mardi 31 juillet 2012

SEXE : LES FEMMES DIABÉTIQUES PLUS FRUSTRÉES


Les femmes qui souffrent de diabète seraient plus insatisfaites sexuellement et auraient plus de problèmes sexuels que les autres, révèle une étude américaine.

On le sait, les hommes diabétiques sont plus exposés aux troubles de l’érection. Mais qu’en est-il des femmes ? Une étude de l’université de San Francisco en Californie lève un peu le voile sur la vie intime des femmes souffrant de diabète. "C’est un domaine très peu étudié, surtout chez les femmes plus âgées”, justifie Le Dr Alison Huang, directrice de l’étude dont les conclusions sont parues dans la revue Obstetrics & Gynecology.
Pour en savoir plus, son équipe a enquêté auprès de 2 300 femmes californiennes âgées de 40 à 80 ans. Parmi elles, 6% des femmes interrogées sont traitées à l’insuline. 15 % des sondées sont diabétiques sans bénéficier d’aucun traitement. Le reste du panel n’est pas diabétique.
A l’issue de ce sondage, les scientifiques ont constaté que plus d’un tiers des femmes diabétiques traitées à l’insuline se déclarent "très" insatisfaites ou "modérément" insatisfaites sur le plan sexuel. Chez les diabétiques non traitées à l’insuline, le niveau d’insatisfaction sexuelle est d’une femme sur quatre. C’est plus que chez les non diabétiques, moins d’une femme sur cinq s’estimant insatisfaite sexuellement.
Les femmes sexuellement actives et traitées sous insuline se sont davantage plaintes de problèmes de lubrification et d’orgasme que les femmes non diabétiques. Et les femmes qui présentent des complications liées au diabète comme des maladies cardiaques et des troubles rénaux auraient en moyenne moins d’un rapport sexuel par mois.
Cette différence entre les femmes souffrant de diabète et les autres a persisté quels que soient les paramètres pris en compte : âge, race, statut marital, IMC et traitement de substitution hormonale.
Diabète : la libido n’est pas en cause
Les femmes diabétiques ont-elles moins d’appétit sexuel que les autres ? "Le problème n’est pas que les femmes ne s’intéressent pas au sexe, réfute le Dr Huang au Daily Mail. Les femmes diabétiques ont reconnu avoir plus de problèmes sexuels, tout en montrant le même intérêt pour le sexe que les autres femmes et en rapportant autant de rapports sexuels que les autres".
L’étude n’apporte pas d’explication sur ces problèmes sexuels. Chez la femme, les difficultés sexuelles ne semblent pas liées à des problèmes de circulation sanguine comme chez les hommes diabétiques.
Chez les femmes, le problème pourrait être plus global. Le diabète et ses complications éventuelles(surpoids, hypertension,…) pourraient peser comme un fardeau et constituer un frein à une sexualité épanouie.
Autre hypothèse, un fort taux de sucre dans le sang est nocif pour les nerfs et cela peut influer négativement sur le plaisir sexuel.
Suivre un régime et pratiquer du sport régulièrement peuvent être une solution pour limiter ce risque de complication et prévenir le développement de problèmes sexuels, conclut l’étude.
Auteur : Emilie Cailleau


Des chercheurs ont réussi à prévenir l’apparition du diabète de type 1 chez des souris


Grâce à la thérapie cellulaire, des chercheurs suédois de l’Institut Karolinska ont réussi à prévenir l’apparition du diabète de type 1 chez des souris génétiquement susceptibles de développer la maladie.

Les causes du diabète de type 1 sont encore inconnues, mais on sait qu’il se traduit par la destruction des cellules du pancréas qui produisent l’insuline (les cellules bêta). Cela aboutit à une déficience de production de cette insuline, essentielle à la régulation du sucre dans le sang. D’où la nécessité de prendre régulièrement de l’insuline. Cette forme de diabète est ainsi appelée insulinodépendante. 
Le diabète de type 1 est souvent diagnostiqué dès l’enfance ou l’adolescence, quand le stock de cellule bêta devient trop faible, et que les premiers signes cliniques de la maladie apparaissent.
Les chercheurs sont parvenus à arrêter la destruction des cellules bêta, juste avant l’apparition clinique du diabète. Ils ont pour cela injecté dans la moelle osseuse des  cellules macrophages de souris. Il s’agit de cellules immunitaires qui jouent habituellement un rôle dans la destruction des cellules bêta, mais dont des études avaient déjà démontré qu’elles peuvent au contraire, dans certaines circonstances, jouer un rôle protecteur.
Selon Robert Harris, chercheur au Département de Neurosciences cliniques de l’Institut Karolinska, "la thérapie cellulaire a commencé seulement deux semaines avant que les souris ne développent un diabète clinique. A ce stade, il reste peu de cellules bêta dans le pancréas. Pourtant, nous avons réussi à les protéger et les souris n'ont jamais développé de diabète. Un tel succès à un stade avancé n'a jamais été signalé auparavant et représente un résultat significatif de notre étude."
Seulement 25% des souris traitées ont développé un diabète de type 1, contre 83% des souris d’un groupe de contrôle. A terme, cette étude représente un espoir pour la prévention de cette maladie.

Le diabète non traité accroît le risque de perte auditive


La recherche montre que si le diabète n'est pas maîtrisé chez les femmes, elles sont plus exposées à développer un degré plus élevé de perte auditive.

Les taux de glycémie peuvent être modifiés avec des médicaments et un régime alimentaire contrôlé, si un diabète vous a été diagnostiqué. L'absence de traitement peut conduire à un risque plus élevé de subir une perte auditive. Ce sont les résultats d'une étude menée par le Dr Derek J. Handzo du ministère de la Otolaryngology-Head & Neck Surgery, Detroit, Etats-Unis.
Grâce à la recherche présentée à Miami Beach au Triological Society’s Combined Sections Meeting, le Dr Derek J. Handzo a constaté que les femmes diabétiques âgés de 60 à 75 ans sont exposées à une déficience auditive si leur glycémie n’est pas traitée. Cependant, les femmes qui ont surveillé leur taux de glucose dans le sang ont montré des niveaux auditifs similaires aux femmes non-diabétiques du même âge.
"Un certain degré de perte auditive est une partie normale du processus de vieillissement pour nous tous», a déclaré le Dr Derek J. Handzo, "mais il est souvent accéléré chez les patients atteints de diabète, surtout si leurs niveaux de glucose dans le sang ne sont pas contrôlés par des médicaments et l'alimentation. "

Les dossiers médicaux ont montré des résultats

Ceux atteints de diabète ont été classés selon que leur situation était bien ou mal contrôlée. La mesure a été effectuée selon les directives officielles de l'American Diabetes Association pour les niveaux sanguins.
En se concentrant sur la fréquence avec laquelle les gens ont tendance à parler et sur les hautes fréquences utilisées par la musique et par les alarmes, l'équipe de recherche a constaté que les femmes diabétiques dont la glycémie est mal contrôlée étaient susceptibles d'éprouver un degré plus grand de perte auditive que tout autre groupe participant à l'étude.
Dr Derek J. Handzo poursuit ses recherches à l'hôpital Henry Ford à Detroit, aux Etats-Unis. Là, son équipe a examiné les dossiers de 990 personnes qui avaient effectués des audiogrammes à l'hôpital. Les patients ont été divisés en groupes selon le sexe, l'âge et s’ils ont eu ou non le diabète.