dimanche 16 juin 2013

Prévenir et traiter le diabète de type 2

DE BONS CONSEILS ET ASTUCES POUR ENTRETENIR VOTRE SANTÉ


Deux cents millions de malades dans le monde, deux millions en Algérie et cela ne cesse d'augmenter : le diabète est le mal du XXIe siècle. Voici des conseils pour prévenir le diabète de type 2 et mieux le vivre une fois qu'il est installé. Le mot diabète évoque une panoplie de choses fort peu sympathiques : privation de sucre, mesure quotidienne de la glycémie, piqûres d'insuline... Mais le diabète de type 2 est rarement fidèle à ce cliché, du moins au départ. On parle de diabète dès lors que le taux de sucre dans le sang atteint ou dépasse 1,26 g/L, à jeun. Ce chiffre correspond au seuil à partir duquel il y a des risques de complications au niveau de la rétine. L'ennui, c'est qu'à ce stade, le diabète est souvent asymptomatique. Il faut attendre que le taux de sucre, ou glycémie, atteigne 2 g/L pour voir les premiers signes apparaître et cela signifie alors que le diabète est déjà bien avancé. Contrairement au diabète de type 1, qui apparaît souvent de façon spectaculaire, celui de type 2 est plutôt rampant. C'est que le mécanisme est différent. Dans le premier cas, qui ne concerne que 10 % des malades, l'hyperglycémie est due à une carence absolue en insuline (secondaire à la destruction des cellules du pancréas qui produisent l'insuline). Or l'insuline permet au sucre d'être utilisé par les cellules pour fonctionner. Sans cette hormone, le sucre reste donc dans le sang, d'où le taux élevé. Simple et direct.

Facteur héréditaire
A l'inverse, plusieurs facteurs interviennent dans le diabète de type 2, également connu sous le nom de diabète gras. Le foie se met à fabriquer trop de sucre pour que tout puisse être assimilé et utilisé par les muscles. Du coup, le pancréas ne parvient pas à produire assez d'insuline pour éliminer le sucre présent en excès dans le sang. Parallèlement, l'insuline devient moins efficace. On compare souvent ce phénomène à une clé et une serrure qui fonctionneraient mal. La clé c'est l'insuline, la serrure, les cellules. Pour une raison génétique encore mal connue, la clé n'est pas tout à fait adaptée à la serrure. Au début, ça passe quand même. Mais avec le vieillissement, le système s'encrasse et rouille : la clé ne parvient plus à ouvrir la serrure. S'ensuit donc une augmentation progressive du taux de sucre dans le sang : c'est le début du diabète. Le phénomène peut être enrayé mais les pertes de capacité de l'insuline ne seront jamais restaurées. Cette forme de la maladie concerne environ 90 % des diabétiques et c'est elle qui est en pleine expansion. Aujourd'hui, 200  millions de personnes sont malades à travers le monde et certaines études estiment qu'elles seront 330 millions d'ici 2025, soit environ 6 % de la population mondiale. 

Se protéger grâce à l'alimentation
Empêcher l'apparition du diabète grâce à un mode de vie adapté, c'est possible ! Zoom sur les mesures diététiques à mettre en place. Des études américaines l'ont prouvé : Des personnes qui avaient un terrain favorable au diabète ont suivi un programme adapté, incluant une alimentation équilibrée et de l'exercice physique. Leur risque de déclarer un diabète a chuté de moitié.  Surveiller son alimentation ne veut surtout pas dire se priver mais tout simplement faire des repas équilibrés. Contrairement à une idée reçue, le sucre n'est pas le premier en cause dans l'apparition du diabète. Les nutritionnistes affirment même que les sociétés occidentales n'en consomment pas assez. Ceci dit, certains aliments tels que le pain ou les pommes de terre sont à consommer avec modération car hyperglycémiants. Mais ce qui pose problème, ce sont les lipides, présents en grande quantité. D'une manière générale, notre alimentation est trop riche en graisses saturées. On les retrouve dans tout ce qui est bon au goût : charcuterie, fromage, viande grasse, etc. Lever le pied sur les graisses, notamment les huiles d'assaisonnement mais aussi celles des viennoiseries, charcuteries, fromages et autres réjouissances pourtant si agréables au palais. Ce sont elles qui viennent se loger au niveau de l'abdomen et empêchent l'insuline de fonctionner normalement. Limiter la consommation des sucres simples que l'on retrouve dans les sodas, les bonbons, le sucre du café, etc. Eviter la viande rouge et plutôt manger du poisson deux fois par semaine. Moins gras que la viande, il apporte lui aussi nombre d'éléments essentiels au bon fonctionnement de notre organisme.

Contrôler la glycémie
Etre diabétique c'est aussi être autonome et discipliné vis-à-vis de son traitement. D'une certaine façon, vous devenez votre propre "médecin". 
Le risque d'hypoglycémie
Si vous contrôlez bien votre glycémie, le risque d'hypoglycémie est faible. Cependant, il faut s'y préparer, pour savoir comment réagir au cas où. Par exemple, diabète et sport sont nullement incompatibles à condition d'anticiper les variations en sucre pendant l'effort : lors d'un effort sportif soutenu, les besoins énergétiques seront plus grands donc le corps va utiliser davantage de sucre. Chez un diabétique qui suit un traitement, ceci aura pour conséquence d'augmenter la sécrétion d'insuline afin de baisser la glycémie. Afin d'éviter de se retrouver en hypoglycémie après un effort intense, les sportifs diabétiques adaptent donc leur traitement.  Quels sont les signes de l'hypoglycémie ? Vous avez une impression de malaise, une fatigue intense et une sensation de tête qui tourne, des sueurs froides, des palpitations, etc. Parfois, vous pouvez même perdre connaissance. Que faire en cas d'hypoglycémie ? Si possible, mesurez immédiatement votre glycémie. Ensuite, prenez des glucides afin de faire remonter la glycémie. Par ailleurs, il est très important d'avertir votre médecin pour comprendre ce qu'il s'est passé et éventuellement pour ajuster le traitement. 

http://www.depechedekabylie.com/pause-digest/125146-prevenir-et-traiter-le-diabete-de-type-2.htm