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samedi 6 octobre 2012

Diabète en Algérie : 10 % de la population souffre de cette pathologie



PUBLIE LE : 04-10-2012 | 0:00
Le président de l'association des diabétiques de la wilaya d'Alger a appelé à ce que ces personnes doivent disposer d'un numéro de Sécurité sociale ou d'une carte de gratuité des médicaments.

Le président de l'association des diabétiques de la wilaya d'Alger a appelé à ce que ces personnes doivent disposer d'un numéro de Sécurité sociale ou d'une carte de gratuité des médicaments.
« 10% de la population est atteinte de diabète, et de nombreux diabétiques ne sont pas inscrits à la Caisse nationale d'assurance sociale (CNAS). » C’est ce qu’a tenu a expliqué hier, à Alger, M. Ouhada Faycal président de l'Association des diabétiques de la wilaya d'Alger lors de sa rencontre avec  le Pr  Morsi Arab, représentant de la fédération internationale du diabète pour la région du moyen Orient et Afrique du nord. Lors de son intervention, M. Ouhada a indiqué que « le taux des malades en Algérie, ne cesse d’augmenter, ce qui nécessitera une couverture sociale pour tous les malades afin de connaître le nombre exact des malades ». Et d’ajouter : « Le problème qui se pose est celui des malades non assurés. La couverture sociale est très importante, pour un malade du diabète. Nous, au niveau de notre association, on fait tout notre possible afin d'assurer le traitement du diabète, tel que la fourniture de seringues, stylos, glucomètres et autres appareils. Rien qu’au  niveau de la wilaya d’Alger, notre association a compté plus de 30.000 diabétiques ». Le président de l'association des diabétiques de la wilaya d'Alger a appelé à ce que ces personnes doivent disposer d'un numéro de Sécurité sociale ou d'une carte de gratuité des médicaments. M. Ouhada a lancé un appel aux citoyens afin d’effectuer des analyses de dépistage, rapide, de cette pathologie, pour éviter ses complications et réduire ses risques. Je mets en garde les parents contre les dangers de la consommation, excessive, par les enfants, d'aliments malsains et la restauration rapide, souvent à l'origine du diabète. « Les moyens de l’association sont limités, on aimerait donner plus et faire plus pour nos malades, surtout les jeunes, qui sont de plus en plus nombreux, dans notre association», a-t-il déclaré. Le conférencier a évoqué le problème des structures sanitaires publiques et privées, qui ne jouent pas leur rôle et qui ne pensent qu’au gagne pain rapide, sans se soucier de la santé du malade. Il a justifié ses dires en donnant l’exemple de la prise en charge du pied diabétique qui selon lui, constitue une des soucis majeurs des malades. « Aucune structure sanitaire n’accepte cette complication, qui a des coûts d’hospitalisation exorbitants. Dans ce sens, j’estime qu’il est nécessaire de mettre en place des politiques de prise en charge, adaptées aux réalités nationales et penser à ouvrir des services qui traitent le pied diabétique dans chaque hôpital», a souligné M. Ouhada. De son côté, le Pr Morsi Arab, représentant de la fédération internationale du diabète pour la région du moyen Orient et Afrique du nord a déclaré que « le taux des diabétique dans le monde est de 6,6 % dans le monde et de 9 % dans la région de MENA, soit 26 millions de la population ». Il a estimé qu’« à l’horizon 2030 le taux des malades dans cette région connaitra une augmentation considérable soit 51 millions de personnes seront atteintes ».
Wassila Benhamed