jeudi 30 octobre 2014

Diabète de types 1 et 2 : à chaque diabète son traitement

On distingue deux grands types de diabète, et mieux vaut ne pas les confondre. Et a fortiori suivre le bon traitement médical selon que l’on souffre de diabète de type I ou II.


Si le diabète de type 1 reste très rare (5% des cas seulement), en revanche, le nombre de personnes touchées par le diabète de type 2 est très préoccupant : près de 400 millions de personnes dans le monde sont diabétiques. Soit 90% des cas. Les 5% restant sont d’autres sortes de diabète, très rares, et le diabète gestationnel, qui peut survenir pendant la grossesse
 Le diabète de type 1 a besoin d’insuline
Qui est concerné ? Rare, cette forme de diabète touche en général les enfants et les jeunes adultes. Il concerne environ 150 000 personnes en France.
Les causes : c’est une maladie auto-immune (le corps ne reconnaît plus ses propres composants et les rejette). Le diabète de type 1 (dit « insulino-dépendant ») apparaît pour des raisons qui ne sont pas encore bien élucidées. Chez les personnes atteintes, le pancréas ne fabrique presque pas d’insuline, l’hormone qui régule le glucose. Résultat : au lieu d’être stocké dans le foie, le glucose s’accumule dans le sang.
Les symptômes : la survenue de ce diabète de type 1 est en général rapide avec des symptômes nets : amaigrissement (malgré un bon appétit), urines abondantes et sensation de soif intense.
Le traitement du diabète de type 1 : la personne doit s’injecter de l’insuline plusieurs fois par jour et contrôler régulièrement sa glycémie : des contraintes importantes dans la vie quotidienne.
Le diabète de type 2 contrôlé par un régime adapté

Qui est concerné par le diabète de type 2 ?
« On estime à400 millions le nombre de personnes qui souffrent de diabète de type 2, un nombre qui devrait doubler dans les 10 à 20 ans à venir. En France, 3 millions de personnes sont concernées, et de nombreux diabétiques s’ignorent », indique le Pr Jean-Jacques Altman, chef du service diabétologie de l’hôpital européen Georges Pompidou. Une quasi « épidémie » d’après les spécialistes !
Les causes du diabète de type 2 : elles sont nettement moins connues. C’est un mélange de prédispositions génétiques et de facteurs environnementaux, parmi lesquels le surpoids et la sédentarité jouent un rôle très important. Alors que le diabète de type 2 est évitable par des mesures d’hygiène de vie, le diabète de type 1 ne l’est pas.
Les symptômes : besoin fréquent d’uriner, soif intense, fatigue, infections récidivantes sont les symptômes les plus fréquents. La véritable difficulté avec le diabète de type 2, c’est que la maladie peut évoluer silencieusement pendant des années sans aucun symptôme. D’où l’importance du dépistage (Linker).
 Le traitement du diabète de type 2 : on ne sait pas guérir aujourd’hui le diabète de type 2 mais on peut le faire régresser en mangeant de façon équilibrée et en ayant une bonne activité physique. « Un traitement médicamenteux est moins efficace que le suivi de règles d’hygiène de vie adaptées », ajoute le Pr Altman. Néanmoins, au fil du temps, le médecin peut parfois prescrire des anti-diabétiques oraux. Deux grandes classes de médicaments qui permettent de limiter le diabète de type 2:
- les insulinosensibilisateurs (Glucophage, Stagid), qui aident à diminuer la fabrication de sucre par le foie,
- les insulinosécréteurs (Daonil, Euglucan…), qui aident le pancréas à fabriquer plus d’insuline. Le besoin d’insuline peut aussi se faire sentir après plusieurs années d’évolution de la maladie chez un diabétique de type 2.

A lire : « Le grand livre du diabète », Pr Jean-Jacques Altman, Dr Roxane Ducloux et Dr Laurence Lévy-Dutel, éditions Eyrolles.

http://www.magazine-avantages.fr/,diabete-de-types-1-et-2-a-chaque-diabete-son-traitement,181058.asp