux vaisseaux sanguins, réduisant ainsi le flux sanguin.


Un taux de cholestérol élevé est également fréquent chez les personnes atteintes de diabète. Le taux de cholestérol LDL, «mauvais» cholestérol, peuvent interférer avec la capacité des vaisseaux sanguins à se dilater. Ce taux élevé de cholestérol entraîne des dépôts de graisse dans les parois des artères. Ces dépôts de graisses réduisent le flux sanguin.

Certains des choix que les hommes atteints de diabète font également alimenter cette «condition parfaite». Le tabagisme, en particulier. Fumer par lui-même réduit le flux sanguin tout au long de l'organisme.
Etre déprimer, ou mal à l’aise peuvent conduire à la dysfonction érectile. Pour la plupart des hommes, la dysfonction érectile est principalement un problème physique, mais l'esprit joue toujours un rôle dans l'excitation sexuelle.

Quand vous êtes diabétique, vous êtes exposer à affronter les problèmes liés à votre fonctionnement sexuel, mais vous pouvez traverser tout ça et garder cette précieuse fonction. En ayant une vie saine et garder contact avec votre médecin, vous pouvez maintenir votre diabète sous contrôle et traiter la dysfonction érectile si elle devient un problème pour vous.
Dyemy Dumerjuste
Source

Hypertension : Tout ce qu'il faut savoir sur cette maladie

Alors qu'un rapport, publié mercredi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), révèle qu'une personne sur trois souffre d'hypertension dans le monde, France-Soir vous dévoile les informations à connaître sur cette maladie silencieuse, à l'origine de près de la moitié des décès causés par une crise cardiaque.
Un simple contrôle de routine permet de dépister l'hypertension artérielle.

Les dernières statistiques, publiées mercredi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), révèlent qu'une personne sur trois souffre d'hypertension dans le monde. Qu'est-ce que l'hypertension? Etes-vous un sujet à risque?France-Soir répond à vos questions.

Qu'est-ce que la tension ?

Tout d'abord, il convient de rappeler que la tension artérielle correspond à la pression du sang dans les artères. Dans l’organisme, les artères jouent le rôle de mères nourricières. Elles conduisent le sang du cœur vers les différents tissus de l’organisme et fournissent ainsi aux cellules l’oxygène indispensable à leur survie. A chaque contraction du cœur, le sang est chassé avec force des cavités cardiaques et propulsé dans ces conduits. Pour remplir leur fonction de manière satisfaisante, ils doivent rester souples et non obstrués.

Quels sont les symptômes de l'hypertension ?

L’hypertension artérielle est très souvent dénuée de symptômes et est découverte à l’occasion de contrôle de routine, d’examens effectués par des médecins du travail, des généralistes ou encore des gynécologues. C’est grâce à cette prise systématique de la tension lors de la consultation que peut être établi le diagnostic. L’absence et la banalité des symptômes (fatigue, maux de têtes, essoufflement…) ne doivent pas faire oublier les possibles conséquences cardiovasculaires très graves : infarctus ou encore attaques cérébrales.

Quelles sont les causes de l'hypertension ?

Dans 90°% des cas, les causes de l'hypertension ne sont pas clairement définies. Certains facteurs sont, néanmoins, à mettre en cause : une mauvaise alimentation, un excès de poids, des causes génétiques, le stress, l'âge, une consommation excessive de sel, l'alcool, ou encore certains médicaments tels que la pilule. Dans les 10% des cas restants, l'hypertension peut être lié à un problème hormonal, la présence de diabète dans le sang, des problèmes rénaux, ou encore une artériosclérose.

Qui sont les sujets à risque ?

Parmi les personnes les plus à même de développer de l'hypertension, les médecins mettent principalement en garde les personnes âgées de plus de 60 ans, les individus ne suivant pas un régime alimentaire sain, les femmes ménopausées, les personnes souffrant de maladies métaboliques comme le diabète, ou en surpoids.

Les conseils recommandés pour éviter l'hypertension

Le corps médical conseille à la population de limiter sa consommation en sel, de privilégier un exercice physique régulier, diminuer le stress, consommer des produits laitiers, limiter voire arrêter entièrement le tabac et l'alcool. Le site internet Creapharma recommande également la pratique du yoga, du Qi Gong ou encore les séances d'acuponcture.

Les traitements existants

En général l'hypertension artérielle est une maladie silencieuse qui ne présente pas de symptômes alarmants ou clairement identifiables. Une fois l'hypertension détectée, la personne va se voir administrée la prise de médicaments anyi-hypertenseurs. Le traitement médical de l’hypertension artérielle comporte aujourd’hui souvent une seule prise par jour, suffisante pour assurer le contrôle de la tension pendant 24 heures. Si ce contrôle est insuffisant, on ajoute un second médicament, parfois sous forme d’une « association fixe » : deux anti-hypertenseurs différents, d’action complémentaire, dans un même comprimé.
Par Damien Helene




jeudi 17 mai 2012

Les cas d'hypertension et de diabète progressent dans le monde

Les cas d'hypertension et de diabete progressent
dans le monde
raindrop/shutterstock.com

Une personne sur trois est atteinte d'hypertension artérielle dans le monde, d'après le rapport annuel des statistiques sanitaires de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), présenté mercredi 16 mai. Ces données révèlent également que 10% des adultes souffrent de diabète dans le monde. Ces deux affections sont à l'origine de décès par accident vasculaire cérébral et cardiopathie, de maladies cardiovasculaires, de cécité et d'insuffisance rénale.
 
"Ce rapport est une nouvelle preuve de l'augmentation spectaculaire des affections qui déclenchent des cardiopathies et d'autres maladies chroniques, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Dans certains pays africains, jusqu'à la moitié de la population adulte souffre d'hypertension", explique le Dr Chan, directrice générale de l'OMS.
Dans ce rapport, l'autorité sanitaire indique toutefois que la généralisation du diagnostic et du traitement a entraîné une baisse de la tension artérielle dans les pays à revenu élevé, alors qu'elle ne cesse d'augmenter sur le continent africain.
D'autres données présentées dans ce document montrent une chute de 47% du nombre de décès maternels dans le monde en vingt ans, passant de 545.000 en 1990 à moins de 290.000 en 2010.



mardi 15 mai 2012

L’AFD dévoile les résultats du 1er baromètre « Les Français et le diabète »

À l’occasion de la 1ère Semaine nationale de prévention du diabète qui se déroulera du 4 au 10 juin prochains, l’Association Française des Diabétiques publie son 1er baromètre « Les Français et le diabète »¹.
Comment le public perçoit-il le diabète ? En connaît-il les causes et les conséquences ? Est-il conscient de sa gravité ?

Gérard Raymond, Président de l’Association Française des Diabétiques dresse un bilan mitigé de cette première prise de tension : « Cette étude conforte nos a priori. Les Français comprennent la maladie
et la craignent sans pour autant en définir les facteurs de risque qui sont pourtant des indicateurs indispensables pour la prévenir. À nous donc d’informer les Français pour freiner cette épidémie silencieuse qui touche, à ce jour, près de 3 millions d’entre eux. »

L’hérédité est reconnue comme facteur de risque de diabète par 39% des Français…

… largement derrière l’hygiène de vie citée par 75% d’entre eux. La maladie est ici diabolisée et le risque héréditaire minimisé. Or, on sait qu’avec un parent diabétique, une personne aura 40% de risque de développer un diabète. Avec deux parents, le risque atteint 70%. Le diabète résulte de deux facteurs de risque majeurs : le facteur génétique et le facteur environnemental.

En connaissant ses prédispositions génétiques au diabète, une personne peut alors freiner, voire empêcher le développement de la maladie en adoptant une bonne hygiène de vie.

45% des Français non-diabétiques pensent pouvoir être touchés par le diabète.

Alors que l’épidémie mondiale ne cesse de se développer, les Français semblent avoir pris conscience de l’ampleur de la maladie. Cependant, 700 000 Français sont des diabétiques qui s’ignorent encore.
La prévention et les connaissances liées aux facteurs de risque deviennent donc des éléments essentiels dans la lutte contre la maladie.

Qu’est ce que le diabète ? « Un taux de sucre dans le sang » pour 29% des Français.

10% des Français l’associent même directement à un dysfonctionnement du pancréas. Cependant, 60% des Français ont encore une idée confuse de la maladie.

Du 4 au 10 juin 2012 : 1ère Semaine nationale de prévention du diabète.

Au programme de cette semaine entièrement dédiée à la prévention sur le facteur de risque héréditaire :
  • www.contrelediabete.fr : un site de prévention sur lequel les internautes pourront tester leur risque de diabète. En fonction des résultats (risque faible, modéré et élevé), ils recevront des préconisations adaptées à leur profil. Mise en ligne fin mai.
  • une campagne affichage, presse, radio et web
  • de nombreuses actions de prévention dans toute la France à l’initiative des bénévoles des 108 associations locales de l’AFD.

Programme complet sur : www.contrelediabete.fr
¹ Étude menée par téléphone par Kantar Health / TNS Sofres sur 1 000 personnes âgées de 30 ans et plus en deux vagues : du 20 au 21 mars et du 27 au 28 mars 2012

Prévention du diabète: les choses à faire et à ne pas faire

Le canton de Vaud lance une campagne de prévention contre le diabète. L'occasion de revenir sur les bonnes et mauvaises habitudes qui peuvent influencer le développement de la maladie.

Comment vivre avec le diabète ?

Le diabète est une maladie souvent héréditaire qui peut se transmettre de génération en génération. Certes elle peut être traitée, mais chez certains sujets et selon le type de diabète, elle peut être aussi mortelle, d’où l’angoisse des personnes atteintes de diabète. Aujourd’hui, nous allons voir comment vivre comme tout le monde en ayant le diabète.

Vivre comme tout le monde, en suivant les bons traitements

Pour qu’une personne atteinte de diabète puisse vivre comme tout le monde, elle devra avant tout toujours suivre son traitement. Dans ce cas, les insulinodépendantes pourront opter pour la pompe à insuline qu’il emmènera toujours avec lui.  Cet outil permet à un diabétique d’oublier sa maladie.

Un diabétique peut il être actif ?

Les diabétiques se posent toujours les questions suivantes: « Puis je vivre normalement ? Puis-je faire du sport ? Puis je conduire ? Puis je travailler normalement ?  … etc.  » La réponse est oui à condition de les faire à intensité modérée, surtout pour les activités physiques. En effet, les activités physiques pas trop intenses sont bénéfiques pour un diabétique.

Un diabétique doit faire du sport

Lorsqu’on est diabétique, on suit toujours un régime alimentaire et on prend des tonnes de médicaments, qu’on a même tendance à oublier le sport. Le sport est très important dans le traitement du diabète mais nous le répétons encore, il faut le faire avec une intensité modérée.

http://assurancesmutuellesante.unblog.fr/2012/05/14/comment-vivre-avec-le-diabete/#

lundi 14 mai 2012

De l'agressivité innée?

À l'occasion de la fête des Mères, nous vous présentons quelques recherches sur la maternité qui ont fait l'objet de discussions cette semaine lors du congrès de l'Association canadienne pour le savoir (ACFAS), à Montréal.
Selon une étude de l'Université d'Ottawa, le diabète...
Selon une étude de l'Université d'Ottawa, le diabète de grossesse et l'hypertension gestationnelle auraient un impact sur la violence des enfants en très bas âge.
Les problèmes de comportement des jeunes enfants pourraient être liés à des complications de grossesse comme l'hypertension et le diabète, selon de nouvelles études de l'Université d'Ottawa.
«Nous pensons que la violence à l'école commence bien avant le primaire, explique Raymond Baillargeon, psychologue à l'Université d'Ottawa. Nous voyons un impact avec le diabète de grossesse dès l'âge de 17 mois. À cet âge-là, l'influence de la télévision est minime. Il faut donc qu'il y ait des facteurs liés au tout début de la vie, ou alors avant la naissance.»
M. Baillargeon a étudié cinq comportements agressifs: se bagarrer, attaquer physiquement les autres, donner des coups de pied aux autres, mordre les autres et donner des coups de poing aux autres. Parmi les enfants qui arboraient les cinq comportements à deux ans et demi, la moitié les avaient déjà à l'âge de 17 mois. En fait, 80% des enfants qui avaient les cinq comportements à l'âge de 17 mois les avaient toujours à trois ans et demi. Le problème touchait cinq fois plus les garçons que les filles, 5% contre 1% à l'âge de 17 mois.
«Nous avons vu une association statistiquement significative avec le diabète de grossesse pour deux des cinq comportements, explique M. Baillargeon. Pour l'hypertension gestationnelle, il n'y a pas eu d'association statistiquement significative, mais ça peut être dû au fait que beaucoup de femmes reçoivent le diagnostic même s'il n'y a pas d'impact clinique sur la grossesse.»
Le chercheur ontarien veut maintenant approfondir ses analyses pour identifier des sous-groupes de diabète et d'hypertension gestationnels plus à risque, et voir si certains facteurs diminuent l'association entre problèmes de comportement et problèmes durant la grossesse.
Mathieu Perreault
La Presse

samedi 12 mai 2012

Les Français connaissent mal les facteurs de risque du diabète

À l’occasion de la première Semaine nationale de la prévention du diabète qui aura lieu du 4 au 10 juin, l’Association française des diabétiques publie son premier baromètre, « Les Français et le diabète ». La population comprend et craint la maladie, mais méconnaît les facteurs de risque. De quelle manière le public voit-il le diabète ? En connaît-il les causes et les conséquences ? Est-il conscient de sa gravité ?
« Cette étude conforte nos a priori, explique Gérard Raymond, président de l’association. Les Français comprennent la maladie et la craignent sans pour autant en définir les facteurs de risque qui sont pourtant des indicateurs indispensables pour la prévenir. » Ainsi 75 % des Français considèrent l’hygiène de vie comme un facteur de risque de diabète, contre seulement 39 % pour l’hérédité. La maladie est donc diabolisée et le risque héréditaire minimisé. Or, avec un parent diabétique, une personne aura 40 % de risque de développer la maladie, et avec deux parents atteints, le risque est de 70 %. Le diabète résulte de deux facteurs de risque, le facteur génétique et environnemental.

Prévention

« Une personne qui connaît ses prédispositions génétiques peut freiner voire empêcher le développement de la maladie en ayant une bonne hygiène de vie », souligne l’association. Pour 57 % des Français, une alimentation trop riche en sucre est la principale cause de diabète ; seulement 19 % évoquent le fait de manger gras.
La première semaine nationale de prévention du diabète sera dédiée à la prévention sur le facteur de risque héréditaire. Selon le baromètre, 45 % des Français non diabétiques pensent pouvoir être touchés par cette pathologie. La population semble avoir pris conscience de l’ampleur de la maladie, cependant, 700 000 Français sont diabétiques et l’ignorent encore.
Enfin pour 29 % des Français le diabète est un taux de sucre dans le sang, 10 % l’associent même directement à un dysfonctionnement du pancréas. Toutefois, 60 % de la population a encore une idée confuse de la maladie. 

CÉCILE RABEUX
http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/les-francais-connaissent-mal-les-facteurs-de-risque-du-diabete

Diabète : vers une approche personnalisée

Le Laboratoire de Médecine expérimentale, Faculté de Médecine coordonne le projet européen BetaBAT visant de nouvelles stratégies de traitement du diabète.

La prévalence mondiale du diabète a atteint 285 millions ; en 2030, elle devrait avoisiner les 435 millions ! Le diabète de type 1 (qui touche 10 à 15% des malades) et le diabète de type 2 (qui concerne 85% des patients) se caractérisent tous deux par une réduction fonctionnelle des cellules bêta pancréatiques, provoquée par une perte progressive de leur fonction et par leur apoptose (mort cellulaire).

On sait que le dysfonctionnement du tissu adipeux brun (TAB) favorise l'obésité et altère le métabolisme des glucides et des lipides ; entraînant in fine une demande fonctionnelle accrue des cellules bêta. " Un échange croisé entre les cellules bêta et le tissu adipeux brun perpétue ou aggrave le dysfonctionnement cellulaire dans le diabète. Cet échange croisé est modulé par le patrimoine génétique des individus à risque. Nous étudions cette question à travers le projet BetaBat ", explique Decio L. Eizirik, directeur du Laboratoire de Médecine expérimentale, Faculté de Médecine et coordinateur du projet européen. Il poursuit : " Le projet BetaBat permettra de réaliser un diagnostic détaillé des organelles affectés (ex : le réticulum endoplasmique, la mitochondrie), basé à la fois sur des études ciblées et sur l'approche de la biologie des systèmes. Ce diagnostic permettra de concevoir des interventions spécifiques destinées à améliorer la capacité des cellules bêta et des adipocytes bruns à reprendre le contrôle homéostatique. A terme, nous espérons ainsi offrir des choix thérapeutiques individuels en contraste avec l'approche conventionnelle du 'une-thérapie-adaptée-àtous' ". Lancé fin 2011 pour 4 ans avec un budget total de 6 millions d'euros, le projet BetaBat réunit autour de l'ULB, coordinateur du projet, dix équipes européennes et américaines.

Cellule Bêta et immunité

Le Laboratoire de Médecine expérimentale - Decio L. Eizirik, Miriam Cnop - vient par ailleurs de marquer une belle avancée dans la pathogenèse du diabète de type 1 : les chercheurs ont identifié et caractérisé par séquençage de l'ARN plus de 15.000 gènes exprimés dans les cellules bêta d'îlots de pancréas humains. Menée avec le soutien de la CE et du JDRF, organisation internationale dédiée à la recherche sur le diabète de type 1, publiée dans la revue PLoS Genetics en mars 2012, cette étude pourrait expliquer pourquoi le système immunitaire attaque spécifiquement les cellules bêta dans le diabète de type 1. " Aujourd'hui, nous comprenons qu'au début de la maladie, un dialogue a lieu entre les cellules bêta et le système immunitaire ; auparavant, nous pensions que les cellules bêta étaient les victimes passives de l'attaque immunitaire ", explique Decio Eizirik. Il y a fort à penser que les gènes liés au diabète de type 1 affectent les fonctions du système immunitaire. En montrant que ces gènes sont exprimés aussi dans les cellules bêta et que leur expression est affectée par des événements qui arrivent en début de maladie, notre recherche renforce l'hypothèse selon laquelle les cellules bêta contribuent à leur propre destruction dans le diabète de type 1. Nous suggérons que les gènes candidats au diabète fonctionnent comme des 'écrivains' pour traduire les 'mots' des cellules bêta dans ce dialogue. " 


 http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69905.htm

vendredi 11 mai 2012

Le diabète et sa descendance à la loupe en France


PARIS (AFP) - 09.05.2012 16:54 - Par Olivier THIBAULT

Une étude originale pour mieux cerner les critères de prédisposition au diabète et mettre en place des actions de prévention plus ciblées a été lancée mercredi en France avec le recrutement de 500 familles "tests"
voir le zoom : Un médecin injecte de l'insuline à un patient diabétiqueUn médecin injecte de l'insuline à un patient diabétique
AFP/Archives - Sajjad Hussain
Une étude originale pour mieux cerner les critères de prédisposition au diabète et mettre en place des actions de prévention plus ciblées a été lancée mercredi en France avec le recrutement de 500 familles "tests".
L'étude Descendance est un "programme unique au monde de collecte d'informations génétiques au sein des familles", focalisé sur le diabète sucré de type 2, forme la plus courante d'une maladie en nette progression (avec une poussée anticipée de 26% du nombre de diabétiques en France d'ici à 2020).
Environ 2,5 millions de personnes, soit 4% de la population adulte française, souffre de diabète de type 2, qui a la particularité d'être une "maladie avant tout familiale", selon le Dr Guillaume Charpentier qui préside le CERITD (Centre d'études et de recherches pour l'intensification du traitement du diabète) et dirige le programme Descendance.
Les spécialistes estiment actuellement que "60% du risque de diabète est d'origine génétique", indique le diabétologue et généticien Philippe Froguel, responsable de l'unité Génomique et maladies métaboliques du CNRS, située à l'Institut Pasteur de Lille.
Mais, dans la plupart des cas, les mécanismes génétiques sont complexes et impliquent plusieurs gènes. Seuls 5% des cas sont des diabètes "monogénétique", avec un seul gène concerné.
Dans la forme "polygénétique" du diabète, les gènes ont un effet cumulatif dans le déclenchement de la maladie: pris séparément un seul de ces gènes n'augmenterait que de 10 à 20% le risque de survenue du diabète.
Le risque pour un enfant, dont un seul des parents est diabétique, de développer la maladie est estimé à 30%. Ce risque est de 60% si les deux parents le sont, selon le Pr Froguel.
L'étude Descendance vise précisément à comprendre pourquoi dans une famille avec un ou même deux parents diabétiques, l'un des enfants développera la maladie et l'autre non, explique le Dr Charpentier, qui dirige le service de diabétologie du Centre hospitalier sud-francilien.
Prévention ciblée
Ce programme doit aboutir d'ici à deux ans et demi à la mise au point d'un "diagnostic génétique de prédisposition au diabète de type 2".
Il s'agit d'identifier dans les familles de parents diabétiques, les enfants qui ont de grandes chances de développer un diabète plus tard alors qu'ils sont encore jeunes et en bonne santé, et de les distinguer de frères ou de soeurs qui, eux, ne courent aucun risque.
Ces personnes à haut risque pourront alors bénéficier de mesures préventives ciblées et sur le long terme, surtout en matière d'habitudes alimentaires et d'hygiène de vie, parfois avec l'apport de médicaments pour prévenir la survenue de la maladie.
"Mettre en place une prévention ciblée est primordial", souligne le Dr Charpentier.
Jusqu'à présent les efforts en la matière, qui ciblaient essentiellement les sujets obèses, voire ceux avec de petites anomalies de la glycémie, ont été "un peu décevants": le suivi a montré que la moitié d'entre eux développaient malgré tout un diabète.
Ces actions préventives s'avèrent "trop tardives", car "il faut agir chez les jeunes gens ou enfants" pour être efficace, explique le Dr Charpentier. Mais, pour ce faire, il faut pouvoir repérer les personnes "hautement prédisposées".
Le programme Descendance prévoit de recruter 500 familles de diabétiques avec, parmi les critères, au moins un enfant non diabétique et âgé de plus de 35 ans.
Un numéro vert (0 800 300 341) a été mis en place. Les participants doivent accepter de remplir un questionnaire et de faire une prise de sang pour l'analyse génétique.
© 2012 AFP

mardi 8 mai 2012

DIABÈTE: Quand la testostérone diminue, le risque de diabète augmente

De faibles niveaux de testostérone met les hommes à risque de développer un diabète, indépendamment de leur pods ou d'un surpoids, selon cette étude de l'Université d'Edimbourg. Ces résultats publiés dans l’édition de mai de la revue Diabetes peuvent contribuer à expliquer pourquoi les hommes plus âgés sont plus à risque de diabète, les niveaux de testostérone chez les hommes déclinant avec l’âge. C’est aussi une étape prometteuse de nouveaux traitements complémentaires du diabète pour les hommes plus âgés.


Les scientifiques constatent que des niveaux diminués de testostérone dans les tissus adipeux sont liés à une résistance à l'insuline, l'hormone qui contrôle les niveaux de sucre dans le sang. La testostérone est présente dans tout le corps et des niveaux faibles de testostérone ont déjà été associés à l'obésité, un facteur de risque reconnu de diabète. La testostérone agit sur les cellules adipeuses par l’intermédiaire des récepteurs des androgènes qui permettent à la testostérone d’activer les gènes liés à l'obésité et au diabète. Cette recherche menée sur des souris, avec une fonction déficiente de la testostérone dans les tissus adipeux, montre que ces souris modèles deviennent plus résistantes à l'insuline, indépendamment de leur poids corporel, que les souris chez qui cette fonction reste active


Le taux de testostérone, un facteur indépendant de diabète de type 2 : Le Dr Kerry McInnes endocrinologue à l'Université de l'Unité d'Edimbourg et co-auteur de l’étude explique : «Nous savions que les hommes avec des niveaux faibles de testostérone sont plus susceptibles de devenir obèses et de développer le diabète Cette étude montre que la baisse de la  testostérone est un facteur de risque de diabète, indépendamment du poids du sujet (et d’une obésité éventuelle). Avec l’âge, les niveaux de testostérone diminuent. Cette baisse, ajoutée à l’augmentation de l'obésité, entraîne la hausse d’incidence du diabète ».



Vers un nouveau traitement : Les chercheurs ont également découvert qu’une protéine, appelée RBP4, joue un rôle crucial dans la régulation de la résistance à l'insuline alors que la testostérone diminue. Chez la souris, ils constatent que les niveaux de RBP4 augmentent lorsque le rôle de la testostérone est contrarié. Ces résultats pourraient mener au développement de nouveaux traitements capables de réguler la production de RBP4 pour réduire le risque de diabète chez les hommes ayant un faible taux de testostérone.
Des essais cliniques chez l’Homme : Les chercheurs vont maintenant vérifier, auprès de patients atteints de diabète de type 2 si les niveaux de testostérone sont bien corrélés avec les niveaux de RBP4. Des travaux supplémentaires sont donc encore nécessaires pour traduire ces premiers résultats en pratique clinique mais cette recherche fondamentale est une première étape importante pour une meilleure prise en charge du diabète, chez les hommes d’un certain âge.  

Des fruits et des légumes contre le diabète


Un rappel important: consommer une grande variété de fruits et de légumes réduirait les risques dediabète de type 2.
C’est le résultat d’une étude, « A Prospective Study of the Association Between Quantity and Variety of Fruit and Vegetable Intake and Incident Type 2 Diabetes« , dirigée par des chercheurs de l’hôpital d’Addenbrooke à Cambridge (Grande-Bretagne), publié début avril dans le très sérieux Diabetes care.
Des fruits et des légumes contre le diabète
Des fruits et des légumes contre le diabète
Les chercheurs ont suivi plus de 3 000 personnes, pendant 11 ans. 3704 adultes, parmi lesquels 653 ont déclenché un diabète de type 2. Ils ont examiné leur consommation hebdomadaire de fruits et légumes de chaque participant. Résultat: les gros consommateurs de fruits et de légumes ont 21% moins de chances de développer un diabète de type 2.
Objectif 16 fruits et légumes par semaine. Les chercheurs insistent sur la variété des fruits et des légumes consommés: les participants adeptes d’une grande variété alimentaire – 16 types différents de fruits et légumes par semaine – ont 40% moins de chance de développer un diabète que ceux qui ne consomment que 8 types différents.
Une alimentation équilibrée est une alimentation… variée!

dimanche 6 mai 2012

Le diabète est difficile à contrôler par médicament chez les adolescents


Quelques années après le diagnostic de diabète de type 2 chez les adolescents obèses, près de la moitié ne contrôlent toujours pas leur glycémie après quelques années malgré le traitement, selon une étude publiée dans New England Journal of Medicine.
Phil Zeitler de l'Université du Colorado et ses collègues ont mené cette étude avec 699 adolescents en surpoids ou obèses ayant récemment reçu un diagnostic de diabète de type 2. Ils recevaient comme traitement le médicament oral Metformine (noms commerciaux : Diabamyl, Glucophage, Stagid…) seul, une combinaison de Metformine et d'Avandia (rosiglitazone, retiré du marché européen en 2010 en raison des risques d'effets secondaires cardiaques), ou la Metformine combinée à une intervention intensive visant des changements de style de vie qui favorisant la perte de poids.

Après 4 ans:
  • 52% des participants qui prenaient la Merformine seule n'avaient pas réussi à contrôler adéquatement leur glycémie pendant au moins 2 ans ou avaient dû avoir recours aux injections d'insuline;
  • 38% de ceux qui prenaient la Metformine et l'Avandia étaient dans le même cas;
  • 46 % de ceux qui prenaient la Metformine et étaient encouragés à faire des changements de mode de vie étaient aussi dans le même cas. Alors que certains adolescents avaient réussi à perdre du poids, ce n'était pas le cas pour la plupart d'entre eux. Par ailleurs, la perte de poids n'était pas associée à un meilleur contrôle de la glycémie.
Dans l'ensemble, 19% des participants ont développé des complications telles que l'hypoglycémie sévère, l'acidocétose diabétique et l'acidose lactique.
Le diabète de type 2 progresse plus rapidement vers des complications chez les jeunes, indique le Pr Zeitler.
Le mieux, soulignent les chercheurs, est vraiment de prévenir le diabète chez enfants et les adolescents.