mercredi 1 octobre 2014

Production des premières insulines humaines en Algérie en 2015

Peter Ulvskjold, Président-Directeur Général de Novo Nordisk Algérie.


Par : Nissa HAMMADI   Samedi, 20 Septembre 2014 09:50

 Liberté : Dans quelles proportions les nouveaux produits que compte mettre Novo Nordisk sur le marché algérien vont améliorer la qualité de vie des diabétiques ?
Peter Ulvskjold : Leader mondial dans le diabète actuellement, Novo Nordisk a, dans son portefeuille, des molécules innovantes dont un analogue du GLP1 ; nouvelle  classe thérapeutique et de nouvelles insulines qui ont l’avantage de traiter les patients plus efficacement, avec moins d’effets secondaires, comme l’hypoglycémie. Ces molécules devraient prochainement être commercialisées en Algérie, permettant ainsi aux patients d’améliorer leur qualité de vie.

Avez-vous reçu l’autorisation de mise sur le marché de toutes ces nouvelles molécules ?

À l’heure actuelle, Victoza analogue du GLP1 a reçu une autorisation de mise sur le marché algérien, mais son remboursement est en cours de négociation. En attendant, les militaires et leur famille peuvent bénéficier du produit gratuitement.

Vous avez conclu avec le groupe Saidal un partenariat pour le lancement d’une usine de production d’insuline à Constantine. Où en sont les choses ? 

Novo Nordisk devrait produire les premières insulines humaines en Algérie, en 2015. Par la suite, il est prévu de produire l’ensemble de la gamme des insulines de Novo Nordisk (insulines modernes) une fois que nous serons assurés que celles-ci ont atteint la meilleure référence en termes de qualité. Les insulines sont des produits biologiques dont la fabrication nécessite un savoir-faire très élevé.  

On ne connaît pas l’estimation exacte de la prévalence du diabète en Algérie. Cela déteint-il sur la détermination de la politique de prise en charge ?
Selon la Fédération internationale du diabète, la prévalence en Algérie est de 1,6 million. Cependant, il est extrêmement difficile d’avoir une estimation précise de cette prévalence, sachant que 50% des diabétiques ne sont pas diagnostiqués dans le monde. Ce qui retarde leur prise en charge thérapeutique et, par ricochet, entraîne des complications qui peuvent s’avérer désastreuses. C’est pourquoi nombre de pays sont en train de mettre en place des programmes visant à mieux cerner le fléau du diabète.

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