dimanche 25 décembre 2016

Coca-Cola, le géant du sucré qui finance la santé !

Ecrit par Bérengère Condemine le 20.12.2016

FoodWatch, une organisation politique révèle les projets et organismes subventionnés par la marque de sodas Coca-Cola. Elle s’avère bien longue. Des résultats surprenants, en vue des problèmes de santé véhiculés par les édulcorants contenus dans les produits.


CC Wikimédia
 
Les données de plusieurs études le prouvent, les sodas, représentent une progression du taux de surpoids de 30 %, concernant l’obésité de 13 % chez les adultes en France, en plus d’augmenter les risques de diabètes. 

Les sodas sont le résultat de nombreux décès en France chaque année. Le diabète tue plus de 10 000 personnes par an dans notre pays, il est responsable d’environ 8 000 amputations de membres inférieurs. Et ce n’est pas fini, car c’est aussi 17 000 AVC (accident vasculaire cérébral), et 11 000 infarctus du myocarde chaque année. En rajoutant, qu’ils sont l’une des principales causes de cécité et d’insuffisance rénale. 

Les sodas c’est mal, mais qu’en est-il des versions light, zéro, life ? Ces derniers n’ont aucun bénéfice selon les diabétiques. C’est en effet ce que prouvent les rapports de 2011, et 2015, réalisés par l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anses), sur « l’intérêt des édulcorants du light ». 

Les rapports montrent que « les édulcorants n’ont pas de bénéfices sur le contrôle glycérique des personnes diabétiques ». De plus, consommé régulièrement, il peut y avoir des risques, selon un autre rapport en 2013, de l’Inserm, qui explique après une étude sur 66 000 femmes, que le risque de diabète de type 2 est plus élevé avec une consommation de boissons lights face aux boissons « sucrées normales ».

Coca-Cola a pourtant subventionné pour 7 millions d’euros des organismes. Il est alors étonnant d’apprendre que l’Institut Pasteur de Lille a bénéficié de 22 500 euros entre 2013 et 2015 « pour des communications scientifiques », avec le chef de service de nutrition de l’Institut soutenant lors de débats sponsorisés par la marque les édulcorants. 

La liste est longue, le Centre National pour le Développement du Sport (CNDS) qui lutte contre l’obésité des jeunes a bénéficié 1 118 926 euros en donation. Tout comme l’Institut européen d’Expertise en physiologie, le Dietecom, l’Association française des diététiciens nutritionnels, etc.. Des experts en santé, financé ou valorisant des produits qui l’impactent, cela relève du paradoxe ! 

Sources : FOODWATCH