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mercredi 12 juin 2013

Diabète et ramadhan : Les spécialistes mettent en garde contre les complications

PUBLIE LE : 12-06-2013
À quelques semaines du Ramadhan, de nombreuses personnes souffrantes de diabète sont confrontées au dilemme : “Faut-il oui ou non jeûner ?”

À quelques semaines du Ramadhan, de nombreuses personnes souffrantes de diabète sont confrontées au dilemme : “Faut-il oui ou non jeûner ?”
Une question d’une importance vitale qui revient chaque année, à la même période, les diabétiques, notamment ceux qui sont astreint à un régime alimentaire et un traitement médical particulièrement sévère, peuvent-ils accomplir le jeûne, tout en préservant un bon état de santé ? Pour tenter de résoudre cette équation, le laboratoire pharmaceutique Novo Nordisk, en collaboration avec la Société algérienne de diabétologie (SAD) ont organisé hier, a l’hôtel Mercure, une conférence-débat sur le thème. Tenue à l’occasion du lancement de la campagne annuelle de sensibilisation intitulée « Diabète et Ramadhan », avec le soutien du ministère des Affaires religieuses, cette rencontre a été animée par d’imminents spécialistes, dont le Pr Zakia Arbouche, présidente de la SAD, le Pr. Nacer Oudahi, service de médecine interne à l’hôpital de Bab El Oued, Mme Mikhaldi, expert dans les affaires religieuses, M. Ouhada, président de l’association des diabétiques d’Alger et le Dr. Dahaoui, représentant Novo Nordisk. Durant cette manifestation les spécialistes ont averti contre le jeûne chez des sujets à haut risque tels que les personnes atteintes de diabète de type I, les diabétiques de type II mal-équilibrés et les femmes enceintes, notamment celles présentant un diabète gestationnel. D’après les spécialistes, les diabétiques de type 1 mal équilibré, à haut risque de complications, si la réponse à leurs besoins nutritifs est altérée, font partie des catégories de patients qui ont plus qu’une simple permission de non-jeûne.  Tandis que les patients souffrant du diabète de type 2 peuvent jeûner. Mais, il faut qu’ils fassent attention à leur alimentation, notamment les plats riches en matière grasse et en sucre. Ils insistent, également, sur l’hydratation du corps. « Il faut boire beaucoup d’eau lors de la rupture du jeûne, entre les repas et au shour » ont-ils recommandé. En se référant à quelques versés coraniques, Mme Mikhaldi a fait savoir que la religion musulmane autorise les personnes malades à ne pas jeûner si ce dernier est susceptible de nuire à leur état de santé. Pourtant de nombreuses personnes diabétiques jeûnent malgré les risques de complications et les contre-indications médicales.
C’est pourquoi les intervenants qui se sont succédé à la tribune ont mis en garde contre les complications potentielles liées au diabète provoquées par le jeûne, citons entre autres l’hypoglycémie, l’hyperglycémie, l’acidocétose diabétique et la thrombose. Il convient de rappeler que la campagne de sensibilisation « Diabète ramadhan », menée par les laboratoires Novo Nordik depuis 2010 en collaboration avec les associations de diabétiques sur l’ensemble du territoire national, vise à améliorer la santé et le bien-être des diabétiques pendant le Ramadhan et ce, par des activités d’éducation, de sensibilisation et de prévention.
  Pour optimiser ses actions, ce laboratoire a mis à la disposition des diabétiques un guide sur les bonnes pratiques à observer durant ce mois sacré. Ainsi, le jeûne est possible pour certains patients à condition de veiller à garder une alimentation équilibrée lors des repas de rupture.
Kamélia H.