lundi 30 avril 2012

Comment se manifeste la néphropathie diabétique?

Il est important de bien s'informer pour dépister précocement les symptômes d'insuffisance rénale, car si celle-ci devait survenir, une attitude adéquate pourrait ralentir la progression vers l'urémie (présence d'urée dans le sang).
Les reins sont des organes en forme de haricots qui se trouvent dans le bas du dos. Ils servent à nettoyer le sang des déchets que produit notre organisme, à maintenir un état normal d'hydratation et à sécréter certaines hormones. Lorsqu'ils sont incapables de remplir leur tâche, on peut voir apparaître différents symptômes, comme de la fatigue, de l'enflure (oedème), des pertes de protéines dans les urines (protéinurie), le besoin d'uriner la nuit, de l'hypertension ou encore de l'anémie.
Le diabète représente une cause importante d'insuffisance rénale. On parle alors de néphropathie diabétique. On sait que jusqu'à 35% des diabétiques insulinodépendants (type I ou juvénile) auront un certain degré d'atteinte rénale alors que 15 à 20% des diabétiques non insulinodépendants (type II) seront touchés. Plusieurs mécanismes provoquent des modifications de la structure des reins et des vaisseaux au cours des années. Il semble que l'hyperglycémie soit un de ces facteurs, tout comme d'autres facteurs de risque tels la susceptibilité familiale, l'hypertension artérielle et le tabagisme.

dimanche 29 avril 2012

La maladie du «sucre» et du siècle

● Véritable phénomène de santé publique, le diabète est certainement la maladie du siècle et concerne 10 % de la population au Maroc. 
● Sujet d’actualité, Plus de 300 experts en diabétologie venus de différents pays ont échangé, samedi à Marrakech, sur les meilleurs moyens de traitement et de prise en charge des patients souffrant de diabète.

#Au Maroc, seuls 41 % de la population sont conscients des causes et des risques du diabète.
«Il appartient à ces pays de déployer des efforts énormes pour la promotion de la sensibilisation et l’amélioration de la prise en charge des patients, et ce, dans l’optique d’atténuer les effets néfastes de cette maladie et d’éviter ses complications, en l’occurrence les maladies cardio-vasculaires et les maladies ophtalmologiques », prévient le professeur Chraïbi lors de la rencontre internationale samedi dernier à Marrakech. Une rencontre qui a mis l’accent sur la faiblesse de la prise de conscience au sein de la population, des risques, causes et complications du diabète. Au Maroc, pas plus de 41 % de la population est consciente des causes et des risques du diabète. Le taux de personnes atteintes de diabète et dont l’âge dépasse 20 ans se chiffre à 6,6 % et il existe quelque 1,5 million d’individus souffrant de cette maladie au Maroc, dont la moitié n’en est même pas consciente, selon une étude. Une prise de conscience de cette maladie qui ronge le corps sans prévenir s’impose.
En effet, le diabète est une maladie chronique incurable causée par une carence ou un défaut d’utilisation de l’insuline, entraînant un excès de sucre dans le sang. Produite par le pancréas, l’insuline est une hormone qui permet au glucose (sucre) contenu dans les aliments d’être utilisé par les cellules du corps humain. Les cellules disposent de toute cette énergie dont elles ont besoin pour fonctionner. Si l’insuline est insuffisante ou si elle ne remplit pas son rôle adéquatement, comme c’est le cas dans le diabète, le glucose (sucre) ne peut pas servir de carburant aux cellules.
Il s’accumule alors dans le sang et est ensuite déversé dans l’urine. À la longue, l’hyperglycémie provoquée par la présence excessive de glucose dans le sang entraîne certaines complications, notamment au niveau des yeux, des reins, des nerfs, du cœur et des vaisseaux sanguins. Le nombre de personnes atteintes de diabète est en progression constante et on attribue cette tendance au mode de vie « occidental », qui est associé à la sédentarité et à l’obésité, ainsi qu’au vieillissement de la population. Si le diabète de type 1 est génétique et ne peut pas être prévenu, le diabète de type 2 peut être évité.
Le diabète résulte de la combinaison de facteurs génétiques et environnementaux, ainsi que de facteurs liés au mode de vie. En général, chaque personne porte un bagage héréditaire qui la prédispose à souffrir de diabète ou au contraire la protège. Les chercheurs connaissent aujourd’hui plusieurs gènes qui rendent un individu à risque de développer un diabète de type 2.
Chez les personnes génétiquement prédisposées à la maladie, c’est généralement le surpoids et particulièrement l’accumulation de gras dans les organes de l’abdomen qui entraînent une résistance à l’insuline, le premier pas vers le diabète de type 2. Initialement, pour compenser la résistance à l’insuline, le pancréas se met à produire davantage d’insuline. Cependant, avec le temps, le pancréas s’épuise et la sécrétion d’insuline diminue. Il y a donc un manque relatif d’insuline et la glycémie reste alors élevée de façon continue. Comme le diabète de type 2 s’accompagne rarement de symptômes à ses débuts, on le découvre souvent de façon fortuite au cours d’un examen médical de routine.
Des tests de glycémie permettent de le détecter : un test de glycémie à jeun ou au hasard et, parfois, un test d’hyperglycémie provoquée. Ce dernier test consiste en une lecture de la glycémie 2 heures après avoir ingéré un jus sucré contenant 75 g de glucose. Souvent, la glycémie à jeun s’élève progressivement au fil des années et passe d’un taux normal à un état intermédiaire de prédiabète, puis au seuil diabétique.
La glycémie peut être mesurée par une prise de sang ou estimée grâce à un lecteur de glycémie (glucomètre), qui permet d’analyser la glycémie sur une goutte de sang prélevée au bout du doigt. Même si les résultats sont normaux, il est habituellement recommandé de passer les examens à intervalles réguliers afin de dépister la maladie le plus tôt possible.

samedi 28 avril 2012

Diabète : au lieu de vous brimer, mangez varié et équilibré !


 



Les diabétiques le savent bien : leurs choix nutritionnels font partie intégrante de leur prise en charge. Seulement parfois, faute de temps de moyens ou… d’envie, il est plus difficile de se préparer un repas complet et équilibré. Voici quelques astuces pour se composer chaque jour, une « assiette santé ». 
Pas le temps de cuisiner ?
Entre activité professionnelle et vie de famille, il reste parfois peu de temps pour la préparation des repas. Pour autant, ne dépendez pas des plats tout prêts. Ils sont bien souvent, trop gras et trop salés. Pour limiter le temps que vous passerez en cuisine :
- Choisissez des recettes composées de 4 à 5 ingrédients au maximum. Vous gagnerez en temps de préparation et de cuisson ;
- Optez pour des préparations de base, faciles à réaliser : des salades, des soupes…
- Diversifiez vos méthodes de cuisson : les mêmes légumes préparés en gratin, sautés ou à la vapeur auront ainsi des saveurs différentes.
Votre budget alimentaire est limité ?
Il est toujours possible de faire rimer budget serré et alimentation équilibrée.
- Préparez votre liste de courses : avant de partir au supermarché, évaluez les quantités dont vous aurez besoin pour la semaine. Cela vous permettra de ne pas gâcher la nourriture. En cas de surplus, pensez à la « solution congélation. » ;
- Optez pour des fruits et légumes de saison, et comparez les prix entre les enseignes ;
- Préférez des aliments non-transformés : fruits, légumes, laitages, œufs…
Manger moins sucré et moins gras, c’est facile !
Ce n’est pas parce que vous êtes diabétique que le sucre doit être banni de votre alimentation. Il peut occasionnellement s’inviter à votre table, après un repas équilibré.
- Au lieu d’un fruit au dessert, accordez-vous par exemple, un carré de chocolat avec votre café, ou un sorbet en été ;
- Mangez une crème dessert aromatisée à la vanille ou au chocolat. Elle remplacera un laitage et un fruit ;
- Si vous craquez pour une tarte aux fruits, ne prenez pas aussi des féculents et un fruit.
Les graisses en revanche, se révèlent plus sournoises et donc plus difficiles à traquer. Pas moins de 50% des graisses que nous absorbons en effet, sont dites « cachées ». Au quotidien :
- Limitez la consommation de produits qui en sont riches comme le beurre, la crème fraîche, le fromage, la charcuterie…
- Préférez des modes de cuisson qui limiteront le besoin de matières grasses ajoutées ;
- Si vraiment vous ne pouvez vous en passer, choisissez de préférence des graisses d’origine végétale ;
- Privilégiez les poissons gras et les autres produits de la mer, au moins une fois par semaine.
Convenez que ce ne sont pas là, des principes bien compliqués… Combinez cela avec une bonne hygiène de vie, une activité sportive modérée mais régulière et un suivi médical adapté et une surveillance de votre glycémie. Pour ce faire, vous pourrez recourir à un lecteur spécialisé. Vous disposerez ainsi de toutes les armes pour lutter contre votre diabète. Et à la moindre question, demandez conseil à votre médecin.


Source : Association française des Diabétiques – 17 Avril 2012