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jeudi 30 octobre 2014

Diabète, mal chronique, encore méconnu

Une exposition ira à Marche, Athus et Bastogne en novembre pour sensibiliser tout le monde au diabète.

Infirmière, diététicienne, diabétologue et coordinateur de cette exposition.
Infirmière, diététicienne, diabétologue et coordinateur de cette exposition.
En province de Luxembourg, il existe sept maisons du diabète: à BarvauxMarcheBastogneBièvreLibramontTintigny et Athus.
Elles proposent une approche pluridisciplinaire de la maladie grâce à la présence hebdomadaire d’une infirmière spécialisée en diabétologie et d’une diététicienne.
Une exposition itinérante fera halte à Marche-en-Famenne, Athus et Bastogne durant le mois de novembre pour informer. Panneaux didactiques, mesure des taux, découverte du trajet de soin et test de connaissance en diététique sont au programme.
Des outils sous-utilisés
Même si les maisons du diabète sont des relais importants quant à la prise en charge des malades atteints de cette maladie, le diabétologue arlonais Éric Weberestime que ces outils sont encore sous-utilisés. «Nous avons une chance unique en Luxembourg de pouvoir disposer de sept maisons. Elles constituent non seulement des outils d’information, mais aussi une prise en charge complète des malades.
Leur rôle de prévention est également très important afin d’éviter de futures complications beaucoup plus graves», avance-t-il.
Vinciane Collard, infirmière en diabétologie et instigatrice tenace de la création de ces maisons du diabète dans la province, souhaiterait ne pas s’arrêter en si bon chemin. «Raison pour laquelle nous avons mis sur pied cette exposition ‘Le diabète d’hier à aujourd’hui. Certes depuis quelques années, des progrès énormes ont été réalisés tant en ce qui concerne le matériel de soin que la prise en charge des malades. Mais souvent, à coups d’annonces, on promet des innovations qui se révèlent finalement insuffisantes pour une véritable avancée dans ce domaine»,reconnaît-elle.
Quatre axes du projet
L’exposition s’articule autour de quatre objectifs précis: positiver la maladie en retraçant l’évolution de sa prise en charge sur différents panneaux, sensibiliser les personnes diabétiques sur le dosage glycémique, mener une action dans le cadre de la journée mondiale du diabète du 14 novembre et faire le point sur les maisons du diabète.
Au niveau pratique, une table d’exposition permet de voir les progrès qui ont été réalisés notamment dans le matériel mis à disposition des diabétiques de type 2 pour pouvoir se soigner.
Des premières seringues impressionnantes de par leur taille et leur matériau en passant par les pompes et les autopiqueurs, l’évolution est révélatrice des progrès réalisés.
Parmi les dix-neuf panneaux didactiques, on retrouve un grand nombre d’informations concernant l’historique de la maladie, son évolution chiffrée, l’aspect diététique ou encore les perspectives d’avenir. Et dans ce domaine, le financement des maisons du diabète reste toujours aléatoire.
«Ce projet part de la base en prenant en charge les malades dans un contexte multidisciplinaire. Ceci mérite une continuité dans le financement de nos structures», plaide Vinciane Collard.
http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20141026_00549466