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jeudi 30 octobre 2014

Le diabète

L’Organisation Mondiale de la Santé a estimé qu’en 2012, plus de 346 millions de personnes étaient atteintes de diabète dans le monde, et ce nombre devrait plus que doubler d’ici à 2030 si rien n’est fait.1 Cette maladie est responsable de 4,6 millions de décès chaque année. La prévalence mondiale moyenne du diabète est d’environ 10 %, mais il est important de noter que certains des pays les plus peuplés du monde ont les taux de diabétiques les plus élevés. Ainsi la fréquence du diabète est-elle la plus élevée par exemple en Inde et en Chine et, selon des projections, les cas de diabète vont grimper à plus de 121 millions dans ces pays d’ici à 2030. Le diabète figure parmi les dix principales causes d’infirmité et entraîne des complications telles que la cécité et les amputations des membres inférieurs. Ces chiffres alarmants se traduisent par des dépenses mondiales de plus de 465 milliards de dollars affectés au traitement du diabète.2
On estime qu’environ la moitié des cas de diabète n’est pas diagnostiquée, ce qui risque d’accroître le risque de complications et leur gravité. Bien que de grands progrès aient été réalisés dans la gestion et le traitement du diabète, cette pathologie demeure une cause majeure de morbidité associée à une maladie, et peut entraîner des maladies cardiovasculaires, la cécité et une défaillance rénale.

e diabète de type 2 représente presque 90 % des cas de diabète .3 Le diabète de type 2 (non insulinodépendant ou diabète de l’adulte) est caractérisé par une résistance à l’insuline et un manque relatif d’insuline. Souvent il reste non diagnostiqué pendant plusieurs années et peut être diagnostiqué incidemment, via des complications apparentées ou des résultats anormaux des analyses de sang et de glucose dans les urines.
Des mesures simples dans le style de vie se sont avérées prévenir ou retarder l’apparition du diabète de type 2. Dans la prévention du diabète, parvenir à un poids corporel sain et le maintenir, joue un rôle critique. Afin de prévenir le diabète, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande que les personnes : 1) parviennent à un poids corporel sain et le maintiennent ; 2) fassent de l’exercice physique pendant au moins 30 minutes, sous une forme régulière et d’un niveau d’intensité modéré presque tous les jours ; 3) aient une alimentation saine composée de trois à cinq rations de fruits et légumes par jour ; 4) réduisent leurs prises de sucre et d’acide gras saturés, et 5) évitent de consommer du tabac car la tabagie accroît le risque de maladies cardiovasculaires.4

Stévia – Une solution douce pour les diabétiques

La stévia est une option édulcorante d’origine naturelle destinée aux adultes et enfants diabétiques, afin qu’ils savourent la douceur du goût tout en gérant les hydrates de carbone.5 La stévia est naturellement exempte de calories, ce qui lui permet de remplacer les calories sucrées des hydrates de carbone dans les régimes alimentaires de ces adultes et enfants diabétiques. La stévia est parfois utilisée avec d’autres édulcorants naturels comme le sucre ou dans des aliments et boissons contenant des hydrates de carbone, de sorte qu’il est important de vérifier les listes d’ingrédients sur les étiquettes des produits.
Elle constitue aussi une bonne option pour les personnes qui, parmi l’ensemble de la population, souhaitent réduire leur prise de calories mais continuer de profiter de la douceur du goût. La stévia figure dans des milliers de produits alimentaires et boissons partout dans le monde, dont les thés, boissons non alcoolisées, les jus, yaourts, le lait de soja, les produits de boulangerie / pâtisserie, les céréales, les assaisonnements pour salades, les confiseries et comme édulcorant de table.

Comment les diabétiques se nourrissent en pratique

Le GSI s’est entretenu avec Robyn Webb, auteure d’un livre de cuisine primé et enseignante qui détient une expérience approfondie sur la nutrition du diabétique et la mise au point de recettes. Robyn partage ses connaissances par le biais de recettes conçues pour réduire les taux de sucre et d’hydrates de carbone dans nos aliments réconfortants préférés.
1. Les diabétiques peuvent-ils savourer un dessert ?
Webb : Oui. J’ai mis au point des desserts gourmands pour diabétiques : un pudding au chocolat, un cake au chocolat et même un cheesecake. J’utilise la stévia dans presque toutes les recettes de desserts et elle est utilisable aussi pour donner du goût aux sauces et aux mets savoureux. Mon Apple Pan Dowdy, dessert composé de biscuit cuit au four et de pomme épicée, est l’une de mes recettes préférées. Mon mélange de biscuit et d’épices utilise la stévia et le réduit de 200 calories ou plus par portion. Voir la vidéo de Robyn sur la façon dont elle prépare l’Apple Pan Dowdy
2. En quoi la stévia diffère-t-elle d’autres édulcorants sûrs eux aussi pour les diabétiques ?
Webb : Ce que la stévia a de fabuleux, c’est qu’elle vous permet de réduire la prise de sucre et d’hydrates de carbone d’une manière naturelle. Pour les diabétiques, l’objectif est de supprimer intégralement les hydrates de carbone. Jusqu’à présent, les édulcorants artificiels zéro calorie ont constitué les seules alternatives sur la plupart des rayons d’épicerie, mais leur polyvalence est limitée. Je me suis rendu compte que la stévia, par son goût et sa structure, se prête mieux à la pâtisserie contrairement à la plupart des édulcorants artificiels, ce qui en fait la meilleure alternative au sucre dans un bon nombre de mes recettes.
3. Quelle a été votre expérience jusqu’à présent, avec la stévia et vos clients l’utilisant dans la cuisine ? Webb : Aujourd’hui, les gens veulent savoir d’où vient la nourriture et comment elle est produite. Je constate cela en particulier dans les familles à la recherche d’options plus naturelles pour l’alimentation de leurs enfants. Le terme « naturel » peut être utilisé abusivement dans l’industrie alimentaire, mais les gens peuvent voir de quoi la stévia est dérivée, comment on fait pousser sa plante, et découvrir son histoire et sa fiabilité. C’est ce qui rend la stévia aussi intéressante pour beaucoup de gens cependant, cet ingrédient n’est rien de nouveau.
Outre son origine naturelle, la popularité de la stévia est due à une prise de conscience croissante des états de santé et des maladies liées à l’alimentation. Ces états et maladies sont d’une manière ou d’une autre liés au contrôle des calories, et autant les gens que les producteurs alimentaires sont à la recherche de solutions.
4. Comment recommandez-vous que les clients utilisent la stévia dans une alimentation saine ?
Webb : Lorsque le diabète a été diagnostiqué chez des patients, ils pensent qu’ils doivent limiter intégralement leur alimentation. Pour la plupart, renoncer complètement aux mets sucrés est une entreprise vouée à l’échec ; les privations ne doivent pas nécessairement figurer dans le diagnostic. Oui, il vous faut réduire les mets sucrés, mais avec des alternatives comme la stévia, vous pouvez conserver le plaisir du goût tout en vous nourrissant sainement.
Je recommande aux gens d’essayer d’abord les aliments et boissons édulcorés à la stévia, ou d’essayer les comprimés de stévia en distributeur sur table pour édulcorer leur café ou leur thé. Les pâtisseries sont faciles à faire mais, comme avec tout ingrédient alternatif, il vous faudrait avoir une bonne recette qui tienne compte des différences entre ingrédients. La stévia se marie bien aussi avec le sucre et il m’arrive souvent de les utiliser tous les deux dans des recettes pour réduire le sucre sans complètement le supprimer.
5. Comment développez-vous ces recettes saines pour vos livres de cuisine et vos clients ?
Webb : Première des choses : il faut que la nourriture ait bon goût. Une recette réussie, c’est celle les gens voudront recommencer. Il faut que la recette présente bien et qu’elle soit facile. Je tiens aussi compte des coûts et des tendances alimentaires actuelles pour que les gens puissent utiliser les recettes de restaurants ou d’émissions de cuisine. Développer des recettes saines ne consiste pas simplement à remplacer des blancs d’œufs ou un ingrédient ; il s’agit aussi de combiner des ingrédients naturels et de bonne qualité. Inutile de chercher à supprimer chaque calorie ou hydrate de carbone ; ce qui importe, c’est d’utiliser intelligemment un ingrédient.
6. Quelles sont les principales préoccupations nutritionnelles de vos patients et clients ?
Webb : Les gens souhaitent toujours recevoir plus d’information sur les aliments et les ingrédients et, de fait, il y a une telle avalanche d’informations disponibles qu’il peut s’avérer difficile de savoir à quelles sources faire confiance. La stévia s’utilise depuis un grand nombre d’années mais les gens ont besoin de sources crédibles sur elle et de savoir comment l’utiliser pour favoriser une nutrition saine.
Références
1. World Health Organization (WHO) Diabetes Programme http://www.who.int/diabetes/en/ Accessed online October 2012
2. WHO Global Status Report on NCDs 2012, Chapter 1 – Burden: mortality, morbidity and risk factors, Accessed online October 2012 via http://www.who.int/nmh/publications/en/index.html
3. International Diabetes Federation, Types of Diabetes: Type 2 http://www.idf.org/types-diabetes Accessed online October 2012
4. WHO Recommendations for Prevention of Type 2 Diabetes, http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs312/en/ Accessed online October 2012
5. Scientific Opinion on the safety of steviol glycosides for the proposed uses as a food additive, European Food Safety Authority, 14 April 2010 http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/1537.htm Accessed online October 2012

http://globalsteviainstitute.com/sinformer/nutrition-et-sante/le-diabete/